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	<title>Quatrième de couv &#187; Marseille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La professeure dévorée par un drame intime&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2021 16:44:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans Royan, La professeure de français, Marie NDiaye nous livre un monologue écrit pour Nicole Garcia, qu&#8217;elle interprète d&#8217;ailleurs au festival d&#8217;Avignon cet été. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Gabrielle qui se dévoile en filigrane à la suite d&#8217;un terrible fait-divers : la mort d&#8217;une de ses élèves, une lycéenne, Daniella, qui s&#8217;est jetée du troisième [&#8230;]]]></description>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans <em><strong>Royan, La professeure de français,</strong></em> <strong>Marie NDiaye</strong> nous livre un monologue écrit pour <strong>Nicole Garcia</strong>, qu&rsquo;elle interprète d&rsquo;ailleurs <strong><a href="https://www.telerama.fr/sortir/avignon-2021-nicole-garcia-magistrale-dans-royan-la-gifle-theatrale-de-marie-ndiaye-6930233.php?fbclid=IwAR2Ia4AZGfIkdlrG7tj2gpEumVrEPcoO94R9wnAtkgsnWczbRo6CoGiU5Y4">au festival d&rsquo;Avignon cet été</a></strong>. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gabrielle</strong> qui se dévoile en filigrane à la suite d&rsquo;un terrible fait-divers : la mort d&rsquo;une de ses élèves, une lycéenne, <strong>Daniella</strong>, qui s&rsquo;est jetée du troisième étage par la fenêtre de sa classe.</p>
<p>Ce jour-là, les parents de la jeune fille harcelée, mal-aimée par ses camarades, l&rsquo;attendent devant sa porte. Ira-t-elle à leur rencontre ?</p>
<p>Le texte, désespéré, violent par moments, est la voix de la narratrice. Dans son monologue vindicatif plane le sentiment d’une faute inexpiable dont la professeure de français se sent à la fois accablée et innocente.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Comme toujours chez <strong>Marie NDiaye</strong>, une violence métaphysique se dégage des êtres et des situations, venue de si loin qu’il est impossible d’en déterminer la cause. Elle s’élève contre une injustice originelle indissociable, semble-t-il, de la condition humaine &laquo;&nbsp;, précise Gallimard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, on prend la mesure de la violence qui se dégage de la situation. <strong>Daniella</strong> s&rsquo;est tuée. Parce qu&rsquo;elle ne supportait plus sa situation de souffre-douleur. Une autre forme de violence apparaît, interne à la classe cette fois. Se dégage une troisième encore, celle des élèves à l&rsquo;égard de leur professeure, en tout cas, ce qu&rsquo;elle en perçoit.</p>
<p>Et puis il y a la violence qui, depuis très longtemps, accompagne cette professeure née à Oran en Algérie. Celle qu&rsquo;elle a eue à l&rsquo;égard de sa mère et réciproquement, trop souvent. Celle qui la guide aussi quand elle abandonne mari et fille alors qu&rsquo;ils vivaient à Marseille. Celle qu&rsquo;elle ressent enfin à l&rsquo;égard de ses élèves parfois et de <strong>Daniella</strong> en particulier, parce qu&rsquo;elle a choisi d&rsquo;être différente&#8230;</p>
<p>Un texte en forme d&rsquo;uppercut, sans ponctuation, qui traduit la détresse, la violence et cette distanciation que la narratrice veut absolument maintenir par rapport à l&rsquo;événement, par rapport au ressenti des autres. <strong>Gabrielle</strong> est dans le contrôle, tout le temps. Une défense qui finit par se fendre. Un texte énigmatique aussi, toujours en tension.</p>
<p>Rappelons que <strong>Marie DNiaye</strong> a publié son premier roman à l&rsquo;âge de 18 ans, en 1985. Elle n&rsquo;a jamais arrêté depuis. En 2001, elle obtient le prix Femina pour <em><strong>Rosie Carpe</strong></em>.</p>
<p>Si <strong>Marie NDiaye</strong> est avant tout une romancière, elle a aussi écrit pour le théâtre, notamment <em><strong>Papa doit manger</strong></em>, pièce qui fait partie du répertoire de La Comédie Française. Elle a également écrit des nouvelles.</p>
<p>En 2009, elle reçoit le prix Goncourt pour <em><strong>Trois femmes puissantes</strong></em>.</p>
<p>En 2020, elle reçoit le prix Marguerite-Yourcenar pour l&rsquo;ensemble de son œuvre.</p>
<p>Cette année, elle a publié son 18e roman, <em><strong>La vengeance m&rsquo;appartient</strong></em>. <em><strong>Royan, La professeure de français</strong></em> est sa onzième pièce pour le théâtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vous auriez dû comprendre que Daniella était trop jeune trop tendre pour se maintenir farouchement hors du jeu courant de la séduction même de la bienséance tout simplement </em></p>
<p style="text-align: left"><em>ses épaules bombées musclées la bretelle large de du soutien-gorge blanc</em></p>
<p style="text-align: left"><em>le col sali d&rsquo;un tee-shirt qui bâillait sur son cou charnu</em></p>
<p style="text-align: left"><em>je n&rsquo;aimais pas ça je lui en voulais je vous en voulais je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>JE NE DOIS PAS REPETER </em></p>
<p style="text-align: left"><em>épaules bombées cou charnu bras opulents on ne montre pas ces choses-là je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>PAS REPETER OK ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mais épaules cou bras tant de tant de chair sauvage &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Parfois mes élèves m&rsquo;apparaissent comme de grands fauves que la faim a conduits dans ma classe</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est de moi qu&rsquo;ils veulent se nourrir et non de ma parole </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai claqué des mains et leur attention s&rsquo;est tournée vers Daniella et leur faim était inassouvissable j&rsquo;ai respiré d&rsquo;être épargnée</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mes élèves sont de grands fauves auxquels je parviens généralement à faire oublier la faim </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mon cours est paisible ma voix fluide et sereine et je les tiens par des prestiges très simples&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Oui parents Daniella m&rsquo;a beaucoup écrit avant sa mort</em></p>
<p style="text-align: left"><em>elle m&rsquo;a submergée de textes et de propos que je n&rsquo;avais ni le don ni l&rsquo;envie de comprendre</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sachant que ce qu&rsquo;écrivent les très jeunes gens intelligents est toujours frappé au coin de l&rsquo;autosatisfaction et de l&rsquo;excès et d&rsquo;une légère et complaisante paranoïa je n&rsquo;avais aucune raison</em></p>
<p style="text-align: left"><em>non j&rsquo;avais toutes les raisons de ne pas accorder à ce qu&rsquo;elle m&rsquo;envoyait l&rsquo;attention qu&rsquo;elle espérait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Royan, La professeur de français, Marie NDiaye, Gallimard, 9,50€ </strong></em></p>
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		<title>A Marseille, pas tous nés sous la même étoile&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/30/a-marseille-pas-tous-nes-sous-la-meme-etoile/</link>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 14:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un univers double. Pas banal. Emmanuelle Bayamack-Tam, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec &#171;&#160;Arcadie&#160;&#187; ( pas lu) signe sous le nom de Rebecca Lighieri ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec &#171;&#160;Les garçons de l&#8217;été&#160;&#187;, dont vous trouverez la critique ici, j&#8217;avais pu savourer l&#8217;autre écriture de celle dont j&#8217;avais déjà beaucoup [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMMES-BLOG.jpg" rel="lightbox[5303]"><img class="alignleft size-full wp-image-5306 colorbox-5303" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMMES-BLOG.jpg" alt="HOMMES BLOG" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Un univers double. Pas banal. <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec <strong>&laquo;&nbsp;Arcadie&nbsp;&raquo;</strong> ( pas lu) signe sous le nom de <strong>Rebecca Lighieri</strong> ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/">ici</a>, </strong>j&rsquo;avais pu savourer l&rsquo;autre écriture de celle dont j&rsquo;avais déjà beaucoup aimé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;</strong>, &#8211; un titre tiré d&rsquo;un texte d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong> que l&rsquo;auteure apprécie particulièrement -, nous voici plongés dans une cité, fictive, des quartiers nord de Marseille. Là, sous le soleil et près d&rsquo;une colline qui la sépare des gitans, vit une famille. Dysfonctionnelle. Il y a le père, <strong>Karl</strong>. Un Belge arrivé là par hasard avec une femme qu&rsquo;il ne sera pas garder. Avec <strong>Loubna</strong>, il a fondé une famille, composée de trois enfants. Deux garçons et une fille qui ont eu à coeur, année après année, de rester vivants. <strong>Karl</strong> est violent, maltraitant. Infect. Aux limites de la folie. Sa femme se tait, concentrée sur les maux de son benjamin, <strong>Mohand</strong>, alors polyhandicapé et souffre-douleur officiel de son père.</p>
<p><span id="more-5303"></span></p>
<p>L&rsquo;aîné, <strong>Karel</strong>, est le narrateur de ce roman noir et social. Joli garçon perdu dans ses désirs et une réalité castratrice. Eprouvante. Mais il veut tout faire pour s&rsquo;en sortir. Dans la légalité. Ou presque.</p>
<p>Sa soeur, <strong>Hendricka</strong> est une jeune fille si belle qu&rsquo;elle trouvera là un moyen de s&rsquo;échapper. Loin. Loin de parents héroïnomanes, isolés, esseulés qui dans une cité Antonin-Artaud, pauvre et reléguée aux confins de la ville. Une cité dans laquelle résonnent très souvent des chansons d&rsquo;amour. Comme pour oublier que l&rsquo;espoir s&rsquo;en est allé. Loin.</p>
<p><strong>Karel</strong> et sa fratrie. Années 90 et 2000. Des pages de tristesse, de pauvreté. Et de violence. Sans pathos. Sans misérabilisme. Mais sans beaucoup d&rsquo;espoir non plus. Et puis un jour, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ces images que s&rsquo;ouvre le roman, <strong>Karl</strong> est retrouvé mort. Le crâne défoncé. Qui a bien pu faire le coup ? Qui n&rsquo;avait pas une bonne raison de tuer cet homme ? Les enfants n&rsquo;ont-ils pas caché, des années durant, derrière leur poster préféré, un morceau de papier sur lequel figuraient les lettres JVTMP ? Pour &laquo;&nbsp;Je veux tuer mon père &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Alors <strong>Karel</strong> raconte. Sans fausse pudeur. C&rsquo;est violent, parfois dérangeant. Mais vivant. Loin des communautarismes dont on voudrait parfois accuser la deuxième ville de France, chez<strong> Rebecca Lighieri</strong>, le melting-pot marseillais n&rsquo;est pas un vain mot entre les mots d&rsquo;IAM et de Céline Dion, de Mike Brant ou les refrains de Notre-Dame de Paris&#8230;</p>
<p>Derrière la cité, il y a le Passage 50, où vivent gitans et manouches. Une grande famille dans laquelle les trois enfants trouveront leur place.</p>
<p>Dans ce roman la violence est physique, mais aussi sociale. Psychologique et symbolique. Et quoi faire de cet héritage des pulsions destructrices paternelles ? <strong>Karel</strong> et <strong>Mohand</strong> en auront une approche différente. Mais pour quel résultat ?</p>
<p>Un roman puissant. Lumineux et noir à la fois. Une réussite qui nous parle de vengeance et de malédiction. Un roman d&rsquo;apprentissage pour <strong>Karel</strong> qui grandit, qui s&rsquo;émancipe, qui élargit les limites de son territoire. Sans parvenir cependant à changer complètement d&rsquo;univers.</p>
<p><strong>Rebecca Lighieri nous parle ici de son travail d&rsquo;écriture  : </strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 103 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pour autant que je sache, mes parents ne sont pas séropos. Ils sont juste esquintés par la drogue, la clope, l&rsquo;alcool, l&rsquo;absence de soins, et sans doute aussi l&rsquo;absence d&rsquo;amour et l&rsquo;absence d&rsquo;espoir. Finalement, dans la scène de défonce que j&rsquo;ai surprise il y a cinq ou six ans, il y avait peut-être les seules preuves d&rsquo;attention et de tendresse qu&rsquo;ils étaient capables de se donner, c&rsquo;est-à-dire pas grand-chose : la précaution qu&rsquo;elle a prise de le shooter avant elle, son effort infructueux à lui pour l&rsquo;aider à trouver une veine pas trop esquintée, puis leur torpeur commune dans l&rsquo;odeur de l&rsquo;héro chauffée au briquet dans une cuiller noircie. Toutes nos cuillers finissent par l&rsquo;être. Un jour, j&rsquo;ai vu Mohand les considérer pensivement avant de les jeter dans l&rsquo;évier et de les récurer les unes après les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Contrairement aux adultes qui m&rsquo;entourent, mes parents, nos voisins, les gitans de passage, je veux faire des études. Les plu courtes et les plus qualifiantes possible. Il n&rsquo;est pas question que je me lance dans des trafics, pas question que je fasse les marchés ou la saison des fraises à Alméria, pas question non plus que je taille la route, sac au dos, comme l&rsquo;on fait Karl et Yolanda à mon âge. Je veux un diplôme, quelque chose qui me permette de trouver du taf partout en France &#8211; et celui d&rsquo;aide-soignant, je peux l&rsquo;avoir en un an. Une fois que j&rsquo;aurai assuré mes arrières, rien ne m&rsquo;empêche de passer le concours d&rsquo;infirmier, mais on n&rsquo;en est pas là. Mon objectif, c&rsquo;est de quitter Marseille, mon père &#8211; et Shayenne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mohand rentre à la cité. Il va s&rsquo;occuper de sa mère, parce qu&rsquo;il est le meilleur fils du monde, celui que tous les parents devraient se souhaiter. Et moi je rentre rue Consolat, retrouver Shayenne, sa déception et son ennui. Car je la déçois et elle s&rsquo;ennuie. Son rêve, désormais, c&rsquo;est que nous achetions une caravane et que nous partions sur les routes, comme le faisaient ses ancêtres. Ma fille du voyage&#8230; Si elle savait que mon rêve à moi, c&rsquo;est de dormir dans mon grand lit carré jusqu&rsquo;à la fin du monde ! C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que je fais à tout bout de champ : dormir, passionnément, roulé en boule sous mon boutis fleuri, ou voluptueusement étendu en travers des draps monogrammés de Mariette Zatmano. Dormir et oublier, dormir et rêver que mon frère a ressuscité Gabrielle, et qu&rsquo;elle vient vers moi, son visage clair sous ses mèches sombres, son beau sourire, ses bras qui s&rsquo;ouvrent en me voyant. On n&rsquo;en est pas là, mais mon père est mort, et c&rsquo;est déjà ça. Mon père est mort, et c&rsquo;est un bon début.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 21 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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