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	<title>Quatrième de couv &#187; mal-être</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans le cambouis de la littérature d&#8217;usine&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 14:24:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je me considère héritier de cette conscience ouvrière. On hérite de ce qui est mort de toute façon.&#160;&#187; Dans le journal suisse Le Temps, en septembre dernier, Thomas Flahaut résumait aussi son travail, engagé en 2017 avec la publication de son premier roman &#171;&#160;Ostwald&#160;&#187; qui déjà évoquait le monde ouvrier dans un contexte post-apocalyptique, en présumant d&#8217;une explosion à la centrale nucléaire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Les-nuits-dete_8854.jpg" rel="lightbox[5531]"><img class="alignleft size-full wp-image-5533 colorbox-5531" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Les-nuits-dete_8854.jpg" alt="CVT_Les-nuits-dete_8854" width="250" height="367" /></a></strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je me considère héritier de cette conscience ouvrière. On hérite de ce qui est mort de toute façon.&nbsp;&raquo;</strong> Dans le journal suisse <em>Le Temps</em>, en septembre dernier, <strong>Thomas Flahaut</strong> résumait aussi son travail, engagé en 2017 avec la publication de son premier roman<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</a></strong> qui déjà évoquait le monde ouvrier dans un contexte post-apocalyptique, en présumant d&rsquo;une explosion à la centrale nucléaire de Fessenheim.</p>
<p>Il est revenu à la dernière rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Les nuits d&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>. Un roman terriblement ancré dans la réalité. Et pour cause. Thomas Flahaut, bientôt trente ans, s&rsquo;est inspiré de sa propre expérience dans une usine du Jura bernois, en Suisse. Lui-même fils d&rsquo;ouvrier, il a rejoint une entreprise plusieurs mois durant en 2013 afin de pouvoir financer ses études.</p>
<p>Il a gardé les odeurs, les bruits, les machines monstrueuses en mémoire. Tout comme la reproduction sociale qui s&rsquo;y joue pour raconter au plus près de la réalité les histoires croisées de <strong>Thomas</strong> (comme un alter ego littéraire), <strong>Louise</strong> sa soeur jumelle et leur ami d&rsquo;enfance <strong>Mehdi</strong>.</p>
<p>Eté 2016. <strong>Thomas</strong> rejoint pour la première fois l&rsquo;usine où son père a travaillé toute sa vie. Il y retrouve <strong>Mehdi</strong>, un peu perdu de vue. Ils sont 25 ans. <strong>Mehdi</strong> se partage entre les stations de ski l&rsquo;hiver et l&rsquo;usine l&rsquo;été. A cela s&rsquo;ajoute les marchés qu&rsquo;il parcourt avec son père, ancien ouvrier de l&rsquo;usine devenu marchand de poulets grillés.</p>
<p><span id="more-5531"></span></p>
<p><strong>Thomas</strong> est étudiant à Besançon. Enfin, était. Il a cessé de se rendre à la fac. Et n&rsquo;a encore rien dire à ses parents. Seule sa soeur jumelle, <strong>Louise</strong>, est au courant. Ils partagent le même appartement. <strong>Louise</strong>, brillante étudiante en sociologie, doit entamer sa thèse dès cet été. Compliqué de s&rsquo;y mettre. Elle regagne le quartier des Verrières où elle a grandi. Et retrouve <strong>Mehdi.</strong></p>
<p>Elle sait que son travail portera sur les ouvriers frontaliers qui comme son son frère et son ami gagnent la Suisse pour rejoindre l&rsquo;usine Lacombe. Une usine où les cadres suisses viennent annoncer une mauvaise nouvelle. Celle de la fermeture prochaine.</p>
<p>Pour beaucoup, l&rsquo;horizon se bouche d&rsquo;un coup. <strong>Thomas</strong> sombre. <strong>Mehdi</strong> doute et tombe amoureux. Puis viendra le drame.</p>
<p><strong>Thomas Flahaut</strong> raconte son roman :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/CMPkLSxmBtk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Au fil des pages, une &laquo;&nbsp;littérature d&rsquo;usine&nbsp;&raquo; dont il a trouvé l&rsquo;inspiration dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;établi&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Robert Linhart</strong>. Le militant maoïste avait rédigé son livre après avoir passé un an dans une usine Citroën.</p>
<p>Un roman passionnant parce qu&rsquo;il parle d&rsquo;un monde trop souvent oublié par la littérature contemporaine. Dans une société de services de plus en plus dématérialisée,  le travail à la chaîne n&rsquo;inspire visiblement pas. Ou plus. <strong>Thomas Flahaut,</strong> lui, a décidé de ne pas perdre de vue la classe ouvrière.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Une nouvelle semaine commence ainsi, aussi normale, habituelle, que si elle était pour Thomas la centième. Il prend place devant la Miranda. Ses mains se mettent à penser à sa place lorsqu&rsquo;elle gueule, tressaute. Il faut replacer le fil de cuivre cassé dans la fileuse. Il faut ramasser le stator tordu par le bras mécanique en grimpant dans le ventre de la machine quand la pompe à air foire et que s&rsquo;affiche sur l&rsquo;écran de contrôle le message annonçant </em>Error Vacuum<em>. Thomas se repose dans le silence des autres et leurs conversations économes sur la chaleur à crever le jour et la douceur des nuits, les Suisses qu&rsquo;on ne voit jamais mais qu&rsquo;on déteste, les motos tant aimées qu&rsquo;on pourrait en sculpter des totems, la Ducati, la Honda, la Kawasaki, et dont on articule les noms avec autant d&rsquo;évidence que si elles étaient des compagnes de chair et d&rsquo;os. Devant sa facilité à intégrer l&rsquo;univers nouveau de l&rsquo;usine, Thomas songe qu&rsquo;elle est peut-être le lieu de sa naissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La fin va arriver. Elle va arriver très vite. Ce soir, les polos verts ont commencé à démonter la Miranda de Steven. Déjà, elle a été dépouillée de tous ses éléments mécaniques, les plus longs à démonter. Au bout de la nuit, il n&rsquo;en demeurera plus rien, ou presque. Il n&rsquo;y aura plus à sa place que du vide. Un vide que Mehdi ne peut s&rsquo;empêcher de trouver mélancolique Il sait que son père ne travaillait pas sur une Miranda de temps où il passait ses nuits chez Lacombe, mais il associe le dévissage de ces machines qui ont bousillé son père, entraîné par effet domino le départ de sa mère avant de la lâcher là, lui, le fils, le produit de ces démolitions successives, sans possibilité immédiate de gagner de quoi vivre, avec pour seul horizon la fuite. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 143 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Tout à l&rsquo;heure, toquant à la fenêtre passager, Louise l&rsquo;a réveillé. Mehdi s&rsquo;était arrêté près de la douane. Endormi, Thomas ne s&rsquo;en était pas rendu compte. Inquiète, sa soeur a voulu lui faire promettre de démissionner dès le lendemain, d&rsquo;aller voir un médecin. Mais ça, il ne peut pas. Travailler chez Lacombe constitue désormais en enjeu existentiel, presque mystique. S&rsquo;il ne tient pas jusqu&rsquo;au bout, jusqu&rsquo;à ce que la dernière machine soit démontée, Thomas en est persuadé, il est perdu. Mais ça, il ne l&rsquo;a pas dit à Louise. Il ne l&rsquo;a dit à personne. Il le sait, il aurait l&rsquo;air d&rsquo;un fou. Je verrai, je ferai attention, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;jl lui a répondu.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les nuits d&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong></em></p>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues (suite)</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 07:10:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&#8217;après-midi à l&#8217;ombre dans le hamac. D&#8217;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&#8217;une maison. Bref, c&#8217;est selon. Ce qui compte, c&#8217;est surtout le livre qu&#8217;on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&rsquo;après-midi à l&rsquo;ombre dans le hamac. D&rsquo;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&rsquo;une maison. Bref, c&rsquo;est selon. Ce qui compte, c&rsquo;est surtout le livre qu&rsquo;on a entre les mains. Reste à bien le choisir. Après les propositions précédemment exposées sur ce blog, voici une autre idée. Enfin, la suite.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" rel="lightbox[3157]"><img class="alignleft size-full wp-image-3160 colorbox-3157" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" alt="VERNON II" width="280" height="410" /></a>  En effet, en janvier dernier, je vous expliquais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">ici </a>tout le bien que je pensais du premier opus de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;. </strong></p>
<p>Le deuxième tome est sorti au mois de juin. Nous voilà à nouveau plongés la vie de <strong>Vernon Subutex</strong>. Une vie défaite, détricotée. Rappelez-vous. Dans le tome 1, il s&rsquo;agissait de savoir qui était ce Vernon Subutex.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous le présentait comme</p>
<p>&nbsp;&raquo; Une légende urbaine.</p>
<p>Un ange déchu.</p>
<p>Un disparu qui ne cesse de ressurgir.</p>
<p>Le détenteur d’un secret.</p>
<p>Le dernier témoin d’un monde disparu.</p>
<p>L’ultime visage de notre comédie inhumaine.</p>
<p>Notre fantôme à tous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3157"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong>, l&rsquo;ancien disquaire devenu SDF a désormais des contacts une grande partie de ses anciens amis. Ils se retrouvent. Tous les personnages du premier opus sont là. Ils cherchent des réponses à leurs échecs, à leurs erreurs. Echafaudent des scenarii qui expliqueraient morts et disparitions&#8230; Celle d&rsquo;<strong>Alex Bleach</strong> dont les fameuses cassettes sont retrouvées et exploitées.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;attentats&nbsp;&raquo; sont fomentés tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> se transformerait presque en gourou&#8230;</p>
<p>Entre le parc des Buttes-Chaumont, des appartements bourgeois et la rue, une géographie se dessine. Une cartographie de nos maux aussi. Ce nouvel opus s&rsquo;avère plus politique, plus noir aussi. Plus intransigeant avec notre époque.</p>
<p>Des petites misères aux grandes tragédies, c&rsquo;est notre société malade du XXIe siècle qui se laisse découvrir. Pas franchement rassurante. Mais ancrée dans la réalité, pour peu qu&rsquo;on lève enfin les yeux sur les hommes et les femmes qui la constituent. Constat implacable d&rsquo;une génération de quinquagénaires désabusés.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il existe une différence de taille entre sa génération et celle de Laurent. La sienne n&rsquo;adulait par les bourgeois. Quoi qu&rsquo;ils en disent, les prolos d&rsquo;aujourd&rsquo;hui voudraient tous être nés du bon côté du manche. A Lessines, où il a grandi, les sirènes des carrières rythmaient le temps. On méprisait les bourgeois du haut de la ville. On ne buvait pas avec le patron. C&rsquo;était la loi. Dans les bistrots, ça ne parlait que de politique, la haine de classe nourrissait une véritable aristocratie prolétaire. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l&rsquo;amour du travail bien fait. Il n&rsquo;y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars, c&rsquo;est ressembler au chef. Un mec comme Laurent, si on lui laissait carte blanche, ce qu&rsquo;il désire n&rsquo;est pas de forcer les nantis à partager mais d&rsquo;entrer dans leurs clubs. Uniformité des désirs : tous des beaufs. Ca fera de la bonne chair à canon, ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 121-122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vernon a un mouvement de recul. Il est abasourdi. Comment est-il possible qu&rsquo;il ait perdu aussi vite l&rsquo;habitude des murs et des portes ? Puis il se voit dans le miroir et il demeure stupéfait : qui est cet étranger ? Le plus étonnant, c&rsquo;est qu&rsquo;il le trouve beau. Il a perçu son reflet avant de se reconnaître, et il a eu le temps de se dire – ce pauvre mec a un regard sublime. La Hyène pousse la porte du pied. Elle lui parle calmement : “Tu te sens bien ? Tu es plus blanc que l&rsquo;évier. Tu n&rsquo;as pas envie de prendre une douche ? Franchement, tu sens le cadavre. Les autres ne vont pas oser te le dire, mais c&rsquo;est une infection. Ca t&rsquo;ennuie de te laver ? Tu trouves que je suis trop hygiéniste ? ” Vernon sent poindre une certaine panique : non seulement il ne parvient pas à lui répondre, rien ne vient, il l&rsquo;entend, mais aucun mot ne franchit ses lèvres, il est vide, il est incapable de faire un geste, ne serait-ce que pour la rassurer et qu&rsquo;elle le laisse un peu tranquille. Cette fois-ci, c&rsquo;est sans doute définitif : il est devenu complètement fou, comme un zombie qui tiendrait debout et paraîtrait fonctionner, sa parole est coincée, et sa concentration détraquée. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 231-232 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Antoine n&rsquo;a jamais pactisé avec son milieu. Se sentant médiocre parmi ses semblables, il a cherché dès l&rsquo;adolescence la compagnie des vrais inadaptés – les lascars des quartiers. Peut-être espérait-il, au contact des plus démunis, être enfin débarrassé de ses complexes. Il sait qu&rsquo;en général ça marche comme ça : les mecs comme lui se rapprochent de gens dont ils pensent qu&rsquo;ils sont intrinsèquement inférieurs parce qu&rsquo;ils préfèrent briller chez les paumés qu&rsquo;assumer leur sentiment d&rsquo;infériorité parmi les leurs. Il n&rsquo;a pas l&rsquo;impression d&rsquo;être comme ça. Mais on ne sait jamais. Il se sentait sincèrement séduit par l&rsquo;intelligence des types de banlieue, la rapidité de leurs réactions, l&rsquo;assurance de leurs intuitions, leur connaissance directe de la vie, et par-dessus tout cet humour incendiaire qui cassait la misère en deux et la transformait en attitude seigneuriale. Il aimait leur langue, leur façon d&rsquo;entrer par effraction dans tous les domaines, de s&rsquo;approprier tout ce qui ne leur était pas donné. C&rsquo;était une autre époque, déjà.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les personnages de cette Comédie humaine contemporaine sont attachants. Malgré leur désespoir, leur incapacité à se fondre dans le moule. Alors on les suit cette fois encore. Virginie Despentes balance, tape et passe le tout à l&rsquo;acide. Assez jouissif. Vivement le troisième et dernier tome ! Qu&rsquo;on voie s&rsquo;il nous reste quand même un peu d&rsquo;espoir&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex, 2&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>N&#8217;être qu&#8217;une geisha&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/18/netre-quune-geisha/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/18/netre-quune-geisha/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 17:55:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un premier roman a ceci d&#8217;excitant qu&#8217;on suppose avant de l&#8217;ouvrir que son auteur a tout donné pour le voir enfin exister. C&#8217;est donc souvent avec gourmandise et toujours avec curiosité que je file vers la pile de ces primo-romans. &#171;&#160;Dans le jardin de l&#8217;ogre&#160;&#187; de Leïla Slimani faisait partie, à la rentrée littéraire de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jardin.jpg" rel="lightbox[2763]"><img class="alignleft size-full wp-image-2765 colorbox-2763" style="margin: 10px" alt="jardin" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/jardin.jpg" width="195" height="287" /></a>Un premier roman a ceci d&rsquo;excitant qu&rsquo;on suppose avant de l&rsquo;ouvrir que son auteur a tout donné pour le voir enfin exister. C&rsquo;est donc souvent avec gourmandise et toujours avec curiosité que je file vers la pile de ces primo-romans.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Leïla Slimani</strong> faisait partie, à la rentrée littéraire de septembre de ces premiers romans qui ont su s&rsquo;attirer une bonne presse. Encore une bonne raison d&rsquo;y plonger, me direz-vous.</p>
<p>Et puis il y avait son sujet : celui d&rsquo;une trentenaire à la vie plus que satisfaisante (un mari, un enfant, un travail, de l&rsquo;argent et une confortable) qui se perd cependant dans des aventures sexuelles,  une double vie dont elle ne retire cependant aucun plaisir.</p>
<p>Un rôle généralement occupé par un homme dans la littérature. Le voir à travers les yeux d&rsquo;une femme pouvait être attrayant.</p>
<p><span id="more-2763"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Adèle, </strong>issue d&rsquo;un milieu populaire et qui évolue, grâce à son mariage, dans la bourgeoisie parisienne. Elle n&rsquo;aime pas son poste de journaliste (obtenu par piston) et l&rsquo;idée même d&rsquo;avoir à travailler ; elle ne partage que peu de choses avec<strong> Richard, </strong>son mari médecin même si elle dit l&rsquo;aimer et a encore bien du mal à se comporter comme une maman avec son fils, <strong>Lucien</strong>.</p>
<p>Pour mettre de la distance entre elle et son quotidien qui semble la scléroser, elle partage des lits qui ne sont pas les siens, couche avec des hommes qu&rsquo;elle ne reverra pas, s&rsquo;avilit parfois. Pour le plaisir ? Même pas. Pour ne pas mourir peut-être.</p>
<p><strong>Deux vies étanches l&rsquo;une à l&rsquo;autre qui finiront pourtant par se télescoper alors que son mari est victime d&rsquo;un accident de deux-roues. Le simulacre d&rsquo;équilibre qui existait jusque-là entre les vies d&rsquo;Adèle s&rsquo;effondre.</strong></p>
<p>De Paris, la famille s&rsquo;installe à la campagne. Adèle doit guérir. Pas sûr qu&rsquo;elle en ait vraiment envie&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17-18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Adèle n&rsquo;aime pas son métier. Elle hait l&rsquo;idée de devoir travailler pour vivre. Elle n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;autre ambition que d&rsquo;être regardée. Elle a bien essayé d&rsquo;être actrice. En arrivant à Paris, elle s&rsquo;est inscrite à des cours où elle s&rsquo;est révélée une élève médiocre. Les professeurs disaient qu&rsquo;elle avait de beaux yeux et un certain mystère. “Mais être comédien, c&rsquo;est savoir lâcher prise, mademoiselle.” Elle a attendu longtemps chez elle que le destin se réalise. Rien ne s&rsquo;est passé comme elle l&rsquo;avait prévu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aurait adoré être l&rsquo;épouse d&rsquo;un homme riche et absent. Au grand dam des hordes enragées de femmes actives qui l&rsquo;entourent, Adèle aurait voulu traîner dans une grande maison, sans autre souci que d&rsquo;être belle au retour de son mari. Elle trouverait merveilleux d&rsquo;être payée pour son talent à distraire les hommes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 96 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle a acheté le téléphone à clapets, qu&rsquo;elle ne sort jamais de son sac et dont Richard ignore l&rsquo;existence. Elle s&rsquo;est procuré un second ordinateur, qu&rsquo;elle cache sous le lit, de son côté, près de la fenêtre. Elle ne garde aucune trace, aucune facture, aucune preuve. Elle se méfie des hommes mariés, des sentimentaux, des hystériques, des vieux célibataires, des jeunes romantiques, des amants sur le Net, des amis d&rsquo;amis.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Auprès d&rsquo;Adèle, il a le sentiment d&rsquo;avoir vécu avec une malade sans symptômes, d&rsquo;avoir côtoyé un cancer dormant, qui ronge et ne dit pas son nom. Quand ils ont emménagé dans la maison, il a attendu qu&rsquo;elle tombe. Qu&rsquo;elle s&rsquo;agite. Comme n&rsquo;importe quelle toxicomane privée de sa drogue, il était convaincu qu&rsquo;elle perdrait la raison et il s&rsquo;y était préparé. Il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il saurait quoi faire si elle devenait violente, si elle le rouait de coups, si elle se mettait à hurler dans la nuit. Si elle se scarifiait, qu&rsquo;elle s&rsquo;enfonçait un couteau sous les ongles. Il réagirait en scientifique, lui prescrirait des médicaments. Il la sauverait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je devais attendre trop de ce roman&#8230; Alors, forcément, j&rsquo;ai été un peu déçue. Au fil des pages, j&rsquo;ai trouvé que cette histoire avait, ici et là, des côtés finalement trop caricaturaux et que la trame n&rsquo;offrait pas assez de nuances pour que j&rsquo;arrive à entrer en empathie avec l&rsquo;héroïne. Reste le style, vif, sans ambages, ni faux-fuyant qui vous pousse à avaler les chapitres pour savoir ce qui va lui arriver à Adèle. Et à ceux qui l&rsquo;aiment. A découvrir.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;, Leïla Slimani, Gallimard, 17,50€.</strong></p>
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