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	<title>Quatrième de couv &#187; maison</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand les souvenirs reviennent par vagues&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/04/quand-les-souvenirs-reviennent-par-vagues/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 Dec 2017 08:41:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[   Rentrée littéraire &#160; Célia Houdart, je l&#8217;avais découverte avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, également paru chez P.O.L.. Puis je l&#8217;avais rencontrée, au hasard d&#8217;une exposition puis d&#8217;une lecture, à la Maison des arts Georges-Pompidou, à Cajarc, dans le Lot. Un chouette moment ! C&#8217;est donc avec intérêt que j&#8217;ai plongé dans son nouveau roman, &#160;&#187; Tout un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ffff"> </span></strong></p>
<p><span style="color: #00ffff"><strong> Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>C<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOUDART-OK.jpg" rel="lightbox[4088]"><img class="alignleft size-full wp-image-4092 colorbox-4088" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOUDART-OK.jpg" alt="HOUDART OK" width="380" height="542" /></a>élia Houdart</strong>, je l&rsquo;avais découverte avec <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/">&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</a></strong>, également paru chez P.O.L.. Puis je l&rsquo;avais rencontrée, au hasard d&rsquo;une exposition puis d&rsquo;une lecture, à la Maison des arts Georges-Pompidou, à Cajarc, dans le Lot. Un chouette moment !</p>
<p>C&rsquo;est donc avec intérêt que j&rsquo;ai plongé dans son nouveau roman,<strong> &nbsp;&raquo; Tout un monde lointain &laquo;&nbsp;</strong>. Et je n&rsquo;ai pas été déçue.</p>
<p>Cette fois encore,<strong> Célia Houdart</strong> offre une histoire singulière. Avec, toujours, une petite musique qui ne ressemble qu&rsquo;à elle.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle s&rsquo;ouvre sur un premier chapitre dont on ne sait, tout d&rsquo;abord, pas quoi faire. Qui est donc cette petite fille qui, en 1918, marche dans les herbes sous le regard de son père ?</p>
<p>On suit ensuite <strong>Gréco</strong>, ensemblière désormais à la retraite qui partage ses journées entre sa maison de Roquebrune-Cap-Martin, ses balades et ses bains de mer. Sa carrière a été fructueuse. Elle est riche, cultivée. Désormais seule.</p>
<p>Toujours, elle veille aussi sur la maison de son ami<strong> Alexander</strong>, disparu deux ans plus tôt : <strong>la villa E.1027</strong>, formidable création de l&rsquo;architecte<strong> Eileen Gray.</strong></p>
<p>Un jour, cet équilibre vacille. Un couple, <strong>Tessa</strong> et<strong> Louison,</strong> s&rsquo;est installé dans la maison fermée. Ils sont étudiants, danseurs et follement amoureux. Elle les regarde vivre, s&rsquo;inquiète pour l&rsquo;état de la maison de son ami. Contre toute attente, elle accueille finalement ce changement puis se lie d&rsquo;amitié avec ces deux jeunes gens, beaux et inspirés. Malgré les facéties souvent gores de <strong>Louison</strong>&#8230;</p>
<p>L&rsquo;occasion pour elle, avec eux, de remonter le temps. Les souvenirs de <strong>Gréco, </strong>cette petite fille d&rsquo;origine polonaise<strong>,</strong> vont revenir par vagues. <strong>Tessa</strong> et <strong>Louison</strong> vont l&rsquo;empêcher de s&rsquo;y noyer&#8230;</p>
<p><strong> Célia Houdart</strong> a l&rsquo;art d&rsquo;une écriture sensible. On sent le soleil et le vent. L&rsquo;atmosphère, un temps pesante, devient douce, paisible. Comme une caresse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A chaque nouvelle visite, c&rsquo;est de lui-même que l&rsquo;avocat informait Gréco de l&rsquo;avancée de la succession Sthol, dont ils savaient très bien tous deux que la villa E.1027 constituait le bien le plus précieux. L&rsquo;avocat avait promis à sa vieille cliente et désormais amie que si la villa était mise en vente, elle serait pour elle. Gréco la voulait à n&rsquo;importe quel prix. Elle était disposée à vendre la boutique de New York et ses actions. Mais tout était bloqué depuis plusieurs années. Un cabinet de Los Angeles avait demandé un complément d&rsquo;enquête dans l&rsquo;espoir un peu vain de récupérer aussi, un jour, les quelques pièces volées, dont le miroir satellite, qui avaient dû être vendues à un marché aux puces en France ou en Italie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Louison et Tessa adoraient nager nus sous l&rsquo;eau. Ils aspiraient beaucoup d&rsquo;air pour faire durer le plus longtemps possible l&rsquo;état d&rsquo;apesanteur. Ils ouvraient les yeux. Dans l&rsquo;eau, le soleil formait comme de fines paillettes d&rsquo;or qui tournoyaient en scintillant. Leurs corps pouvait être à la fois étincelant et étrangement pâle, soudain refroidi par la lumière. Les chevelures étaient des crinières flottantes. Tessa et Louison prenaient l&rsquo;eau avec les mains et la vigoureusement. Ils s&rsquo;enfonçaient peu à peu, le visage en proue. Les bras le long du corps, ondulant comme des nageoires. Des poissons à ventre blanc les frôlaient quelquefois par bancs entiers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 : &laquo;&nbsp;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>- J&rsquo;aurai dû vous parler de Louison et de ses mises en scène macabres. Il ne me prévient pas toujours, vous savez. Il ne faut pas lui en vouloir. Il meurt régulièrement. Il meurt pour rire. C&rsquo;est son plaisir. Il adore faire peur. Il se ruine en maquillage. Il achète ce qui se fait de mieux. Plusieurs fois, il a été assistant pour des tournages. Blessures, brûlures. Cicatrices. Il maîtrise toute une gamme d&rsquo;effets. C&rsquo;est toujours très réaliste. Il règle avec beaucoup de précautions des choses terribles, les pires atrocités, mais en fait c&rsquo;est à chaque fois un numéro de cabaret.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A cet endroit, le sentier était ombragé. Il faisait moins chaud. Gréco respirait un peu mais elle avait encore les yeux fixes. Elle revoyait cette apparition monstrueuse. Tout se redéroulait dans sa tête. Elle était très secouée.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tout un monde lointain&nbsp;&raquo;, Célia Houdart, P.O.L., 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Courage, fuyons&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/05/30/courage-fuyons/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/05/30/courage-fuyons/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 May 2017 05:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une cadence. Christian Oster la tient. Allure régulière pour l&#8217;ancien auteur des Editions de Minuit passé aux Editions de l&#8217;Olivier. Ce dernier nous revient avec &#171;&#160;La vie automatique&#160;&#187;. Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, là, &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;et encore &#171;&#160;Le coeur du problème&#160;&#187;. Bref, Christian Oster fait partie de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE.jpg" rel="lightbox[3927]"><img class="alignleft wp-image-3929 size-medium colorbox-3927" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE-204x300.jpg" alt="VIE AUTOMATIQUE" width="204" height="300" /></a><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>Une cadence.<strong> Christian Oster</strong> la tient. Allure régulière pour l&rsquo;ancien auteur des<strong> Editions de Minui</strong>t passé aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Ce dernier nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</a></strong>, là, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/">&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</a></strong>et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/">&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, <strong>Christian Oster</strong> fait partie de la maison ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>, nous entraîne dans la vie de <strong>Jean Euguerrand</strong>. Une vie qui va subitement échapper à ce dernier. Acteur de série B, Jean vit désormais seul. Un accident domestique provoque l&rsquo;incendie de sa maison.</p>
<p>Plutôt que d&rsquo;appeler les pompiers, <strong>Jean</strong> fait sa valise et s&rsquo;en va. Monte à Paris où il doit tourner quelques jours plus tard. Il s&rsquo;invente une nouvelle vie. S&rsquo;enferme dans la fiction, celle-là même qui le fait vivre depuis des décennies. Et se laisse porter par les rencontres qu&rsquo;il fait. Résigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3927"></span></p>
<p>Il rencontre <strong>France Rivière</strong>, une actrice toujours célèbre qui l&rsquo;installe chez lui. Loin de sa vie, il prend le fils de cette dernière sous son aile.<strong> Charles</strong> sort d&rsquo;un séjour en hôpital psychiatrique. <strong>Jean</strong> s&rsquo;accroche à ses pas.</p>
<p>Une fois encore, <strong>Christian Oster</strong> a l&rsquo;art de la loufoquerie, manie l&rsquo;absurde avec brio pour nous rappeler que tout ne tient souvent qu&rsquo;à un fil. Une écriture fluide&#8230; comme une petite musique. Un rendez-vous.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ouvert la penderie. Comme j&rsquo;étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c&rsquo;était tout moi. J&rsquo;ai refermé. Je suis sorti m&rsquo;acheter un carnet à spirale, je me suis installé dans un café et j&rsquo;ai fait mes comptes. Je me suis octroyé une semaine à l&rsquo;hôtel. Au-delà, financièrement, je prenais des risques. Je ne dis pas que je n&rsquo;aurais pas pu vendre la maison. J&rsquo;aurais pu. Je ne dis pas que je n&rsquo;avais pas tout détruit, en me laissant très peu de chances. J&rsquo;avais tout détruit, en me laissant très peu de chances. Je ne dis pas non plus que je n&rsquo;avais pas voulu me faire du mal. Et me détruire moi. Mais je m&rsquo;étais fait aussi beaucoup de bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la chambre, tout était calciné. C&rsquo;était comme d&rsquo;entrer dans la vie et d&rsquo;en considérer l&rsquo;achèvement ou, au choix, la finition. Au plafond, par une trouée près d&rsquo;un mur contre quoi le feu avait laissé comme la trace d&rsquo;un ancien conduit de cheminée, on avait vue sur les combles. Evidemment, tout était à peu près noir ou gris et, quand je suis passé dans la bibliothèque, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;elle avait formé une sorte d&rsquo;effondrement feuilleté, dont les aspérités rappelaient une sédimentation schisteuse. Au mieux, si je prenais du recul, les lieux évoquaient une façon de vaste et hâtif traitement au fusain, avec ça et là des îlots aquarellés dans des teintes douces. Le mobilier, où se distinguaient des parties saines, avec cessé de souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 119-120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;France invitait maintenant des gens, qu&rsquo;ils fussent ou non du métier. Ceux-là ne me connaissaient généralement pas comme acteur, ce qui ne m&rsquo;affectait guère mais me déstabilisait, car autant je me projetais mal dans le temps et dans l&rsquo;amorce de mon identité nouvelles, autant revenir à l&rsquo;image que je m&rsquo;étais forgée d&rsquo;acteur absolument obscur me renvoyait en arrière, fût-ce de quelques jours, et ça ne me convenait pas, je ne supportais plus de me retourner sur rien, je refusais que le passé même récent vînt s&rsquo;agglomérer à l&rsquo;ancien dans la même boule de hantise, chaque jour qui passait, donc, basculant aussitôt dans un oubli d&rsquo;où je faisais en sorte qu&rsquo;il ne ressortît pas en le maintenant sous l&rsquo;eau comme une tête. Il ne me restait donc, faute de voir vers l&rsquo;avant, que la consommation hébétée du présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;, Christian Oster, les Editions de l&rsquo;Olivier, 16,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme une pelote intime des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2016 07:11:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La sainte famille"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Prêts à découvrir les p&#8217;tits trésors de la rentrée littéraire ? Pour cette première étape, je vous emmène dans l&#8217;univers de Florence Seyvos que j&#8217;avais découvert grâce à son précédent roman &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, dont vous trouverez la présentation ici. Elle revient avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle de Suzanne, de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-sainte-familleM364193.jpg" rel="lightbox[3693]"><img class="alignleft size-full wp-image-3695 colorbox-3693" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-sainte-familleM364193.jpg" alt="la-sainte-famille,M364193" width="224" height="325" /></a> Prêts à découvrir les p&rsquo;tits trésors de la rentrée littéraire ? Pour cette première étape, je vous emmène dans l&rsquo;univers de <strong>Florence Seyvos</strong> que j&rsquo;avais découvert grâce à son précédent roman <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la présentation <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">ici. </a></strong></p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Celle de <strong>Suzanne</strong>, de son frère <strong>Thomas</strong> et de la plongée qu&rsquo;elle effectue dans ses souvenirs, ses sensations d&rsquo;autrefois. Tout remonte, le divorce de ses parents (qui séparera aussi <strong>Suzanne</strong> de son frère cadet), les vacances passées dans la maison de famille, entre <strong>Jeanne,</strong> arrière grand-mère mourante, une grand-mère pas toujours facile (<strong>Marthe</strong>) et <strong>Odette</strong>, sa soeur,  si effacée, à la vie si étriquée&#8230; S&rsquo;y ajoutent l&rsquo;oncle libidineux et la cousine délurée, <strong>Mathilde</strong>.</p>
<p><strong>Suzanne</strong> raconte ce qu&rsquo;elle voit de ses parents qui ne s&rsquo;aiment plus, de sa vie qui change. De ses rêves et ses aspirations foulées aux pieds. Au fil des pages, la pelote, faite de fils d&rsquo;intimité, se déroule. Et quand <strong>Suzanne</strong> n&rsquo;est pas à même de raconter, c&rsquo;est <strong>Thomas</strong> qui, subtilement, prend le relais.</p>
<p>On voit les images, cette fois encore. Normal quand on sait que <strong>Florence Seyvos</strong>, qui avait obtenu le prix Goncourt du premier roman pour <strong>&laquo;&nbsp;Les apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> « Camille redouble ».</strong></p>
<p>Encore un très joli roman. Sensible.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Odette affiche un calme contrôlé, qui donne de la raideur à ses gestes et ses intonations. Elle est perpétuellement inquiète. Elle a peur qu&rsquo;un enfant se blesse, que quelqu&rsquo;un se prenne le pied dans le tapis de l&rsquo;escalier, qu&rsquo;il y ait un orage, que Suzanne n&rsquo;ait pas fait pipi avant d&rsquo;aller se coucher, que Thomas s&rsquo;étouffe avec une prune, que le four explose quand on l&rsquo;allume, que les enfants aient la diarrhée, que les enfants soient constipés, que l&rsquo;infirmière qui donne les soins à Jeanne ait un accident de voiture à cause de la pluie, que Marthe soit contrariée. La possible contrariété de Marthe pèse constamment sur le coeur et l&rsquo;estomac d&rsquo;Odette. C&rsquo;est pour cela, aussi, qu&rsquo;elle reste avec les enfants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Suzanne se souvient d&rsquo;une période où il y avait de la gaieté dans la maison il était difficile de savoir si ses parents se trouvaient soudain heureux ensemble ou si leur joie à chacun venait d&rsquo;ailleurs, mais ils étaient légers en présence l&rsquo;un de l&rsquo;autre. C&rsquo;était particulièrement perceptible pendant les trajets en voiture. Pour Suzanne, les trajets en voiture étaient la vie même, la vie à échelle réduite, mais infiniment précise et déployée. Le passé derrière, l&rsquo;inconnu devant. A l&rsquo;intérieur de la voiture sa famille, dehors le monde. Quatre personnes ensemble et pourtant parfaitement indépendantes, chacune dans son silence. Les trajets en voiture étaient aussi les seuls moments où elle parvenait  à aimer en même temps ses deux parents et son frère. Les aimer avec force, comme on aime une idée. Et aussi les aimer physiquement, à travers ce qu&rsquo;elle voyait ou devinait d&rsquo;eux. La main de son père sur le levier de vitesse. Les cheveux de sa mère qui débordaient de l&rsquo;appuie-tête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 116 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Entre Suzanne et sa mère, la séparation a tout changé. Il n&rsquo;y a plus de mère autoritaire et plus de fille rétive. Elles s&rsquo;écrivent plusieurs fois par semaine des lettres de deux ou trois pages, dans lesquelles elles se racontent leurs journées. Sa mère parle de Thomas, de nouveaux amis qu&rsquo;elle a rencontrés, elle mentionne de temps à autre son nouveau compagnon, juste pour ne pas que Suzanne oublie qu&rsquo;il existe. Suzanne fait le portrait de ses camarades de classe, de ses professeurs. Elles essaient l&rsquo;une et l&rsquo;autre d&rsquo;écrire des lettres les plus vivantes et les plus drôles possible. Quand Suzanne décachette une lettre de sa mère, ses yeux filent aux dernières lignes pour parcourir des mots d&rsquo;une douceur qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait pas pu imaginer dans sa bouche l&rsquo;année précédente. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17,50€.</strong></em></p>
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		<title>Avec le temps, tout s&#8217;en va&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 12:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les vacances s&#8217;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&#8217;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ? Si ce n&#8217;est pas encore le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" rel="lightbox[3083]"><img class="alignleft size-full wp-image-3084 colorbox-3083" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" alt="BUSQUETS" width="195" height="289" /></a></p>
<p>Les vacances s&rsquo;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&rsquo;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ?</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas encore le cas, voici au moins un roman qui tombé à point nommé. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Milena Busquets</strong>, auteure espagnole, signe un roman  ( le deuxième, traduit et publié dans une trentaine de pays, excusez du peu ! ) sensible et juste sur le deuil et la perte d&rsquo;un être cher. A noter que ce choix marche aussi si vous ne partez pas en vacances cet été !</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Blanca</strong>. Une quadragénaire, mère de deux enfants, totalement anéantie par la mort de sa mère, plusieurs mois auparavant. Au fil des pages, elle lui adresse comme une longue lettre d&rsquo;amour, silencieuse. Mais intense.</p>
<p>Elle quitte <strong>Barcelone</strong> pour rejoindre la maison de famille à <strong>Cadaquès</strong>. Ce sont les vacances. <strong>Blanca</strong> est partie avec ses deux fils, ses deux meilleures amies, ses deux ex-maris, son amant et la baby-sitter. Au fil des jours, des bains de mer et des rendez-vous clandestins, <strong>Blanca, femme libre et libérée, </strong>évoque cette mère brillante, exigeante. Et veut se noyer dans le sexe pour, croit-elle, ne pas sombrer.</p>
<p>Elle n&rsquo;a pas toujours entretenu les meilleures relations avec sa mère désormais, enterrée dans le cimetière de Calcadès. Chapitre après chapitre, <strong>Blanca</strong> essaye de renouer les fils entre eux. Et mène aussi un inventaire. Celui des sentiments ambivalents. Le titre du roman tire d&rsquo;ailleurs son nom d&rsquo;une histoire racontée par la mère de la narratrice. Dans un pays lointain, le dirigeant avait demandé à ses fidèles de lui trouver une phrase pouvant servir en toute circonstance : &laquo;&nbsp;ça aussi, ça passera&nbsp;&raquo; était né.</p>
<p>Au final, une écriture fine et sensible. Drôle également. Qui parle du manque, de la perte. Pour ne pas tomber dans l&rsquo;oubli. Une histoire qui semble inspirée par la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 47 -48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entreprenons le voyage à Cadaquès, qui ressemble toujours à une expédition. Assis à l&rsquo;arrière, il y a les trois enfants, Edgar, Nico et Daniel, le fils de Sofia, à côté d&rsquo;Ursula, la baby-sitter. Je conduis et Sofia joue le copilote. Je continue à trouver bizarre et un peu absurde que ce soit moi qui dirige tout ça, moi qui décide de l&rsquo;heure du départ, tienne le volant, donne les instructions à Ursula, choisisse les affaires que vont emporter les enfants. D&rsquo;un moment à l&rsquo;autre, je vais être démasquée et envoyée avec eux sur la banquette arrière, me dis-je en les observant dans le rétroviseur que rient et se disputent tout à la fois. En tant qu&rsquo;adulte, je suis une imposture, tous mes efforts pour quitter la cour de récréation sont des échecs retentissants, j&rsquo;éprouve exactement ce que j&rsquo;éprouvais à six ans, je remarque les mêmes choses, le petit chien monté sur ressorts dont la tête apparaît et disparaît à la fenêtre d&rsquo;un rez-de-chaussée, le grand-père qui donne la main à son petit-fils, les beaux mecs avec le radar branché, l&rsquo;éclat du rayon de soleil sur mes bracelets cliquetants, les personnes âgées et seules, les couples qui s&rsquo;embrassent avec passion, les mendiants, les vieilles suicidaires et provocatrices qui traversent la rue à la vitesse d&rsquo;une tortue, les arbres. Nous voyons tous des choses différentes, nous voyons tous les mêmes choses, et ce que nous voyons nous définit absolument. Nous aimons instinctivement ceux qui voient comme nous, et nous les reconnaissons tout de suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aime toujours les êtres que j&rsquo;ai aimés un jour, je ne peux éviter de voir, par-delà toutes les désertions et la plupart des déloyautés, les miennes et celles d&rsquo;autrui, la personne originelle et transparente, celle d&rsquo;avant que tout se transforme en cendres. Avec une certaine héroïcité stupide, je ne renie aucune de mes amours, ni aucune de mes blessures. Ce serait comme me renier moi-même. Je sais qu&rsquo;il n&rsquo;en est pas de même pour tout le monde, la chape de la honte est épaisse et résistante, et beaucoup de gens arborent leurs haines et leurs ressentiments comme des décorations, des épées brandies, avec le même orgueil et la même ténacité que leurs inclinaisons. Il y a si longtemps que Guillem et moi nous nous sommes séparés ! Je l&rsquo;aime, mais je l&rsquo;ai libéré de mon amour. On peut se libérer tout seul, bien sûr, mais c&rsquo;est toujours plus facile si l&rsquo;autre a la générosité de vous donner un bon coup de pied, renoncer à l&rsquo;amour de quelqu&rsquo;un est difficile ; le pauvre Oscar, en revanche, traîne toujours mes chaînes – et moi les siennes – comme le fantôme de Canterville, bruyamment, péniblement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes, je crois, la dernière génération  qui a dû se battre de toutes ses forces pour attirer l&rsquo;attention de ses parents, les intéresser. Souvent, nous y sommes parvenus lorsqu&rsquo;il était déjà trop tard. Ils ne considéraient pas que les enfants étaient des petites merveilles, mais plutôt de petits emmerdeurs; des bestioles pénibles à moitié finies. Et nous sommes devenus une génération perdue de séducteurs innés. Nous avons dû inventer des méthodes beaucoup plus sophistiquées que tirer sur la manche ou nous mettre à chialer pour que l&rsquo;on fasse attention à nous. On exigeait que nous soyons au même niveau que les adultes ou, du moins, que nous ne gênions pas et laissions parler les grands.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman léger, du moins en apparence. Car le deuxième roman de Milena Busquets est, au final, une petite merveille de justesse et d&rsquo;intelligence. Le temps de quelques jours de vacances, nous partageons le quotidien et les réflexions de Blanca. Elle, si libre et légère, nous plonge dans les affres de ses questionnements, de ses peurs. Pour moi, une très jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;, Milena Busquets, Gallimard, 17€.</strong></em></p>
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