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	<title>Quatrième de couv &#187; Lou</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand il faut enterrer les morts et réparer les vivants</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 10:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de Maylis de Kerangal dont vous trouverez d&#8217;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec &#171;&#160;Réparer les vivants&#160;&#187;, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain. Maylis de Kerangal, née en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" rel="lightbox[2313]"><img class="alignleft size-full wp-image-2316 colorbox-2313" style="margin: 10px" alt="cvt_Reparer-les-vivants_6623" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" width="174" height="256" /></a>Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de<strong> Maylis de Kerangal</strong> dont vous trouverez d&rsquo;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain.</p>
<p><strong>Maylis de Kerangal</strong>, née en 1967, a grandi au Havre. Une ville qui sert d&rsquo;ailleurs de décor à ce nouveau roman. Editrice, elle est l&rsquo;auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Je marche sous un ciel de traîne&nbsp;&raquo;</strong>(2000), &laquo;&nbsp;La Vie voyageuse&nbsp;&raquo; (2003), d&rsquo;un recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;Ni fleurs ni couronnes&nbsp;&raquo;</strong> (2006).</p>
<p>Son roman <strong>&laquo;&nbsp;Corniche Kennedy&nbsp;&raquo;</strong> (2008) lui offre la possibilité d&rsquo;être sur nombre de listes de prix. En 2010, avec son roman <strong>&laquo;&nbsp;Naissance d&rsquo;un pont&nbsp;&raquo;</strong>, elle remporte le prix Médicis.</p>
<p>Elle reçoit, en 2012, le prix Landerneau pour son roman <strong>&laquo;&nbsp;Tangentes vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;</strong> dont Quatrième de couv a parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/">ici.</a></strong></p>
<p><span id="more-2313"></span></p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle nous plonge – quelques semaines après la première pose d&rsquo;un coeur artificiel dans le corps d&rsquo;un homme (exploit français) – dans une transplantation cardiaque.  Un drame se joue en ce dimanche matin. Trois jeunes, une séance de surf extraordinaire et la mort sur la route. <strong>Simon Limbres</strong> n&rsquo;a pas de ceinture de sécurité.  Le pronostic vital de ce jeune homme de 19 ans est plus qu&rsquo;entamé quand il arrive à l&rsquo;hôpital. Rapidement se pose la question du don de ses organes. Une course contre la montre vient de commencer. Le roman se condense sur une plage de 24 heures. Pas une de plus.</p>
<p>Au fil des pages, les personnages entrent en scène. <strong>Simon</strong>, puis le<strong> docteur Révol</strong> ; ses parents <strong>Marianne et Sean</strong> qui vivent depuis plusieurs mois déjà une histoire compliquée ; <strong>l&rsquo;infirmier-chanteur Thomas Rémige</strong> ; <strong>Cordélia,</strong> l&rsquo;infirmière aux amours compliquées ; <strong>Juliette</strong>, la petite amie délaissée une fois de plus pour une séance de surf ; <strong>Claire</strong>, quinquagénaire malade du coeur qui recevra celui de Simon&#8230;</p>
<p>Les portraits ciselés se succèdent, se répondent. Et le temps est minuté. L&rsquo;auteure parle de son roman comme d&rsquo;une &laquo;&nbsp;chanson de geste&nbsp;&raquo;, quand, au Moyen-âge notamment, on évoquait un haut fait d&rsquo;armes, un acte héroïque.</p>
<p>Ici, tout est tenu, dans un cadre millimétré. Pas de place pour le hasard tandis que le coeur de Simon va cesser de battre.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Maylis de Kerangal fait oeuvre d&rsquo;une haute précision, d&rsquo;une technicité pointue et ce, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;expliquer la formation d&rsquo;une vague, de la manière dont il faut poser sa voix&#8230; ou d&rsquo;un coeur qu&rsquo;il est tend d&rsquo;extraire pour sauver et réparer des vivants.  Dans ce roman, tout est question de souffle.<br />
</strong></p>
<p><strong>Ecoutez ici l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;humeur vagabonde&nbsp;&raquo; consacrée au roman et à l&rsquo;auteure :</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 86 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut qu&rsquo;elle réfléchisse, qu&rsquo;elle rassemble et qu&rsquo;elle ordonne, qu&rsquo;elle puisse émettre une phrase claire à Sean quand il arrivera, épargné. Qu&rsquo;elle enchaîne les propositions de manière intelligible. Primo : Simon a eu un accident. Deuzio : il est dans le coma – gorgée de gin. </em>Dresseur de loulous, dynamiteur d&rsquo;aqueducs.<em> Tertio : la situation est irréversible – elle déglutit en pensant à ce mot qu&rsquo;il lui faudra articuler, irréversible, quatre syllabes qui vitrifient l&rsquo;état des choses et qu&rsquo;elle ne prononce jamais, plaidant le mouvement continu de la vie, le retournement possible de toute situation, rien n&rsquo;est irréversible, rien, a-t-elle coutume de clamer à tout bout de champ – elle prend alors un ton léger, balance sa phrase comme on secoue avec douceur celui qui se décourage, rien n&rsquo;est irréversible, hormis la mort, le handicap, et peut-être alors qu&rsquo;elle virevolte, tourne sur elle-même, peut-être qu&rsquo;elle se met à danser. Mais Simon, lui, non. Simon c&rsquo;est irréversible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les murs valsent, le sol roule, Marianne et Sean sont assommés. Bouchées bées, regards flottant au ras de la table basse, mains qui se tordent, et ce silence qui s&rsquo;écoule, épais, noir, vertigineux, mélange l&rsquo;affolement à la confusion. Un vide s&rsquo;est ouvert là, devant eux, un vide qu&rsquo;ils ne peuvent se figurer autrement que comme “quelque chose” puisque le “rien” est impensable. Ils se débattent face à ce trou d&rsquo;air, ensemble, bien que n&rsquo;agitant ni les mêmes interrogation, ni les mêmes émotions [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 192-193 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] ils sont l&rsquo;ombre d&rsquo;eux-mêmes aurait-on dit pour les décrire, la banalité de l&rsquo;expression relevant moins la désagrégation intérieure de ce couple que soulignant ce qu&rsquo;ils étaient encore le matin même, un homme et une femme debout dans le monde, et à les voir marcher côte à côte sur le sol laqué de lumière froide, chacun pouvait saisir que désormais ces deux-là poursuivaient la trajectoire amorcée quelques heures auparavant, ne vivaient déjà plus tout à fait dans le même monde que Cordélia et les autres habitants de la Terre, mais effectivement s&rsquo;en éloignaient, s&rsquo;en absentaient, et se déplaçaient vers un autre domaine, qui était peut-être celui où survivaient un temps, ensemble et inconsolables, ceux qui avaient perdu un enfant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un long souffle. Une mécanique. Celle du coeur et celle des sentiments. Maylis de Kerangal a su choisir les ingrédients d&rsquo;un roman fort, qui nous tient en haleine de bout en bout. Et nous, qu&rsquo;aurions-nous fait en pareil cas ? Une petite voix nous accompagne le long des 281 pages d&rsquo;une écriture dense, vive et qui scande le temps désormais compté. J&rsquo;aimais déjà beaucoup l&rsquo;univers de Maylis de Kerangal, avec &nbsp;&raquo; Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, elle touche un peu plus encore. Au plus intime. En plein coeur.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, de Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 18,90€.</strong></em></p>
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		<title>Linda Lê ou l&#8217;art d&#8217;une fable troublante</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 10:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici assurément l&#8217;un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire ! Avec &#171;&#160;Lame de fond&#160;&#187;, Linda Lê signe un roman dérangeant, troublant et formidablement écrit. Vietnamienne, Linda Lê a quitté son pays pour la France en 1977. C&#8217;est au Havre, avec sa mère et ses soeurs qu&#8217;elle commence une nouvelle vie. Elle est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici assurément l&rsquo;un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;Lame de fond&nbsp;&raquo;</strong>, <strong><a title="Découvrez l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linda_L%C3%AA">Linda Lê</a> </strong>signe un roman dérangeant, troublant et formidablement écrit.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LAME-DE-FOND.jpg" rel="lightbox[1199]" title="LAME DE FOND"><img class="alignleft  wp-image-1202 colorbox-1199" style="margin: 10px;" title="LAME DE FOND" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LAME-DE-FOND.jpg" alt="" width="53" height="89" /></a> Vietnamienne, <strong>Linda Lê</strong> a quitté son pays pour la France en 1977. C&rsquo;est au Havre, avec sa mère et ses soeurs qu&rsquo;elle commence une nouvelle vie. Elle est auteure de nombreux romans. Et a reçu de nombreux prix. En 2011, elle a reçu un le prix Renaudot poche pour<strong> &laquo;&nbsp;A l&rsquo;enfant que je n&rsquo;aurai pas&nbsp;&raquo;</strong>, chroniqué sur ce blog<a title="La collection les Affranchis" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/21/les-affranchis-ces-lettres-qui-ne-seront-jamais-ecrites/"> ici. </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1199"></span></p>
<div id="attachment_1206" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/lindale604-604x403.jpg" rel="lightbox[1199]" title="lindale604-604x403"><img class=" wp-image-1206  colorbox-1199" style="margin: 10px;" title="lindale604-604x403" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/lindale604-604x403-300x200.jpg" alt="" width="180" height="120" /></a><p class="wp-caption-text">photo lesinrocks.com</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Linda Lê</strong> avoue volontiers qu&rsquo;elle n&rsquo;a plus une connaissance intime de sa langue natale. Le français, appris dès l&rsquo;enfance, à Saigon, est devenu, sa langue. Qu&rsquo;elle maîtrise d&rsquo;ailleurs à la perfection.</p>
<p>La preuve avec son nouveau roman,<strong> &nbsp;&raquo; Lame de fond &laquo;&nbsp;. </strong>L&rsquo;histoire ? Elle est tragique. Dès la première page en effet, on apprend que Van, Vietnamien installé en France depuis plusieurs décennies, correcteur de profession, vient de mourir sous les roues de la voiture&#8230; de son épouse, Lou. Le décor est planté. Reste à comprendre ce qui a pu conduire ces deux personnages à une telle extrémité.</p>
<p>Au fil des 277 pages, les quatre personnages principaux vont s&rsquo;exprimer, se raconter. il y a donc <strong>Van,</strong> qui nous parle de l&rsquo;au-delà, <strong>Lou</strong> mais aussi leur fille, <strong>Laure</strong>. Adolescente rebelle et trop gâtée. Elle fait le choix de coucher sur le papier ce qui la traverse depuis la mort de son père adoré.</p>
<p>Et enfin <strong>Ulma</strong>. Celle par qui le scandale arrive, à cause de qui l&rsquo;édifice matrimonial et familial, déjà fragilisé, s&rsquo;écroule&#8230; Elle s&rsquo;est inventé un psychiatre pour raconter ce qui la hante. Ce qui l&rsquo;a taraudé. <strong> </strong></p>
<p>Une histoire d&rsquo;adultère qui tourne mal ? Ce serait trop simple. Chez <strong>Linda Lê</strong>, la quête d&rsquo;identité, des origines sont toujours des éléments de l&rsquo;histoire. On plonge alors dans celle de <strong>Van</strong>, qui a quitté son Vietnam natal en guerre. Puis dans celle de <strong>Lou</strong>, fille d&rsquo;une Bretonne raciste et bête. Sans oublier <strong>Ulma</strong>, la demi-soeur de Van, l&rsquo;amour interdit, l&rsquo;ultime rempart.</p>
<p>Entre ces quatre personnages, trop de silences, trop de malentendus. Générations, milieux, origines&#8230; autant d&rsquo;arguments qui opposent les personnages. Seuls<strong> Van</strong> et <strong>Ulma</strong> se ressemblent.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 11 (Van) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais été bavard de mon vivant. Maintenant que je suis dans un cercueil, j&rsquo;ai toute latitude de soliloquer. Depuis que le couvercle s&rsquo;est refermé sur moi, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : me justifier, définir mon rôle dans les événements survenus, donner quelques clés pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui n&rsquo;est qu&rsquo;un fait divers. Je n&rsquo;ai pas un penchant au regret, mais il me faut faire mon examen de conscience, si inutile qu&rsquo;il soit désormais.  Le souvenir que je laisse est celui d&rsquo;un partisan des solutions hybrides, habitué à ajourner, soucieux de n&rsquo;exaspérer personne, de ne pas empirer les choses en manquant de diplomatie. Je ne suis pas un de ces vieux hiboux formalistes, ni un de ces faiseurs d&rsquo;embarras toujours persuadés d&rsquo;être supérieurs à tout le monde. Non, j&rsquo;ai veillé à ne pas incommoder mes proches, pas seulement, par horreur des dissensions domestiques, mais parce que je ne suis pas un homme à problèmes. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 66-67 (Lou) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mon mariage avec lui avait quand même atteint sa vitesse de croisière, le bateau tanguait parfois, mais ne s&rsquo;échouait pas. Sans Ulma, et le cortège de perturbations qu&rsquo;elle charriait derrière elle, nous aurions calfaté les voies d&rsquo;eau et nous aurions tracé notre route malgré les aléas. Elle apparue, Van se détachait de moi. Je ne pouvais rien contre cette vague venue des profondeurs, non contre l&rsquo;usure des sentiments de Van pour moi. Je n&rsquo;avais pas une armure indestructible. Je me croyais inaccessible à la jalousie, la mortelle jalousie qui rend marteau et conduit aux excès d&rsquo;emportement. Je n&rsquo;étais pas femme à créer des histoires, j&rsquo;avais fermé les yeux sur son manège donjuanesque, tant que cela ne tirait pas à conséquence, mais avec Ulma, c&rsquo;était autre chose. Il était mordu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 164-165 (Laure)</strong><em><strong> : </strong>&laquo;&nbsp;Tout me ramène à Van. Il est le pivot autour duquel tout gravite. Quand quelqu&rsquo;un meurt, les survivants ont tendance à lui tresser des couronnes, je n&rsquo;ai pas donné là-dedans, je n&rsquo;ai pas fait de Van un portrait flatteur. Il avait ses petits côtés, et il ne s&rsquo;était pas arrangé au fil du temps. Il se fichait en boule à la plus légère contradiction, il partait du principe qu&rsquo;il avait toujours raison, que j&rsquo;étais une sale gosse, que Lou n&rsquo;était pas assez sévère avec moi. En plus, j&rsquo;ai comme copain un dealer mutirécidiviste.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Un très beau roman, magistral. Dans l&rsquo;univers de Linda Lê, la mort rôde souvent, mais elle a ce pouvoir de faire parler, de délier les langues et d&rsquo;obliger les personnages à se rapprocher au plus près de leur vérité. Linda Lê a l&rsquo;art d&rsquo;emberlificoter les vies. Avec talent.</span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong> </strong><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Lame de fond&nbsp;&raquo;, de Linda Lê, Christian Bourgois éditeur, 277  pages, 17€.</span><br />
</strong></em></span></p>
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