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	<title>Quatrième de couv &#187; Laurent Mauvignier</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Tranches de vie&#8230; pendant la catastrophe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 06:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&#8217;opère donc. Et comme je suis Laurent Mauvignier depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus &#171;&#160;Autour du monde&#160;&#187;, paru au début du mois de septembre aux Editions de Minuit. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire, toujours. Avec quelque 600 nouveaux romans, pas possible de parler de tous. Un choix arbitraire et personnel s&rsquo;opère donc. Et comme je suis <strong>Laurent Mauvignier</strong> depuis son premier roman, impossible de ne pas parler de son dernier opus <strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;</strong>, paru au début du mois de septembre aux <strong>Editions de Minuit</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" rel="lightbox[2655]"><img class="alignleft size-full wp-image-2661 colorbox-2655" style="margin: 10px" alt="mauvignierautourdumonde" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mauvignierautourdumonde.jpg" width="297" height="400" /></a>L&rsquo;histoire ? Elle est plurielle. Et planétaire. Nous sommes le 11 mars 2011. Au large des côtes de l&rsquo;île de Hoshu, au Japon, un terrible tsunami se forme après un séisme d&rsquo;une magnitude de 9,0. Un cataclysme qui fera 20.000 morts et des milliers de blessés. Une partie du pays est entièrement ravagée. Et ailleurs ? A travers son roman, <strong>Laurent Mauvignier</strong> nous livre des tranches de vie.</p>
<p>On y croise <strong>Guillermo</strong>, le Mexicain, tombé amoureux d&rsquo;une Japonaise alors que la catastrophe s&rsquo;annonce. Eux, vivront le tsunami dans leur chair. Ce qui ne sera pas le cas des autres personnages de ce roman choral. <strong>Frantz</strong>, employé de banque suisse désabusé et cynique qui cherche l&rsquo;amour et sauve un homme ; <strong>Taha</strong> et <strong>Yasemin</strong>, deux athlètes turcs en croisière ; <strong>Salma</strong> et <strong>Luli</strong>, qui débarquent à Jérusalem avec des objectifs bien différents&#8230; Puis on plonge dans les histoires de <strong>Syafiq</strong> et <strong>Stas</strong>, deux hommes amoureux au destin contrarié ; celle de <strong>Monsieur Arroyo</strong>, cet employé d&rsquo;hôtel philippin aux prises avec une femme qui s&rsquo;ennuie, celle, tragique, de<strong> Juan</strong> et <strong>Paula</strong> dont le bateau est arraisonné par des pirates dans le golfe d&rsquo;Aden&#8230;</p>
<p><span id="more-2655"></span></p>
<p>Au total, quatorze histoires qui se succèdent. Quatorze vies qui se brisent ou se transforment tandis qu&rsquo;au Japon, par écrans interposés, tout s&rsquo;effondre en direct. Si l&rsquo;homme ne peut rien contre la Nature quand elle décide de gronder, <strong>Laurent Mauvignier</strong> met ici l&rsquo;homme au coeur des histoires. En fonction de ses choix, il avancera. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Un calme harassé et vibrant, mais vibrant cette fois de son silence et du poids de son répit. La vie semble refluer et regagner le silence de la terre. 14 heures 46 minutes et 44 secondes, heure locale, quand ça a commencé. Plus de deux minutes et quelques poignées de secondes jetées dans le tremblement fou. Ca a duré deux minutes, sauf qu&rsquo;en réalité, à partir de ce moment-là, les minutes ne veulent plus rien dire. On ne peut plus rien séparer. On ne peut plus rien compter, décompter, recompter, car les corps tremblent et résonnent encore pendant des minutes très longues, exagérément étirées, les tremblements des êtres pendant des minutes encore – le coeur soulevé,  les bras chauffés à blanc et et l&rsquo;alcool bouillonnant dans la tête, comme une mitraille. Yûko veut se relever. Elle essaie. Ses jambes tremblent. Elle n&rsquo;a plus de force en elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 217 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il a fait pour que ses enfants se démènent pour faire le contraire de ce qu&rsquo;il avait voulu pour eux ? Owen s&rsquo;était entiché de cette Afrique maudite et sale, le cauchemar de ma mère et mon cauchemar à moi aussi, avait pensé Peter. Mon fils s&rsquo;est entiché de ce que je n&rsquo;aime pas et ces cons d&rsquo;humanitaires qui vous attendent en bas de chez vous à quatre ou cinq dans des imperméables ou des blousons orange ou bleu électrique, très voyants, pour vous faire signer des pétitions ou vous réclamer une adhésion de soutien. Et sa fille, maintenant, prête à se faire trouer la peau pour une photo qu&rsquo;on survole d&rsquo;un oeil distrait le matin en buvant son thé avant d&rsquo;aller travailler et de l&rsquo;oublier dans la foulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 302-303 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les gestes, les mots, le voyage de A à Z. Tout décortiquer. Comme un chirurgien ou un maniaque dans ces films que Jaycee n&rsquo;a jamais supportés. Prendre les souvenirs un à un. Au couteau, les dépecer. La lame fine et sans remords pour les étudier et les comprendre. Ce moment qu&rsquo;il voulait trouver et fixer une bonne fois pour toutes. Mais c&rsquo;était un fantasme – un fantasme dont il a besoin encore maintenant pour se rassurer et s&rsquo;inventer un point d&rsquo;origine, quand l&rsquo;origine se dilue dans mille faits et gestes. Est-ce que ça veut dire que ça n&rsquo;aurait pas pu être autrement ? Est-ce que ça veut dire qu&rsquo;elle était condamné depuis le début ? Depuis toujours ? Non. Rien de tout ça. Il aurait suffi d&rsquo;être plus attentif. Il n&rsquo;est rien arrivé pendant tout ce temps où ils ont été si bien, comme dans le parc à tigres, par exemple, oui, là, ils s&rsquo;étaient dit que c&rsquo;était une usine à touristes et qu&rsquo;il ne faudrait pas cautionner ça, mais c&rsquo;était bien de photographier Jaycee en train de caresser les tigres, comme si c&rsquo;était de grosses peluches, en se disant que c&rsquo;était dégueulasse de le faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un livre choral qui nous parle de nous, des autres. Un livre qui nous explique que, quelque que soit l&rsquo;endroit du monde dans lequel on se trouve, les attentes, les choix, les désirs sont les mêmes. Rester à trouver les moyens de les mettre en branle. Cette fois encore, les mots de Laurent Mauvignier sont justes, ciselés, parfois pointus. Mon seul bémol concerne la construction du roman. Qui peut (un peu)  lasser.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Autour du monde&nbsp;&raquo;, de Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 19,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Laurent Mauvignier, toujours efficace</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jun 2011 11:56:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Mauvignier]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Laurent Mauvignier est de retour avec &#171;&#160;Ce que j&#8217;appelle oubli&#160;&#187;,  un livre très court ( 64 pages !) qui  arrive après un roman plus long ( &#171;&#160;Des Hommes&#160;&#187; sorti en 2009 avec 288 pages ).  Rappelez-vous, il s&#8217;agissait, quarante ans après les faits de replonger dans l&#8217;horreur des &#171;&#160;événements&#160;&#187; d&#8217;Algérie à travers les souvenirs et les démons [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVINIER.jpg" rel="lightbox[79]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-87 colorbox-79" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVINIER-150x119.jpg" alt="" width="105" height="83" /></a>Laurent Mauvignier est de retour avec &laquo;&nbsp;Ce que j&rsquo;appelle oubli&nbsp;&raquo;,  un livre très court ( 64 pages !) qui  arrive après un roman plus long ( &laquo;&nbsp;Des Hommes&nbsp;&raquo; sorti en 2009 avec 288 pages ).  Rappelez-vous, il s&rsquo;agissait, quarante ans après les faits de replonger dans l&rsquo;horreur des &laquo;&nbsp;événements&nbsp;&raquo; d&rsquo;Algérie à travers les souvenirs et les démons de Bernard, Rabout, Février et les autres. Cette fois, rien de tout ça.<span id="more-79"></span> L&rsquo;histoire s&rsquo;inspire d&rsquo;un fait-divers tragique. Voyons ce que nous dit la quatrième de couverture  :</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER.jpg" rel="lightbox[79]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-102 colorbox-79" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-150x150.jpg" alt="" width="90" height="90" /></a></p>
<table class="aligncenter" style="width: 450px;height: 148px" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="450">
<tbody>
<tr>
<td width="420" valign="top">Quand il est entré dans le supermarché, il s&rsquo;est dirigé vers les bières. Il a ouvert une canette et l&rsquo;a bue. À quoi a-t-il pensé en étanchant sa soif, à qui, je ne le sais pas. Ce dont je suis certain, en revanche, c&rsquo;est qu&rsquo;entre le moment de son arrivée et celui où les vigiles l&rsquo;ont arrêté, personne n&rsquo;aurait imaginé qu&rsquo;il n&rsquo;en sortirait pas.Cette fiction est librement inspirée d&rsquo;un fait divers, survenu à Lyon, en décembre 2009.</td>
</tr>
<tr>
<td> </td>
<td valign="top"> </td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p> </p>
<p>﻿Economie de mots dans ce livre qui se lit d&rsquo;une traite. Mais la tension est bien là, palpable. Comme le héros, on se retrouve dans ce rayon de supermarché. Face à lui, quatre vigiles qui ne lui laisseront aucune chance. Tragique. Horrible. Mais comme toujours avec Laurent Mauvignier, – autant vous le dire tout de suite, cet auteur fait partie de mon panthéon personnel ! –, très très bien écrit.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce que j&rsquo;appelle oubli&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier aux Editions de Minuit. 7€.</em></p>
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