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	<title>Quatrième de couv &#187; Karl</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A Marseille, pas tous nés sous la même étoile&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 14:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un univers double. Pas banal. Emmanuelle Bayamack-Tam, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec &#171;&#160;Arcadie&#160;&#187; ( pas lu) signe sous le nom de Rebecca Lighieri ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec &#171;&#160;Les garçons de l&#8217;été&#160;&#187;, dont vous trouverez la critique ici, j&#8217;avais pu savourer l&#8217;autre écriture de celle dont j&#8217;avais déjà beaucoup [&#8230;]]]></description>
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<p>Un univers double. Pas banal. <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec <strong>&laquo;&nbsp;Arcadie&nbsp;&raquo;</strong> ( pas lu) signe sous le nom de <strong>Rebecca Lighieri</strong> ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/">ici</a>, </strong>j&rsquo;avais pu savourer l&rsquo;autre écriture de celle dont j&rsquo;avais déjà beaucoup aimé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;</strong>, &#8211; un titre tiré d&rsquo;un texte d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong> que l&rsquo;auteure apprécie particulièrement -, nous voici plongés dans une cité, fictive, des quartiers nord de Marseille. Là, sous le soleil et près d&rsquo;une colline qui la sépare des gitans, vit une famille. Dysfonctionnelle. Il y a le père, <strong>Karl</strong>. Un Belge arrivé là par hasard avec une femme qu&rsquo;il ne sera pas garder. Avec <strong>Loubna</strong>, il a fondé une famille, composée de trois enfants. Deux garçons et une fille qui ont eu à coeur, année après année, de rester vivants. <strong>Karl</strong> est violent, maltraitant. Infect. Aux limites de la folie. Sa femme se tait, concentrée sur les maux de son benjamin, <strong>Mohand</strong>, alors polyhandicapé et souffre-douleur officiel de son père.</p>
<p><span id="more-5303"></span></p>
<p>L&rsquo;aîné, <strong>Karel</strong>, est le narrateur de ce roman noir et social. Joli garçon perdu dans ses désirs et une réalité castratrice. Eprouvante. Mais il veut tout faire pour s&rsquo;en sortir. Dans la légalité. Ou presque.</p>
<p>Sa soeur, <strong>Hendricka</strong> est une jeune fille si belle qu&rsquo;elle trouvera là un moyen de s&rsquo;échapper. Loin. Loin de parents héroïnomanes, isolés, esseulés qui dans une cité Antonin-Artaud, pauvre et reléguée aux confins de la ville. Une cité dans laquelle résonnent très souvent des chansons d&rsquo;amour. Comme pour oublier que l&rsquo;espoir s&rsquo;en est allé. Loin.</p>
<p><strong>Karel</strong> et sa fratrie. Années 90 et 2000. Des pages de tristesse, de pauvreté. Et de violence. Sans pathos. Sans misérabilisme. Mais sans beaucoup d&rsquo;espoir non plus. Et puis un jour, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ces images que s&rsquo;ouvre le roman, <strong>Karl</strong> est retrouvé mort. Le crâne défoncé. Qui a bien pu faire le coup ? Qui n&rsquo;avait pas une bonne raison de tuer cet homme ? Les enfants n&rsquo;ont-ils pas caché, des années durant, derrière leur poster préféré, un morceau de papier sur lequel figuraient les lettres JVTMP ? Pour &laquo;&nbsp;Je veux tuer mon père &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Alors <strong>Karel</strong> raconte. Sans fausse pudeur. C&rsquo;est violent, parfois dérangeant. Mais vivant. Loin des communautarismes dont on voudrait parfois accuser la deuxième ville de France, chez<strong> Rebecca Lighieri</strong>, le melting-pot marseillais n&rsquo;est pas un vain mot entre les mots d&rsquo;IAM et de Céline Dion, de Mike Brant ou les refrains de Notre-Dame de Paris&#8230;</p>
<p>Derrière la cité, il y a le Passage 50, où vivent gitans et manouches. Une grande famille dans laquelle les trois enfants trouveront leur place.</p>
<p>Dans ce roman la violence est physique, mais aussi sociale. Psychologique et symbolique. Et quoi faire de cet héritage des pulsions destructrices paternelles ? <strong>Karel</strong> et <strong>Mohand</strong> en auront une approche différente. Mais pour quel résultat ?</p>
<p>Un roman puissant. Lumineux et noir à la fois. Une réussite qui nous parle de vengeance et de malédiction. Un roman d&rsquo;apprentissage pour <strong>Karel</strong> qui grandit, qui s&rsquo;émancipe, qui élargit les limites de son territoire. Sans parvenir cependant à changer complètement d&rsquo;univers.</p>
<p><strong>Rebecca Lighieri nous parle ici de son travail d&rsquo;écriture  : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/kG054a4pqes?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 103 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pour autant que je sache, mes parents ne sont pas séropos. Ils sont juste esquintés par la drogue, la clope, l&rsquo;alcool, l&rsquo;absence de soins, et sans doute aussi l&rsquo;absence d&rsquo;amour et l&rsquo;absence d&rsquo;espoir. Finalement, dans la scène de défonce que j&rsquo;ai surprise il y a cinq ou six ans, il y avait peut-être les seules preuves d&rsquo;attention et de tendresse qu&rsquo;ils étaient capables de se donner, c&rsquo;est-à-dire pas grand-chose : la précaution qu&rsquo;elle a prise de le shooter avant elle, son effort infructueux à lui pour l&rsquo;aider à trouver une veine pas trop esquintée, puis leur torpeur commune dans l&rsquo;odeur de l&rsquo;héro chauffée au briquet dans une cuiller noircie. Toutes nos cuillers finissent par l&rsquo;être. Un jour, j&rsquo;ai vu Mohand les considérer pensivement avant de les jeter dans l&rsquo;évier et de les récurer les unes après les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Contrairement aux adultes qui m&rsquo;entourent, mes parents, nos voisins, les gitans de passage, je veux faire des études. Les plu courtes et les plus qualifiantes possible. Il n&rsquo;est pas question que je me lance dans des trafics, pas question que je fasse les marchés ou la saison des fraises à Alméria, pas question non plus que je taille la route, sac au dos, comme l&rsquo;on fait Karl et Yolanda à mon âge. Je veux un diplôme, quelque chose qui me permette de trouver du taf partout en France &#8211; et celui d&rsquo;aide-soignant, je peux l&rsquo;avoir en un an. Une fois que j&rsquo;aurai assuré mes arrières, rien ne m&rsquo;empêche de passer le concours d&rsquo;infirmier, mais on n&rsquo;en est pas là. Mon objectif, c&rsquo;est de quitter Marseille, mon père &#8211; et Shayenne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mohand rentre à la cité. Il va s&rsquo;occuper de sa mère, parce qu&rsquo;il est le meilleur fils du monde, celui que tous les parents devraient se souhaiter. Et moi je rentre rue Consolat, retrouver Shayenne, sa déception et son ennui. Car je la déçois et elle s&rsquo;ennuie. Son rêve, désormais, c&rsquo;est que nous achetions une caravane et que nous partions sur les routes, comme le faisaient ses ancêtres. Ma fille du voyage&#8230; Si elle savait que mon rêve à moi, c&rsquo;est de dormir dans mon grand lit carré jusqu&rsquo;à la fin du monde ! C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que je fais à tout bout de champ : dormir, passionnément, roulé en boule sous mon boutis fleuri, ou voluptueusement étendu en travers des draps monogrammés de Mariette Zatmano. Dormir et oublier, dormir et rêver que mon frère a ressuscité Gabrielle, et qu&rsquo;elle vient vers moi, son visage clair sous ses mèches sombres, son beau sourire, ses bras qui s&rsquo;ouvrent en me voyant. On n&rsquo;en est pas là, mais mon père est mort, et c&rsquo;est déjà ça. Mon père est mort, et c&rsquo;est un bon début.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 21 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La crue de juillet ou l&#8217;art de la rencontre compliquée&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2013 06:56:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&#8217;Hélène Lenoir, le très bien écrit &#171;&#160;La crue de juillet&#160;&#187;, paru aux Editions de Minuit. Professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1789 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="CRUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" width="108" height="148" /></a>Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&rsquo;<strong>Hélène Lenoir</strong>, le très bien écrit <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Professeure de français en Allemagne, <strong>Hélène Lenoir</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong> son dixième roman.</p>
<p>Elle plonge le lecteur, le temps d&rsquo;un week-end, dans la vie visiblement compliquée de<strong> Thérèse</strong>, 38 ans qui, dans le cadre de son travail et poussée par son patron et amant, doit interviewer <strong>Will Jung</strong>, un célèbre peintre reclus. Elle a donc pris le chemin de ce pays qui peut être l&rsquo;Autriche ou le sud de l&rsquo;Allemagne pour le rencontrer. Mais rien ne se passe comme prévu. Même son amie <strong>Dora</strong>, qui doit l&rsquo;accueillir et assurer la traduction n&rsquo;est pas là.</p>
<p><span id="more-1786"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1794 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="LENOIR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" width="363" height="200" /></a>Un fait-divers tragique – une jeune femme tchetchène a plongé dans une rivière en crue pour tenter, en vain, de récupérer son bébé qui y a glissé – perturbe Thérèse d&rsquo;entrée de jeu.</strong> Puis elle rencontre <strong>Karl</strong>, un quinquagénaire fatigué, frappé par la beauté de la jeune femme. Mais décidément, rien ne se passe comme prévu&#8230;</p>
<p><strong>Thérèse</strong> s&rsquo;égare, se fragilise et s&rsquo;accroche. Pour elle, chaque euro est compté. <strong>Karl</strong>, architecte-restaurateur, tente de se reconstruire entre les souvenirs liés à sa mère, atteinte de folie et ceux qui le lient encore à son ex-compagne, également sujette aux dérèglements psychiques. Pour essayer de ne plus y penser, il multiplie les réussites&#8230; bat et rebat les cartes de sa vie.</p>
<p><strong>Leur rencontre est improbable, ponctuée de maladresses et de brusqueries. La crue, pour le coup, ne perturbe pas que l&rsquo;environnement immédiat du fleuve&#8230;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle lui parlait, s&rsquo;excusait, lui demandait quelque chose, polie, timide, penchée de côté, un petit sac rouge en bandoulière, face à lui, les yeux bleus, l&rsquo;accent français. Il lui fit oui de la tête et décidé, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;assit, souriante, en face de lui, de ne plus s&rsquo;étonner de rien, de ne rien attendre, d&rsquo;être Karl Ritter, cinquante-trois ans, solitaire, grincheux et fatigué, n&rsquo;ayant d&rsquo;autre envie à cette heure-ci que de manger tranquillement cette soupe qu&rsquo;un soupçon de sel et deux tours de moulin à poivre rendraient certainement délicieuse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 46-47</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle parlait. L&rsquo;idée d&rsquo;avoir fait tout ce voyage pour rien et de rentrer bredouille la rendait tour à tour furieuse, amère et angoissée. A cause de l&rsquo;argent, elle le dit. S&rsquo;en voulait d&rsquo;avoir renoncé à autre chose de bien plus &laquo;&nbsp;juteux&nbsp;&raquo; pour ce soi-disant scoop dont elle se fichait complètement en réalité, Jung, elle, ses tableaux, ses trucs sans queue ni tête, jamais entendu parler de lui avant, mais “Monsieur” avait tellement insisté, tous ces documents, ces bouquins qu&rsquo;elle avait dû potasser afin d&rsquo;être à peu près à la hauteur demain, des heures et des heures depuis dix jours pour, au final, se voir tout juste remboursée de ses frais de voyage, si Dora qui connaissait pourtant parfaitement sa situation, Dora&#8230; Une tristesse, un dégoût, puis : On prend un verre ? &#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Et de nouveau ce silence que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne savent comment rompre ou alléger. Dans le trop-plein de ce qu&rsquo;ils ont à se dire, la multitude des sujets possibles se réduit au fur et à mesure qu&rsquo;ils en font rapidement l&rsquo;inventaire, chacun à part soi, Ritter aussi, car, même s&rsquo;il pense que c&rsquo;est à Thérèse d&rsquo;annoncer la couleur, il doit, lui, préparer sa riposte, mais avec quoi&#8230; Et, si elle est également en train de se rendre compte que rien ( ils viennent de le voir avec Jung) ne peut tenir pour franchir à présent le fossé, ça glisse, ça s&rsquo;essouffle, s&rsquo;effrite aussitôt, à moins de dire&#8230; mais il ne peut pas, ça ouvrirait, ça&#8230; non – avant donc d&rsquo;en arriver ensemble peut-être à la constatation que cette rencontre était inutile, de se quitter par conséquent d&rsquo;une cordiale poignée de main, restons-en-là, vous avez mon numéro&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Unité de temps, de lieu et d&rsquo;action. On se croirait au cinéma ! Ce roman, divinement bien écrit, nous fait voyager à travers la géographie des sentiments. Entre Thérèse et Karl, rien n&rsquo;est écrit, rien n&rsquo;est évident&#8230; mais tout est possible, et cela malgré les vents contraires, la crue qui charrie les mauvaises nouvelles autant que les mauvais souvenirs. J&rsquo;ai découvert l&rsquo;univers d&rsquo;Hélène Lenoir a travers ce court roman. Un vrai régal !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Hélène Lenoir, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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