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	<title>Quatrième de couv &#187; &laquo;&nbsp;John&nbsp;&raquo;</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Femme libre, toujours tu chériras la mer&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 09:07:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Nous ne sommes qu&#8217;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&#8217;année. Je m&#8217;emballe ? Pas si sûr. En refermant &#171;&#160;Le grand marin&#160;&#187;, premier roman de Catherine Poulain,  j&#8217;ai pris une claque. Comme en l&#8217;ouvrant d&#8217;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ? &#171;&#160;Il faudrait [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="alignleft size-full wp-image-3524 colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN.jpg" alt="GRAND MARIN" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ne sommes qu&rsquo;au printemps et je vous annonce déjà le roman de l&rsquo;année. Je m&rsquo;emballe ? Pas si sûr. En refermant <strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;,</strong> premier roman de <strong>Catherine Poulain</strong>,  j&rsquo;ai pris une claque. Comme en l&rsquo;ouvrant d&rsquo;ailleurs. Tout cela à cause de la première phrase. Je vous raconte ?</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Il faudrait toujours être en route pour l&rsquo;Alaska. Mais y arriver à quoi bon.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Des mots qui invitent à embarquer. <strong>Catherine Poulai</strong>n l&rsquo;a fait, elle. Dix ans de sa vie sur les bateaux de pêche en Alaska. Seule femme à bord. Pour la beauté du geste, et une putain de liberté chérie depuis ses vingt ans et son départ de Manosque.</p>
<p>D&rsquo;Europe en Asie en passant par l&rsquo;Amérique,<strong> Catherine Poulain</strong>, &laquo;&nbsp;runaway&nbsp;&raquo; jamais lassée, aura été barmaid à Hong-Kong, ouvrière agricole au Canada, employée d&rsquo;une conserverie de poisson en Islande&#8230; et donc pêcheuse en Alaska, là-bas, du côté de Kodiak.</p>
<p>Elle y passera dix ans, de 1993 à 2003. A cette date, les services de l&rsquo;Immigration lui intiment l&rsquo;ordre de quitter le pays. Elle n&rsquo;est pas en règle. Elle regagne la France. Aujourd&rsquo;hui, cette quinquagénaire au visage buriné et aux mains qui intimident, se partage son temps entre deux activités : bergère dans les Alpes-de-Haute-Provence et employée dans les vignobles du Bordelais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3523"></span></p>
<div id="attachment_3539" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3539 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG-0783-moonset-harbor-alaska-300x200.jpg" alt="IMG-0783-moonset-harbor-alaska" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Kodiak, Alaska (Photo Marion Owen)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ses carnets noircis pendant ses heures de quart, elle les a gardés jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;une rencontre avec un écrivain également journaliste lui fasse comprendre qu&rsquo;elle tenait là un matériau fantastique pour un roman. Le premier. <strong>Catherine Poulain</strong> a, au fil d&rsquo;entrevues, expliqué avoir toujours voulu écrire.</p>
<p>A 56 ans, elle signe un roman magistral. Parce qu&rsquo;il lui ressemble ? En partie. Nul doute que <strong>Lili,</strong> le brin de femme qui monte à bord du <em>Rebel</em> pour y enchainer les saisons de pêche (morue noire, du flétan et du saumon), s&rsquo;inspire de la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3535" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO.jpg" rel="lightbox[3523]"><img class="wp-image-3535 size-medium colorbox-3523" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAND-MARIN-PHOTO-300x192.jpg" alt="GRAND MARIN PHOTO" width="300" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Catherine Poulain (photo Geoffroy Mathieu)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lili</strong>, &laquo;&nbsp;la petite Française&nbsp;&raquo; embarque donc. Illégale. Et inexpérimentée. Qu&rsquo;importe. Elle apprendra. Quitte à risquer de perdre la vie, à cause de blessures gravissimes. Elle reste. S&rsquo;accroche dans une obsession du mouvement. Boit des bières avec les autres et ne compte pas ses heures. Oublie sa fatigue et son corps qui crie &laquo;&nbsp;Stop&nbsp;&raquo;. Elle reste pour <strong>Jude</strong>. &laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est lui. Comme elle, il a une trentaine d&rsquo;années. Un taiseux travailleur et alcoolique. <strong>Lili</strong> l&rsquo;apprivoise. Et ils s&rsquo;aimeront.</p>
<p><strong>Mais ces deux-là peuvent-ils se contenter d&rsquo;une vie comme les autres, avec son possible confort et ses règles sociales ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un livre puissant. Romanesque. Et divinement bien écrit. Chapeau bas !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 33-34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me lève aux aurores. Je saute au bas de ma couchette. Ça m&rsquo;appelle. Le dehors, l&rsquo;air d&rsquo;algues et de coquillages, les corbeaux sur le pont, les aigles dans le mât; le cri des mouettes sur les eaux lisses du port. Je prépare le café pour les deux hommes. Je sors. Je cours sur les docks. Les rues sont désertes. Je rencontre le jour nouveau. Je retrouve le monde d&rsquo;hier. La nuit l&rsquo;a caché puis rendu. Je rentre au bateau hors d&rsquo;haleine, Jesse et Ian se lèvent à peine. Les gars qui seront de l&rsquo;équipage ne vont pas tarder à arriver. Je bois le café avec eux. Mais qu&rsquo;ils sont lents. Mon pied remue sous la table. Je pourrais pleurer d&rsquo;impatience. Attendre est une douleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Est-ce que mourir va durer longtemps ? Je renifle et me mouche entre deux doigts. C&rsquo;est triste, je pense en regardant le ciel, la mer, c&rsquo;est tellement dommage de mourir. Mais sans doute que c&rsquo;est normal aussi, s&rsquo;en être allée si loin et seule, si loin vers le si Grand Nord, là où on l&rsquo;appelle “the Last Frontier”, la dernière frontière et l&rsquo;avoir franchie, la frontière, avoir trouvé son bateau et se retrouver transportée de joie sur l&rsquo;océan, à y penser le jour et la nuit, à n&rsquo;en dormir presque plus sur son coin de plancher sale. Connaître des jours, des nuits, des aubes belles à en renier son passé, à y vendre son âme. Oui, avoir osé la franchir, la frontière, ça ne pouvait être que pour y trouver la mort, y pêcher sa fin très rouge et très belle, un poisson ruisselant de mer et de sang, venu se ficher dans ma main comme une flèche flamboyante. Je revois mon départ, la traversée des déserts dans le car au lévrier bleu, le ciel de l&rsquo;anorak et ses nuages de duvet autour de moi&#8230; C&rsquo;était donc pour cela que je partais, cette force qui me donnait  toutes les audaces, gagner ma mort. Je revois Manosque-les-Couteaux où je ne mourrai pas, enfin, traquée dans une chambre obscure. Je ne pleure plus. Je redescends dans le carré. Ma main est devenue inerte. Une fois de plus je me sens fautive en voyant les hommes s&rsquo;affairer sur le pont. Je me recroqueville dans la coursive. Il y  fait sombre et chaud. Je serre ma main contre mon ventre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est moi qui vais pleurer si ça continue – s&rsquo;il me regarde encore avec ces yeux de chien blessé –, c&rsquo;est moi qui pleure. Je le repousse. Je sens ses côtes sous mes mains. Une dernière fois je vois son visage écorché, grand enfant éperdu, avant qu&rsquo;il ressorte. Ce soir ce sera bien ma faute s&rsquo;il boit des gins tonics jusqu&rsquo;à rouler par terre. Je m&rsquo;enfonce dans l&rsquo;antre de ma couchette. Je m&rsquo;enfouis tout entière dans mon duvet. J&rsquo;ai déchargé dix tonnes de poisson, je me suis battue au pic avec la glace de la cale, je me suis rebellée et j&rsquo;ai fait le tour des bars, rencontré un trappeur triste. Mon skipper veut m&rsquo;emmener pêcher à Hawaï et Jude au motel. Manosque-les-Couteaux m&rsquo;attend toujours. C&rsquo;est beaucoup pour une même journée. Les hommes sont repartis au bar. J&rsquo;entends l&rsquo;eau glisser sur le flanc du bateau.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le grand marin&nbsp;&raquo;, De Catherine Poulain, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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		<title>Au pays d&#8217;un père menteur&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 07:06:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Cette année encore, celle des livres et de leurs auteurs précède de quelques semaines celle des écoliers. L&#8217;occasion de retrouver, avec plaisir et impatience, les nouvelles oeuvres d&#8217;auteurs déjà confirmés, de découvrir celles de nouveaux écrivains en devenir. Bref, un moment particulier. Quoi de neuf, alors ? 589 nouveaux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff9900"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Cette année encore, celle des livres et de leurs auteurs précède de quelques semaines celle des écoliers. L&rsquo;occasion de retrouver, avec plaisir et impatience, les nouvelles oeuvres d&rsquo;auteurs déjà confirmés, de découvrir celles de nouveaux écrivains en devenir. Bref, un moment particulier.</p>
<p>Quoi de neuf, alors ? <strong>589 nouveaux romans sont annoncés entre le 19 août et la fin du mois d&rsquo;octobre.</strong> Soir une légère baisse par rapport à l&rsquo;an dernier. Parmi cette nouvelle moisson,<strong> on compte 393 romans français parmi lesquels 68 premiers romans. </strong> Des heures de lecture et de jolies découvertes en perspective.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON1.jpg" rel="lightbox[3195]"><img class="alignleft wp-image-3220 size-thumbnail colorbox-3195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON1-150x150.jpg" alt="CHALANDON" width="150" height="150" /></a>Parmi les pépites de cette rentrée, <strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Sorj Chalandon.</strong> Un auteur particulièrement apprécié par Quatrième de couv, en témoignent les deux posts écrits pour ces deux précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/">&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs&nbsp;&raquo; </a></strong>et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/05/antigone-pour-voler-deux-heures-a-la-guerre/">&laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p><strong>Sorj Chalandon</strong> est né le 16 mai 1952. En 1973, il entre à <b>Libération</b>. Dessinateur, puis monteur de page, il devient grand reporter puis rédacteur en chef du quotidien, qu&rsquo;il quitte en 2007, dans le sillage de Serge July. Depuis 2009, il a rejoint le <b>Canard Enchaîné</b>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo; </strong>? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Emile</strong>. Un gamin ballotté entre une mère effacée et un père tyrannique et mythomane. <strong>Emile</strong>, c&rsquo;est le fils unique des époux <strong>Choulans</strong>. <strong>Emile</strong> est surnommé <strong>&laquo;&nbsp;Picasso&nbsp;&raquo;</strong> puisqu&rsquo;il dessine tout le temps, <strong>Emile</strong> est asthmatique et ne comprend pas grand-chose à la vie que mènent ses parents, si différente de celle des autres.</p>
<p><span id="more-3195"></span></p>
<p><strong>André</strong> ne travaille pas, dit qu&rsquo;il a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d&rsquo;une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle.</p>
<p>Jusqu&rsquo;au jour où <strong>André Choulans</strong> estime que le général l&rsquo;a trahi. Nous sommes, en avril 1961, en pleine guerre d&rsquo;Algérie et l&rsquo;indépendance vient d&rsquo;être décidée.  La tentative de Salan et des trois autres généraux a échoué. Impossible à accepter pour <strong>André</strong> qui décide de tuer de Gaulle. Son fils de 13 ans va devoir l&rsquo;aider. S&rsquo;ensuit un roman sur l&rsquo;enfance volée, l&rsquo;enfance meurtrie tandis que le jeune et fragile <strong>Emile</strong> doit multiplier les entraînements, apprendre à être homme et ne surtout pas contester les décisions de son père violent.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON-II.jpg" rel="lightbox[3195]"><img class="alignleft size-full wp-image-3200 colorbox-3195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON-II.jpg" alt="CHALANDON II" width="220" height="346" /></a></p>
<p>Un huis-clos familial étouffant. <strong>Emile</strong> n&rsquo;échappera qu&rsquo;avec le temps aux mensonges et à la violence  de son père, à la faiblesse aveugle de sa mère.</p>
<p><strong>André Choulans</strong> manipule sa femme et son fils. Des années durant. Il invente le personnage de Ted, son ami américain, parrain d&rsquo;<strong>Emile</strong> et agent de la CIA.</p>
<p>L&rsquo;adolescent s&rsquo;enfoncera dans les histoires de son père, s&rsquo;enfermera dans une relation dangereuse avec <strong>Luca Biglioni</strong>, son camarade de classe.</p>
<p>Avec &laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;, <strong>Sorj Chalandon</strong> explore à nouveau l&rsquo;enfance, dix ans après son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Le petit Bonzi&nbsp;&raquo;</strong>, qui traitait déjà de la même thématique.</p>
<p>Loin des décors irlandais ou libanais de ses précédents romans, <strong>Sorj Chalandon</strong> livre ici un roman de l&rsquo;intime, sensible.</p>
<p>A partir de l&rsquo;enterrement, sinistre, de son père, <strong>Emile</strong> démêle la pelote de ses souvenirs, de son enfance dévastée, des années d&rsquo;adolescence et même de sa vie de jeune adulte martyrisée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Sorj Chalandon, sur France Inter</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lui l&rsquo;évangéliste, le croisé charismatique, se disait bien au-dessus de Jésus. Dieu lui parlait. Mon père et Dieu, sans personne pour traduire. Il n&rsquo;avait que faire d&rsquo;une bouchée de pain sans levain, de prières en commun ou de genoux à terre. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;était lui qui me confessait. Il refusait que j&rsquo;avoue mes fautes à un curé. Il s&rsquo;en chargeait lui-même, en secret, dans le salon, avant que ma mère ne rentre du travail. Il mettait une robe pastorale noire à rabat blanc, et une étole violette, brodée d&rsquo;une terre porteuse de croix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En 1960, alors que Strasbourg jouait en ville, mon père avait voulu me faire la surprise, me conduire au match, m&rsquo;asseoir contre lui sur le banc de touche, me raconter comment il avait failli devenir un grand joueur de foot. Et me présenter à Emile Veinante, son ami. Mais mes notes du trimestre avaient été mauvaises. Alors il a eu honte de moi. Il m&rsquo;a enfermé. On ne présentait pas un âne bâté à un dieu du stade. Le soir du match, il est resté devant sa télé. Et moi dans son armoire. Pour me punir, il ne m&rsquo;avait jamais plus parlé de football.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 186-187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il &lsquo;l&rsquo;avait fait, mon Dieu. Pour tuer de Gaulle, pour moi, pour Ted, pour le chef, pour sa fille, il avait tout quitté. J&rsquo;étais dans mon lit. Couché sur le dos, les yeux grands ouverts. Je voyais son regard dans la nuit, la pluie dans ses cheveux, sa valise noire et blanche. Il pourrait être chez lui en une heure. Remettre l&rsquo;argent là où il l&rsquo;avait trouvé, et les cartes d&rsquo;identité. Mais pour les pneus crevés et les fils arrachés, je n&rsquo;avais pas d&rsquo;idée. Il faudrait qu&rsquo;il se débrouille. Je ne savais plus que faire de lui. J&rsquo;ai frissonné. J&rsquo;étais triste. J&rsquo;avais tout programme pour qu&rsquo;il renonce, et il ne l&rsquo;avait pas fait. Je ne comprenais pas. Aucun enfant ne quitte sa famille en pleine nuit pour tuer de Gaulle et se marier. C&rsquo;était idiot, impossible. Plus de cinquante ans après, je n&rsquo;arrive toujours pas à croire que Luca Biglioni ait pu faire ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de guerre dans ce roman, pas d&rsquo;idéal trahi, mais un huis-clos familial glaçant. Entre humiliations, coups et petites mesquineries. On pourra se demander quelle part de sa vie l&rsquo;auteur a distillé entre les pages de ce roman poignant. Terriblement touchant. Sorj Chalandon est un auteur sensible. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;, Sorj Chalandon, Grasset, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: center">
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