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	<title>Quatrième de couv &#187; islamisme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Voyage au bout de l&#8217;enfer à hauteur d&#8217;enfant</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 16:16:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Une histoire à hauteur d&#8217;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&#8217;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause. Cette histoire, c&#8217;est celle de Fabien. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&#8217;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="alignleft size-full wp-image-5878 colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RACHID.jpg" alt="RACHID" width="195" height="278" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire à hauteur d&rsquo;enfant. Tragique. Poignante. Terrible. C&rsquo;est ce que propose Rachid Benzine dans son nouveau roman. Court (80 pages seulement) mais percutant. Et pour cause.</p>
<p>Cette histoire, c&rsquo;est celle de<strong> Fabien</strong>. Un écolier féru de poésie. Un gamin qui grandit entre ses parents et l&rsquo;école Jacques-Prévert à Sarcelles. Un enfant qui va être arraché à tout cela après que ses parents décident de rejoindre la Syrie et l&rsquo;Etat islamique. Un enfant qui raconte l&rsquo;enfer qu&rsquo;il découvre, les désillusions de ses parents, la mort de son père, l&rsquo;acharnement de sa mère et la folie qui la guette &#8230;</p>
<p>Trois mois que <strong>Fabien</strong> rebaptisé <strong>Farid</strong> est enfermé dans un camp tenu par les Kurdes, avec sa mère et son frère, né de l&rsquo;union de sa mère avec un autre combattant de l&rsquo;EI, tué comme les précédents au combat. Alors <strong>Fabien/Farid</strong> raconte ces quatre dernières années. Avec une lucidité terrible. Comme pour nous plonger au plus près de l&rsquo;horreur.</p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, que j&rsquo;ai découvert via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">son premier roman en 2020</a></strong> est enseignant et chercheur associé au Fonds Ricoeur. Islamologue, politologue, romancier et dramaturge, Rachid Benzine est une des figures de proue de l&rsquo;islam libéral francophone. Après<strong> <em>Ainsi parlait ma mère</em></strong>, il a écrit <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/">Dans les yeux du ciel</a></strong>, </em>où, cette fois, il nous entraine dans les Printemps arabes à travers la vie et le regard aiguisé de <strong>Nour</strong>, une prostituée.</p>
<p>Le quadragénaire poursuit avec <em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance.</strong></em> Cette fois, ce n&rsquo;est pas une prostituée qui raconte, mais un enfant. Une autre voix que l&rsquo;on n&rsquo;écoute pas forcément. un exercice de compréhension d&rsquo;un islam dévoyé, violent. Aux antipodes des fondamentaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5875"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fabien</strong> s&rsquo;accroche à sa vie d&rsquo;avant, raconte les contraintes de celle qu&rsquo;il subit désormais dans ce camp où violence, maladies, faim et désoeuvrement cohabitent. Se souvient de son instituteur, de ses copains, de son chien, de ses grands-parents (via des appels téléphoniques de loin en loin) alors qu&rsquo;il doit rejoindre chaque jour l&rsquo;école des lionceaux du califat.</p>
<p>Veuve, sa mère pourrait-elle rentrer en France ? Ses enfants peuvent-ils être sauvés ? Autant de questions auxquelles un enfant ne peut pas répondre, isolé, loin de ses rêves d&rsquo;être un jour un footballeur célèbre.</p>
<p>Un roman qui rappelle la situation toujours vécue par des femmes et leurs enfants dans <strong>ces camps  d&rsquo;Al Hol et Roj</strong>   <strong><a href="https://www.europe1.fr/societe/syrie-une-francaise-de-28-ans-meurt-dans-un-camp-4082767">comme l&rsquo;explique cet article</a>. </strong></p>
<p>Ou encore ce <strong><a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/12/en-syrie-la-question-du-rapatriement-divise-les-francaises-djihadistes-du-camp-de-roj_6091239_3210.html">reportage publié dans Le Monde</a></strong>, en août dernier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_5881" style="width: 1034px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" rel="lightbox[5875]"><img class="wp-image-5881 size-full colorbox-5875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47.jpg" alt="1c01853_807217432-lgeai-roj-francaises-47" width="1024" height="512" /></a><p class="wp-caption-text">Dans le camp de Roj-2. Photo Laurence Geai pour Le Monde, août 2021</p></div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et puis on est arrivé en Syrie. Là, ils m&rsquo;ont dit où on était. Ça s&rsquo;appelait Raqqah. Papa et maman, ils étaient très excités. Je les avais jamais vus aussi heureux. Ils m&rsquo;ont dit que c&rsquo;était le paradis ici. Moi je croyais que le paradis c&rsquo;était dans le ciel, quand on est mort. Papa s&rsquo;est habillé avec des vêtements très larges et un turban. Maman a mis un niqab. Tout noir. On voyait que ses yeux. Pour rire, elle me disait que c&rsquo;était pour me surveiller comme depuis la meurtrière d&rsquo;un château. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Une fois, maman a réussi à avoir mamie au téléphone grâce à une femme gentille de Daesh. Il y en a. Je n&rsquo;ai pas aimé ce qu&rsquo;a dit maman. Elle a reproché à mamie de lui avoir dit de sortir de Baghouz parce que, c&rsquo;était sûr, on allait être rapatriés. Elle a eu vraiment confiance dans la promesse de mamie et elle lui a reproché de l&rsquo;avoir trahie. Elle lui a même dit : &nbsp;&raquo; Tu nous a trahis deux fois. Quand tu as alerté la police parce que tu avais peur que je parte rejoindre Daesh et quand tu m&rsquo;as dit que j&rsquo;allais rentrer en France après Baghouz.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais que mamie pleurait au téléphone en lui disant qu&rsquo;elle avait déjà préparé la chambre pour Selim et moi, qu&rsquo;elle nous avait acheté des jouets et qu&rsquo;elle avait prévu un sac de vêtements pour quand maman irait en prison en France&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je comprends pas pourquoi on prend des petits dans la guerre. Et dans ce camp. C&rsquo;est pas fait pour eux la guerre. C&rsquo;est pour les grands. Et même pour les grands. Quand je repense à papa&#8230; Je sais que lui non plus ne l&rsquo;aimait pas cette guerre. C&rsquo;est cruel une guerre. Et j&rsquo;ai toujours pas compris pourquoi on se battait. Maintenant qu&rsquo;on est prisonniers, on est mal traités mais c&rsquo;est pas les ennemis qu&rsquo;on nous avait dit. Ils nous donnent à manger. Ils nous soignent comme ils peuvent. Il y en a qui nous parlent mal. Il y a des gardiens qui me donnent des gifles parfois. Mais à l&rsquo;école des lionceaux, on nous disait qu&rsquo;il fallait tous les tuer et les faire souffrir. C&rsquo;est quand même pas pareil. Peut-être que ceux qui me giflent ils ont eu un enfant tué par Daesh.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Voyage au bout de l&rsquo;enfance, Rachid Benzine, Seuil, 13€. </strong></em></p>
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		<title>Quand Mathias Enard nous plonge dans le printemps arabe&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Sep 2012 10:51:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est la rentrée ! Et le landerneau littéraire bruisse, depuis le 15 août, des noms à suivre, des auteurs à découvrir et des romans qu&#8217;on peut d&#8217;emblée oublier&#8230; Une tradition française et, pour le coup, une véritable exception culturelle ! Jusqu&#8217;à la mi-octobre, ce sont ainsi 646 romans qui vont s&#8217;installer sur les tables des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et<strong> le landerneau littéraire bruisse</strong>, depuis le 15 août, des noms à suivre, des auteurs à découvrir et des romans qu&rsquo;on peut d&rsquo;emblée oublier&#8230; Une<strong> tradition française</strong> et, pour le coup, une véritable <strong>exception culturelle ! </strong></p>
<p><strong>Jusqu&rsquo;à la mi-octobre, ce sont ainsi 646 romans qui vont s&rsquo;installer sur les tables des libraires, dans les grands magasins</strong>. Pour un temps plus ou moins long selon la notoriété des auteurs&#8230; et la qualité de leur production. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un premier roman ou d&rsquo;un énième épisode d&rsquo;une même histoire râbachée.</p>
<p>Comme tous les ans, des noms bien connus ressortent du chapeau médiatique. <strong>Sur Quatrième de Couv, je ne vous parlerai pas d&rsquo;Amélie Nothomb ou de Philippe Delerm</strong>, d&rsquo;autres s&rsquo;en changeront. Ici, nous allons essayer de vous faire découvrir d&rsquo;autres auteurs, déjà connus et reconnus ou pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/rue-voleurs.jpg" rel="lightbox[1174]" title="rue-voleurs"><img class="alignleft  wp-image-1179 colorbox-1174" style="margin: 10px;" title="rue-voleurs" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/rue-voleurs-176x300.jpg" alt="" width="106" height="180" /></a>Impossible pour moi en cette rentrée littéraire de septembre de passer à côté du nouveau roman de <strong><a title="Découvrez l'auteur ici" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathias_%C3%89nard">Mathias Enard, &laquo;&nbsp;Rue des Voleurs&nbsp;&raquo;</a>.</strong></p>
<p>Des années déjà que cet auteur s&rsquo;est fait une place dans le paysage littéraire. Son univers ? Difficile de le définir tant ses livres successifs évoquent des thématiques différentes. <strong>&laquo;&nbsp;Zone&nbsp;&raquo;</strong>, – une seule phrase écrite sur quelques 500 pages –, avait donné à l&rsquo;auteur l&rsquo;occasion de collectionner des prix. Puis <strong>&laquo;&nbsp;Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants&nbsp;&raquo;</strong> nous avait plongé dans les affres de la création au XVIe siècle. Dernièrement, c&rsquo;est son roman <strong>&laquo;&nbsp;Remonter l&rsquo;Orénoque</strong>&nbsp;&raquo; qui était adapté au cinéma avec, excusez du peu, Juliette Binoche dans le rôle principal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1174"></span></p>
<div id="attachment_1180" style="width: 190px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ENARD.jpg" rel="lightbox[1174]" title="ENARD"><img class=" wp-image-1180  colorbox-1174" style="margin: 10px;" title="ENARD" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ENARD-300x199.jpg" alt="" width="180" height="119" /></a><p class="wp-caption-text">Mathias Enard, né en 1972, a étudié le persan et l’arabe et fait de longs séjours au Moyen-Orient. Il vit à Barcelone. Photo Georges Séguin ( Ikko) </p></div>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? C&rsquo;est celle de<strong> Lakhdar</strong>. Un jeune Marocain de Tanger. Il vit entre ses parents, le lycée et les polars qu&rsquo;il dévore. Pas trop de religion. Les filles aussi l&rsquo;intéressent. Et surtout sa cousine Meryem. Ensemble, ils vont &laquo;&nbsp;fauter&nbsp;&raquo;. <strong>Lui est chassé. Elle, en mourra.</strong> Dès lors, sans personne ni moyen, <strong>Lakhdar</strong> va errer, puis trouver du travail dans une librairie islamiste, avant de taper au kilomètre les noms des victimes de la Grande Guerre puis de rejoindre un ferry comme homme à tout faire. Il travaillera ensuite dans une entreprise de pompes funèbres un peu spéciale puis de se retrouver à Barcelone. Sans papier ni but. A part celui d&rsquo;être auprès de <strong>Judith</strong>, la jolie étudiante rencontrée à Tanger avec son camarade<strong> Bassam</strong>, enrôlé par le <strong>Cheikh Nouredine.</strong></p>
<p>Une histoire d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Le Printemps arabe est amorcé. A Sidi Bouzid, en Tunisie, un jeune adulte s&rsquo;est immolé pour signifier sa colère. La population se mobilise. Le Printemps fleurit dans d&rsquo;autres pays&#8230; même au Maroc. On suit<strong> Lakhdar</strong> dans son exil. De l&rsquo;autre côté de la Méditerranée pourtant, l&rsquo;avenir n&rsquo;est pas rose. La crise saigne l&rsquo;Europe. En Espagne, les Indignés sont dans la place.</p>
<p>Au fil des pages,<strong> Lakhdar</strong> poursuit son chemin au milieu du champ de bataille. Sans jamais faire demi-tour. Mais pourrait-il faire autrement ? Son horizon est bouché. Il se réfugie dans l&rsquo;ironie, la littérature classique arabe et les rêves d&rsquo;un avenir meilleur.<strong> On suit son cheminement. Comme une chronique. Implacable.</strong></p>
<p>Une vidéo pour découvrir l&rsquo;intention de l&rsquo;auteur avec &laquo;&nbsp;Rue des Voleurs&nbsp;&raquo; :</p>
<p style="text-align: left;"><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xs7sw9" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 18 :</strong> <em> &laquo;&nbsp;On devient l&rsquo;équivalent humain du pigeon ou de la mouette. Les gens nous voient sans nous voir, parfois ils nous donnent des coups de pied pour que nous disparaissions et peu, bien peu, imaginent sur quel bastingage, sur quel balcon nous dormons, la nuit. Je me demande à quoi je pensais, à l&rsquo;époque. Comment j&rsquo;ai tenu. Pourquo<strong></strong>i  je ne suis pas tout simplement rentré au bout de deux jours chez mon père m&rsquo;effondrer sur le canapé du salon. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 49 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;indignation ( dont j&rsquo;avais vaguement entendu parler par Internet) me semblait un sentiment assez peu révolutionnaire, un truc de vieille dame propre surtout à vous attirer des gnons, un peu comme si un Gandhi sans projet ni détermination s&rsquo;était un beau jour assis sur le trottoir parce qu&rsquo;il était indigné par l&rsquo;occupation britannique, outré. Ca aurait sans doute fait doucement rigoler les Anglais. Les Tunisiens s&rsquo;étaient immolés par le feu, les Egyptiens s&rsquo;étaient fait tirer dessus place Tahrir, et même s&rsquo;il y avait de grandes chances pour que cela finisse dans les bras du Cheikh Nouredine et de ses amis, ça faisait un peu rêver quand même.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 200</strong> : <em>&nbsp;&raquo; A défaut d&rsquo;université, j&rsquo;essayais de me cultiver, de ne pas perdre mon temps. J&rsquo;étais conscient que c&rsquo;étaient les livres qui m&rsquo;avaient obtenu les meilleurs situations que j&rsquo;ai jamais eues, à la Diffusion de la Pensée coranique et chez M. Bourrelier ; je sentais confusément qu&rsquo;ils me donnaient une supériorité douloureuse sur mes compagnons d&rsquo;infortune, clandestins comme moi – sans parler d&rsquo;un loisir presque gratuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Etre au coeur de l&rsquo;actualité récente. Faire le choix de &laquo;&nbsp;l&rsquo;extrême contemporain&nbsp;&raquo;. Mathias Enard a saisi une option pour le moins &laquo;&nbsp;casse-gueule&nbsp;&raquo; en traitant du Printemps arabe dans ce nouveau roman. Il s&rsquo;en tire plutôt bien. Et c&rsquo;est avec un réel plaisir de lecture que l&rsquo;on suit son héros, Lakhdar, jeune marocain sacrifié</span> <span style="color: #0000ff;">par le poids de la tradition et de la misère. Le récit, à la première personne, est sensible.</span> <span style="color: #0000ff;">Très attachant. Et terriblement ancré dans la réalité. C&rsquo;est la nôtre.</span> <span style="color: #0000ff;">Pour peu qu&rsquo;on regarde un peu plus loin que nos préjugés. Un grand roman.</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Rue des Voleurs&nbsp;&raquo;, de Mathias Enard, Actes Sud, 21,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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