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	<title>Quatrième de couv &#187; ironie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Coup de spleen sur l&#8217; &#171;&#160;American way of life&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Nov 2018 08:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Jeffrey Eugenides est de retour ! Profitons-en ! L&#8217;auteur américain, lauréat du prix Pulitzer, excusez du peu, écrit un livre&#8230; tous les neuf ans. Après &#171;&#160;Virgin suicides&#160;&#187; ( salué par la critique et adapté au cinéma par Sofia Coppola), &#171;&#160;Middlesex&#160;&#187; et &#171;&#160;Le roman du mariage&#160;&#187;, le sexagénaire est de retour avec un premier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><strong>Jeffrey Eugenides</strong> est de retour ! Profitons-en ! L&rsquo;auteur américain, lauréat du prix Pulitzer, excusez du peu, écrit un livre&#8230; tous les neuf ans. Après <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo; </strong>( salué par la critique et adapté au cinéma par Sofia Coppola), <strong>&laquo;&nbsp;Middlesex&nbsp;&raquo;</strong> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/"><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong></a>, le sexagénaire est de retour avec un premier recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Des raisons de se plaindre&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DES-RAISONS.jpg" rel="lightbox[4446]"><img class="alignleft wp-image-4447 size-medium colorbox-4446" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DES-RAISONS-197x300.jpg" alt="DES RAISONS" width="197" height="300" /></a>Nouveau format donc pour celui qui nous parle de l&rsquo;Amérique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Toujours. Les dix nouvelles réunies dans son recueil ont été écrites et publiées ( dans le New Yorker) au fil des trente dernières années.</p>
<p>Là, souvent réécrites ou lissées, indiquent des journalistes, elles évoquent des illusions perdues, nous font rencontrer des couples dysfonctionnels, et une middle-class américaine perdue&#8230; entre consumérisme et perte des valeurs morales. Bref, gros coup de spleen sur les USA !</p>
<p>J&rsquo;ai préféré les plus récentes des nouvelles compilées là. A chaque nouvelle histoire, le ou les personnages principaux ( en majorité des hommes, donc), se trouvent à un carrefour de leur existence. Ils ont fait des choix, ou subissent ceux faits à leur insu. Font, dès lors, preuve de mauvaise foi, ou déni&#8230; ou de culpabilité.</p>
<p><span id="more-4446"></span></p>
<p>Tous aussi ont des questions prosaïques à régler : l&rsquo;argent est au coeur de toutes ces nouvelles ou presque. Qu&rsquo;ils en rêvent, qu&rsquo;ils en manquent, qu&rsquo;ils le volent ou trouvent des stratagèmes pour le détourner. Mais rien ne se passe jamais comme prévu&#8230;</p>
<div><strong>Si vous n&rsquo;avez jamais vu le film &laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;, voici la bande-annonce diffusée à l&rsquo;époque</strong></div>
<div id="blogvision"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3942.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Virgin suicides</a><br />
<a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19466934&amp;cfilm=3942.html"><strong>Virgin suicides</strong> Bande-annonce VO</a></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 dans &laquo;&nbsp;Musique ancienne&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Les femmes qui travaillent vraiment ne manquaient pas. Rebecca n&rsquo;était pas l&rsquo;une d&rsquo;elles voilà tout. Aujourd&rsquo;hui, dès qu&rsquo;une femme exerçait une activité, on disait qu&rsquo;elle travaillait. Un homme confectionnant des souris en peluche était considéré, au mieux, comme pourvoyant mal aux besoins de sa famille, au pire, comme un minable. Alors qu&rsquo;une femme titulaire d&rsquo;une maîtrise et d&rsquo;un quasi-doctorat en musicologie, et qui cousait à la main des rongeurs parfumés micro-ondables, était à présent considérée ( surtout par ses amies mariées) comme un entrepreneur&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 205-206 dans &nbsp;&raquo; Des jardins capricieux &nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;idée de ce quinquagénaire corpulent se jetant du haut d&rsquo;une falaise, Maria la trouve comique. Les yeux de Malcolm sont humides, elle le voit, mais la sincérité de son émotion ne fait que le lui rendre plus lointain encore. C&rsquo;est peut-être vrai qu&rsquo;il a envisagé de se suicider, c&rsquo;est peut-être vrai que ce repas ( comme il le soutient) le ramène maintenant à la vie, mais c&rsquo;est une erreur de penser qu&rsquo;elle, qui le connaît à peine, puisse partager sa peine ou sa joie. Un instant, elle se reproche son manque de compassion pour Malcolm ( avec des trémolos dans la voix, il décrit &laquo;&nbsp;les jours très sombres&nbsp;&raquo; qui ont suivi le départ de sa femme), mais cet instant passe vite. Inutile de se voiler la face : elle ne ressent rien. Elle donne un petit coup de pied à Annie sous la table. Annie esquisse un sourire puis se cache la bouche derrière sa serviette. Maria frotte son pied contre le mollet d&rsquo;Annie. Annie retire sa jambe Maria ne la trouve plus. Elle la cherche du bout de sa chaussure et guette le regard d&rsquo;Annie pour pouvoir lui faire un clin d&rsquo;oeil, mais Annie garde les yeux rivés sur une assiette.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 231 dans &laquo;&nbsp;Fondements nouveaux&nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Comme la plupart des honnêtes gens, Kendall rêvait parfois de commettre des actes illicites. Mais les jours qui suivirent, il se surprit à nourrir ces rêves avec une assiduité suspecte. Comment détournait-on de l&rsquo;argent quand on voulait le faire bien ? Quelles étaient les erreurs les plus fréquentes ? Comment se faisait-on prendre et à quelles sanctions s&rsquo;exposait-on ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des raisons de se plaindre&nbsp;&raquo;, de Jeffrey Eugenides, les Editions de l&rsquo;Olivier, 22,50€. Traduction de Olivier Deparis.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand l&#8217;amitié peut aussi être une addition salée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/04/09/quand-lamitie-peut-aussi-etre-une-addition-salee/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 07:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&#8217;est pas simple. Casse-gueule, même. Olivier Bourdeaut s&#8217;y est risqué. Après le fabuleux succès de &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;, dont je vous avais parlé ici, il revient avec &#171;&#160;Pactum salis&#160;&#187;, toujours édité chez Finitude. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" rel="lightbox[4218]"><img class="alignleft size-full wp-image-4220 colorbox-4218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" alt="Pactum-Salis-223x330" width="223" height="330" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&rsquo;est pas simple. Casse-gueule, même. <strong>Olivier Bourdeaut</strong> s&rsquo;y est risqué. Après le fabuleux succès de <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/">ici</a>,</strong> il revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong>, toujours édité chez <strong>Finitude.</strong></p>
<p>Après les multiples traductions à travers quelque quarante pays et plus de 500.000 exemplaires vendus en France, une adaptation au théâtre ( sur scène en janvier) et un tournage pour le cinéma en cours, l&rsquo;auteur a changé de registre. Radicalement. Ici, pas d&rsquo;histoire autour d&rsquo;un amour fou, mais une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose.</p>
<p>Il y a <strong>Michel</strong>, agent immobilier à son compte. L&rsquo;homme a réussi professionnellement et affiche un train de vie cossu. Mais aussi une solitude qui poisse ses mocassins. <strong> Jean</strong>, lui, a fui Paris et son ami <strong>Henri</strong> pour devenir paludier à Guérande. Une vie monacale, mais un choix assumé. Loin de la société des hommes et d&rsquo;un amour déçu, il travaille durement.</p>
<p>Deux métiers que l&rsquo;auteur, installé désormais en Espagne, a pratiqué. Avec plus ou moins de succès, avoue-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4218"></span></p>
<p>Une nuit de beuverie, <strong>Michel</strong> échoue sur un tas de sel, urine sur le travail de <strong>Jean</strong>. Quand ce dernier le découvre, il manque de le tuer. Ils finiront par apprendre à se connaître, à se découvrir le temps d&rsquo;une semaine.  Entre leurs nuits de débauche, les deux hommes travaillent ensemble. <strong>Jean</strong> embauche <strong>Michel.</strong> Malgré la fascination réciproque qu&rsquo;ils exercent l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, les différences sont très nombreuses, profondes. Et le drame jamais loin.</p>
<p>Michel est-il si détestable ? Jean si adorable ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong> qui donne son titre au roman est un proverbe médiéval qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amitié est un pacte de sel&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est-à-dire durable, éternelle. Allez savoir&#8230;</p>
<p>Un livre corrosif sur les différences sociales et la solitude.  Avec une fin étonnante que j&rsquo;ai dû relire pour comprendre. Pas sûre d&rsquo;y être parvenue <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4218" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;était jamais senti l&rsquo;âme d&rsquo;un leader, d&rsquo;un chef de meute, et encore moins d&rsquo;une assistante sociale et lorsque deux ans de succès chez Century 21 la firme lui proposa, à vingt ans tout juste, de prendre la direction d&rsquo;une nouvelle agence, il déclina poliment. Son travail acharné, autistique disaient certains, avait porté ses fruits au-delà de toute espérance. ll réalisait une vente par semaine, parfois plus, et se trouvait parmi les meilleurs de l&rsquo;hexagone, le plus jeune assurément. Mais après deux ans, le regard qu&rsquo;il portait sur sa société avait négativement évolué, et il ne se voyait pas mener une escouade de requins d&rsquo;eau douce tapissés de jaune pâle. Son ambition ne devait pas se préoccuper de la réussite des autres, encore moins de la faire prospérer, alors il préféra se mettre à son compte. Il payait donc une comptable au forfait, et son téléphone aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il était assez grand désormais pour affronter le silence et la solitude Il n&rsquo;avait plus besoin de boire pour se donner du courage et affronter sa tâche. Mais l&rsquo;ivresse était une compagne à laquelle il pensait souvent. Il lui arrivait de lui rendre visite sur un coup de tête, une contrariété. Il suffisait parfois d&rsquo;un vent tiède, d&rsquo;un coucher de soleil orange, d&rsquo;un air entraînant débordant d&rsquo;une terrasse de café, d&rsquo;une envie de compagnie, de brouhaha. Une envie de parler tout simplement.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133  : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hormis les commerçants, quelques touristes et les pêcheurs rencontrés lors de ses ivresses hivernales, il n&rsquo;avait pas parlé plus d&rsquo;une heure à quelqu&rsquo;un depuis presqu&rsquo;un an. Il y avait bien sa banquière, qu&rsquo;il voyait trente minutes par trimestre, mais le sujet abordé était toujours le même. Il ne pensait pas avoir de réserve suffisante pour alimenter une conversation qui allait s&rsquo;étendre tout au long d&rsquo;un plateau de fruits de mer, peut-être même d&rsquo;un dessert. Il regrettait de ne pas avoir proposé une crêperie comme dédommagement des singeries estivales de ce Michel. Au moins, une galette complète, une crêpe au sucre, une bolée de cidre pouvaient se bâcler en une demi-heure, mais un plateau de fruits de mer avec ses tourteaux à décortiquer, ses bigorneaux à extraire, ça pouvait durer une éternité, au bas mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le roman américain bidouillé par Tanguy Viel</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 08:24:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Le roman américain, ça marche. La preuve ? Jetez un oeil aux têtes de gondoles et sur les tables des librairies. Tous les grands noms sont là, qui, chaque saison, reviennent avec de nouvelles histoires&#8230; et les mêmes recettes, semble-t-il, efficaces. Vous en trouverez d&#8217;ailleurs bon nombre sur ce blog. &#160; &#160; Tanguy Viel, lui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le roman américain, ça marche. La preuve ? Jetez un oeil aux têtes de gondoles et sur les tables des librairies. Tous les grands noms sont là, qui, chaque saison, reviennent avec de nouvelles histoires&#8230; et les mêmes recettes, semble-t-il, efficaces. Vous en trouverez d&rsquo;ailleurs bon nombre sur ce blog.</p>
<div id="attachment_1724" style="width: 397px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PHOTO-TANGUY-VIEL.jpg" rel="lightbox[1718]"><img class=" wp-image-1724  colorbox-1718" style="margin: 10px" alt="Photo  : Roland Allard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PHOTO-TANGUY-VIEL.jpg" width="387" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Roland Allard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a title="Découvrez la bibliographie de l'auteur ici" href="http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1464"><strong>Tanguy Viel</strong></a>, lui, romancier français vivant en France, a décidé de faire écrire à son narrateur un roman américain. Une gageure ? Ce serait mal connaître l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Paris-Brest&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Insoupçonnable&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;absolue perfection du crime&nbsp;&raquo;</strong> qui s&rsquo;est plongé dans les clichés et les archétypes chers à la littérature yankee avec un certain talent.</p>
<p>Vous agitez le tout et vous obtenez <strong>&laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de Minuit</strong>. Un petit bijou d&rsquo;ironie et de loufoquerie.</p>
<p><span id="more-1718"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL.jpg" rel="lightbox[1718]"><img class="alignleft  wp-image-1723 colorbox-1718" style="margin: 10px" alt="TANGUY VIEL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL.jpg" width="108" height="146" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ce narrateur qui lassé de voir que les romans américains deviennent souvent des romans internationaux, décide de se servir des codes en vigueur outre-Atlantique pour écrire son nouveau roman.</p>
<p>Au fil des pages, une fois les poncifs collectés et repatinés, le narrateur nous plonge dans son histoire. Elle nous entraîne au Michigan et plus précisément à Detroit, dans les pas de<strong> Dwayne Koster</strong>, un universitaire ( il enseigne la littérature américaine). Quinquagénaire, il est  quitté par sa femme<strong> Susan</strong> qu&rsquo;il trompait avec une de ses étudiantes,<strong> Milly,</strong> jeune femme qui travaille en parallèle dans un <em>dinner</em>. De son côté, <strong>Susan</strong> le trompait avec <strong>Alex Dennis</strong>, également universitaire et bien plus charismatique que Dwayne.</p>
<p>Ah oui ! J&rsquo;oubliais : <strong>Dwayne Koster est fan de Jim Sullivan, ce chanteur des seventies disparu mystérieusement en 1975 dans le désert du Nouveau-Mexique.</strong> Et les Etats-Unis sont en guerre contre l&rsquo;Irak.</p>
<p>De chapitre en chapitre, notre héros va vivre une descente aux enfers au volant de sa Dodge des années 60. Le décor est planté. Rien ne manque. Jusqu&rsquo;à la crosse de hockey dans le coffre, mais chut, je ne peux pas tout vous raconter !</p>
<p><strong> Dans cette vidéo, Tanguy Viel raconte la construction de son roman</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Pages 10-11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Même dans le Montana, même avec des auteurs du Montana qui s&rsquo;occupent de chasse et de pêche et de provisions de bois pour l&rsquo;hiver, ils arrivent à faire des romans qu&rsquo;on achète aussi bien à Paris qu&rsquo;à New-York. Cela, c&rsquo;est une chose qui m&rsquo;échappe. Nous avons des hectares de forêts et de rivières, nous avons un pays qui est deux fois le Montana en matière de pêche et de chasse et nous ne parvenons pas à écrire des romans internationaux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 89</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et chaque jour aussi, en déjeunant là, chez Milly, il s&rsquo;imaginait encore partir sur les routes d&rsquo;Amérique avec elle sur le siège passager, sa jupe noire de serveuse qu&rsquo;elle aurait gardée tellement ils seraient partis vite et les miles comme des fils barbelés qu&rsquo;ils auraient mis entre eux et ce Michigan-là, trop sale ou trop vulgaire pour lui, pensait-il. Parce que c&rsquo;est vrai que là, sur la Va, Dyke Avenue, l&rsquo;Amérique de Sterling Heights, l&rsquo;Amérique des façades blanches et des profs de fac, elle était très, très loin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 106</strong> :<em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un point très important du roman américain, l&rsquo;adultère. C&rsquo;est même une obsession du roman américain, que le mari ou la femme, même après le divorce, ait une histoire avec quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, et si possible alors, avec la personne que l&rsquo;autre déteste le plus. Et je ne sais pas si on saisit bien que ce Dwayne a compris de ces histoires d&rsquo;empereur et de messager, mais ce qui est sûr, c&rsquo;est qu&rsquo;à partir de ce jour-là, il a commencé à pointer là, à Rochester Hills, dans les soirs ténébreux qui ouvraient cette histoire, avec l&rsquo;autoradio qui hésitait entre Jim Sullivan et la guerre en Irak.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les romans de Tanguy Viel sont toujours des petits bijoux de construction, d&rsquo;inventivité et d&rsquo;humour décalé. La preuve encore avec &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo; qui nous entraîne outre-Atlantique, mais sans perdre de vue nos repères français. Tanguy Viel sait écrit des romans américains. Et il le fait si bien qu&rsquo;on se dit&#8230; qu&rsquo;heureusement pour nous, il est Français ! </span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;, de Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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		<title>Rire même de la camarde&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/01/rire-meme-de-la-camarde/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/01/rire-meme-de-la-camarde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 15:35:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[ironie]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Fournier]]></category>
		<category><![CDATA[joie]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[Veuf]]></category>

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		<description><![CDATA[Rions un peu en attendant la mort, disait Pierre Desproges. Jean-Louis Fournier, l&#8217;ami de toujours,  ne dit pas autre chose. Et même pire, il vient d&#8217;écrire un livre de 157 pages dans lequel il évoque avec drôlerie et tendresse, la disparition brutale de sa femme, Sylvie. Au fil des pages d&#8217;une écriture vive et quelque [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/2544202.jpg" rel="lightbox[411]" title="2544202"><img class="alignleft size-medium wp-image-414 colorbox-411" style="margin: 10px;" title="2544202" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/2544202-300x148.jpg" alt="" width="180" height="89" /></a>Rions un peu en attendant la mort,</em> disait Pierre Desproges. <a title="découvrir l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Fournier">Jean-Louis Fournier</a>, l&rsquo;ami de toujours,  ne dit pas autre chose. Et même pire, il vient d&rsquo;écrire un livre de 157 pages dans lequel il évoque avec drôlerie et tendresse, la disparition brutale de sa femme, Sylvie. Au fil des pages d&rsquo;une écriture vive et quelque fois potache,  il nous fait rire en racontant leurs souvenirs communs mais aussi ce qui fait désormais son quotidien de veuf.</p>
<p><span id="more-411"></span></p>
<p> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7723456572_veuf.jpg" rel="lightbox[411]" title="7723456572_veuf"><img class="alignleft size-medium wp-image-418 colorbox-411" style="margin: 10px;" title="7723456572_veuf" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7723456572_veuf-188x300.jpg" alt="" width="113" height="180" /></a>Prendre la vie du bon côté malgré tout a été une idée fixe chez cet auteur à qui on doit notamment &nbsp;&raquo; Où on va, papa ?&nbsp;&raquo; , – il y évoquait la vie auprès de ses deux fils handicapés avec un ton qui aura fait le succès du livre mais aura aussi engendré une polémique notamment du côté de la mère de deux garçons aujourd&rsquo;hui décédés –, ou encore &laquo;&nbsp;Poète et paysan&nbsp;&raquo; sans oublier   &laquo;&nbsp;Grammaire française et impertinente&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Là, il attaque frontalement un sujet qui relève souvent du privé, de l&rsquo;intime : la mort d&rsquo;un être cher, la façon de vivre ( ou pas) avec, la tristesse que la disparition engendre, etc.</p>
<p> La première page plante le décor en quelques mots  :<em> &nbsp;&raquo; Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre. C&rsquo;est bien triste. Cette année, on n&rsquo;ira pas faire les soldes ensemble. &nbsp;&raquo; </em></p>
<p> Le ton est donné. A vous de vous lasser prendre ( ou pas ) à cette déclaration d&rsquo;amour envoyée à cette femme disparue brutalement après 40 ans d&rsquo;amour et de vie commune. Page 10 : &nbsp;&raquo; <em>Sylvie est partie discrètement sur la point des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Et Jean-Louis Fournier de raconter les épisodes de leur vie commune par de petits textes brefs. De leur rencontre au quotidien des dernières heures passées ensemble. Page 14 : <em>&nbsp;&raquo; Elle a été ma cale, elle m&rsquo;a empêché de tomber, je me suis tenu droit à ses côtés. Elle m&rsquo;a décapé, elle m&rsquo;a poli, elle m&rsquo;a fait briller. En échange, je l&rsquo;ai fait rire. Pleurer, aussi. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Le lecteur le suit dans son quotidien de veuf, obligé de faire sans, de faire avec&#8230; de continuer en somme. On lui offre un livre pour l&rsquo;aider avec un conseil : une phrase à répéter comme une prière : <em>&nbsp;&raquo; Tous les jours, et à tout point de vue, je vais mieux, de mieux en mieux. &laquo;&nbsp;</em> De quoi permettre à Fournier des pages d&rsquo;écriture drôles et enlevées. Qui ne le transforme pas en &laquo;&nbsp;Veuf joyeux&nbsp;&raquo; mais un veuf savoureux, poète et toujours amoureux.</p>
<p>On sourit quand on ne rit pas franchement&#8230; Curieux alors que la camarde a fauché sa femme. Et qu&rsquo;il nous explique qu&rsquo;il a pris un chat. Qu&rsquo;il boit le thé avec des veuves pour essayer d&rsquo;aller mieux. Tout en essayant de faire comprendre à <em>&laquo;&nbsp;Madame SFR&nbsp;&raquo;</em> que Sylvie ne téléphonera jamais plus !</p>
<p>Page 39 :<em> &nbsp;&raquo; Quand je voulais te mettre en colère je disais que tu étais une bonne ménagère. Tu rangeais tout et je ne retrouvais rien. Aujourd&rsquo;hui je n&rsquo;ai plus rien à perdre. &nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Page 120 :  <em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;aimerais bien te couvrir d&rsquo;or comme les reines d&rsquo;Egypte. Je ne regarde plus les châteaux à vendre, je n&rsquo;ai plus envie de château, j&rsquo;ai perdu ma reine. Je suis un vieux roi qui s&rsquo;emmerde. Mon or ne sert plus à rien. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Bref, un joli texte et une jolie déclaration d&rsquo;amour. Une belle manière de faire son deuil&#8230;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Veuf&nbsp;&raquo;, de Jean-Louis Fournier, Stock, 157 pages, 15,50€.</strong></em></p>
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