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	<title>Quatrième de couv &#187; inceste</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;âge de comprendre&#8230; et de détruire</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2023 Un rendez-vous. Après la rentrée littéraire de la rentrée, qui fournit de la matière aux prix si convoités, voici la rentrée littéraire d&#8217;hiver, souvent plus âpre et plus inventive. Cette année, dans un contexte d&#8217;augmentation du prix des livres, 517 romans et récits commencent à trouver leur place sur les tables des librairies, soit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2023</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6252 colorbox-6244" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AGE-DE-DETRUIRE-OK.jpg" alt="AGE DE DETRUIRE OK" width="195" height="267" /></p>
<p>Un rendez-vous. Après la rentrée littéraire de la rentrée, qui fournit de la matière aux prix si convoités, voici la rentrée littéraire d&rsquo;hiver, souvent plus âpre et plus inventive. Cette année, dans un contexte d&rsquo;augmentation du prix des livres, <strong>517 romans et récits</strong> commencent à trouver leur place sur les tables des librairies, soit 27 livres de plus qu&rsquo;en 2022.</p>
<p>Face au contexte inflationniste, les professionnels du secteur vont miser sur des valeurs sûres, des auteurs aguerris. Quid des premiers romans ? Ils peuvent compter sur moi pour leur donner un peu de visibilité. Parmi eux <strong><em>L&rsquo;âge de détruire</em></strong>, petite pépite écrite par <strong>Pauline Peyrade</strong>.</p>
<p><strong>Pauline Peyrade</strong>, trentenaire, est déjà l&rsquo;auteure de sept pièces de théâtre et son travail a été primé à plusieurs reprises. Elle signe avec L&rsquo;âge de détruire un premier roman singulier.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Elsa</strong>. Dans la première des deux parties du roman, elle a 7 ans. Narratrice, elle raconte l&rsquo;arrivée dans l&rsquo;appartement que a mère, qui l&rsquo;élève seule, vient d&rsquo;acheter. Un appartement que la mère a du mal à investir. Un appartement dans lequel la fillette va être frappée et violentée sexuellement. Un huis clos terrible et silencieux.</p>
<p><span id="more-6244"></span></p>
<p>Dans la deuxième partie, la mère d&rsquo;<strong>Elsa</strong> décide de vendre son appartement, désormais remboursé. <strong>Elsa</strong> vit à proximité de cette mère toxique. A l&rsquo;heure de faire les cartons, les souvenirs remontent, les questions aussi. Sur une vingtaine d&rsquo;années, une relation mère-fille auscultée. Détricotée. Entre secret de famille, abus et loi de silence.</p>
<p>En exergue de son roman, <strong>Pauline Peyrade</strong> a mis une phrase de Virginia Woolf  : <em>&nbsp;&raquo; L&rsquo;âge de comprendre  : l&rsquo;âge de détruire&#8230; Et ainsi de suite.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Une phrase énigmatique qu&rsquo;elle essaie de comprendre.<em> &laquo;&nbsp;Comprendre, c&rsquo;est détruire. Détruire, c&rsquo;est comprendre. Et on n&rsquo;en a jamais fini.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>L&rsquo;auteure, qui a beaucoup écrit pour le théâtre évoque à ce sujet d&rsquo;une écriture à l&rsquo;oreille. A la différence de son premier roman qu&rsquo;elle dit avoir écrit <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;abord avec les yeux&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, l&rsquo;auteure explique la génèse de son premier roman :</strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/626F9jscYNY">https://youtu.be/626F9jscYNY</a></p>
<p style="text-align: center"> <strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tu m&rsquo;aimes, Elsa ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je dors. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elsa. Dis-le-moi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;aime. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dis-le encore. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais oui. Je t&rsquo;aime.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tu m&rsquo;aimes comment ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Beaucoup.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est tout ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>S&rsquo;il te plaît. Je suis fatiguée. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Je ne proteste pas. J&rsquo;accepte l&rsquo;inquiétude, sans la reconnaître. J&rsquo;assiste, impuissante, à sa lente métamorphose. Ses traits s&rsquo;affaissent. Son visage perd ses couleurs. Elle ne dort guère plus de deux heures par nuit, qu&rsquo;elle passe dans le lit en dessus du mien. Quand elle s&rsquo;allonge, elle fait bouger ma couchette sans craindre de me déranger. Je descends la rejoindre avant qu&rsquo;elle ait le temps de m&rsquo;appeler, le son de sa voix me glace le sang. Elle passe ses bras autour de moi, elle plonge son nez dans mes cheveux. Régulièrement, son corps est secoué de sanglots. Elle me serre alors très fort, au point que j&rsquo;en ai du mal à respirer. [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 138 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Tu as ta vie, j&rsquo;ai le droit d&rsquo;avoir la mienne. J&rsquo;ai fait ma part. Je t&rsquo;ai donné tout ce que j&rsquo;ai pu. Tu ne rends pas compte. Les enfants trouvent normal de prendre ce qu&rsquo;on leur donne et de réclamer plus, toujours. Les enfants, ils vous pompent et vous laissent sur le bord de la route. Je ne te demande rien. C&rsquo;est ce que fait une mère, c&rsquo;est normal. Si tu pouvais juste arrêter de m&rsquo;en vouloir. Et quand même, un &laquo;&nbsp;merci maman&nbsp;&raquo;, de temps en temps, ne serait pas dégueulasse.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>L&rsquo;âge de détruire, Pauline Peyrade, les Editions de minuit, 16€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le secret brûle tout&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/04/18/quand-le-secret-brule-tout/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/04/18/quand-le-secret-brule-tout/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Apr 2022 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Lu d&#8217;une traite ! Le nouveau roman de Frédérique Clémençon est terrible, prenant. Tragique. Professeure dans un lycée de la Vienne, Frédérique Clémençon signe avec Dans la forêt glacée son septième roman. Quatrième de couv avait parlé ici de son roman L&#8217;hiver dans la bouche. Le temps d&#8217;un week-end prolongé, le roman s&#8217;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" rel="lightbox[5991]"><img class="alignleft size-full wp-image-5995 colorbox-5991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" alt="FORET GLACEE" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Lu d&rsquo;une traite ! Le nouveau roman de <strong>Frédérique Clémençon</strong> est terrible, prenant. Tragique.</p>
<p>Professeure dans un lycée de la Vienne, <strong>Frédérique Clémençon</strong> signe avec <strong><em>Dans la forêt glacée</em></strong> son septième roman. Quatrième de couv avait parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/">ici</a></strong> de son roman <em><strong>L&rsquo;hiver dans la bouche</strong></em>.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un week-end prolongé, le roman s&rsquo;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour fêter les noces d&rsquo;or des grands-parents. <strong>Chloé,</strong> la narratrice, est là, avec ses parents, ses frères et soeur <strong>Gabriel</strong>, <strong>Paul</strong> et <strong>Julia</strong> que tous surnomment <strong>Poucette</strong>). Une situation normale. En apparence seulement. Car <strong>Chloé</strong>, 16 ans, met tout en oeuvre pour cacher son secret. Il fait beau, chaud. Elle ne quitte pas ses vêtements aux manches longues.  Cache ses poignets qu&rsquo;elle scarifie régulièrement. Sa grand-mère <strong>Anita</strong> sent qu&rsquo;il se passe quelque chose. Comme un malaise. Etouffant. Elle observe de près <strong>Gabriel</strong>, le frère aîné de <strong>Chloé</strong>. Agé de 20 ans, il est étudiant en médecine. Il a quitté la maison familiale. Mais n&rsquo;est jamais assez loin de <strong>Chloé</strong>.</p>
<p>D&rsquo;emblée, on apprend la mort tragique de <strong>Gabriel.</strong> <strong>Frédérique Clémençon</strong> remonte ensuite la piste. Plonge les lecteurs dans la vie d&rsquo;une famille, dans celle d&rsquo;une adolescente qui se cherche entre les mots tus et ceux qui tuent.  Jusqu&rsquo;à faire craquer une histoire sans paroles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5991"></span></p>
<p>La forêt glacée ? Une évocation de celle de Sibérie qui, contre toute attente, a été le cadre d&rsquo;incendies spectaculaires dès mai 2021, et ce, pendant plusieurs mois. Des incendies sans précédent, boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique. <strong>Chloé</strong> se sent également brûlante, transie&#8230;mais incapable de raconter l&rsquo;indicible. Son frère qui la viole depuis des années&#8230;</p>
<p>Il y a la violence qu&rsquo;elle retourne contre elle, les photos qu&rsquo;elle prend tout le temps&#8230; mais pas (assez) de mots. Jusqu&rsquo;à ce que le secret éclate. Avant de se transformer à nouveau en secret.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jamais je n&rsquo;ai aussi bien compris le sens de cette expression – déshabiller quelqu&rsquo;un du regard – que lorsque ses yeux s&rsquo;attardaient sur moi. Bien sûr, je pourrais parler du regard de Gabriel et du rouge qui lui vient quelquefois aux joues quand ses yeux fouillent mon corps, me touchent au point de me faire tressaillir, réveillent la douleur au creux de mon ventre, mais son regard est d&rsquo;une autre nature. Il est carnivore.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je suis née, Gabriel avait quatre ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Paul est né, j&rsquo;avais quatre ans et Gabriel huit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Poucette est née, j&rsquo;en avais huit, Paul quatre et Gabriel douze. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Gabriel est venu dans ma chambre la première fois, j&rsquo;avais treize ans quatre mois et vingt et un jours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Gabriel est mon horloge intérieure, mon mémorial, mon agenda secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 225 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Aline et Samuel marchent l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre devant nous, leurs mains se frôlent, s&rsquo;agrippent, se lâchent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le corps des autres est aussi le mien. Ce qu&rsquo;ils ressentent me touche, entre en moi. Je suis Aline et Samuel, Lola et Joseph, Paul et Poucette. J&rsquo;ai mille corps et autant de mains, de langues, de ventres, de bouches. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais ce qu&rsquo;est être un gibier, ce qu&rsquo;éprouvent le cerf, le sanglier traqués, dont la peau sécrète une sueur aigre, la peur a une odeur. Les mots sont merveilleux, oui, monsieur Delage. </em>Sécréter<em> contient à la fois le mystère et le poison, n&rsquo;est-ce pas merveilleux ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Dans la forêt glacée, Frédérique Clémençon, Flammarion, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au pied de la colline, l&#8217;enfance nue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:06:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Le démon de la colline aux loups. Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&#8217;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Duke. Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="page">
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" rel="lightbox[5630]"><img class="alignleft size-full wp-image-5632 colorbox-5630" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" alt="CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282" width="250" height="325" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><strong><em>Le démon de la colline aux loups</em>.</strong> Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&rsquo;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les murs, il écrit. Tout. Sur la vieille machine à écrire prêtée par le directeur. Pour ne pas oublier, pour essayer de comprendre. &laquo;&nbsp;Pour &laquo;&nbsp;assurer sa rédemption &nbsp;&raquo; aussi. Pour savoir si tout cela a été causé par le Démon de la Colline aux loups. Cet endroit, il y a vécu. Survécu plutôt. C&rsquo;est là qu&rsquo;il grandit au sein d&rsquo;une famille défaillante, totalement dysfonctionnelle. C&rsquo;est là qu&rsquo;il sera violé à plusieurs reprises par son père. Oui, son père.</p>
<p>L&rsquo;enfant, qui n&rsquo;entendra son prénom pour la première fois qu&rsquo;à l&rsquo;école, où il atterrit sans comprendre, sans savoir. Les services sociaux sont intervenus. La gendarmerie, la justice suivront. <strong>Duke</strong> sera éloigné de cette famille maltraitante, mal-aimante.</p>
<p>Placé dans une famille, puis dans une autre, éloigné de sa fratrie (ils sont six enfants en tout, les deux aînés, <strong>Michael et Jonas</strong>, se sont enfuis depuis longtemps) et de sa soeur adorée. Mais <strong>Duke</strong> craint tellement de réveiller le Démon de la colline aux loups qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit de chez Pete et Maria qu&rsquo;il aime pourtant. Il a 16 ans. Une enfance fracassée et une adolescence qu&rsquo;il va carboniser. Dans un squat, il connaîtra la violence, la débrouille, la prostitution&#8230; Mais aussi l&rsquo;amour. Celui de Billy. Une jeune héroïnomane dont il s&rsquo;éprend. Elle finira par se jeter dans le vide sous ses yeux&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La violence reviendra. Terrible. Mortifère. <strong>Duke</strong>, qui est retourné à la colline aux loups, sera arrêté. Jugé. Condamné à perpétuité malgré son discernement altéré. Puis placé en détention. Là, seul après le suicide de son codétenu, il écrit. Fait une introspection et tente de comprendre, accompagné par un prêtre qui ne fera que frôler l&rsquo;horreur des souvenirs, des images, des mots de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Les phrases sont longues, sans virgule. Comme s&rsquo;il fallait impérativement prendre son souffle avant de se lancer dans ce texte étourdissant, un flot d&rsquo;images et de sensations qui mêle les époques, les périodes.</p>
<p>A la lecture de ce premier roman, qui concourt pour le<strong> 31e prix Roblès</strong>, on plonge dans l&rsquo;horreur. Mais aussi dans la littérature. L&rsquo;auteur, <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong>, âgé de 44 ans, côtoie l&rsquo;horreur de près dans son métier. Journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers, ( il travaille pour Le Télégramme, à Saint-Brieuc), il est l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de chroniques judiciaires qui a d&rsquo;ailleurs servi de trame au roman Ritournelle, publié par Le Tripode, en mai.</p>
<p>Ce premier roman<b> </b>a déjà remporté le prix Première de la RTBF et avait été retenu parmi les quatre finalistes du prix <strong>Goncourt</strong> du premier roman. Qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas eu.</p>
<p>En mai, j&rsquo;ai interviewé <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> pour <strong>La Nouvelle République </strong>dans le cadre du prix Roblès. L&rsquo;article paru sur le site internet est <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur">ici.</a></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Page 15 :</strong><em><strong> </strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;]Par moments des ombres grandissaient dans la pièce et elles faisaient des bruits sourds et des fois ça hurlait des choses en rapport avec la pisse ou presque toujours en lien avec les conséquences de nos entrailles. Il m’a fallu du temps pour dessiner ces ombres et préciser leurs traits et encore plus de temps pour comprendre que c’étaient des personnes et pas n’importe lesquelles mes parents. J’ai rencontré après des gens qui avaient eu d’emblée un père et une mère avec de l’affection et des histoires comme ça je l’ai lu dans des magazines alors j’ai pu essayer de comparer. Mais moi je vous dis ceci au départ je ne me souviens pas d’avoir vu des personnes. Et je ne sais pas comment ces formes qui s’invitaient dans notre nid nous filaient à bouffer j’ai bien dû croûter sinon je serais mort mais je sais que là non plus je n’aurais pas su identifier ou nommer un repas tout était confondu dans tout. Il y a un moment dans l’enfance où chacun de nous ouvre mieux les yeux et petit à petit mon regard a séparé chaque être du nid pour lui donner un corps à lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je suis resté chez Pete et Maria des années et tout allait bien car leur façon de fabriquer des habitudes me protégeait du Démon. J’ai compris cette chose-là c’est qu’ils s’occupaient de moi et tant qu’ils le faisaient je pouvais compter sur eux c’était comme museler un fauve en lui faisant des caresses. Je sentais bien que j’avais à l’intérieur une trace qui ne partait pas c’était la déchirure de l’enfance c’est pas parce qu’on a mis un pont au-dessus du ravin qu’on a bouché le vide. J’avais le manque des frères et sœurs et je n’osais pas demander parfois on voyait des juges ou des éducateurs et pas un ne me parlait de Clara ou de la Boule est-ce qu’ils pensaient à moi? Petit à petit j’avais commencé à m’intéresser à la solitude qui était une sorte de permanence au-dedans et à la fin on revient toujours à ce qui est constant mais je ne savais pas encore si c’était une porte fermée ou une porte à ouvrir je le tournais comme ça dans ma tête. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 152 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas expliquer pourquoi j’avais cette intuition que je devais rester lucide c’est comme une sorte de survie et être étourdi c’était tomber à la merci de la menace et ceux qui savent pas ce que c’est d’avoir souffert de ses parents ivres morts n’ont pas l’idée. Moi je pensais que toutes ces choses ça me perdrait plus vite et que le Démon n’avait pas besoin de ça un point c’est tout. Mais la contrepartie c’est que dans ce milieu où j’étais arrivé c’était compliqué de ne pas prendre de dope car ça me gardait une clairvoyance quand tous les autres étaient défoncés et ivres et qu’ils faisaient n’importe quoi en braillant avec des postillons et de la sueur et le visage jaune. Quand ils étaient comme ça fous et dénaturés je me mettais en discrétion pour qu’ils ne m’invectivent pas et qu’ils m’oublient. Parfois je prenais soin de Billy elle devenait presque comme du verre elle restait là à me regarder avec un sourire qui n’en finissait pas et elle tenait mon visage comme le faisait ma sœur c’est comme ça qu’on s’est embrassés la première fois elle a dit t’es mignon on voit bien que tu es pas là juste pour me baiser je haïssais ce mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 17€</strong></em></p>
</div>
<p><span id="more-5630"></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;amour maternel au crash-test</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/09/lamour-maternel-au-crash-test/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/09/lamour-maternel-au-crash-test/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 07:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Un amour impossible"]]></category>
		<category><![CDATA[aveuglement]]></category>
		<category><![CDATA[bourgeoisie]]></category>
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		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&#8217;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires. Pas de doute, Christine Angot est l&#8217;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec &#171;&#160;Un amour impossible&#160;&#187;, elle évoque la rencontre de ses parents, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="alignleft size-full wp-image-3262 colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" alt="ANGOT" width="103" height="160" /></a>Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&rsquo;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires.</p>
<p>Pas de doute, <strong>Christine Angot</strong> est l&rsquo;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;</strong>, elle évoque la rencontre de ses parents, son enfance auprès d&rsquo;une mère célibataire, son père incestueux et explique pourquoi l&rsquo;amour aura été si compliqué, voire impossible, à faire vivre au sein de ce triangle. Un roman bouleversant. Puissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3279" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="wp-image-3279 size-medium colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2-300x150.jpg" alt="christine_angot2" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Jean-Luc Bertini (Flammarion)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Christine Angot</strong>, née Christine Schwartz, est un auteur français. Sa biographie est<strong> <a href="http://www.christineangot.com/biographie">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3261"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la petite <strong>Christine</strong>. Née en 1959 à Châteauroux, d&rsquo;une mère juive travaillait à la Sécurité sociale et d&rsquo;un père traducteur à la base américaine. Deux milieux sociaux diamétralement opposés. <strong>Rachel et Pierre</strong> vont pourtant s&rsquo;aimer. Pas question cependant pour ce bourgeois d&rsquo;épouser<strong> Rachel</strong>, d&rsquo;une extraction bien inférieure. Des années plus tard, il épousera une Allemande.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais une enfant. A qui il finira ( <strong>Rachel</strong> ne lâchera rien) par donner son nom alors qu&rsquo;elle est adolescente. <strong>Christine Angot</strong> est née. Et il commencera à la détruire par l&rsquo;inceste. <strong>Rachel</strong>, elle, l&rsquo;apprendra que plus tard, par un ami. Elle n&rsquo;a rien vu. Rien compris.</p>
<p>L&rsquo;amour inconditionnel de l&rsquo;enfant a laissé la place au ressentiment de l&rsquo;adulte. Pour l&rsquo;auteure, c&rsquo;est sûr, son père a usé de cet affreux moyen pour faire preuve de domination sociale.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais des lettres qui soufflent le chaud et le froid au fil des années. <strong>Rachel</strong> s&rsquo;y accroche. <strong>Christine</strong> en souffre.</p>
<p>Après avoir abordé le sujet de l&rsquo;inceste et de son père (mort en 1999) dans deux autres romans, <strong>Christine Angot</strong> évoque pour la première fois la figure de sa mère. A la fois forte et si vulnérable. Au fil de ce roman, elle décortique l&rsquo;amour maternel, le pousse dans ses retranchements, teste sa résistance&#8230;</p>
<div id="d_bio">
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Presque toutes les femmes s&rsquo;arrêtaient de travailler au mariage, ou à la naissance de leur premier enfant. Le soir, elles étaient à la sortie des classes. Ma mère était une des rares qui n&rsquo;y étaient pas, elle sortait du bureau trop tard. Je rentrais à la maison toute seule, par une petite ruelle à droite en sortant de l&rsquo;école. Puis je prenais la descente des Cordeliers, une rue pavée qui descendait, tournait et croisait la rue de l&rsquo;Indre. Au croisement, je m&rsquo;arrêtais. Je m&rsquo;installais à l&rsquo;angle. Je jouais avec des limaces, je décollais les escargots, qui faisaient ventouse sur le pavé, accroupie, attentive, absorbée par ce que je faisais, sous une petite pluie fine. Et je repartais. Je contemplais à mes pieds du haut de ma taille les chaussures vernies noires qu&rsquo;elle m&rsquo;avait achetées. Je descendais la rue de l&rsquo;Indre jusqu&rsquo;au 36, je passais sous le porche, et j&rsquo;entrais dans le chemin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 176 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dans les années qui ont suivi, j&rsquo;ai commencé à lui attribuer mes échecs. Je l&rsquo;accusais de ne pas s&rsquo;être remise en question, de n&rsquo;être restée en analyse que trois ans, d&rsquo;avoir trouvé en mon père un coupable facile, de ne pas avoir réfléchi à sa propre responsabilité dans ce qui m&rsquo;était arrivé. Je lui conseillais de ne pas s&rsquo;étonner, par conséquent, de la difficulté dans laquelle sombrait notre relation. Je lui disais que j&rsquo;étais la victime  de leur égoïsme à tous les deux. Qu&rsquo;ils étaient pareils sur ce plan-là. Uniquement préoccupés de leur regard l&rsquo;un sur l&rsquo;autre. Que la fameuse photo prise dans la campagne, dans la même position, en appui sur le même poteau, en témoignait. Qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient pris chacun comme le miroir de l&rsquo;autre. Que j&rsquo;avais été sacrifiée à ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est une vaste entreprise de rejet. Social, pensé, voulu. Organisé. Et admis. Par tout le monde. Toute cette histoire, c&rsquo;est ça. Et jusqu&rsquo;à la fin. Y compris avec ce qu&rsquo;il m&rsquo;a fait à moi. C&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;il t&rsquo;a fait à toi aussi, avant tout. C&rsquo;est la continuation de ce rejet. Pour humilier quelqu&rsquo;un, le mieux c&rsquo;est de lui faire honte, tu le sais. Et qu&rsquo;est-ce qui pouvait te rendre plus honteuse que ça, que de devenir, en plus de tout le reste, alors même que tu pensais être sortie du tunnel, la mère d&rsquo;une fille à qui son père fait ça ? Tu as été rejetée en raison de ton identité maman. Pas en raison de l&rsquo;être humain que tu étais. Pas de qui tu étais toi. Pas de la personne que tu étais. Et ce rejet allait jusqu&rsquo;à faire ça à ta fille. C&rsquo;a été jusque-là. C&rsquo;a été loin. Tout ça s&rsquo;inscrivait dans une même logique. Et il a fallu que la logique soit poussée jusqu&rsquo;au bout. Puisque que tu as essayé de la contrer. Tu ne devais pas sortir de ton tunnel. Tu pouvais juste rêver d&rsquo;en sortir. Quelqu&rsquo;un comme toi devait rester dans la voie sans issue. A l&rsquo;intérieur du tunnel, là où on voit rien justement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left">Je ne connaissais pas les écrits de Christine Angot, coupée dans mon éventuel élan par la personnalité cassante et froide de l&rsquo;auteure qui avait fait de l&rsquo;auto-fiction sa marque de fabrique. L&rsquo;histoire d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Amour impossible&nbsp;&raquo; m&rsquo;a fait changé d&rsquo;avis. Une histoire forte. Une écriture qui va droit au but. Un roman important.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;, Christine Angot, Flammarion, 18€</strong></em></p>
</div>
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		<title>Linda Lê ou l&#8217;art d&#8217;une fable troublante</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 10:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[classes sociale]]></category>
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		<description><![CDATA[Voici assurément l&#8217;un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire ! Avec &#171;&#160;Lame de fond&#160;&#187;, Linda Lê signe un roman dérangeant, troublant et formidablement écrit. Vietnamienne, Linda Lê a quitté son pays pour la France en 1977. C&#8217;est au Havre, avec sa mère et ses soeurs qu&#8217;elle commence une nouvelle vie. Elle est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici assurément l&rsquo;un de mes coups de coeur de cette rentrée littéraire ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;Lame de fond&nbsp;&raquo;</strong>, <strong><a title="Découvrez l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linda_L%C3%AA">Linda Lê</a> </strong>signe un roman dérangeant, troublant et formidablement écrit.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LAME-DE-FOND.jpg" rel="lightbox[1199]" title="LAME DE FOND"><img class="alignleft  wp-image-1202 colorbox-1199" style="margin: 10px;" title="LAME DE FOND" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LAME-DE-FOND.jpg" alt="" width="53" height="89" /></a> Vietnamienne, <strong>Linda Lê</strong> a quitté son pays pour la France en 1977. C&rsquo;est au Havre, avec sa mère et ses soeurs qu&rsquo;elle commence une nouvelle vie. Elle est auteure de nombreux romans. Et a reçu de nombreux prix. En 2011, elle a reçu un le prix Renaudot poche pour<strong> &laquo;&nbsp;A l&rsquo;enfant que je n&rsquo;aurai pas&nbsp;&raquo;</strong>, chroniqué sur ce blog<a title="La collection les Affranchis" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/21/les-affranchis-ces-lettres-qui-ne-seront-jamais-ecrites/"> ici. </a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1199"></span></p>
<div id="attachment_1206" style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/lindale604-604x403.jpg" rel="lightbox[1199]" title="lindale604-604x403"><img class=" wp-image-1206  colorbox-1199" style="margin: 10px;" title="lindale604-604x403" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/lindale604-604x403-300x200.jpg" alt="" width="180" height="120" /></a><p class="wp-caption-text">photo lesinrocks.com</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Linda Lê</strong> avoue volontiers qu&rsquo;elle n&rsquo;a plus une connaissance intime de sa langue natale. Le français, appris dès l&rsquo;enfance, à Saigon, est devenu, sa langue. Qu&rsquo;elle maîtrise d&rsquo;ailleurs à la perfection.</p>
<p>La preuve avec son nouveau roman,<strong> &nbsp;&raquo; Lame de fond &laquo;&nbsp;. </strong>L&rsquo;histoire ? Elle est tragique. Dès la première page en effet, on apprend que Van, Vietnamien installé en France depuis plusieurs décennies, correcteur de profession, vient de mourir sous les roues de la voiture&#8230; de son épouse, Lou. Le décor est planté. Reste à comprendre ce qui a pu conduire ces deux personnages à une telle extrémité.</p>
<p>Au fil des 277 pages, les quatre personnages principaux vont s&rsquo;exprimer, se raconter. il y a donc <strong>Van,</strong> qui nous parle de l&rsquo;au-delà, <strong>Lou</strong> mais aussi leur fille, <strong>Laure</strong>. Adolescente rebelle et trop gâtée. Elle fait le choix de coucher sur le papier ce qui la traverse depuis la mort de son père adoré.</p>
<p>Et enfin <strong>Ulma</strong>. Celle par qui le scandale arrive, à cause de qui l&rsquo;édifice matrimonial et familial, déjà fragilisé, s&rsquo;écroule&#8230; Elle s&rsquo;est inventé un psychiatre pour raconter ce qui la hante. Ce qui l&rsquo;a taraudé. <strong> </strong></p>
<p>Une histoire d&rsquo;adultère qui tourne mal ? Ce serait trop simple. Chez <strong>Linda Lê</strong>, la quête d&rsquo;identité, des origines sont toujours des éléments de l&rsquo;histoire. On plonge alors dans celle de <strong>Van</strong>, qui a quitté son Vietnam natal en guerre. Puis dans celle de <strong>Lou</strong>, fille d&rsquo;une Bretonne raciste et bête. Sans oublier <strong>Ulma</strong>, la demi-soeur de Van, l&rsquo;amour interdit, l&rsquo;ultime rempart.</p>
<p>Entre ces quatre personnages, trop de silences, trop de malentendus. Générations, milieux, origines&#8230; autant d&rsquo;arguments qui opposent les personnages. Seuls<strong> Van</strong> et <strong>Ulma</strong> se ressemblent.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 11 (Van) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais été bavard de mon vivant. Maintenant que je suis dans un cercueil, j&rsquo;ai toute latitude de soliloquer. Depuis que le couvercle s&rsquo;est refermé sur moi, je n&rsquo;ai qu&rsquo;une envie : me justifier, définir mon rôle dans les événements survenus, donner quelques clés pour comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui n&rsquo;est qu&rsquo;un fait divers. Je n&rsquo;ai pas un penchant au regret, mais il me faut faire mon examen de conscience, si inutile qu&rsquo;il soit désormais.  Le souvenir que je laisse est celui d&rsquo;un partisan des solutions hybrides, habitué à ajourner, soucieux de n&rsquo;exaspérer personne, de ne pas empirer les choses en manquant de diplomatie. Je ne suis pas un de ces vieux hiboux formalistes, ni un de ces faiseurs d&rsquo;embarras toujours persuadés d&rsquo;être supérieurs à tout le monde. Non, j&rsquo;ai veillé à ne pas incommoder mes proches, pas seulement, par horreur des dissensions domestiques, mais parce que je ne suis pas un homme à problèmes. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 66-67 (Lou) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mon mariage avec lui avait quand même atteint sa vitesse de croisière, le bateau tanguait parfois, mais ne s&rsquo;échouait pas. Sans Ulma, et le cortège de perturbations qu&rsquo;elle charriait derrière elle, nous aurions calfaté les voies d&rsquo;eau et nous aurions tracé notre route malgré les aléas. Elle apparue, Van se détachait de moi. Je ne pouvais rien contre cette vague venue des profondeurs, non contre l&rsquo;usure des sentiments de Van pour moi. Je n&rsquo;avais pas une armure indestructible. Je me croyais inaccessible à la jalousie, la mortelle jalousie qui rend marteau et conduit aux excès d&rsquo;emportement. Je n&rsquo;étais pas femme à créer des histoires, j&rsquo;avais fermé les yeux sur son manège donjuanesque, tant que cela ne tirait pas à conséquence, mais avec Ulma, c&rsquo;était autre chose. Il était mordu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 164-165 (Laure)</strong><em><strong> : </strong>&laquo;&nbsp;Tout me ramène à Van. Il est le pivot autour duquel tout gravite. Quand quelqu&rsquo;un meurt, les survivants ont tendance à lui tresser des couronnes, je n&rsquo;ai pas donné là-dedans, je n&rsquo;ai pas fait de Van un portrait flatteur. Il avait ses petits côtés, et il ne s&rsquo;était pas arrangé au fil du temps. Il se fichait en boule à la plus légère contradiction, il partait du principe qu&rsquo;il avait toujours raison, que j&rsquo;étais une sale gosse, que Lou n&rsquo;était pas assez sévère avec moi. En plus, j&rsquo;ai comme copain un dealer mutirécidiviste.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Un très beau roman, magistral. Dans l&rsquo;univers de Linda Lê, la mort rôde souvent, mais elle a ce pouvoir de faire parler, de délier les langues et d&rsquo;obliger les personnages à se rapprocher au plus près de leur vérité. Linda Lê a l&rsquo;art d&rsquo;emberlificoter les vies. Avec talent.</span></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong> </strong><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Lame de fond&nbsp;&raquo;, de Linda Lê, Christian Bourgois éditeur, 277  pages, 17€.</span><br />
</strong></em></span></p>
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