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	<title>Quatrième de couv &#187; incendie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au pied de la colline, l&#8217;enfance nue&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:06:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Le démon de la colline aux loups. Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&#8217;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Duke. Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" rel="lightbox[5630]"><img class="alignleft size-full wp-image-5632 colorbox-5630" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" alt="CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282" width="250" height="325" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><strong><em>Le démon de la colline aux loups</em>.</strong> Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&rsquo;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les murs, il écrit. Tout. Sur la vieille machine à écrire prêtée par le directeur. Pour ne pas oublier, pour essayer de comprendre. &laquo;&nbsp;Pour &laquo;&nbsp;assurer sa rédemption &nbsp;&raquo; aussi. Pour savoir si tout cela a été causé par le Démon de la Colline aux loups. Cet endroit, il y a vécu. Survécu plutôt. C&rsquo;est là qu&rsquo;il grandit au sein d&rsquo;une famille défaillante, totalement dysfonctionnelle. C&rsquo;est là qu&rsquo;il sera violé à plusieurs reprises par son père. Oui, son père.</p>
<p>L&rsquo;enfant, qui n&rsquo;entendra son prénom pour la première fois qu&rsquo;à l&rsquo;école, où il atterrit sans comprendre, sans savoir. Les services sociaux sont intervenus. La gendarmerie, la justice suivront. <strong>Duke</strong> sera éloigné de cette famille maltraitante, mal-aimante.</p>
<p>Placé dans une famille, puis dans une autre, éloigné de sa fratrie (ils sont six enfants en tout, les deux aînés, <strong>Michael et Jonas</strong>, se sont enfuis depuis longtemps) et de sa soeur adorée. Mais <strong>Duke</strong> craint tellement de réveiller le Démon de la colline aux loups qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit de chez Pete et Maria qu&rsquo;il aime pourtant. Il a 16 ans. Une enfance fracassée et une adolescence qu&rsquo;il va carboniser. Dans un squat, il connaîtra la violence, la débrouille, la prostitution&#8230; Mais aussi l&rsquo;amour. Celui de Billy. Une jeune héroïnomane dont il s&rsquo;éprend. Elle finira par se jeter dans le vide sous ses yeux&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La violence reviendra. Terrible. Mortifère. <strong>Duke</strong>, qui est retourné à la colline aux loups, sera arrêté. Jugé. Condamné à perpétuité malgré son discernement altéré. Puis placé en détention. Là, seul après le suicide de son codétenu, il écrit. Fait une introspection et tente de comprendre, accompagné par un prêtre qui ne fera que frôler l&rsquo;horreur des souvenirs, des images, des mots de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Les phrases sont longues, sans virgule. Comme s&rsquo;il fallait impérativement prendre son souffle avant de se lancer dans ce texte étourdissant, un flot d&rsquo;images et de sensations qui mêle les époques, les périodes.</p>
<p>A la lecture de ce premier roman, qui concourt pour le<strong> 31e prix Roblès</strong>, on plonge dans l&rsquo;horreur. Mais aussi dans la littérature. L&rsquo;auteur, <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong>, âgé de 44 ans, côtoie l&rsquo;horreur de près dans son métier. Journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers, ( il travaille pour Le Télégramme, à Saint-Brieuc), il est l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de chroniques judiciaires qui a d&rsquo;ailleurs servi de trame au roman Ritournelle, publié par Le Tripode, en mai.</p>
<p>Ce premier roman<b> </b>a déjà remporté le prix Première de la RTBF et avait été retenu parmi les quatre finalistes du prix <strong>Goncourt</strong> du premier roman. Qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas eu.</p>
<p>En mai, j&rsquo;ai interviewé <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> pour <strong>La Nouvelle République </strong>dans le cadre du prix Roblès. L&rsquo;article paru sur le site internet est <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur">ici.</a></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Page 15 :</strong><em><strong> </strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;]Par moments des ombres grandissaient dans la pièce et elles faisaient des bruits sourds et des fois ça hurlait des choses en rapport avec la pisse ou presque toujours en lien avec les conséquences de nos entrailles. Il m’a fallu du temps pour dessiner ces ombres et préciser leurs traits et encore plus de temps pour comprendre que c’étaient des personnes et pas n’importe lesquelles mes parents. J’ai rencontré après des gens qui avaient eu d’emblée un père et une mère avec de l’affection et des histoires comme ça je l’ai lu dans des magazines alors j’ai pu essayer de comparer. Mais moi je vous dis ceci au départ je ne me souviens pas d’avoir vu des personnes. Et je ne sais pas comment ces formes qui s’invitaient dans notre nid nous filaient à bouffer j’ai bien dû croûter sinon je serais mort mais je sais que là non plus je n’aurais pas su identifier ou nommer un repas tout était confondu dans tout. Il y a un moment dans l’enfance où chacun de nous ouvre mieux les yeux et petit à petit mon regard a séparé chaque être du nid pour lui donner un corps à lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je suis resté chez Pete et Maria des années et tout allait bien car leur façon de fabriquer des habitudes me protégeait du Démon. J’ai compris cette chose-là c’est qu’ils s’occupaient de moi et tant qu’ils le faisaient je pouvais compter sur eux c’était comme museler un fauve en lui faisant des caresses. Je sentais bien que j’avais à l’intérieur une trace qui ne partait pas c’était la déchirure de l’enfance c’est pas parce qu’on a mis un pont au-dessus du ravin qu’on a bouché le vide. J’avais le manque des frères et sœurs et je n’osais pas demander parfois on voyait des juges ou des éducateurs et pas un ne me parlait de Clara ou de la Boule est-ce qu’ils pensaient à moi? Petit à petit j’avais commencé à m’intéresser à la solitude qui était une sorte de permanence au-dedans et à la fin on revient toujours à ce qui est constant mais je ne savais pas encore si c’était une porte fermée ou une porte à ouvrir je le tournais comme ça dans ma tête. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 152 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas expliquer pourquoi j’avais cette intuition que je devais rester lucide c’est comme une sorte de survie et être étourdi c’était tomber à la merci de la menace et ceux qui savent pas ce que c’est d’avoir souffert de ses parents ivres morts n’ont pas l’idée. Moi je pensais que toutes ces choses ça me perdrait plus vite et que le Démon n’avait pas besoin de ça un point c’est tout. Mais la contrepartie c’est que dans ce milieu où j’étais arrivé c’était compliqué de ne pas prendre de dope car ça me gardait une clairvoyance quand tous les autres étaient défoncés et ivres et qu’ils faisaient n’importe quoi en braillant avec des postillons et de la sueur et le visage jaune. Quand ils étaient comme ça fous et dénaturés je me mettais en discrétion pour qu’ils ne m’invectivent pas et qu’ils m’oublient. Parfois je prenais soin de Billy elle devenait presque comme du verre elle restait là à me regarder avec un sourire qui n’en finissait pas et elle tenait mon visage comme le faisait ma sœur c’est comme ça qu’on s’est embrassés la première fois elle a dit t’es mignon on voit bien que tu es pas là juste pour me baiser je haïssais ce mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 17€</strong></em></p>
</div>
<p><span id="more-5630"></span></p>
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		<item>
		<title>Courage, fuyons&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 05:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une cadence. Christian Oster la tient. Allure régulière pour l&#8217;ancien auteur des Editions de Minuit passé aux Editions de l&#8217;Olivier. Ce dernier nous revient avec &#171;&#160;La vie automatique&#160;&#187;. Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, là, &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;et encore &#171;&#160;Le coeur du problème&#160;&#187;. Bref, Christian Oster fait partie de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE.jpg" rel="lightbox[3927]"><img class="alignleft wp-image-3929 size-medium colorbox-3927" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE-204x300.jpg" alt="VIE AUTOMATIQUE" width="204" height="300" /></a><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>Une cadence.<strong> Christian Oster</strong> la tient. Allure régulière pour l&rsquo;ancien auteur des<strong> Editions de Minui</strong>t passé aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Ce dernier nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</a></strong>, là, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/">&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</a></strong>et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/">&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, <strong>Christian Oster</strong> fait partie de la maison ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>, nous entraîne dans la vie de <strong>Jean Euguerrand</strong>. Une vie qui va subitement échapper à ce dernier. Acteur de série B, Jean vit désormais seul. Un accident domestique provoque l&rsquo;incendie de sa maison.</p>
<p>Plutôt que d&rsquo;appeler les pompiers, <strong>Jean</strong> fait sa valise et s&rsquo;en va. Monte à Paris où il doit tourner quelques jours plus tard. Il s&rsquo;invente une nouvelle vie. S&rsquo;enferme dans la fiction, celle-là même qui le fait vivre depuis des décennies. Et se laisse porter par les rencontres qu&rsquo;il fait. Résigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3927"></span></p>
<p>Il rencontre <strong>France Rivière</strong>, une actrice toujours célèbre qui l&rsquo;installe chez lui. Loin de sa vie, il prend le fils de cette dernière sous son aile.<strong> Charles</strong> sort d&rsquo;un séjour en hôpital psychiatrique. <strong>Jean</strong> s&rsquo;accroche à ses pas.</p>
<p>Une fois encore, <strong>Christian Oster</strong> a l&rsquo;art de la loufoquerie, manie l&rsquo;absurde avec brio pour nous rappeler que tout ne tient souvent qu&rsquo;à un fil. Une écriture fluide&#8230; comme une petite musique. Un rendez-vous.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ouvert la penderie. Comme j&rsquo;étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c&rsquo;était tout moi. J&rsquo;ai refermé. Je suis sorti m&rsquo;acheter un carnet à spirale, je me suis installé dans un café et j&rsquo;ai fait mes comptes. Je me suis octroyé une semaine à l&rsquo;hôtel. Au-delà, financièrement, je prenais des risques. Je ne dis pas que je n&rsquo;aurais pas pu vendre la maison. J&rsquo;aurais pu. Je ne dis pas que je n&rsquo;avais pas tout détruit, en me laissant très peu de chances. J&rsquo;avais tout détruit, en me laissant très peu de chances. Je ne dis pas non plus que je n&rsquo;avais pas voulu me faire du mal. Et me détruire moi. Mais je m&rsquo;étais fait aussi beaucoup de bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la chambre, tout était calciné. C&rsquo;était comme d&rsquo;entrer dans la vie et d&rsquo;en considérer l&rsquo;achèvement ou, au choix, la finition. Au plafond, par une trouée près d&rsquo;un mur contre quoi le feu avait laissé comme la trace d&rsquo;un ancien conduit de cheminée, on avait vue sur les combles. Evidemment, tout était à peu près noir ou gris et, quand je suis passé dans la bibliothèque, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;elle avait formé une sorte d&rsquo;effondrement feuilleté, dont les aspérités rappelaient une sédimentation schisteuse. Au mieux, si je prenais du recul, les lieux évoquaient une façon de vaste et hâtif traitement au fusain, avec ça et là des îlots aquarellés dans des teintes douces. Le mobilier, où se distinguaient des parties saines, avec cessé de souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 119-120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;France invitait maintenant des gens, qu&rsquo;ils fussent ou non du métier. Ceux-là ne me connaissaient généralement pas comme acteur, ce qui ne m&rsquo;affectait guère mais me déstabilisait, car autant je me projetais mal dans le temps et dans l&rsquo;amorce de mon identité nouvelles, autant revenir à l&rsquo;image que je m&rsquo;étais forgée d&rsquo;acteur absolument obscur me renvoyait en arrière, fût-ce de quelques jours, et ça ne me convenait pas, je ne supportais plus de me retourner sur rien, je refusais que le passé même récent vînt s&rsquo;agglomérer à l&rsquo;ancien dans la même boule de hantise, chaque jour qui passait, donc, basculant aussitôt dans un oubli d&rsquo;où je faisais en sorte qu&rsquo;il ne ressortît pas en le maintenant sous l&rsquo;eau comme une tête. Il ne me restait donc, faute de voir vers l&rsquo;avant, que la consommation hébétée du présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;, Christian Oster, les Editions de l&rsquo;Olivier, 16,50€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Aux confins de l&#8217;empire, &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/04/27/aux-confins-de-lempire-karpathia/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/04/27/aux-confins-de-lempire-karpathia/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 07:47:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[  Sélection prix Roblès 2015 On poursuit la découverte de la sélection 2015 du prix Roblès avec &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187; de Mathias Menegoz. Comme Adrien Bosc ( qui a cumulé les récompenses pour son &#171;&#160;Constellation&#160;&#187;, Mathias Menegoz a obtenu un prix prestigieux en raflant le prix Interallié. L&#8217;auteur signe là une fresque historique assez incroyable qui, au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"> <strong><span style="color: #008000"> Sélection prix Roblès 2015</span></strong></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-KARPATHIA.jpeg" rel="lightbox[3014]"><img class="alignleft size-full wp-image-3016 colorbox-3014" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-KARPATHIA.jpeg" alt="COUV KARPATHIA" width="176" height="256" /></a>On poursuit la découverte de la sélection 2015 du prix Roblès avec <strong>&laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathias Menegoz</strong>. Comme <strong>Adrien Bosc</strong> ( qui a cumulé les récompenses pour son <strong>&laquo;&nbsp;Constellation&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Mathias Menegoz</strong> a obtenu un prix prestigieux en raflant le prix <strong>Interallié</strong>.</p>
<p>L&rsquo;auteur signe là une fresque historique assez incroyable qui, au fil de presque 700 pages, nous fait découvrir la Transylvanie, en 1833.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MENEGOZ.jpg" rel="lightbox[3014]"><img class="alignleft size-full wp-image-3017 colorbox-3014" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MENEGOZ.jpg" alt="MENEGOZ" width="534" height="267" /></a>Mathias Menegoz</strong> a 46 ans. Scientifique de formation, il s&rsquo;est penché sur l&rsquo;une des branches de sa famille et a ainsi découvert les<strong> différentes communautés de la Mitteleuropa</strong>. Après des mois de recherches à la bibliothèque nationale autrichienne, il a imaginé ce roman-fleuve. Passionnant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle du comte <strong>Alexander Korvanyi.</strong> Ce capitaine hongrois, héritier d&rsquo;une grande famille de seigneurs féodaux, décide de quitter Vienne et l&rsquo;armée pour s&rsquo;installer sur ses terres, en<strong> Transylvanie, une terre complexe où se mêlent Magyars, Saxons et autres Valaques. Une terre où tentent de coexister plusieurs religions, différentes juridictions&#8230; et un régime féodal qui était un peu tombé en désuétude.<br />
</strong></p>
<p>Avec  sa jeune épousée autrichienne <strong>Cara von Amprecht</strong>, il va tenter de remettre son monde au pas. Non sans mal. Il lui faut gagner la confiance de son intendant, se faire obéir de ses serfs et faire fructifier ses terres et ses droits. De quoi perturber, et c&rsquo;est peu de le dire, les habitudes prises depuis la forteresse familiale n&rsquo;était plus tenue par la famille Korvanyi.</p>
<p>Une chasse qui se transforme en guérilla, d&rsquo;horribles légendes qui reprennent vie après un viol, une étrange et sécrète confrérie des forestiers qui souhaite émanciper les hommes qui vivent là tout en multipliant les pillages&#8230; Cara et son mari se battent, mais comment faire quand l&rsquo;ennemi est aussi à l&rsquo;intérieur ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 178 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le compte passa en revue les chefs des principales familles que lui présentait Lànffy. Il fit un bref discours en hongrois pour annoncer qu&rsquo;il vivrait désormais presque tout le temps au château, qui l&rsquo;époque de l&rsquo;abandon et du laisser-aller était finie et qu&rsquo;il consacrerait tous ses efforts à restaurer l&rsquo;ordre, la justice et la prospérité dans ses domaines. L&rsquo;assemblée sur la prairie fit apparaître clairement l&rsquo;infériorité numérique des Saxons et des Magyars par rapport aux Valaques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 370 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le comte était haï par les serfs valaques plus que par les autres communautés : il avait banni Ion Varescu, il avait pris parti en faveur des Tziganes et maintenant il les chargeait de faire seuls la corvée des moissons, pour les exclure de toute participation à la Jagdfest&#8230; Cependant, puisqu&rsquo;ils étaient habituellement les plus maltraités de tous les serfs, ils étaient aussi les plus endurcis. Pour résister à l&rsquo;oppression, les Valaques de la Korvanya avaient un avantage secret par rapport aux autres serfs : même si la plupart d&rsquo;entre eux ignoraient presque tout des forestiers et de Vlad leur maître, ils baignaient dans les légendes tissées autour de lui. Ils avaient foi en une Puissance mystérieuse qui veillait sur eux. Ainsi les prières qui s&rsquo;élevaient de l&rsquo;église orthodoxe prenaient une force particulière. Ces prières les réconfortaient d&rsquo;autant mieux qu&rsquo;ils croyaient confusément sentir la proximité du Sauveur auxquelles elles s&rsquo;adressaient. En ces temps de crise, le pope s&rsquo;efforçait d&rsquo;étouffer ses propres scrupules théologiques et tolérait cette confusion sans la combattre ni l&rsquo;entretenir ouvertement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 520 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parmi les forestiers qui attaquaient le château des Korvanyi, seul Vlad en connaissait l&rsquo;intérieur. Ses souvenirs anciens n&rsquo;avaient perdu ni en férocité ni en précision. Les autres forestiers furent un peu désorientés après avoir atteint leur premier objectif, la capture du portail. Mais leurs ordres étaient simples : tout tuer et tout détruire, le plus vite possible. Ils se dispersèrent donc par groupes de deux ou trois pour traquer leur gibier et fouiller les différents bâtiments avant d&rsquo;y mettre le feu. Malgré les recommandations de leurs chefs, nombre d&rsquo;entre eux étaient aussi prêts à s&rsquo;attarder et à s&rsquo;encombrer en pillant les richesses du seigneur Korvanyi, tant le succès facile de leur premier assaut les mettait en confiance.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman qui ne m&rsquo;inspirait pas vraiment au départ et que j&rsquo;ai pourtant dévoré ! Si l&rsquo;histoire ne s&rsquo;étale pas sur une longue période, elle est cependant très dense, très riche&#8230; et pleine de rebondissements. Loin des clichés sur la Transylvanie, nous voilà au plus près d&rsquo;un contexte social, racial et religieux plutôt compliqué. Le comte Korvanyi, lui, ne changera pas de ligne de conduite, au milieu des montagnes et des grandes forêts que ses aieux lui ont transmis. Un premier roman remarquable.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;, Mathias Menegoz, P.O.L., 23,90€.</strong> </em></p>
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