<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; humour</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/humour/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Quadra sur le marché de l&#8217;amour et des désillusions&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 09:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adelaïde]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[désillusions]]></category>
		<category><![CDATA[époque]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sororité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5442</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Chloé Delaume est de retour ! Et à la lecture de son roman pop &#171;&#160;Le coeur synthétique&#160;&#187;, je me dis que c&#8217;est une très bonne nouvelle. Depuis plus de vingt ans, la quadragénaire écrit sous différentes formes et supports. Romans, poèmes, théâtre, fictions sonores construisent son œuvre qualifiée d’expérimentale. Elle se définit comme écrivaine, éditrice, performeuse et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COEUR.jpg" rel="lightbox[5442]"><img class="alignleft size-full wp-image-5444 colorbox-5442" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COEUR.jpg" alt="COEUR" width="409" height="600" /></a></p>
<p><strong>Chloé Delaume</strong> est de retour ! Et à la lecture de son roman pop <strong>&laquo;&nbsp;Le coeur synthétique&nbsp;&raquo;,</strong> je me dis que c&rsquo;est une très bonne nouvelle.</p>
<p>Depuis plus de vingt ans, la quadragénaire écrit sous différentes formes et supports. Romans, poèmes, théâtre, fictions sonores construisent son œuvre qualifiée d’expérimentale. Elle se définit comme écrivaine, éditrice, performeuse et musicienne.</p>
<p>Durant l&rsquo;été 2017, je l&rsquo;avais rencontrée dans le jardin de son compagnon d&rsquo;alors, <strong>Daniel Schneidermann</strong>, à Tours, pour évoquer son travail d&rsquo;écriture.</p>
<p>Vous pouvez retrouver l&rsquo;article <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/a-l-abri-des-vieilles-pierres-elle-fait-grandir-une-voix-bienveillante">ici</a>. </strong></p>
<p>En 2019, elle avait publié <strong>&laquo;&nbsp;Mes bien chères soeurs&nbsp;&raquo;</strong> aux éditions du Seuil, un manifeste où elle décrit le féminisme comme une chose ordinaire.</p>
<p>Cette autrice au parcours de vie tragique ( elle a 9 ans et demi quand son père tue sa mère avant de se suicider), s&rsquo;est inventée une identité grâce à «L&rsquo;Écume des jours», de Boris Vian, pour un nouveau prénom, un livre d&rsquo;Antonin Artaud, pour son nouveau patronyme. Et s&rsquo;est construit un univers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ?</p>
<p>C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Adélaïde</strong>, 46 ans. Elle vient de rompre. Elle travaille dans l&rsquo;édition. Et essaye de réinventer sa vie. Pas si simple. A cause de son âge, de ses attentes.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;</b>Alors qu’elle s’élance sur le marché de l’amour, elle découvre avec effroi qu’avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l’idée de rencontrer un homme et de l’épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5442"></span></p>
<p>Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d’apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d’édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu’elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d’hommes, et ils meurent en premier. »&nbsp;&raquo;, nous dit la quatrième de couv.</p>
<p>Au final,  un roman drôle, acide, caustique, poignant&#8230; et très bien écrit. Voici une comédie ( <strong>Chloé Delaume</strong> évoque même une parodie de &laquo;&nbsp;chick lit&nbsp;&raquo; ) sur le célibat et la solitude. Un roman qui parle des femmes, de la sororité aussi. Une thématique qui accompagne désormais l&rsquo;autrice. Le tout avec le milieu de l&rsquo;édition pour décor. Truculent. Et impitoyable.</p>
<p>Chaque chapitre est titré par une chanson française. L&rsquo;autrice voulait que &laquo;&nbsp;de la musicalité &nbsp;&raquo; dans son texte. &laquo;&nbsp;Je voulais que le lecteur ait de la musique dans la tête en le lisant&nbsp;&raquo;, expliquait-elle à <strong>Laure Adler</strong>, dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;heure bleue&nbsp;&raquo;, le 27 août, sur France Inter.</p>
<p>Pour accompagner la sortie du livre, il y aura d&rsquo;ailleurs un disque dont la sortie était prévue le 11 octobre prochain.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Adélaïde se plonge, se noie dans ses souvenirs. Adélaïde neuf fois a été amoureuse. Elle a cohabité avec six des élus, est restée très longtemps avec nombre d&rsquo;entre eux. Adélaïde calcule le temps passé en couple, de son premier petit ami à son dernier et unique mari. Elle obtient pour réel vingt-sept ans de sa vie. Et aussitôt ce chiffre ouvre sous ses pieds un abîme qui esquinte le plancher. Adélaïde répète neuf fois en pensant aux neuf vies du chat, capital soleil épuisé. Sur sa peau, plus jamais d&rsquo;amour, juste la caresse d&rsquo;une mélanome.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Adélaïde adore Noël, mais hélas elle est orpheline. Elle n&rsquo;a plus de couple, plus de famille, personne avec qui partager la dinde et ensuite ouvrir les cadeaux. Elle marche dans la rue et se dit : Mon coeur est un sac à sapin. Adélaïde adore Noël, elle en a connu des somptueux, grâce à ses ex et leur famille. Sauf avec Elias, il n&rsquo;avait plus que sa fille et avait toute fête en horreur. Adélaïde aurait aimé se rattraper cette année, un banquet surchargé et devant la cheminée des chaussettes débordantes. Pour la première fois de sa vie, elle n&rsquo;a nulle part où se greffer. Ses amies le vivent comme une corvée, mais sont toutes au chaud en famille. C&rsquo;est le 23 décembre, Adélaïde est seule et elle marche dans Paris pour faire semblant de vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est le coeur d&rsquo;Adélaïde, le héros de cette histoire. C&rsquo;est lui qui cogne et saigne, exige et se déploie. C&rsquo;est lui qui fait le deuil, englouti par le vide. C&rsquo;est lui qui seul s&rsquo;entête à battre toujours plus fort. Parfois il s&rsquo;imagine qu&rsquo;il n&rsquo;est plus fait de chair, mais de matériaux composites, de fibres synthétiques, l&rsquo;aorte ignifugée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;automne dévore les crépuscule, Adélaïde enfin accepte son célibat. Elle se dit que c&rsquo;est une phase et qu&rsquo;elle doit l&rsquo;accueillir, qu&rsquo;à trop vouloir lutter son ego et son coeur finiront abîmés. Adélaïde est raisonnable, elle s&rsquo;incline, elle n&rsquo;a pas le choix. C&rsquo;est écrit dans les chiffres, bien plus de femmes que d&rsquo;hommes, elle ne peut se soustraire à la réalité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur synthétique&nbsp;&raquo;, Chloé Delaume, Seuil, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/" data-text="Quadra sur le marché de l&rsquo;amour et des désillusions&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand le KGB donnait le tempo&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/21/quand-le-kgb-donnait-le-tempo/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/21/quand-le-kgb-donnait-le-tempo/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 12:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[arrestation]]></category>
		<category><![CDATA[dissidence]]></category>
		<category><![CDATA[écrits]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[FRance]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Iegor Gran]]></category>
		<category><![CDATA[KGB]]></category>
		<category><![CDATA[missions]]></category>
		<category><![CDATA[Moscou]]></category>
		<category><![CDATA[Parti communiste]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[URSS]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5261</guid>
		<description><![CDATA[Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&#8217;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&#8217;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" rel="lightbox[5261]"><img class="alignleft wp-image-5264 size-full colorbox-5261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" alt="livre-services-compertents" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&rsquo;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&rsquo;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le dernier roman d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, inspiré de la propre histoire de son père écrivain et dissident soviétique, <strong>André Siniavski.</strong></p>
<p>En septembre 1965, les hommes du KGB débarquent chez ses parents.<strong> Iegor</strong> est alors âgé de 9 mois. Grâce aux documents conservés, parmi lesquels le procès-verbal d&rsquo;interpellation, par ses parents &#8211; la famille a rejoint l&rsquo;Ouest et la France en 1973 &#8211; <strong>Iegor</strong>, ingénieur devenu écrivain sans que jamais son père ne le voie de ses yeux ( il décède en 1997, un an avant la sortie du premier roman d&rsquo;<strong>Iegor</strong> qui a pris le patronyme de sa femme, <strong>Gran</strong>) avait sous la main une matière formidable et les noms de tous ceux qui ont mis à mal la carrière de son père, le condamnant à plusieurs années de camp avec son ami poète <strong>Iouli Daniel.</strong></p>
<p><span id="more-5261"></span></p>
<p>Restait à la mettre en musique, à la faire vivre pour faire vivre à nouveau &laquo;&nbsp;ces personnages réels&nbsp;&raquo;. L&rsquo;auteur, qui signe là son quatorzième roman et le deuxième seulement consacré à l&rsquo;URSS et son histoire, décide alors de raconter l&rsquo;histoire de ses parents en se plaçant du côté<strong> &nbsp;&raquo; des services compétents&nbsp;&raquo;.</strong>.. qui ne sont pas toujours. Pour ces hommes, &nbsp;&raquo; les intellectuels sont des fanatiques&nbsp;&raquo;. Et de fait, des ennemis sans que l&rsquo;on sache toujours vraiment pourquoi&#8230;</p>
<p>Parmi eux, <strong>le lieutenant Ivanov</strong>, personnage central du livre. Le jeune lieutenant a d&rsquo;ailleurs fait carrière au sein du KGB, commandant en fin de carrière la 5e section, consacrée entièrement à la lutte contre la dissidence. En 1965, il est encore novice, perclus d&rsquo;idées préconçues, avec la doctrine du parti en bandoulière.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un morceau d&rsquo;histoire contemporaine qui se dessine sous nos yeux. <strong>Brejnev</strong> remplace <strong>Khrouchtchev</strong>, qui déjà avait amorcé le dégel post-stalinisme.</p>
<p>Avec, d&rsquo;un côté, des intellectuels dissidents et de l&rsquo;autre des exécutants, souvent aux prises avec des cas de conscience quand le Parti n&rsquo;a pas encore pris tout le temps de cerveau disponible. Au milieu, la mère d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, Maria <strong>Rozanova</strong>, qui ne rate jamais une occasion de rappeler aux zélés du KGB qu&rsquo;ils se trompent.</p>
<p>C&rsquo;est drôle, savoureux, sérieux et grotesque à la fois. Et tiré d&rsquo;une histoire familiale vécue, alors <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5261" /></p>
<p><strong> Iegor Gran raconte ici la génèse de ce roman très personnel, drôle et loufoque : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cLkaGYiguwA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En attendant son arrestation, Abram Tertz assiste à un séminaire soporifique au prestigieux IMLI, l&rsquo;Institut de la littérature mondiale, à Moscou. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout en faisant semblant d&rsquo;écouter l&rsquo;intervenante qui évoque le succès des auteurs soviétiques à l&rsquo;étranger, Cholokhov bla-bla-bla, le dangereux voyou compte les années de liberté miraculeuses. Cinq ans et deux mois depuis ses premiers envois en Occident. Deux ans et sept mois depuis </em>Esprit<em>. Et toujours rien, aucune convocation chez les services compétents. A croire qu&rsquo;il n&rsquo;a rien fait.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Loin de savourer un sentiment d&rsquo;impunité et de se pavaner dans l&rsquo;arrogance, Abram Tertz se liquéfie périodiquement dans une bouffée d&rsquo;angoisse. Pou lui, grand connaisseur de Dostoïevski, c&rsquo;est </em>Crime et châtiment<em> tous les jours.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il est lucide : il sait que l&rsquo;inéluctable lui pend au nez. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 : </strong><em> &laquo;&nbsp;Le lieutenant Ivanov se souvient de son stage à Sup de K. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Entraînez-vous à faire deux choses à la fois et à les faire parfaitement&nbsp;&raquo;, disait l&rsquo;instructeur, le redoutable major Kobel, dit &nbsp;&raquo; le chien-caméléon&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Suivre la cible ET choisir un livre en librairie; Faire la queue pour les bananes ET suivre la cible. Si vous ne savez pas quel livre vous cherchez, si vous ne faites que traîner dans la librairie, vous vous faites démasquer. Si vous ne savez pas combien il vous reste d&rsquo;argent pour vos bananes, vous vous faites démasquer. Vous devez en permanence être dans le rôle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237 :</strong> [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Comme beaucoup, il ne peut s&rsquo;empêcher de bien aimer Khrouch &#8211; ce sentiment s&rsquo;est démultiplié depuis le communiqué à la une de tous les journaux. Car il est connu que dans ce pays de malheur ce sont toujours les pires qui s&rsquo;enracient. Si Khrouch  a été viré, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;était pas si méchant ou tordu. Franc, sincère et naïf, ce Khrouch ! Et donc fragile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khrouch dont le diminutif sonne comme un nom de légume, en ce 14 octobre 1964, on le regrette déjà. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Malgré Pasternak, malgré la traque aux livres clandestins, malgré les &laquo;&nbsp;pédérastes&nbsp;&raquo;, Khrouch, c&rsquo;est de le souffle de la vie. La déstalinisation. Des millions de zeks rentrent à la maison. La fin de la peur bitumeuse, celle qui colle à l&rsquo;échine et vous suit partout, jour et nuit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khouch c&rsquo;est aussi l&rsquo;époque où Abram Tertz ne s&rsquo;est pas fait attraper. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et où il a rencontré la femme de sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un âge d&rsquo;or ! &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les services compétents&nbsp;&raquo;, Iegor Gran, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/21/quand-le-kgb-donnait-le-tempo/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/21/quand-le-kgb-donnait-le-tempo/" data-text="Quand le KGB donnait le tempo&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/07/21/quand-le-kgb-donnait-le-tempo/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vie comme elle va derrière le tableau noir&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/04/la-vie-comme-elle-va-derriere-le-tableau-noir/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/04/la-vie-comme-elle-va-derriere-le-tableau-noir/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 Jan 2020 08:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[adultes]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[années 70]]></category>
		<category><![CDATA[aventures]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[émancipation]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[familles]]></category>
		<category><![CDATA[groupe scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[histoires]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Blondel]]></category>
		<category><![CDATA[libéralisation]]></category>
		<category><![CDATA[Roma]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4987</guid>
		<description><![CDATA[Plonger dans les années 70, et plus précisément l&#8217;année 1975 ( celle de ma naissance, eh oui !) , ça vous dit ? Jean-Philippe Blondel revient avec un quinzième roman et des thématiques jamais explorées jusque là. Je vous raconte ? Nous sommes en 1975 donc. En province. Et dans un groupe scolaire. L&#8217;école ds [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV.jpg" rel="lightbox[4987]"><img class="alignleft size-full wp-image-4989 colorbox-4987" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV.jpg" alt="COUV" width="105" height="149" /></a>Plonger dans les années 70, et plus précisément l&rsquo;année 1975 ( celle de ma naissance, eh oui !) , ça vous dit ? <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> revient avec un quinzième roman et des thématiques jamais explorées jusque là.</p>
<p class="western">Je vous raconte ? Nous sommes en 1975 donc. En province. Et dans un groupe scolaire. L&rsquo;école ds garçons côtoie celle des filles et celle des petits. Les instituteurs, que l&rsquo;on appellera plus tard professeurs des écoles, occupent des logements de fonction. Et partagent le temps et l&rsquo;espace avec leurs collègues, tout au long de l&rsquo;année scolaire. Pas si simple.</p>
<p class="western">Alors <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> nous raconte la vie des <strong>Brunet</strong>, <strong>Goubert</strong>, <strong>Lorrain</strong>, <strong>Coudrier</strong>, <strong>Ferrant</strong>. Tient une chronique joyeuse et triste à la fois qui mélange les histoires des enfants et celles de leurs parents.</p>
<p class="western"><strong>Charles Florimont</strong> arrive avec de nouvelles méthodes pédagogiques en vogue, quand<strong> Reine Esposito</strong>, elle, fait tout basculer en poursuivant le rigide <strong>Lorrain</strong> de ses assiduités&#8230;.</p>
<p class="western">C&rsquo;est drôle, malicieux, émouvant. Et l&rsquo;écriture, très fluide, nous donne envie de suivre tous les personnages de cette galerie rigolote.</p>
<p class="western"><strong>L&rsquo;auteur parle de son livre ici :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/rLdAvzPTWrE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p class="western" style="text-align: center"> <strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote class="western"><p><strong><b>Page 89 :</b></strong> <em>&laquo;&nbsp;Florimont a eu les coudées franches, dès le mois de septembre. Il a suffi d&rsquo;un coup de fil de l&rsquo;inspecteur. Celui-ci, plus finaud qu&rsquo;il n&rsquo;en a l&rsquo;air, n&rsquo;a pas menacé Lorrain des foudres de Jupiter s&rsquo;il mettait des bâtons dans les roues de Florimont. Il sait que Lorrain s&rsquo;épanouit dans l&rsquo;agressivité et le combat &#8211; des années de lutte contre les éléments et les espaces naturels l&rsquo;ont aguerri. L&rsquo;inspecteur a repéré le talon d&rsquo;Achille du directeur de Denis-Diderot : la vanité. Un orgueil qu&rsquo;il tente de dissimuler mais qui revient au galop dès qu&rsquo;on empiète sur ses plates-bandes. C&rsquo;est en souriant que l&rsquo;inspecteur a alors téléphoné à Lorrain, l&rsquo;avant-veille de la rentrée, chez lui et non à l&rsquo;école.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><strong><b>Page 137 :</b></strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Passe encore qu&rsquo;on se morfonde devant un amour inassouvi en se rendant compte qu&rsquo;on a raté sa vie, mais qu&rsquo;on fasse en sorte de rattraper le temps perdu, et puis quoi encore ? On est responsable de ses choix. On les assume. Sinon; c&rsquo;est la chienlit. Toutes ces femmes qui plaçaient leur recherche du plaisir avant leur moralité, c&rsquo;en était trop. Quelqu&rsquo;un devait leur rappeler leur rôle et leur devoir, et le destin l&rsquo;avait choisie elle, Geneviève Coudrier, comme fer de lance de ce nouvel ordre moral. Alors qu&rsquo;ils s&rsquo;embrassaient à pleine bouche et en plein Paris, elle se posterait à côté d&rsquo;eux et se raclerait la gorge. Elle pouvait anticiper le frisson de bonheur qui la parcourrait lorsqu&rsquo;elle verrait la tête des deux amants confondus.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<blockquote class="western"><p><strong><b>Page 242 :</b></strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] On s&rsquo;était dit que ce n&rsquo;était pas si grave, tout semblait avoir repris sa place, mais très vite il avait fallu se rendre à l&rsquo;évidence, les lignes avaient bougé, révélant des failles, des gouffres, des abîmes, de nouvelles aspirations se faisaient jour, des revendications, des décisions. Reine Esposito se mettait à courir le long des murs de briques en hurlant qu&rsquo;elle voulait être prise, là, maintenant. Geneviève Coudrier se détachait de l&rsquo;encoignure dans laquelle on pensait qu&rsquo;elle resterait jusqu&rsquo;à la fin de sa vie et se mettait à exister pleinement. Janick, guidée par un patron soudain devenu mentor, tirait des plans sur la comète et transformait le quotidien en piste en étoiles. Aucune de ces femmes ne lui demandait rien &#8211; elles s&rsquo;imposaient, dans la démence ou dans l&rsquo;assurance tranquille, et elles souriaient en ajoutant que le monde ne serait plus jamais le même. Les écoles étaient mixtes. Des inspectrices remplaceraient bientôt les inspecteurs et viendraient s&rsquo;installer au fond des salles de classe pour juger du travail effectué. Gérard Lorrain et ses amis randonneurs deviendraient en quelques années une survivance, un morceau de cet univers où jadis les hommes pensaient qu&rsquo;ils menaient la danse.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p class="western"><strong> </strong><strong><b>&laquo;&nbsp;La grande escapade&nbsp;&raquo;, Jean-Philippe Blondel, Buchet-Chastel, 18€</b></strong></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/04/la-vie-comme-elle-va-derriere-le-tableau-noir/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/04/la-vie-comme-elle-va-derriere-le-tableau-noir/" data-text="La vie comme elle va derrière le tableau noir&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/01/04/la-vie-comme-elle-va-derriere-le-tableau-noir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Entre obsessions et folie, une quête&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 09:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" A la demande d'un tiers"]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Mathilde Forget]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[relation mère-fille]]></category>
		<category><![CDATA[soeurs]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4890</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   «  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  » C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-hw-livre-titre-couv field-type-text field-label-hidden"></div>
<div class="field field-name-hw-interventions field-type-field-collection field-label-hidden"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire  </span></strong></div>
<div id="node-hw-livre-full-group-edito-livre-bas" class="float-left group-edito-livre-bas field-group-div group_edito_livre_bas field_group_div">
<div class="field field-name-hw-presentation-editoriale field-type-text-long field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even"><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" rel="lightbox[4890]"><img class="alignleft size-full wp-image-4896 colorbox-4890" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" alt="DEMANDE TIERS" width="280" height="440" /></a>«  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  »</em></div>
<div class="field-item even">C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins qu’elle va régulièrement observer à l’aquarium.<br />
Mais la narratrice et <em>la fille avec qui elle veut vieillir</em> ont rompu. Elle a aussi dû faire interner sa sœur <strong>Suzanne</strong> en hôpital psychiatrique. Définitivement atteinte du syndrome du cœur brisé, elle se décide à en savoir plus sur sa mère, qui s’est suicidée lorsqu’elle et <strong>Suzanne</strong> étaient encore enfants.<br />
Elle retourne sur les lieux, la plus haute tour du château touristique d’où sa mère s’est jetée. Elle interroge la famille, les psychiatres. Aucun d’eux ne porte le même diagnostic. Quant aux causes  : <em>« Ce n’est pas important de les savoir ces choses-là, vous ne pensez pas ? »</em></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even">Déçue, méfiante, elle finit par voler des pages du dossier médical qu’on a refusé de lui délivrer.<br />
Peu à peu, en convoquant tour à tour <em>Blade Runner</em>, la Bible ou l’enfance des tueurs en série, en rassemblant des lettres écrites par sa mère et en prenant le thé avec sa grand-mère, elle réussit à reconquérir quelques souvenirs oubliés.<br />
Mais ce ne sont que des bribes. Les traces d’une enquête où il n’y a que des indices, jamais de preuves.<br />
La voix singulière de <strong>Mathilde Forget</strong> réussit à faire surgir le rire d’un contexte sinistre et émeut par le moyen détourné de situations cocasses. Sur un ton à la fois acide et décalé, elle déboussole, amuse et ébranle le lecteur dans un même élan.</div>
<div class="field-item even">
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mathilde Forget,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> auteure, compositrice et interprète signe là son premier roman plein d&rsquo;humour décalé et grinçant. Un pas de côté pour aborder des questions profondes, graves. Essentielles. </span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Elle nous en parle ici  :</b></span></span></span></strong></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UvTf0VKTbew?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote><p><strong><b>Pages 26-27 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Jacques a dit : &nbsp;&raquo; Ne devient pas fou qui veut.&nbsp;&raquo; Je ne suis pas spécialement lacanienne, mais sans connaître cette phrase j&rsquo;ai pensé il y a quelques temps que la folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Je ne suis pas non plus freudienne. Et d&rsquo;ailleurs je me méfie de Sigmund, je sais que Bambi a été créé par l&rsquo;un de ses proches amis, le romancier Felix Salten.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>La folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Pourtant j&rsquo;ai essayé de toutes mes forces.</em> C&rsquo;était après avoir passé plusieurs heures à répéter, Bambi est un connard, Bambi est un connard, Bambi est un connard&#8230;<em> effondrée sur le carrelage trop propre de ma cuisine. Un jour une amie m&rsquo;a dit : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est tellement vide et propre chez toi, on dirait l&rsquo;appartement d&rsquo;un psychopathe.&nbsp;&raquo; C&rsquo;est vrai, je pourrais être une psychopathe mais je crois que mon goût pour les intérieurs austères et ordonnées me vient surtout de mon éducation protestante. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 35 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Grâce aux médicaments, Suzanne dit oui à toutes mes propositions d&rsquo;activités, ce qui me permet de m&rsquo;améliorer à la belote. Une grande soeur cesse forcément un jour de jouer avec sa petite soeur, à l&rsquo;hôpital psychiatrique je peux me venger. Pour la belote, on s&rsquo;installe dans sa chambre. On est souvent interrompues par un patient qui cherche la télécommande. Il n&rsquo;y en pas qu&rsquo;une seule pour tout l&rsquo;hôpital, alors pour changer de chaîne il faut partir à sa recherche.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 76 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;On a rompu sur un banc. J&rsquo;ai voulu pleurer pour réhabiliter mon coeur. Je l&rsquo;ai prise dans mes bras pour qu&rsquo;elle ne voie pas mon visage. J&rsquo;ai fait en sorte que des larmes viennent et peu importe de quel chagrin. J&rsquo;ai pensé à la mort de Cathy Cesnik, assassinée le 7 novembre 1969 à Baltimore car elle s&rsquo;apprêtait à révéler de nombreux viols et agressions sexuelles commis par des prêtres sur des enfants au sein de l&rsquo;école catholique où elle enseignait le théâtre et l&rsquo;anglais. Penser à soeur Cathy me fait pleurer. Quand j&rsquo;a senti les larmes monter, je lui ai montré mon visage. Dans son regard j&rsquo;ai vu un soulagement. </em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Quatre mois après la rupture, j&rsquo;ai pleuré pendant une semaine sans même avoir besoin de penser à soeur Cathy. Et mon coeur s&rsquo;est littéralement effondré dans ma poitrine pour finir au fond de mon ventre. J&rsquo;ai donc bien un coeur, mais il n&rsquo;est plus au bon endroit.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><b>&laquo;&nbsp;A la demande d&rsquo;un tiers&nbsp;&raquo;, Mathilde Forget, Grasset. </b></strong></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/" data-text="Entre obsessions et folie, une quête&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les autres, cet enfer !</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2019 12:51:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Propriété privée"]]></category>
		<category><![CDATA[bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[chat]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[comédie acide]]></category>
		<category><![CDATA[critique sociale]]></category>
		<category><![CDATA[envahissement]]></category>
		<category><![CDATA[Eva et Charles Caradec]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Deck]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges]]></category>
		<category><![CDATA[polar]]></category>
		<category><![CDATA[promiscuité]]></category>
		<category><![CDATA[satire]]></category>
		<category><![CDATA[voisins]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4844</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Julia Deck a l&#8217;art de dénoncer, avec humour et ironie, les travers de notre époque. Elle s&#8217;y emploie une fois encore dans son quatrième roman &#171;&#160;Propriété privée&#160;&#187;, paru il y a quelques semaines.  Une auteure quadragénaire dont j&#8217;avais découvert la plume et la verve à travers son premier roman &#171;&#160;Viviane Elisabeth Fauville&#160;&#187;, très bonne impression confirmée à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="western"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre_moyen_9782707345783.jpg" rel="lightbox[4844]"><img class="alignleft size-full wp-image-4845 colorbox-4844" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre_moyen_9782707345783.jpg" alt="livre_moyen_9782707345783" width="178" height="245" /></a>Julia Deck</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> a l&rsquo;art de dénoncer, avec humour et ironie, les travers de notre époque. Elle s&rsquo;y emploie une fois encore dans son quatrième roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Propriété privée&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, paru il y a quelques semaines. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Une auteure quadragénaire dont j&rsquo;avais découvert la plume et la verve à travers son premier roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;</a>, </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">très bonne impression confirmée à la lecture du </span></span></span><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;. </b></span></span></span></a></strong></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Signe des temps, nous voilà à l&rsquo;orée d&rsquo;une nouvelle vie pour </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Eva</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Charles Caradec</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">. Les deux quinquagénaires parisiens ont décidé de quitter la capitale pour un écoquartier de l&rsquo;autre côté du périphérique. Elle est urbaniste, un peu perchée. Il était enseignant mais surtout dépressif depuis plusieurs décennies. </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Le couple saute le pas et achète une maison, sur plan. Un ensemble de huit habitations, un groupe fermé de huit familles, issues des classes moyennes supérieures. Ambiance &laquo;&nbsp;Wisteria Lane&nbsp;&raquo;, vous voyez ? </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Vous avez là </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Eva</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Charles</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> donc, mais aussi </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Arnaud</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> et </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Annabelle Lecocq</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Benani</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Lemoine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, les </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Taupin</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">&#8230; </span></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">Avec, rapidement, un chat rouquin retrouvé mort, après avoir été torturé&#8230; Raconté comme cela, vous allez me dire : &laquo;&nbsp;Bof&nbsp;&raquo;. Vous auriez tort. Je ne veux pas &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; toute l&rsquo;intrigue qui, d&rsquo;une comédie acide va se transformer en polar foutraque. </span></span></span></p>
<p class="western"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>Julia Deck</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small">, invitée de l&rsquo;émission </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"><b>La Grande librairie</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman'"><span style="font-size: small"> nous raconte :</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong>, invitée de l&rsquo;émission La Grande librairie nous raconte :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/5NQlGlxaGkE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 39 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> [&#8230;]</span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> Un second rire très net s&rsquo;est fait entendre. J&rsquo;ai regardé autour de moi. Il n&rsquo;y avait  personne d&rsquo;autre dans la pièce. Mais la lucarne était demeurée entrouverte, à quelques mètres de la salle de bains mitoyenne. Mon coeur s&rsquo;est rétracté d&rsquo;horreur. J&rsquo;ai compris que je n&rsquo;avais plus le droit de crier, qu&rsquo;il faudrait ravaler ma rage jusque dans notre abri le plus intime, parce que rien de ce qui se déroulerait ici ne demeurerait caché. Surtout j&rsquo;ai compris que j&rsquo;allais mordre la poussière.&nbsp;&raquo; </span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 54 :</b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> &laquo;&nbsp;Je t&rsquo;ai tout de suite dit que ce serait une erreur de tuer le chat. En général parce que nous ne sommes pas des personnes qui s&rsquo;en prennent aux animaux, et en particulier parce que nous sommes encore moins de celles qui clouent leurs dépouilles aux portes du voisinage en signe de mécontentement.</span></span></span></em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 148 :</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Je ne vais pas te mentir. Chaque fois que je t&rsquo;ai vu au parloir, tu m&rsquo;as fait peur. Evidemment, le décor n&rsquo;aidait pas, un bloc sale inventé par un architecte scélérat, aux vitre scarifiées par des centaines d&rsquo;ongles acharnés, suintant l&rsquo;haleine de toutes les bouches qui s&rsquo;étaient tendues en vain l&rsquo;une vers l&rsquo;autre pour ne rencontrer qu&rsquo;un mur de glace. Et ce policier statufié dans l&rsquo;angle, qui gagnait son salaire en rayant de sa conscience tout sentiment humain pendant ses heures de service – j&rsquo;espérais que son épouse le martyrisait qu&rsquo;il possédait trois enfants en bas âge et un crédit jusqu&rsquo;au cou.&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Propriété privée&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/" data-text="Les autres, cet enfer ! - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Digressions familiales autour d&#8217;un canapé-lit laid</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 09:09:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le voyage du canapé-lit"]]></category>
		<category><![CDATA[anecdotes]]></category>
		<category><![CDATA[héritage]]></category>
		<category><![CDATA[histoire familiale]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[névroses]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Jourde]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalise]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[road-book]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[transport]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4715</guid>
		<description><![CDATA[Pierre Jourde est auteur, romancier et critique littéraire. Prolixe, courageux, inspiré&#8230; et très souvent drôle. La preuve encore avec &#171;&#160;Le voyage du canapé-lit&#160;&#187; qui m&#8217;a permis de me replonger dans son oeuvre, découverte il y a quinze ans. Le temps file&#8230; J&#8217;ai suivi avec attention le conseil de la libraire tourangelle préférée et j&#8217;ai ouvert [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pierre Jourde</strong> est auteur, romancier et critique littéraire. Prolixe, courageux, inspiré&#8230; et très souvent drôle. La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage du canapé-lit&nbsp;&raquo;</strong> qui m&rsquo;a permis de me replonger dans son oeuvre, découverte il y a quinze ans. Le temps file&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE_JOURDE.jpg" rel="lightbox[4715]"><img class="alignleft size-full wp-image-4720 colorbox-4715" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE_JOURDE.jpg" alt="CANAPE_JOURDE" width="1024" height="768" /></a>J&rsquo;ai suivi avec attention le conseil de la libraire tourangelle préférée et j&rsquo;ai ouvert ce roman-récit.  Si la chronologie des faits et les dialogues sont le fruit de l&rsquo;imagination de <strong>Pierre Jourde</strong>, les anecdotes, les situations ont bel et bien existé.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un voyage. Celle d&rsquo;une psychanalyse itinérante à l&rsquo;avant d&rsquo;un véhicule Jumper. Là, se trouvent <strong>Pierre Jourde</strong> donc, son frère <strong>Bernard</strong> et la femme de celle-ci, <strong>Martine</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE-LIT.jpg" rel="lightbox[4715]"><img class="alignleft size-full wp-image-4717 colorbox-4715" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CANAPE-LIT.jpg" alt="CANAPE LIT" width="195" height="286" /></a>Ils ont été chargés par leur mère de transporter la relique ( le fameux canapé-lit laid dont elle vient d&rsquo;hériter de sa mère) depuis Créteil et la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale en Auvergne, à Lussaud.</p>
<p>Durant cette traversée, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d&rsquo;autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante.</p>
<p>Les deux frères, tantôt complices tantôt opposés, réveillent leurs morts aussi, et multiplient les virées dans leurs souvenirs, qu&rsquo;ils soient communs ou pas. Mais qui, mis bout à bout, racontent cette famille un peu foutraque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4715"></span></p>
<p>Au fil des pages, <strong>Pierre Jourde</strong> garde également un oeil sur la littérature et ses contemporains&#8230; en, souvent, s&rsquo;en moquant gentiment. On apprend enfin, par l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;La littérature sans estomac&nbsp;&raquo;</strong> la vérité sur la scène d&rsquo;anthologie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4715" /> qui l&rsquo;a opposé à <strong>Christine Angot</strong> !</p>
<p>Au final, un livre un peu foutoir ( du Guatemala aux salons littéraires en passant par le Canada&#8230;) mais vraiment jubilatoire ! Savoureux. Et désopilant.</p>
<p><strong>Sur France Culture, il en parle ainsi  :</strong></p>
<p><a href="https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/quand-le-voyage-dun-canape-lit-exorcise-les-nevroses-familiales">https://www.franceculture.fr/emissions/le-reveil-culturel/quand-le-voyage-dun-canape-lit-exorcise-les-nevroses-familiales</a></p>
<p><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 114 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Beaucoup de nos activités dérogeaient à l&rsquo;idéal de l&rsquo;homme accompli tel que le rêvaient mes parents et les vieilles dames privées de descendance qui s&rsquo;étaient chargées d&rsquo;une bonne partie de notre enfance. On courait, on jouait au foot, on se battait, on escaladait des montagnes et on descendait des rivières, on se séparait, on divorçait, bref, nous faisions tout notre possible pour n&rsquo;être pas des compensations à notre impossible grand-mère, dont toute la famille s&rsquo;accordait à dire qu&rsquo;elle était la méchanceté, la duplicité et l&rsquo;avarice incarnées. La narration des vilenies qu&rsquo;on lui attribuait aurait effrayé un fan de Stephen King.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 193-194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] et de même que notre mère, en nous faisant transporter l&rsquo;abominable canapé-lit, cherchait une réconciliation posthume avec la mère qu&rsquo;elle avait dû fuir pour trouver l&rsquo;amour qui lui avait manqué, de même, mais aussi à l&rsquo;inverse, alors que j&rsquo;avais dû effectuer le mouvement contraire, m&rsquo;arracher à l&rsquo;inexorable amour maternel pour exister, lorsque cet éloignement a cessé d&rsquo;être une nécessité vitale et que j&rsquo;ai pu librement donner cours à ma tendresse filiale, les objets sont venus tenter d&rsquo;y mettre obstacle, comme pour me démontrer qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien à faire contre la séparation des êtres, les malentendus, les souffrances et les angoisses.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 229  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Prenez mon cas par exemple. Je suis convaincu d&rsquo;être un immense écrivain, un incomparable prosateur, un maître de la langue, un virtuose de la construction narrative, un Paganini de la phrase, qui aborde toutes les formes, alliant la puissance à la subtilité, aussi émouvant que désopilant, le genre de type dont il faudra cinquante pages dans les manuels pour expliquer toute la richesse aux lycéens du futur accablés d&rsquo;ennui. Et je trouve ridicule que d&rsquo;autres écrivains soient assez immodestes et dépourvus de lucidité pour penser la même chose d&rsquo;eux-mêmes.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Le voyage du canapé-lit&nbsp;&raquo;, Pierre Jourde, Gallimard, 20€</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/" data-text="Digressions familiales autour d&rsquo;un canapé-lit laid - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/07/15/digressions-familiales-autour-dun-canape-lit-laid/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Coup de spleen sur l&#8217; &#171;&#160;American way of life&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/11/28/coup-de-spleen-sur-l-american-way-of-life/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/11/28/coup-de-spleen-sur-l-american-way-of-life/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Nov 2018 08:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Des raisons de se plaindre"]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[appât du gain]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[consumérisme]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de l'Olivier]]></category>
		<category><![CDATA[errances]]></category>
		<category><![CDATA[erreurs]]></category>
		<category><![CDATA[hommes]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[ironie]]></category>
		<category><![CDATA[Jeffrey Eugenides]]></category>
		<category><![CDATA[lâcheté]]></category>
		<category><![CDATA[maladresse]]></category>
		<category><![CDATA[manoeuvres]]></category>
		<category><![CDATA[mauvaise foi]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[peines de coeur]]></category>
		<category><![CDATA[pleutres]]></category>
		<category><![CDATA[quêtes]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[vacuité existentielle]]></category>
		<category><![CDATA[vie de couple]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4446</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Jeffrey Eugenides est de retour ! Profitons-en ! L&#8217;auteur américain, lauréat du prix Pulitzer, excusez du peu, écrit un livre&#8230; tous les neuf ans. Après &#171;&#160;Virgin suicides&#160;&#187; ( salué par la critique et adapté au cinéma par Sofia Coppola), &#171;&#160;Middlesex&#160;&#187; et &#171;&#160;Le roman du mariage&#160;&#187;, le sexagénaire est de retour avec un premier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><strong>Jeffrey Eugenides</strong> est de retour ! Profitons-en ! L&rsquo;auteur américain, lauréat du prix Pulitzer, excusez du peu, écrit un livre&#8230; tous les neuf ans. Après <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo; </strong>( salué par la critique et adapté au cinéma par Sofia Coppola), <strong>&laquo;&nbsp;Middlesex&nbsp;&raquo;</strong> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/"><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong></a>, le sexagénaire est de retour avec un premier recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Des raisons de se plaindre&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DES-RAISONS.jpg" rel="lightbox[4446]"><img class="alignleft wp-image-4447 size-medium colorbox-4446" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DES-RAISONS-197x300.jpg" alt="DES RAISONS" width="197" height="300" /></a>Nouveau format donc pour celui qui nous parle de l&rsquo;Amérique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Toujours. Les dix nouvelles réunies dans son recueil ont été écrites et publiées ( dans le New Yorker) au fil des trente dernières années.</p>
<p>Là, souvent réécrites ou lissées, indiquent des journalistes, elles évoquent des illusions perdues, nous font rencontrer des couples dysfonctionnels, et une middle-class américaine perdue&#8230; entre consumérisme et perte des valeurs morales. Bref, gros coup de spleen sur les USA !</p>
<p>J&rsquo;ai préféré les plus récentes des nouvelles compilées là. A chaque nouvelle histoire, le ou les personnages principaux ( en majorité des hommes, donc), se trouvent à un carrefour de leur existence. Ils ont fait des choix, ou subissent ceux faits à leur insu. Font, dès lors, preuve de mauvaise foi, ou déni&#8230; ou de culpabilité.</p>
<p><span id="more-4446"></span></p>
<p>Tous aussi ont des questions prosaïques à régler : l&rsquo;argent est au coeur de toutes ces nouvelles ou presque. Qu&rsquo;ils en rêvent, qu&rsquo;ils en manquent, qu&rsquo;ils le volent ou trouvent des stratagèmes pour le détourner. Mais rien ne se passe jamais comme prévu&#8230;</p>
<div><strong>Si vous n&rsquo;avez jamais vu le film &laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;, voici la bande-annonce diffusée à l&rsquo;époque</strong></div>
<div id="blogvision"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3942.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Virgin suicides</a><br />
<a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19466934&amp;cfilm=3942.html"><strong>Virgin suicides</strong> Bande-annonce VO</a></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 dans &laquo;&nbsp;Musique ancienne&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Les femmes qui travaillent vraiment ne manquaient pas. Rebecca n&rsquo;était pas l&rsquo;une d&rsquo;elles voilà tout. Aujourd&rsquo;hui, dès qu&rsquo;une femme exerçait une activité, on disait qu&rsquo;elle travaillait. Un homme confectionnant des souris en peluche était considéré, au mieux, comme pourvoyant mal aux besoins de sa famille, au pire, comme un minable. Alors qu&rsquo;une femme titulaire d&rsquo;une maîtrise et d&rsquo;un quasi-doctorat en musicologie, et qui cousait à la main des rongeurs parfumés micro-ondables, était à présent considérée ( surtout par ses amies mariées) comme un entrepreneur&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 205-206 dans &nbsp;&raquo; Des jardins capricieux &nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;idée de ce quinquagénaire corpulent se jetant du haut d&rsquo;une falaise, Maria la trouve comique. Les yeux de Malcolm sont humides, elle le voit, mais la sincérité de son émotion ne fait que le lui rendre plus lointain encore. C&rsquo;est peut-être vrai qu&rsquo;il a envisagé de se suicider, c&rsquo;est peut-être vrai que ce repas ( comme il le soutient) le ramène maintenant à la vie, mais c&rsquo;est une erreur de penser qu&rsquo;elle, qui le connaît à peine, puisse partager sa peine ou sa joie. Un instant, elle se reproche son manque de compassion pour Malcolm ( avec des trémolos dans la voix, il décrit &laquo;&nbsp;les jours très sombres&nbsp;&raquo; qui ont suivi le départ de sa femme), mais cet instant passe vite. Inutile de se voiler la face : elle ne ressent rien. Elle donne un petit coup de pied à Annie sous la table. Annie esquisse un sourire puis se cache la bouche derrière sa serviette. Maria frotte son pied contre le mollet d&rsquo;Annie. Annie retire sa jambe Maria ne la trouve plus. Elle la cherche du bout de sa chaussure et guette le regard d&rsquo;Annie pour pouvoir lui faire un clin d&rsquo;oeil, mais Annie garde les yeux rivés sur une assiette.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 231 dans &laquo;&nbsp;Fondements nouveaux&nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Comme la plupart des honnêtes gens, Kendall rêvait parfois de commettre des actes illicites. Mais les jours qui suivirent, il se surprit à nourrir ces rêves avec une assiduité suspecte. Comment détournait-on de l&rsquo;argent quand on voulait le faire bien ? Quelles étaient les erreurs les plus fréquentes ? Comment se faisait-on prendre et à quelles sanctions s&rsquo;exposait-on ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des raisons de se plaindre&nbsp;&raquo;, de Jeffrey Eugenides, les Editions de l&rsquo;Olivier, 22,50€. Traduction de Olivier Deparis.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/11/28/coup-de-spleen-sur-l-american-way-of-life/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/11/28/coup-de-spleen-sur-l-american-way-of-life/" data-text="Coup de spleen sur l&rsquo; &laquo;&nbsp;American way of life&nbsp;&raquo; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/11/28/coup-de-spleen-sur-l-american-way-of-life/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>François, serial lover impérissable&#8230; ou presque</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2017 08:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Anna]]></category>
		<category><![CDATA[Didier]]></category>
		<category><![CDATA[disparition organisée]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[François]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[loufoque]]></category>
		<category><![CDATA[Marie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée littéraire 2017]]></category>
		<category><![CDATA[Roxane]]></category>
		<category><![CDATA[souvenir]]></category>
		<category><![CDATA[stratagèmes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4062</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&#8217;humour et de folie. La vraie. François Szabowski signe avec &#171;&#160;L&#8217;amour est une maladie ordinaire&#160;&#187; chez Le Tripode, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE.jpg" rel="lightbox[4062]"><img class="alignleft wp-image-4063 size-medium colorbox-4062" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE-225x300.jpg" alt="AMOUR MALADIE" width="225" height="300" /></a></p>
<p>On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&rsquo;humour et de folie. La vraie.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;</strong> chez <strong>Le Tripode</strong>, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le même type en slip kangourou, ça aide !)</p>
<p>Dans une interview à son éditeur, <strong>François Szabowski</strong> explique s&rsquo;être inspiré de l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme, sans cesse déçue de ses histoires d&rsquo;amour après quelques temps pour écrire ce roman.</p>
<p>Seuls les moments passés avec un ex-compagnon décédé dans un accident, trouvaient encore grâce à ses yeux. Elle n&rsquo;avait pas eu le temps de voir ses défauts, de moins l&rsquo;aimer.<em> &nbsp;&raquo; Son amour pour lui était immortel, justement parce qu&rsquo;il était mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Une trame dont l&rsquo;auteur s&rsquo;est inspirée pour imaginer son personnage, prénommé d&rsquo;ailleurs comme lui. Pas un hasard.<em> &nbsp;&raquo; Je pars toujours de moi, de ce que je vis&nbsp;&raquo;,</em> explique-t-il encore. Et de poursuivre :<em> &laquo;&nbsp;Ce livre est le résultat, et la trace, de mon état émotionnel et de mes préoccupations à un moment donné de ma vie. Mais ni ma vie ni ma personne ne sont intéressantes : je ne raconte donc jamais ce qui m&rsquo;est vraiment arrivé. Le François de ce roman, c&rsquo;est donc moi sans être du tout moi. François est l&rsquo;amalgame de pensées ou réflexions que j&rsquo;ai pu avoir, et de certaines personnes effectivement que j&rsquo;ai côtoyées intimement, qui s&rsquo;enfermaient dans le déni, dans l&rsquo;aveuglement, dans une forme – certes présentable, tout à fait fonctionnelle – de profonde folie&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><span id="more-4062"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de <strong>François</strong>. Ecrivain et pigiste à Paris. Mais surtout amoureux. Il aime <strong>Marie</strong>. Qui l&rsquo;aime en retour. Mais justement, avant que leur histoire ne s&rsquo;essouffle, avant que l&rsquo;amour soit moins fort, il décide de disparaître. Et d&rsquo;organiser sa mort. Rien que ça.</p>
<p><strong>Didier,</strong> qui n&rsquo;est pas son demi-frère ( mais qui n&rsquo;a de toute façon aucun souvenir de ce qui lui est arrivé) l&rsquo;aide à mettre sur pied son exfiltration. Il sera donc écrasé par le métro. Cette fois. Un exercice qu&rsquo;ils reproduiront deux fois encore ( <strong>Roxane,</strong> <strong>Anna</strong>).</p>
<p>Pour le meilleur et pour le pire&#8230; car <strong>François</strong> qui veut tant disparaître pour préserver l&rsquo;amour dans les yeux de sa dulcinée malgré sa disparition physique, disparaît littéralement peu à peu&#8230;</p>
<p>Au fil des pages et de ses histoires d&rsquo;amour, il élabore des stratagèmes toujours plus élaborés.</p>
<p>Un roman drôle, très contemporain, rythmé et bien mené.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> est un écrivain né en 1977. Il a notamment publié aux éditions Les Forges de Vulcain : <strong>&laquo;&nbsp;Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent &laquo;&nbsp;</strong> ; <strong>&laquo;&nbsp;Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur &laquo;&nbsp;</strong>;<strong> &laquo;&nbsp;Les majorettes, elles, savent parler d’amour &laquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;Il faut croire en ses chances ; La famille est une peine de prison à perpétuité et autres proverbes&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Page 8 : &laquo;&nbsp;Je me suis effondré sur l&rsquo;oreiller, effaré. J&rsquo;étais enfin parfaitement heureux. C&rsquo;était horrible. L&rsquo;homme est en effet une machine merveilleuse, capable de passer une existence entière les pieds dans la crotte un sourire béat aux lèvres. Il peut vivre partout. Dans des taudis. Dans des déserts. à Beauvais. Tant qu&rsquo;il a l&rsquo;impression que le monde où il vit est le seul qui existe. Mais dès qu&rsquo;on lui fait goûter autre chose, il ne peut plus revenir en arrière. J&rsquo;ai alors réalisé que nous ne pourrions pas aller plus loin. Que nous étions arrivés au sommet. Qu&rsquo;inexorablement, notre amour ne pouvait plus désormais que décliner. Et que je ne le supporterais pas.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai reposé les jumelles sur le guéridon. Mon visage ruisselait de larmes. Je suis tombé à genoux, et je me suis mis à sangloter de joie, en voyant défiler devant mes yeux ce qu&rsquo;allait être la vie de Marie après ma disparition. Ce manque poignant qu&rsquo;elle allait ressentir au quotidien pendant les premiers mois, ponctué d&rsquo;atroces moments de détresse, quand elle repasserait par les lieux, les cafés, bancs, squares et rues où nous avions vécus ; dans cette ville qui, sans moi, ne ressemblerait plus qu&rsquo;à un décor en carton-pâte. Cette effroyable sensation de vide qui allait trouer sa vie. L&rsquo;incurable mélancolie qui allait peu à peu la remplacer. Ce regard vague, qu&rsquo;elle aurait en soirée au milieu des rires de ses amis. Et même, après quelques années, cette tristesse soudaine qui lui sauterait encore à la gorge, en pleine joie, et l&rsquo;obligerait à aller s&rsquo;isoler sur le balcon pour fumer une cigarette. Des garçons viendront la rejoindre, et chercheront à profiter de cette solitude pour essayer de l&rsquo;entreprendre. Et elle les enverra paître, sèchement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me suis arrêté un peu plus loin sur la rue Saint-Martin. Je suis resté planté sur le trottoir, vers le croisement avec la rue aux ours, et j&rsquo;ai contemplé cette vie incessante autour de moi, tout ce monde dont je ne faisais plus partie. Pour tous ces gens, ici, à Paris, et aussi sans doute les milliards d&rsquo;autres être humains qui peuplaient la Terre, je n&rsquo;existais pas. Ils ne me voyaient pas. A part si je les touchais, apparemment. Même si le processus avait dû être progressif, j&rsquo;ai eu une impression étrange en pensant que cela faisait plusieurs semaines que les gens ne me voyaient pas, que pour eux je n&rsquo;existais pas, et que je ne m&rsquo;en étais pas rendu compte. Je n&rsquo;avais pas vu la différence. Tout ça m&rsquo;avait paru normal, à quelques bizarreries près. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;, François Szabowski, Le Tripode, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/" data-text="François, serial lover impérissable&#8230; ou presque - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sous les frondaisons, captivante dystopie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Notre vie dans les forêts"]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
		<category><![CDATA[dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[effroi]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[libération]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Marie]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Darrieussecq]]></category>
		<category><![CDATA[moitiés]]></category>
		<category><![CDATA[psychologue]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[robots]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[société totalitaire]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[totalitarisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4069</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par Marie Darrieussecq. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&#8217;ont très souvent plus. La preuve encore avec &#171;&#160;Notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" rel="lightbox[4069]"><img class="alignleft size-full wp-image-4072 colorbox-4069" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" alt="livre-notre-vie-dans-les-forets" width="120" height="176" /></a> Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par <strong>Marie Darrieussecq</strong>. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&rsquo;ont très souvent plus.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, dernier opus en date. La dernière fois que Quatrième de couv a parlé de <strong>Marie Darrieussecq</strong>, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle nous emmène cette fois dans une histoire étrange ( un peu comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong>, le premier roman qui l&rsquo;avait révélée au grand public). La narratrice se prénomme <strong>Viviane</strong>. Psychologue spécialiste du traumatisme, elle vit désormais dans la forêt avec d&rsquo;autres qui, comme elle, ont fui après avoir libéré plusieurs de leurs <em>&laquo;&nbsp;moitiés&nbsp;&raquo;</em>, des presque clones qui sont autant de <em>&laquo;&nbsp;réservoirs de pièces détachées&nbsp;&raquo;.</em> On ne sait rien du lieu où tous se cachent, rien de ce qui a bien pu se passer.</p>
<p><span id="more-4069"></span></p>
<p>Reste la volonté farouche, vitale même, de <strong>Viviane</strong> à tout raconter. Vite. A expliquer ce qui se passe, à parler de <strong>Marie</strong>, sa moitié depuis qu&rsquo;elle est enfant, à revenir sur les échanges avec ses patients d&rsquo;avant, à évoquer son histoire d&rsquo;amour, la relation à son chien, etc.</p>
<p>Un roman court, tout en tension, drôle et effrayant à la fois. Un texte post-traumatique pour mieux dénoncer une mainmise technologique totalitaire, encadrée par des robots et des drones. Un roman politique donc. Le prolongement d&rsquo;une nouvelle publiée il y a vingt ans déjà et qui résonne de manière particulière alors qu&rsquo;ici et là dans le monde, des situations se tendent, des conflits se cristallisent avec, toujours, une menace pesant lourdement sur la liberté.</p>
<p>Une dystopie captivante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque son nouveau roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sbAjafjHPNQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je faisais partie de ces pools de psys d&rsquo;urgence qu&rsquo;on a mis sur tous les gros coups du début du millénaire. Sale époque. Mais je traitais aussi les accidents banals, la voiture emboutie et le bruit qui perdure dans la tête, le boum, les acouphènes, les phobies qui s&rsquo;installent, la routine du traumatisme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Jusqu&rsquo;à ce cliqueur qu&rsquo;on m&rsquo;adresse pour un simple stress au travail. Il avait vécu une échauffourée, je n&rsquo;appelle pas ça un attentat. Quand il était gamin, au lycée, ils avaient été confinés pendant qu&rsquo;un assaillant déambulait avec une machette. J&rsquo;ai des collègues qui traitent les assaillants. Ça m&rsquo;aurait intéressée je crois. Bon, mon patient remettait lui-même à sa juste place cet incident qui n&rsquo;avait pas plus coupé sa vie en deux que le jour où sa mère lui avait annoncé que son père n&rsquo;était pas son père – il y a une routine de la vie psychologique humaine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Tout ça se situe avant le patient zéro mais ça m&rsquo;a quand même perturbée. J&rsquo;en référais à mon contrôleur mais j&rsquo;ai eu des crises d&rsquo;asphyxie plus fréquentes que d&rsquo;habitude. Je suis née avec un seul poumon. Marie, grâce à la génétique, en avait deux forcément, elle est parfaite Marie, donc j&rsquo;ai subi une assez lourde opération, à l&rsquo;âge de trois ans, où on m&rsquo;a greffé un poumon de Marie. Aucun souvenir, mais ma mère m&rsquo;en parlait souvent, elle pleurait à chaque fois et ça me perturbait. La greffe n&rsquo;a jamais vraiment pris. La cicatrice me faisait mal. Je peux à peine lever le bras tellement les tissus sont raides. Et puis, toujours essoufflée. Les psys qui m&rsquo;avaient en charge à l&rsquo;époque disaient que c&rsquo;était l&rsquo;angoisse, qui compromettait la prise de la greffe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 151-152 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous, les fugitifs, nous récupérons des moitiés dès que nous pouvons. Au début je croyais que la motivation était la même pour tous : cette nostalgie que je ressentais, moi, d&rsquo;avoir été longtemps loin de Marie. Si longtemps à ne pas pouvoir la toucher, lui parler, si longtemps face à son sommeil. J&rsquo;ai cru qu&rsquo;on voulait tous retrouver nos moitiés à cause de ce manque. En fait, c&rsquo;est plus compliqué. J&rsquo;en viens à me dire que nous avons chacun une histoire différente avec nos moitiés. En tout cas, quand je suis arrivée, une attaque avait été organisée contre un petit centre de province, un black-out provoqué pendant lequel une dizaine de moitiés avaient pu être récupérées et transportées dans un camion. Ça restait des actions ponctuelles, me disait le cliqueur. Cet amateurisme l&rsquo;énervait. Un plan de plus grande envergure était en préparation. Il s&rsquo;agissait de vider entièrement le Centre , ils campaient dans cette forêt pour préparer leur coup.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;, Marie Darrieussecq, P.O.L., 16€</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/" data-text="Sous les frondaisons, captivante dystopie - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les années sida sous perfusion</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2017 11:57:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["N'essuie jamais de larmes sans gants"]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bengt]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin]]></category>
		<category><![CDATA[communauté homosexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[exclusion]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[Jonas Gardell]]></category>
		<category><![CDATA[Lars-Ake]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[non-dits]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[Rasmus]]></category>
		<category><![CDATA[Reine]]></category>
		<category><![CDATA[Seppo]]></category>
		<category><![CDATA[sida]]></category>
		<category><![CDATA[stigmatisation]]></category>
		<category><![CDATA[Stockholm]]></category>
		<category><![CDATA[Suède]]></category>
		<category><![CDATA[Témoins de Jéhovah]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3846</guid>
		<description><![CDATA[Une énorme claque. Voilà ce que j&#8217;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans &#171;&#160;N&#8217;essuie jamais de larmes sans gants&#160;&#187;, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&#171;&#160;Les mots voyageurs&#160;&#187;, à Quimperlé dans le Finistère). Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&#8217;agit du conseil d&#8217;une infirmière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" rel="lightbox[3846]"><img class="alignleft size-full wp-image-3848 colorbox-3846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gantsM382140.jpg" alt="n-essuie-jamais-de-larmes-sans-gants,M382140" width="214" height="340" /></a></strong></p>
<p>Une énorme claque. Voilà ce que j&rsquo;ai ressenti en plongeant ( 590 pages tout de même !) dans <strong>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;</strong>, sur les conseils de ma libraire bretonne préférée (&laquo;&nbsp;Les mots voyageurs&nbsp;&raquo;, à Quimperlé dans le Finistère).</p>
<p>Le titre, étrange, invite à ouvrir ce gros livre. Il s&rsquo;agit du conseil d&rsquo;une infirmière à une aide-soignante alors qu&rsquo;à côté d&rsquo;elles, un jeune homme meurt du sida sur son lit d&rsquo;hôpital.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous emmène dans la Suède des années 80 et 90, au coeur de la communauté homosexuelle installée à Stockholm. Parmi des hommes qui s&rsquo;aiment et se désirent que le sida va précipiter vers le déshonneur (à l&rsquo;époque, le manque d&rsquo;information provoque de vrais catastrophes)&#8230; et la mort.</p>
<p>Au fil des pages, particulièrement bien documentées sur le sujet, on suit, année après année, les vies de <strong>Rasmus</strong>, <strong>Benjamin</strong>, <strong>Reine</strong>, <strong>Bengt</strong>, <strong>Lars-Ake</strong>, <strong>Seppo</strong> et <strong>Paul. </strong></p>
<p>Ils ont quitté leur famille, leur ville ou village d&rsquo;origine pour rejoindre la capitale et enfin vivre comme ils l&rsquo;ont toujours voulu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3846"></span></p>
<p><strong>Rasmus</strong> a quitté le cocon familial, convaincu de sa différence depuis sa plus tendre enfance. Comme l&rsquo;élan blanc qu&rsquo;il verra un jour alors qu&rsquo;il se promène en forêt avec son père. Si ce dernier voie en l&rsquo;animal <strong>&laquo;&nbsp;une aberration de la nature&nbsp;&raquo;</strong>, Rasmus alors enfant lui répond : <strong>&laquo;&nbsp;Pourtant il existe&nbsp;&raquo;</strong>. Et tente de survivre dans un environnement qui ne veut pas de lui. Comme les homos.</p>
<p><strong>Benjamin</strong> découvre sur le tard son attirance pour les hommes. Pilier des Témoins de Jéhovah comme son père, il va essayer de concilier sa foi et son histoire d&rsquo;amour avec <strong>Rasmus</strong>. Jusqu&rsquo;à ce que cela ne soit plus possible. Et pour cause. Le &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo; comme on l&rsquo;appelle alors par méconnaissance et peur fait ses premiers ravages dans la communauté américaine tout d&rsquo;abord, puis européenne.</p>
<p>La Suède, malgré la désinformation savamment orchestrée, n&rsquo;est pas épargnée. De fêtes déjantées en isolement à l&rsquo;hôpital, d&rsquo;annonces aux parents en choix du suicide, ce sont les années sida qui se déclinent sous les mots de<strong> Jonas Gardell</strong>, traduits du suédois par Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach.</p>
<p>Observateur attentif de la société dans laquelle il évolue, <strong>Jonas Gardell</strong> a fait ses débuts en littérature en 1985 avec un roman sur l&rsquo;amour homosexuel. Depuis, il n&rsquo;a pas arrêté de publier. IL est aussi réputé en Suède pour ses one-man show et ses interventions provocantes dans la boîte à images.</p>
<p><strong>Son roman mêle drôlerie et souffrance. Montre comment ces hommes ont dû se débrouiller pour comprendre et se battre contre une maladie qui les mettait toujours plus à l&rsquo;écart d&rsquo;une société déjà peu tolérante. Un roman puissant, ancré dans la réalité d&rsquo;une période qui laisse un mauvais goût dans la bouche : celui de l&rsquo;intolérance grasse.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est si difficile à comprendre, c&rsquo;était une époque si différente. Et il est si loin, l&rsquo;automne 1982 qui décrivent ces événements ; il semble remonter à des temps immémoriaux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine trois ans plus tôt, l&rsquo;homosexualité était encore officiellement classée parmi les maladies mentales et cataloguée comme par la société. Les psychiatres les éminents du pays, Johan Cullberg en tête, qualifiaient l&rsquo;homosexualité de tare. L&rsquo;homme homosexuel était une pauvre petite chose infantile et tourmentée, un sujet dont le développement s&rsquo;est arrêté au stade anal, une créature pathétique, rivée à sa mère, dépendante d&rsquo;autrui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 240 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le petit Reine, timide, romantique, gauche, toujours brûlant d&rsquo;un amour malheureux, que Rasmus et Benjamin ne connaissaient que depuis quelques mois brefs et intenses. Il était renforcé sur la banquette, osant à peine respirer, sans défense.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les mots le pénétraient comme un poison. Punition de Dieu. Lèpre. Aucun remède. Bien fait pour eux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il le savait. Il savait que l&rsquo;ennemi s&rsquo;était déjà emparé de lui, qu&rsquo;il se multipliait déjà en lui, sans trêve ni repos, le détruisant méthodiquement, patiemment, sournoisement. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les prières ne lui seraient d&rsquo;aucun secours. Aucun médicament ne pourrait l&rsquo;aider. Son médecin ne pouvait rien pour lui. Il avait déjà été infecté. Et le journal avait raison : c&rsquo;était bien fait pour sa gueule.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 488 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce qui est raconté dans cette histoire s&rsquo;est réellement passé. Et ça s&rsquo;est passé ici, dans cette ville. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était comme une guerre menée en temps de paix. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout autour, la vie continuait comme s&rsquo;il ne se passait absolument rien. Les saisons se succédaient, des foyers de troubles s&rsquo;allumaient et s&rsquo;éteignaient à différents endroits du monde, comme des feux follets qui flamboient puis disparaissent. L&rsquo;attention des individus était attirée par ceci, par cela, et cette maladie épouvantable n&rsquo;était qu&rsquo;un des nombreux tourments qui frappaient les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Si on n&rsquo;était pas concerné, on ne se rendait pas du tout compte de la mort, cette mort qui était arrivée en ville et qui pendant un certain nombre d&rsquo;années a été une invitée quotidienne pour des hommes tels que Paul, Benjamin, Seppo et Lars-Ake.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;N&rsquo;essuie jamais de larmes sans gants&nbsp;&raquo;, Jonas Gardell (traduction de Jean-Baptiste Coursaud et Lena Grumbach), Gaïa Editions, 24€.</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/" data-text="Les années sida sous perfusion - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/01/25/les-annees-sida-sous-perfusion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
