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	<title>Quatrième de couv &#187; groupe</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Avant que tout explose&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2022 09:09:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 A chaque rentrée littéraire son lot de pépites ! Je les trouve plus volontiers parmi les premiers romans qui définitivement, me fascinent. Le premier roman écrit par Hélène Laurain coche un grand nombre de cases ! La jeune femme, née en 1988, a étudié les sciences politiques ainsi que l’arabe en France et en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-5916 colorbox-5914" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PARTOUT-LE-FEU.jpg" alt="PARTOUT LE FEU" width="195" height="307" /></p>
<p>A chaque rentrée littéraire son lot de pépites ! Je les trouve plus volontiers parmi les premiers romans qui définitivement, me fascinent.</p>
<p>Le premier roman écrit par <strong>Hélène Laurain</strong> coche un grand nombre de cases !</p>
<p>La jeune femme, née en 1988, a étudié les sciences politiques ainsi que l’arabe en France et en Allemagne, puis la création littéraire à Paris-VIII. Elle vit dans le Grand Est avec sa famille et y travaille en tant que traductrice de l’allemand.</p>
<p><strong>Hélène Laurain</strong> anime actuellement un groupe de lecture au Fonds régional d’art contemporain de Lorraine autour du thème de l’émancipation.</p>
<p>Elle s’intéresse notamment à ce qui a trait au vivant, au féminisme, à la maternité, et s’attache à trouver des formes qui disent le contemporain. Comme ici, sans utiliser la moindre virgule, ou un seul point.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? <strong>Laetitia</strong> est née trois minutes avant sa sœur jumelle <strong>Margaux</strong> et trente-sept minutes avant l’explosion de Tchernobyl. Malgré des études dans une grande école de commerce, elle grenouille au Snowhall de Thermes-les-Bains, au désespoir de ses parents. Elle vit à La Cave où elle écoute Nick Cave, obsédée par les SUV et la catastrophe climatique en cours.</p>
<p>Il faut dire que <strong>Laetitia</strong> vit en Lorraine où l’État, n’ayant désormais plus de colonie à saccager, a décidé d’enfouir tous les déchets radioactifs de France. Alors avec sa bande, <strong>Taupe</strong>, <strong>Fauteur</strong>, <strong>Thelma</strong>, <strong>Dédé</strong>, elle mène une première action spectaculaire qui n’est qu’un préambule au grand incendie final. Une génération Tchernobyl. Entière. Convaincue. En dehors des clous et des codes. Une communauté autrefois cimentée, qui se désagrège cependant.</p>
<p><span id="more-5914"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Hélène-Laurain-©-©-Sophie-Bassouls-.jpg" rel="lightbox[5914]"><img class="alignleft wp-image-5924 size-medium colorbox-5914" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Hélène-Laurain-©-©-Sophie-Bassouls--300x249.jpg" alt="Hélène-Laurain-©-©-Sophie-Bassouls-" width="300" height="249" /></a></strong></p>
<p><strong>Hélène Laurain</strong> nous plonge au coeur des activismes contemporains. Pas de ponctuation dans ce premier roman, mais un ton, une oralité qui  vous transporte. Qui vous emmène. Un &laquo;&nbsp;bricolage&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle a façonné pendant la crise des Gilets jaunes, trouvant la forme de son premier roman dans l&rsquo;échange de SMS entre <strong>Laetitia</strong> et <strong>Fauteur</strong>.</p>
<p>Sur le site <strong><em>Diacritik</em></strong>, l&rsquo;auteure s&rsquo;explique sur son dessein. Et la génèse de ce roman fascinant.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le titre <strong><em>Partout le feu</em></strong> s’est imposé plus tard, comme un constat au moment des méga-feux australiens. En même temps, j’avais envie d’un personnage très différent de moi, qui fait ce que je ne fais pas et inversement [&#8230;] J’ai fini par trouver cet entre-deux, où <strong>Laetitia</strong> habite un Grand Est fantasmé mais vraisemblable — les noms de villes sont fictionnalisés —, où elle naît deux ans avant moi, le jour de l’explosion de Tchernobyl. Je pouvais me servir abondamment de ce que je connaissais tout en me laissant la liberté d’inventer.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Helène Laurain</strong> explique également que ce premier roman, plus que le portrait d&rsquo;une génération, aborde la question du deuil. Et même des deuils. Ceux de la religion du confort qui nous mène à notre perte, celui d&rsquo;une vie réussie à travers une vision familiale, celui des espèces qui disparaissent, etc. Des deuils qui s&rsquo;incarnent dans le personnage de <strong>Mémou</strong>, la mère de la narratrice.</p>
<p>La jeune femme explique s&rsquo;être beaucoup documentée sur Bure, sur les déchets radioactifs, sur des interviews de militants. La première scène du livre fait référence à une action de Greenpeace à la centrale de Cattenom, près de chez elle. Et elle revient à plusieurs reprises sur le documentaire de Nicolas Humbert, <em><strong>Wild plants</strong>, </em>sorti en 2016.</p>
<p>Et de conclure : <em>&laquo;&nbsp;Lors de l’écriture, j’espérais avant tout pouvoir traduire en mots l’expérience que je traversais : panique, sentiment d’urgence, désespoir, perte de repères, mais aussi parfois jubilation. Quand on écrit un livre, d’autant plus un premier dont on ignore s’il sera publié, je crois qu’on répond avant tout à ses propres besoins. En l’occurrence, il s’agissait pour moi de  faire exploser la petite fille sage, tenter de dépasser ma sidération devant la catastrophe, avec l’idée que si ces choses-là m’habitaient, je n’étais certainement pas la seule — l’éclosion, ces dernières années, de concepts comme « éco-anxiété » ou « solastalgie » le prouvent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] je commence à me rouler</em></p>
<p style="text-align: left"><em>une rare clope</em></p>
<p style="text-align: left"><em>en me demandant</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ce que j&rsquo;ai fait jusqu&rsquo;à maintenant</em></p>
<p style="text-align: left"><em>comme si j&rsquo;étais née aujourd&rsquo;hui</em></p>
<p style="text-align: left"><em>31 ans de rien</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ou pas grand-chose</em></p>
<p style="text-align: left"><em>peut-être qu&rsquo;ils ont raison</em></p>
<p style="text-align: left"><em>quand ils disent que </em></p>
<p style="text-align: left"><em>j&rsquo;aurais dû continuer</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les métiers avec les responsabilités</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les perspectives de promotion</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les échelons de salaire</em></p>
<p style="text-align: left"><em>les machines à capuccino</em></p>
<p style="text-align: left"><em>en illimité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] il t&rsquo;accueille chez lui et voilà comme elle finit pas</em></p>
<p style="text-align: left"><em>c&rsquo;est violent,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et ça le fout dans la merde</em></p>
<p style="text-align: left"><em>il doit prendre le bus pour aller à la gare</em></p>
<p style="text-align: left"><em>puis le train</em></p>
<p style="text-align: left"><em>il a trois heures aller-retour par jour</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était pareil en SUV je réponds</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ça fera toujours une voiture en moins sur les routes</em></p>
<p style="text-align: left"><em>pendant quelques jours</em></p>
<p style="text-align: left"><em>c&rsquo;est déjà ça</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et puis comme ça il verra</em></p>
<p style="text-align: left"><em>qu&rsquo;en train c&rsquo;est pas si terrible</em></p>
<p style="text-align: left"><em>il avait qu&rsquo;à pas me virer de chez lui</em></p>
<p style="text-align: left"><em>alors que je suis galère</em></p>
<p style="text-align: left"><em>qui fait ça</em></p>
<p style="text-align: left"><em>quel père fait ça [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<h5 style="text-align: left"><strong>Page 153 : </strong></h5>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je suis à l&rsquo;orée du bois Ledoux</em></p>
<p style="text-align: left"><em>à quelques kilomètres à peine de Boudin</em></p>
<p style="text-align: left"><em>ce que je m&rsquo;apprête à faire</em></p>
<p style="text-align: left"><em>je le fais pour nous</em></p>
<p style="text-align: left"><em>un grand nous</em></p>
<p style="text-align: left"><em>tous ceux qui en ont besoin</em></p>
<p style="text-align: left"><em>peuvent être dans ce nous</em></p>
<p style="text-align: left"><em>pour qu&rsquo;on nous écoute</em></p>
<p style="text-align: left"><em>pour qu&rsquo;on nous croie</em></p>
<p style="text-align: left"><em>elle respire difficilement en détournant le regard</em></p>
<p style="text-align: left"><em>On a milité en paix</em></p>
<p style="text-align: left"><em>puis on nous a mutilés</em></p>
<p style="text-align: left"><em>on a mutilé la seule chose</em></p>
<p style="text-align: left"><em>la seule chose qui était précieuse</em></p>
<p style="text-align: left"><em>on a transformé notre histoire</em></p>
<p style="text-align: left"><em>en un récit de chaos on a réécrit</em></p>
<p style="text-align: left"><em>notre histoire. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Partout le feu, Hélène Laurain, Verdier, 16€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>La France qui va mal, suite et fin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/30/la-france-qui-va-mal-suite-et-fin/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 11:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale (ici) et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 (là) la fin de Vernon Subutex se devait d&#8217;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par Virginie Despentes. Et elle l&#8217;est ! Le troisième et dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" rel="lightbox[4000]"><img class="alignleft size-full wp-image-4004 colorbox-4000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" alt="vernon-subutex-3,M454119" width="241" height="340" /></a></p>
<p>Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">(ici) </a></strong>et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/">(là)</a></strong></p>
<p>la fin de <strong>Vernon Subutex</strong> se devait d&rsquo;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par <strong>Virginie Despentes</strong>. Et elle l&rsquo;est ! Le troisième et dernier opus est de loin le plus éclatant (tant pis pour les dernières pages un peu too much quand même ).</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle compte tenu de l&rsquo;attente que l&rsquo;auteure a suscitée autour de son personnage de disquaire tombé dans la misère. Il aura ainsi fallu attendre un an et demi pour plonger à nouveau tête baissée dans ce roman de notre temps, cette chronique de notre époque, tellement moderne, totalement déboussolée entre terrorisme et messianisme, entre carcans religieux et repères sociaux désarticulés.</p>
<p>Noir c&rsquo;est noir. Définitivement. La France qui va mal reprend avec cette auteure rock and roll ( mais membre de l&rsquo;Académie Goncourt quand même !) une bonne dose de vitriol.</p>
<p><span id="more-4000"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong> était, dès la fin du deuxième tome devenu une sorte de gourou. Là, au fil des pages, il surfe sur la vague des &laquo;&nbsp;Convergences&nbsp;&raquo;, ces rendez-vous ambulants qui sans autre force que celle des sons et de la musique transportent les participants dans une autre dimension. Un rendez-vous unique, magique.</p>
<p>Les personnages de la bande, hétéroclite, se sont désormais mis au vert. Un certain équilibre a été établi, mais tout va finalement s&rsquo;écrouler. Une affaire d&rsquo;héritage va tout faire exploser après avoir gangréné le groupe. Tout va partir à vau-l&rsquo;eau. <strong>Vernon Subutex</strong> s&rsquo;enfuit, les histoires se mélangent à nouveau et la société tout entière se déglingue. C&rsquo;est l&rsquo;année de Charlie Hebdo, du Bataclan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et à chaque convergence, Vernon se sent comme un asticot sur lequel on braquerait un puissant projecteur. Il a trop d&rsquo;importance. On l&rsquo;appelle le Shaman. Officiellement, c&rsquo;est pour rigoler. Dans les faits, il sent les regards sur son dos, une attente s&rsquo;entortille autour de sa colonne. Les gens le scrutent, méfiants, se demandant s&rsquo;il est une arnaque, ou le dévisagent, aimants, convaincus qu&rsquo;il peut les sauver. Il ne sait trop comment s&rsquo;y prendre pour garder sa désinvolture alors que tout repose sur lui. Heureusement, il n&rsquo;a pas assez de suite dans les idées pour se prendre la tête bien longtemps. Il pense “c&rsquo;est trop de stress, j&rsquo;agonise” et la minute d&rsquo;après, il est en train de regarder une feuille sur un arbre et ça l&rsquo;absorbe complètement. Ca limite la prise de tête. Mais tout de même, il découvre la peur de perdre. Jamais de sa vie il n&rsquo;a flippé de perdre ce qu&rsquo;il avait : il a toujours eu l&rsquo;impression que ça ne dépendait pas de lui. A présent, il jouit d&rsquo;un confort qui n&rsquo;est pas matériel – ils dorment dans des maisons vides, quand il y a des maisons, rarement chauffées, ils s&rsquo;installent à côté de sources quand il n&rsquo;y a pas l&rsquo;eau courante et font des toilettes à l&rsquo;extérieur par moins sept, ils mangent dans des gamelles – et pourtant ils vivent dans le luxe. Ils sont convaincus de partager une expérience à part, une extra ball que la vie ne leur devait pas, quelque chose d&rsquo;octroyé, de magique. Et il ne veut pas pas que ça s&rsquo;arrête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Vernon est un peu brassé, il a trop bu la veille. Il s&rsquo;ennuyait. Il n&rsquo;a rempli son verre que trois ou quatre fois au cours de la soirée, mais son estomac a perdu l&rsquo;habitude, ou alors il couve quelque chose. Il s&rsquo;est réveillé vaseux. Comme tous les matins, il a eu besoin de quelques secondes avant de se souvenir qu&rsquo;il n&rsquo;était plus avec les autres. Son esprit résiste – veut croire que c&rsquo;est un mauvais rêve. Que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Chambre d&rsquo;hôtel. Spacieuse. Double rideaux bordeaux. Il a bien fallu réaliser que tout cela est bien vrai. Il est parti. Sur un coup de tête, une impulsion dont il aimerait croire qu&rsquo;elle était intuitive. Il a imaginé qu&rsquo;on le retiendrait, qu&rsquo;on ne le laisserait pas faire. Ca ne paraissait pas tout à fait réel. Il ne ressentait rien, il ne s&rsquo;attendait pas à faire ce qu&rsquo;il a fait. Pamela l&rsquo;a appelé, lui a demandé s&rsquo;il avait menti. Il a senti le sol se dérober sous ses pieds. C&rsquo;est fou ce que la confiance est fragile. Des individus avec qui il a partagé tant de choses – il a suffi d&rsquo;une réflexion pour qu&rsquo;il sente que c&rsquo;était terminé. Sa place n&rsquo;était plus parmi eux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Si Vernon laisse une pensée se dérouler – il voit le matériel. Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n&rsquo;ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu&rsquo;ils deviendront. A quoi ils serviront. Il n&rsquo;y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu&rsquo;une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu&rsquo;elle  a à faire, le grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l&rsquo;équation, c&rsquo;est : connaissais-tu les gens avant qu&rsquo;ils deviennent des cadavres ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 3&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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