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	<title>Quatrième de couv &#187; entreprise</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Cannibalisme d&#8217;entreprise</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 07:31:43 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" rel="lightbox[4343]"><img class="alignleft size-full wp-image-4345 colorbox-4343" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" alt="zoom-la-chair-des-vivants" width="380" height="556" /></a></p>
<p style="text-align: left">Et de trois pour <strong>Julie Douard</strong> ! Après un premier roman remarqué <strong>&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;enfance&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et <strong>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;</strong> (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/">ici</a>, Julie Douard,</strong> professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est de retour.</p>
<p style="text-align: left">Cette fois, son terrain de jeu est le siège d&rsquo;une entreprise de papeterie et de matériel de bureau. Une entreprise dans laquelle des gens s&rsquo;ennuient. Se cachent, boivent, cherchent l&rsquo;amour, tentent de se retrouver par l&rsquo;entremise d&rsquo;un coach&#8230; Bref, essayent de s&rsquo;en sortir. Des quadras désemparés qui doivent en outre se coltiner une hiérarchie surmenée et dépassée. Bienvenue dans le monde du travail des années 2000 !</p>
<p style="text-align: left">Au fil des 63 courts chapitres, <strong>Julie Douard</strong> signe un roman à la fois drôle et cruel. Une estampille qui marque l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteure. Et un régal pour ses lecteurs et lectrices, je vous le confirme <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left">Il y a donc <strong>Michon</strong>, coaché par <strong>Bernard</strong> et <strong>Chantal,</strong> sa femme, en sous-main, pour enfin trouver l&rsquo;amour et donner du sens à sa  vie. Il y a <strong>François</strong>, qui chaque jour, se cache sous son bureau pour, durant quelques minutes, se protéger un peu de la vacuité des choses. Mais aussi <strong>Sophie</strong>, assistante zelée et humiliée chaque jour davantage par son supérieur <strong>Jean-Charles Michel</strong>. Et encore <strong>Henri</strong>, lui, se noie dans le sport depuis qu&rsquo;il héberge le serbe<strong> Goran.</strong> Un coach qu&rsquo;il aimerait aussi mettre dans son lit.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des semaines et des mois, ces personnages se croisent, se cotoient, se détestent, s&rsquo;allient&#8230; Et finiront  par devoir tous ensemble participer à un semi-marathon aux couleurs de leur entreprise. Ambiance vaudevillesque pour ce roman à rebondissements.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est frais, drôle, burlesque et rondement mené. Idéal pour cet été&#8230; loin du bureau <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4343"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 : <em> </em></strong><em>&laquo;&nbsp;Michon avait bien des défauts main on pouvait reconnaître qu&rsquo;il avait l&rsquo;élégance de ne pas s&rsquo;être donné pour mot d&rsquo;ordre de dévorer le monde et d&rsquo;écraser ses rivaux. Il ne cherchait rien de plus qu&rsquo;à exister dans les yeux de celui ou celle qu&rsquo;il croisait dans les couloirs, ce qui – le concernant – était déjà très ambitieux. Quant à François, il n&rsquo;avait pour lui-même aucun mot d&rsquo;ordre, à part tâcher de survivre car mourir était trop risqué, on pouvait se blesser. Il lui fallait également surmonter la nausée que lui procurait l&rsquo;ennui ressenti au travail. Ne rien faire du tout eût été plus amusant, mais il fallait manger et malheureusement François ne chassait pas, il devait donc payer chacun de ses repas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 128- 129 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Le gros avantage du Serbe était qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas à lui faire la conversation au cours du repas. Il semblait à l&rsquo;aise partout sans être pourtant jamais euphorique ni même juste gai. François saluait son équanimité et ne cherchait pas d&rsquo;autre compagnie pour déjeuner que ce duo étrange qui se servait du sport comme d&rsquo;un radeau mal ficelé, l&rsquo;un pour éviter la rue, l&rsquo;autre pour fuir la solitude. Henri allait devoir plutôt s&rsquo;inscrire au semi-marathon s&rsquo;il ne voulait pas décéder en cours de route car il dévorait tout ce qu&rsquo;il trouvait à défaut de pouvoir croquer Goran. C&rsquo;était tellement flagrant que François se demandait s&rsquo;il n&rsquo;allait pas devenir diabétique avant même de s&rsquo;être avoué son désir et d&rsquo;en avoir informé l&rsquo;heureux objet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 198 : </strong><em>&nbsp;&raquo; Goran était heureux de voir Sophie enchaîner les tours sans jamais avoir l&rsquo;air de souffrir. Il la pensait sportive et compétitrice, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas. En réalité, elle avait trouvé là un moyen de tout oublier, hormis son propre corps, machine bondissante au souffle régulier. Elle ne devançait pas les autres, elle les fuyait. Elle disparaissait de leur vue et s&rsquo;imaginait qu&rsquo;elle s&rsquo;échappait durablement, portée par de longues jambes fines capables de la mener au bout du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La Chair des vivants&nbsp;&raquo;, Julie Douard, P.O.L. , 17 euros.</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Bossnapping&#160;&#187; à Bois II</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/25/bossnapping-a-bois-ii/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Oct 2014 06:14:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L&#8217;actualité et la littérature ne font pas bon ménage ? Ce serait se priver de romans inscrits dans notre réalité, ancrés dans notre quotidien. Ce serait donc passer à côté du nouveau roman écrit par Elisabeth Filhol qui, après &#171;&#160;La centrale&#160;&#187; que vous pouvez retrouver ici, revient avec &#171;&#160;Bois II&#160;&#187;, publié également chez P.O.L. Le thème [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-bois-2.jpg" rel="lightbox[2692]"><img class="alignleft size-full wp-image-2701 colorbox-2692" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-bois-2.jpg" alt="livre-bois-2" width="120" height="176" /></a>L&rsquo;actualité et la littérature ne font pas bon ménage ? Ce serait se priver de romans inscrits dans notre réalité, ancrés dans notre quotidien. Ce serait donc passer à côté du nouveau roman écrit par<strong> Elisabeth Filhol</strong> qui, après <strong>&laquo;&nbsp;La centrale&nbsp;&raquo;</strong> que vous pouvez retrouver<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/02/la-face-sombre-du-systeme-nucleaire/"> ici</a>, </strong>revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Bois II&nbsp;&raquo;</strong>, publié également chez P.O.L.</p>
<p>Le thème retenu par l&rsquo;auteure qui vit à Angers ? Après les intermittents précaires du nucléaire, elle nous plonge cette fois dans le quotidien d&rsquo;une entreprise en cessation de paiement dont les salariés décident de séquestrer le patron pour obtenir des réponses et des perspectives d&rsquo;avenir.</p>
<p>On parle alors de <strong>&laquo;&nbsp;bossnapping&nbsp;&raquo;</strong>, terme anglo-saxon désignant les cas de séquestrations de patrons en France. L&rsquo;article publié dans <em>Challenges</em> vous explique <strong><a href="http://www.challenges.fr/entreprise/20140109.CHA9067/sequestration-de-patron-ou-bossnapping-a-chaque-pays-sa-methode.html">ici </a></strong>l&rsquo;historique de la pratique et les objectifs visés.</p>
<p><span id="more-2692"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un matin de juillet 2007, ils sont ainsi quatre-vingt sept, rassemblés au milieu de la cour de la <strong>Stecma</strong>, sur le site breton de Bois II. Tous attendent <strong>Guillaume Mangin</strong>, à la tête de l’entreprise depuis dix-huit mois. L&rsquo;homme est déterminé à liquider le site avant la fin de l’été. Au fil des pages, c&rsquo;est toute l&rsquo;histoire d&rsquo;un site, d&rsquo;une région et d&rsquo;un pays qu&rsquo;évoque l&rsquo;écrivain qui a imaginé son roman en s&rsquo;astreignant à une unité de temps, de lieu et d&rsquo;action. Un huis-clos sous le soleil de juillet.</p>
<p>La narratrice, élue au comité d&rsquo;entreprise, nous raconte 24 heures durant le déroulement de cette action d&rsquo;éclat. L&rsquo;occasion pour le lecteur de suivre, de l&rsquo;intérieur, tout le déroulement, les tensions, les interrogations qui étreignent les salariés qui, pour la première fois, mènent cette action collective forte. Jusqu&rsquo;au bout, ils essaient de maîtriser une histoire qui finira par les dépasser.</p>
<p><strong>Elisabeth Filhol lit les premières pages de son nouveau roman</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lui qui n&rsquo;a même pas éprouvé le besoin de visiter l&rsquo;entreprise avant de la reprendre, s&rsquo;il l&rsquo;avait fait, le jour J, on l&rsquo;aurait reconnu. Tout s&rsquo;est négocié autour d&rsquo;une table à Paris ou à Montréal, il nous a achetés sur plan. Et c&rsquo;est aussi ça, son peu d&rsquo;empressement à juger de la qualité des installations et prendre la température du climat social, derrière son intérêt de façade pour l&rsquo;avenir du site, ce jour de décembre 2005 quand il a débarqué entre Ferguson et l&rsquo;avocat, qui aurait dû nous mettre la puce à l&rsquo;oreille. Pourtant des allées et venues, des visites d&rsquo;usine par des repreneurs potentiels, il y en a eu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Nos corps joints qui n&rsquo;en forment plus qu&rsquo;un seul, pour beaucoup d&rsquo;entre nous c&rsquo;est la première fois que l&rsquo;expérience est vécue, non pas d&rsquo;une juxtaposition d&rsquo;hommes et de femmes au travail, chacun y va de sa petite communauté, mais d&rsquo;un sentiment d&rsquo;appartenance au grand corps en sursis de l&rsquo;entreprise, s&rsquo;appropriant les murs, les stocks, les machines, pour la représenter légitimement et exclusivement maintenant que ses jours sont comptés. Qu&rsquo;il est dommage d&rsquo;avoir attendu d&rsquo;en être arrivé là, on l&rsquo;entend parfois, de n&rsquo;avoir pas su anticiper la menace. Pour d&rsquo;autres, mieux vaut tard que jamais, on entend ça aussi. Et que les mois d&rsquo;été s&rsquo;y prêtent. Se prêtent davantage que d&rsquo;autres à l&rsquo;engagement collectif, à la mobilisation générale, davantage que novembre ou janvier par exemple.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">P<strong>age 259 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il n&rsquo;y a plus rien d&rsquo;actif à cette heure dans la nuit industrielle et pour la durée de la nuit, aucune circulation, pas d&rsquo;éclairage public, restent le silence de la campagne toute proche et les bruits de grillons, et la nuit même dans toute son épaisseur sans pollution lumineuse ; on imagine ce que ça pourrait être, ce que ce sera dans dix ou quinze ans si personne ne fait rien, quelque part à huit kilomètres de Gargan-les-Mines, une enclave et un temps suspendu, avec juste le soleil qui se lève et se couche, un quelque part très proche de nulle part, puisqu&rsquo;il suffit que l&rsquo;activité économique s&rsquo;arrête dans la zone pour que les hommes se mettent à la contourner.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman ancré dans la réalité. La nôtre. Celle des délocalisations, des liquidations&#8230; des vies laissées sur le carreau pour satisfaire des actionnaires toujours plus avides. Dans un style parfois âpre mais terriblement réaliste, des vies se racontent. Loin des caméras, ces salariés ont décidé d&rsquo;agir à leur manière. Pour garder la tête haute. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Bois II&nbsp;&raquo;, Elisabeth Filhol, P.O.L., 16,90€.</strong></em></p>
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