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	<title>Quatrième de couv &#187; ennui</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la France de l&#8217;entre-deux&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 08:23:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si les personnages de Nicolas Mathieu avaient vécu à notre époque, il se peut qu&#8217;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&#8217;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230; Le deuxième roman de Nicolas Mathieu se déroule dans les années [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="alignleft wp-image-4493 size-medium colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834-181x300.jpg" alt="CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834" width="181" height="300" /></a></p>
<p>Si les personnages de <strong>Nicolas Mathieu</strong> avaient vécu à notre époque, il se peut qu&rsquo;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&rsquo;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230;</p>
<p>Le deuxième roman de <strong>Nicolas Mathieu</strong> se déroule dans les années 90. Ses personnages vivent à Heillange, dans le bassin lorrain, sinistré. Les hauts fourneaux ont déjà été fermés. Le chômage et la précarité font partie du paysage&#8230;</p>
<p>Dans ce décor post-industriel, <strong>Anthony</strong> promène son ennui. Sa violence aussi.</p>
<p>A 14 ans, le gamin, fils unique, ne travaille pas à l&rsquo;école, traîne des journées entières avec son cousin. Comme pendant cet été 1992. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontrera <strong>Steph</strong> qui ne rêve que de s&rsquo;en aller, loin de toute cette grisaille.</p>
<p>Un soir,<strong> Anthony</strong> vole la moto de son père pour rejoindre une fête. Le deux-routes sera volé par <strong>Hacine</strong>, un autre adolescent, qui traficote, qui s&rsquo;ennuie tout autant.</p>
<p>Un événement qui va sérieusement ébranlé l&rsquo;équilibre familial autour d&rsquo;<strong>Anthony</strong>. Séparation de ses parents, alcoolisme morbide de son père&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4489"></span></p>
<p>En quatre chapitres (1992, 1994, 1996, 1998) qui portent tous le nom d&rsquo;une chanson emblématique de l&rsquo;année, l&rsquo;écrivain quadragénaire nous parle d&rsquo;une France de l&rsquo;entre-deux, de <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">celle des lisières, chères à l&rsquo;écrivain Olivier Adam.</a></strong></p>
<p>Des années durant, ces deux ados font voir leurs destins se croiser. Tous les deux rêvent d&rsquo;un ailleurs. Qu&rsquo;ils croiront trouver seulement. Devenus adultes, ils ne peuvent que constater qu&rsquo;ils n&rsquo;auront pas fait mieux que leurs pères. Triste réalité.</p>
<p>Un roman d&rsquo;une grande acuité qui nous parle de résignation sociale et qui a valu à Nicolas Mathieu d&rsquo;obtenir <strong>le prix Goncourt</strong> cette année.</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Mathieu parle de son roman, de cette région qu&rsquo;il connaît bien pour y avoir grandi :</strong></p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/">https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/</a></p>
<p>Son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Aux animaux la guerre&nbsp;&raquo;</strong>, qui avait également été publié chez Actes Sud, a été adapté à la télévision, et diffusé en novembre sur France 3. Un polar social au coeur des Vosges. Remarquable.</p>
<div id="attachment_4501" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="wp-image-4501 size-full colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" alt="03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Roschdy Zem et Olivia Bonamy incarnent les deux personnages principaux de l&rsquo;adaptation.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle sembla aller chercher quelque chose dans le paysage. A force de parcourir le  coin à pied, à vélo, en scoot, en bus, en bagnole, elle connaissait la vallée par coeur. Tous les mômes étaient comme elle. Ici, la vie était affaire de trajets. On allait au bahut, chez ses potes, en ville, à la plage, fumer un pet&rsquo; derrière la piscine, retrouver quelqu&rsquo;un dans le petit parc. On rentrait, on repartait, pareil pour les adultes, le boulot, les courses, la nounou, la révision chez Midas, le ciné. Chaque désir induisait une distance, chaque plaisir nécessitait du carburant. A force, on en venait à penser comme une carte routière. Les souvenirs étaient forcément géographiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 321-322 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces vannes sur les cassos étaient monnaie courante, et de plus en plus répandues. Elles servaient autant à se marrer qu&rsquo;à conjurer le mal, cette marée insidieuse qui semblait gagner de proche en proche, depuis le bas. Ces gens-là, qu&rsquo;on croisait en ville, n&rsquo;étaient plus seulement du folklore, quelques paumés, des grosses têtes en goguette. Il se construisait pour eux des logements, des Aldi, des centres de soins, une économie minimale vouée à la gestion du dénuement, à l&rsquo;extinction d&rsquo;une espèce. Fantomatiques, on les voyait errer de la CAF à la ZUP, du bistrot au canal, des sacs en plastique au bout des bras, munis d&rsquo;enfants et de poussettes, les jambes comme des poteaux, des bides anormaux, une trogne pas croyable. De temps en temps, une fille naissait la-dedans, qui était particulièrement belle. On imaginait alors des choses, des promiscuités, des violences. Elle était chanceuse pourtant. Ce physique lui servirait peut-être de laisser-passer pour un monde meilleur. Ces familles donnaient naissance à des teigneux formidables, qui ne se résoudraient pas à leur sort et rendraient les coups. Ils feraient de brèves carrières déviantes et finiraient morts, ou en prison. [&#8230;] &nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pendant huit semaines, il s&rsquo;était donc levé tous les jours à l&rsquo;aube, pour faire cent bornes en bagnole, bosser quatre heures, rentrer et tout ça pour gagner à peine 4000 balles par mois. C&rsquo;était crevant et ça vous tapait sur le ciboulot. Mais au moins, quand il rentrait, sa mère ne l&rsquo;emmerdait pas. Il avait pour lui de se tuer à la tâche, ce qui dans sa famille passait pour la norme. Il n&rsquo;était pas loin de se faire à l&rsquo;idée, d&rsquo;ailleurs. Au moins, il avait la morale de son côté. Il pouvait à son tour se plaindre des impôts, des immigrés, des politiciens. Il ne devait rien à personne, il était utile, il gueulait, exploité, confusément conscient d&rsquo;être le plus grand nombre, la masse qui pouvait tout, et profondément convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien à faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Leurs enfants après eux&nbsp;&raquo;, Nicolas Mathieu, Actes Sud, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cannibalisme d&#8217;entreprise</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/17/cannibalisme-dentreprise/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 07:31:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Et de trois pour Julie Douard ! Après un premier roman remarqué &#171;&#160;Après l&#8217;enfance&#160;&#187;, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et &#171;&#160;Usage communal du corps féminin&#160;&#187; (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique ici, Julie Douard, professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" rel="lightbox[4343]"><img class="alignleft size-full wp-image-4345 colorbox-4343" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" alt="zoom-la-chair-des-vivants" width="380" height="556" /></a></p>
<p style="text-align: left">Et de trois pour <strong>Julie Douard</strong> ! Après un premier roman remarqué <strong>&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;enfance&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et <strong>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;</strong> (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/">ici</a>, Julie Douard,</strong> professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est de retour.</p>
<p style="text-align: left">Cette fois, son terrain de jeu est le siège d&rsquo;une entreprise de papeterie et de matériel de bureau. Une entreprise dans laquelle des gens s&rsquo;ennuient. Se cachent, boivent, cherchent l&rsquo;amour, tentent de se retrouver par l&rsquo;entremise d&rsquo;un coach&#8230; Bref, essayent de s&rsquo;en sortir. Des quadras désemparés qui doivent en outre se coltiner une hiérarchie surmenée et dépassée. Bienvenue dans le monde du travail des années 2000 !</p>
<p style="text-align: left">Au fil des 63 courts chapitres, <strong>Julie Douard</strong> signe un roman à la fois drôle et cruel. Une estampille qui marque l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteure. Et un régal pour ses lecteurs et lectrices, je vous le confirme <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left">Il y a donc <strong>Michon</strong>, coaché par <strong>Bernard</strong> et <strong>Chantal,</strong> sa femme, en sous-main, pour enfin trouver l&rsquo;amour et donner du sens à sa  vie. Il y a <strong>François</strong>, qui chaque jour, se cache sous son bureau pour, durant quelques minutes, se protéger un peu de la vacuité des choses. Mais aussi <strong>Sophie</strong>, assistante zelée et humiliée chaque jour davantage par son supérieur <strong>Jean-Charles Michel</strong>. Et encore <strong>Henri</strong>, lui, se noie dans le sport depuis qu&rsquo;il héberge le serbe<strong> Goran.</strong> Un coach qu&rsquo;il aimerait aussi mettre dans son lit.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des semaines et des mois, ces personnages se croisent, se cotoient, se détestent, s&rsquo;allient&#8230; Et finiront  par devoir tous ensemble participer à un semi-marathon aux couleurs de leur entreprise. Ambiance vaudevillesque pour ce roman à rebondissements.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est frais, drôle, burlesque et rondement mené. Idéal pour cet été&#8230; loin du bureau <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4343"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 : <em> </em></strong><em>&laquo;&nbsp;Michon avait bien des défauts main on pouvait reconnaître qu&rsquo;il avait l&rsquo;élégance de ne pas s&rsquo;être donné pour mot d&rsquo;ordre de dévorer le monde et d&rsquo;écraser ses rivaux. Il ne cherchait rien de plus qu&rsquo;à exister dans les yeux de celui ou celle qu&rsquo;il croisait dans les couloirs, ce qui – le concernant – était déjà très ambitieux. Quant à François, il n&rsquo;avait pour lui-même aucun mot d&rsquo;ordre, à part tâcher de survivre car mourir était trop risqué, on pouvait se blesser. Il lui fallait également surmonter la nausée que lui procurait l&rsquo;ennui ressenti au travail. Ne rien faire du tout eût été plus amusant, mais il fallait manger et malheureusement François ne chassait pas, il devait donc payer chacun de ses repas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 128- 129 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Le gros avantage du Serbe était qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas à lui faire la conversation au cours du repas. Il semblait à l&rsquo;aise partout sans être pourtant jamais euphorique ni même juste gai. François saluait son équanimité et ne cherchait pas d&rsquo;autre compagnie pour déjeuner que ce duo étrange qui se servait du sport comme d&rsquo;un radeau mal ficelé, l&rsquo;un pour éviter la rue, l&rsquo;autre pour fuir la solitude. Henri allait devoir plutôt s&rsquo;inscrire au semi-marathon s&rsquo;il ne voulait pas décéder en cours de route car il dévorait tout ce qu&rsquo;il trouvait à défaut de pouvoir croquer Goran. C&rsquo;était tellement flagrant que François se demandait s&rsquo;il n&rsquo;allait pas devenir diabétique avant même de s&rsquo;être avoué son désir et d&rsquo;en avoir informé l&rsquo;heureux objet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 198 : </strong><em>&nbsp;&raquo; Goran était heureux de voir Sophie enchaîner les tours sans jamais avoir l&rsquo;air de souffrir. Il la pensait sportive et compétitrice, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas. En réalité, elle avait trouvé là un moyen de tout oublier, hormis son propre corps, machine bondissante au souffle régulier. Elle ne devançait pas les autres, elle les fuyait. Elle disparaissait de leur vue et s&rsquo;imaginait qu&rsquo;elle s&rsquo;échappait durablement, portée par de longues jambes fines capables de la mener au bout du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La Chair des vivants&nbsp;&raquo;, Julie Douard, P.O.L. , 17 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les tiroirs secrets de l&#8217;amour</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/24/dans-les-tiroirs-secrets-de-lamour/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Dec 2017 09:43:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   Une rentrée littéraire est aussi l&#8217;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&#8217;une maison d&#8217;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit. C&#8217;est le cas avec Etienne Deslaumes, que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #33cccc">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" rel="lightbox[4099]"><img class="alignleft  wp-image-4100 colorbox-4099" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIOLENCES-OK.jpg" alt="VIOLENCES OK" width="246" height="317" /></a>  Une rentrée littéraire est aussi l&rsquo;occasion de découvrir de nouveaux auteurs, pas forcément les auteurs de premiers romans, non, des auteurs qui ont déjà publié et qui, par la grâce d&rsquo;une maison d&rsquo;édition inspirée, sortent du lot et laissent alors découvrir leurs univers, déjà construit.</p>
<p>C&rsquo;est le cas avec <strong>Etienne Deslaumes</strong>, que je ne connaissais pas jusqu&rsquo;à présent.</p>
<p>Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong>, son troisième roman après <strong>&laquo;&nbsp;Emilien et le souci de définition&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Journal ambigu d&rsquo;un cadre supérieur&nbsp;&raquo;</strong>, qui lui avait valu un succès critique.</p>
<p>Après avoir longtemps travaillé comme cadre sup dans un groupe d&rsquo;assurance, <strong>Etienne Deslaumes</strong>, quinquagénaire, est formateur et enseignant en droit immobilier.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;</strong> est un roman choral. Chapitre après chapitre, ce sont deux générations de personnages qui prennent la parole à tour de rôle.</p>
<p>Mais tout commence par un enterrement, celui d&rsquo;<strong>Armande</strong>. La jolie quinqua est morte après avoir été renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Tous se posent la question. <strong>Armande</strong>, sa vie durant, s&rsquo;est laissée porter. Pour tout. Elle a épousé <strong>Christophe,</strong> un cadre prometteur et déjà riche. A élevé deux filles. Puis s&rsquo;est vengée. De l&rsquo;infidélité de son mari <strong>Christophe</strong> d&rsquo;abord puis de sa frustration et de l&rsquo;ennui de sa vie.</p>
<p>Elle raconte. Comme <strong>Christophe</strong> dont elle a fini par divorcer. Comme <strong>Patrici</strong>a et <strong>Emilien</strong>, un couple d&rsquo;amis tellement proches, mais pourtant si secrets. Comme les enfants de ceux-ci, <strong>Margaux</strong> et <strong>Aubin.</strong></p>
<p>Au fil des monologues, d&rsquo;autres histoires se dessinent. Ambigües. D&rsquo;autres explications se font jour. Pas toujours belles.</p>
<p>Entre petits arrangements avec la morale et lâchetés ordinaires, <strong>Etienne Deslaumes</strong> nous parlent d&rsquo;eux. Et de nous.</p>
<p>Unité de lieu et de temps donc pour ce roman à tiroirs autour de l&rsquo;amour et des questions qu&rsquo;il pose quand il est là. Ou pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez ici une interview d&rsquo;Etienne Deslaumes</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 (Armande)  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il est devenu le bras armé de ma paresse. : puisque je me mariais avec un homme qui avait une bonne situation dans une banque, qui parlait déjà, à vingt-cinq ans, de monter sa boîte, je n&rsquo;avais plus besoin de finir mes études ni de travailler. Ouf! Le raisonnement (ce n&rsquo;était pas vraiment un raisonnement, c&rsquo;était à demi-conscient, à ce moment-là) était un peu osé, parce qu&rsquo;un peu démodé. Mais bon, personne n&rsquo;y a trouvé à redire ; pas même mes parents, plutôt flattés que leur fille connaisse une fin bourgeoise. Lorsque mon bonheur escompté avec Christophe m&rsquo;a été arraché, ce qui fut aussi très vite fait, j&rsquo;ai détesté mon mari parce qu&rsquo;il me rendait malheureuse. Ensuite, il était un pis-aller : l&rsquo;instrument de mon confort. Bref, ce qui me guidait, dans mon rapport à lui, dans le bon comme dans le mauvais, c&rsquo;était toujours moi, re-moi et encore moi. Ce que lui pouvait ressentir ? Bof&#8230; je n&rsquo;y pensais que très rarement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 109-110 (Patricia) :</strong><em>&laquo;&nbsp;Si j&rsquo;ai pris du champ avec Emilien, ce n&rsquo;est peut-être pas parce qu&rsquo;il m&rsquo;a déçue, en ne faisant pas pour moi ce qu&rsquo;Armande a fait : comprendre mes points faibles, en tenir compte, composer avec, me donner des outils pour les combattre sans me brusquer. Je me suis éloignée de lui, de tous mes semblables, sauf d&rsquo;Armande précisément, car elle était la seule à avoir compris que je ne redeviendrais jamais comme avant et que, pour qu&rsquo;une partie de moi continue à vivre et, peut-être, je dis bien “peut-être”, à être heureuse, il fallait admettre qu&rsquo;une autre partie était morte&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 131 (Christophe) :</strong><em>&laquo;&nbsp;A bien y réfléchir, si j&rsquo;ai autant renoncé c&rsquo;est par lâcheté, par peur de souffrir. Lorsque j&rsquo;ai vu Emilien en larmes, à plus de quarante ans, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait plaqué, je me souviens m&rsquo;être senti satisfait de ne plus pouvoir me trouver dans ce genre de situation. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis gouré. On ne vit pas mieux en se mettant sous cloche. On vit moins bien, au contraire. On vit moins bien parce qu&rsquo;on vit moins.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Violences ayant entrainé la mort sans intention de la donner&nbsp;&raquo;, Etienne Deslaumes, Buchet Chastel, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un faux cowboy au coeur trop tendre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/16/un-faux-cowboy-au-coeur-trop-tendre/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Aug 2017 08:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Cowboy light"]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[bagarre]]></category>
		<category><![CDATA[drogues]]></category>
		<category><![CDATA[ennui]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[province]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec &#171;&#160;Cowboy light&#160;&#187; de Frédéric Arnoux,  le voyage vaut le détour. Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur : &#160;&#187; À droite, des vaches. À gauche, des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" rel="lightbox[4008]"><img class="alignleft  wp-image-4010 colorbox-4008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" alt="COWBOY LIGHT" width="251" height="323" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Frédéric Arnoux,</strong>  le voyage vaut le détour.</p>
<p>Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur :</p>
<div class="in_box24_text">
<p><em>&nbsp;&raquo; À droite, des vaches. À gauche, des barres HLM. Au-dessus, des lignes à haute tension. Et pile en dessous : un petit quartier pavillonnaire bisontin, tout près de l’usine Lip alors à l’abandon, avec son dealer raté et deux ferrailleurs qui le rackettent à grands coups de poing. Quand le narrateur-dealeur rencontre une bourge deux fois plus âgée que lui lors d’une soirée en Suisse, il s’imagine devenir gigolo – ils baisent, boivent, se défoncent et finissent même par se marier dans une chambre d’hôtel à Séville. Sauf qu’il a un cœur d’artichaut. Sauf que cette femme ne lui a pas tout dit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Résultat ?</p>
<p>Un roman noir au style trash mais léché, qui évoque avec humour l’ennui d’une province dans les années 80, mais aussi comment l’amour peut détruire plus qu’il ne soulage. Un (premier) roman efficace.</p>
<p><strong>Frédéric Arnoux</strong>, quadragénaire et intermittent dans l’audiovisuel, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> son premier roman.  Il a également été créatif dans la pub, femme de ménage dans une maison de retraite, emballeur de palettes, vendeur de plaquettes publicitaires en porte-à-porte, guetteur d’alarmes dans une usine de pétrochimie, videur de semi-remorque à main nue, plante verte la nuit dans un hôtel… Il vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 16:</strong> <em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;étais môme, je m&rsquo;imaginais volant sur le dos des cigognes, bien au chaud dans les plumes. Puis un jour, badaboum, je serais tombé pendant la sieste. La Ginou et Tonton m&rsquo;auraient trouvé comme ça, sur le paillasson, le pouce dans la bouche, un petit sourire déposé par mes rêves. J&rsquo;ai fini par y croire dur comme fer. A la fête des Mères, pendant que les autres décoraient les boîtes de camembert ou enfilaient des nouilles pour faire un collier, moi je confectionnais un nid. Un petit. A cet âge, un moineau ou une cigogne, c&rsquo;est du pareil au même. Je découpais des coeurs dans du papier crépon que je collais sur les bords. Au fond du nid, j&rsquo;en collais un plus gros sur lequel j&rsquo;écrivais une petite poésie de gosse, un truc cucul la praline. Certains instits s&rsquo;inquiétaient, d&rsquo;autres trouvaient ça créatif. Un jour, le maître nous a annoncé qu&rsquo;on partait en classe verte. Au programme, il y avait découverte d&rsquo;un nid de cigognes. Je n&rsquo;en dormais plus. J&rsquo;allais enfin voir “ma maman que j&rsquo;aime de tout mon petit coeur” comme je disais à l&rsquo;époque. Le matin du voyage, j&rsquo;avais mis mes plus beaux habits, m&rsquo;étais peigné, et aspergé de Mont-Saint-Michel. J&rsquo;avais aussi piqué l&rsquo;appareil photo et l&rsquo;avais planqué dans mon sac. Un gros, vu que je ne comptais pas rentrer. J&rsquo;y avais entassé la moitié de mon armoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Impossible de continuer, j&rsquo;ai éclaté en sanglots. Je me suis caché le visage dans les mains, et je suis parti au sprint, je chialais comme un gosse, mes larmes dégoulinaient dans le cou, je poussais des cris les dents serrées, le goût de la morve dans la bouche&#8230; Expulser, il fallait que ça sorte&#8230; j&rsquo;ai couru&#8230; couru jusqu&rsquo;à avoir mal aux poumons, jusqu&rsquo;à frôler l&rsquo;asphysie. Puis je me suis arrêté, plus de souffle, les jambes en coton. Drôle d&rsquo;impression. Je me sentais mieux, soulagé et en même temps honteux, déprimé. Je me souviendrais toujours de son visage. Au début surpris, puis compatissant, rayonnant d&rsquo;amour maternel. Exactement ce dont j&rsquo;avais toujours rêvé&nbsp;&raquo;. <strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En longue robe blanche. Maquillée. Coiffée comme si c&rsquo;était vrai. Une mèche s&rsquo;était échappée de ta coiffure, retombait en boucle sur ta joue. Tes bras se sont ouverts, tu t&rsquo;es avancée à petits pas. Tes mains sur mes poignets, te bouche m&rsquo;a effleuré, ton souffle glissait sur mon oreille, j&rsquo;ai entendu “Oui”. Puis tes yeux ont fouillé les miens. Ils étaient mouillés. Les miens aussi. Deux enfants perdus, agrippés l&rsquo;un à l&rsquo;autre. Le bonheur nous chatouillait tout l&rsquo;intérieur. On se regardait les yeux fermés, en braille, du bout des doigts. Au bout du monde qu&rsquo;on était. Même de l&rsquo;autre côté, je crois. Ca donnait envie de s&rsquo;étouffer dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre pour y rester. Si ce n&rsquo;était pas le paradis, c&rsquo;en était un putain de pavillon témoin.&nbsp;&raquo; <strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;, Frédéric Arnoux, Buchet Chastel, 15€</strong></em></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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