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	<title>Quatrième de couv &#187; emprise</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Parce que céder, ce n&#8217;est pas consentir&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 07:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Tanguy Viel fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&#8217;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec Laurent Mauvignier, mon auteur fétiche pour la vie Donc Tanguy Viel est de retour. Et après Article 353 du code pénal que vous pouvez retrouver ici et La disparition de Jim Sullivan, disponible là, voici La fille [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" rel="lightbox[5846]"><img class="alignleft size-full wp-image-5847 colorbox-5846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" alt="TANGUY VIEL" width="178" height="245" /></a></strong></p>
<p><strong>Tanguy Viel</strong> fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&rsquo;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec <strong>Laurent Mauvignier</strong>, mon auteur fétiche pour la vie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5846" /></p>
<p>Donc Tanguy Viel est de retour. Et après <strong><em>Article 353 du code pénal</em></strong> que vous pouvez retrouver <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/">ici</a></strong> et <em><strong>La disparition de Jim Sullivan,</strong></em> disponible <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">là</a></strong>, voici <em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle</strong></em>.</p>
<p>La fille qu&rsquo;on appelle, c&rsquo;est <strong>Laura</strong>. Une (très) jolie jeune fille de 20 ans. Une fille un peu perdue. Une fille qui après avoir vécu à Rennes, avoir été mannequin et posé dévêtue, revient chez son père. Là, au bord de la mer. A Saint-Malo devine-t-on.</p>
<p>Son père, <strong>Max Le Corre</strong>, est une figure locale. Boxeur, en pleine préparation d&rsquo;un nouveau et dernier match, il est depuis des années le chauffeur du maire de la ville, <strong>Quentin Le Bars</strong>. Un drôle de type. Hâbleur, dragueur, manipulateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5846"></span></p>
<p><strong>Laura</strong> cherche un appartement, un travail. Se présenter chez le maire sur les conseils de son père, elle n&rsquo;y voit aucune malice. On la retrouve pourtant au début de ce roman devant deux policiers, pour porter plainte. Oui, <strong>Quentin Le Bars</strong> a abusé d&rsquo;elle, de sa naïveté, de sa jeunesse. Installant sur la jeune fille une emprise qu&rsquo;elle ne brisera pas. Consentante ? Elle le réfute. Elle n&rsquo;avait pas le choix. Elle, la fille qu&rsquo;on appelle (call-girl) n&rsquo;avait pas la force. Son père ne s&rsquo;est pas remis de son dernier combat. Alors elle quémande une aide auprès du maire, elle n&rsquo;obtient rien. Reste enfermée dans une manipulation qu&rsquo;elle ne peut défaire. Céder, ce n&rsquo;est pas consentir&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est au casino que tout commence. L&rsquo;endroit est tenu par <strong>Franck Bellec</strong> et sa soeur, <strong>Hélène</strong>. Le premier mange dans la main du maire quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;inverse, tenus qu&rsquo;ils sont par une vassalité de bon aloi. La seconde a fait tourner la tête et le coeur de <strong>Max</strong>, qui a quitté sa femme, <strong>Marielle</strong>. Une histoire qui ne durera pas cependant. C&rsquo;est pourtant elle qui fera éclater la vérité, une fois <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre.</p>
<p>Comme dans nombre de ses romans, <strong>Tanguy Viel</strong> raconte l&rsquo;agencement malheureux dans lequel tombent des hommes et des femmes souvent notables, comme dans une souricière.</p>
<p>Un piège donc. Pour <strong>Laura</strong>, pour <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre. Pour <strong>Max Le Corre</strong> devenu apathique et désabusé.</p>
<p>Un roman rondement mené, autour de la province des notables, de la notion d&rsquo;emprise et de manipulation.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 49 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et Franck n&rsquo;a pas eu besoin d&rsquo;entendre ce qui se disait déjà entièrement et violemment dans la seule locution &laquo;&nbsp;par ailleurs&nbsp;&raquo; à cause de la manière dont Le Bars s&rsquo;était arrêté de lui-même en pleine phrase. Alors Franck silencieux avait déjà compris, déjà interprété le &nbsp;&raquo; par ailleurs&nbsp;&raquo;, non comme une carte maîtresse que l&rsquo;autre s&rsquo;apprêtait à abattre sur la table mais le simple rappel que leurs deux destins étaient assez liés pour qu&rsquo;il ne puisse se désolidariser comme ça, à savoir  : ce que tout le monde savait, que le bureau de Bellec n&rsquo;était rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une succursale de la mairie, là où se prenaient des décisions plus importantes qu&rsquo;au conseil municipal, au point que certains avaient surnommé l&rsquo;endroit &laquo;&nbsp;le ministère des finances&nbsp;&raquo;, et Bellec le grand argentier de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle, tout ce qu&rsquo;elle avait envie de leur dire, en les écoutant chanter sur le bord de l&rsquo;écume, c&rsquo;était qu&rsquo;elles arrivaient trop tard, qu&rsquo;avec les dieux c&rsquo;est toujours la même chose, ils débarquent après la bataille et on dirait que leur joie consiste à alimenter les regrets comme on souffle sur les braises. Et elle les entendait presque rire, la regardant de cet air espiègle que seuls les êtres imaginaires peuvent conserver dans l&rsquo;air acide, répétant comme une chorale d&rsquo;enfants : Oh qu&rsquo;as-tu fait, Laura, qu&rsquo;as-tu fait ?</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong>  <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Alors c&rsquo;était plus facile, plus nécessaire aussi de considérer que les choses avaient été ce qu&rsquo;elles devaient être, oublieuse de ce qu&rsquo;elle avait elle-même considéré si longtemps comme un piège dont elle n&rsquo;était pas parvenue à se défaire, essayant de se dire désormais, se justifiant auprès d&rsquo;un tribunal intérieur que voilà, c&rsquo;est normal, il m&rsquo;a rendu service et je lui ai rendu service, rien de plus, aucun drame là-dedans – et c&rsquo;était sa manière à elle de s&rsquo;en sortir avec ça, apaisée soudain de rendre si prosaïque cette chose qui les avait si violemment liés, non, pas violemment, un simple deal, insistait-elle, un échange de bons procédés et qu&rsquo;est-ce que ça peut leur faire à tous si en guise de monnaie il y a mon propre corps en gage ?&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Une nounou&#8230; d&#8217;enfer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/29/une-nounou-denfer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/29/une-nounou-denfer/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 29 Dec 2016 08:44:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Il était temps que je parle de ce roman ! L&#8217;année se termine, je reçois chaque jour des romans qui sortiront en janvier et février et je n&#8217;ai toujours pas évoqué le prix Goncourt 2016, lu depuis des mois pourtant. Que dire de &#171;&#160;Chanson douce&#160;&#187; ? Que c&#8217;est un roman efficace, très rondement mené [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff"> </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Chanson-douce_782.jpg" rel="lightbox[3770]"><img class="alignleft size-full wp-image-3771 colorbox-3770" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Chanson-douce_782.jpg" alt="CVT_Chanson-douce_782" width="195" height="286" /></a> Il était temps que je parle de ce roman ! L&rsquo;année se termine, je reçois chaque jour des romans qui sortiront en janvier et février et je n&rsquo;ai toujours pas évoqué le prix Goncourt 2016, lu depuis des mois pourtant.</p>
<p>Que dire de <strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;</strong> ? Que c&rsquo;est un roman efficace, très rondement mené ? C&rsquo;est le cas.</p>
<p>Que ses premiers phrases sont terribles et vont &laquo;&nbsp;accrocher&nbsp;&raquo; le lecteur jusqu&rsquo;à la fin ? Effectivement.</p>
<p>Que <strong>Leïla Slimani</strong> dont le premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Dans le jardin de l&rsquo;ogre&nbsp;&raquo;</strong>, sorti en 2014 avait déjà eu très bonne presse ? Sans nul doute. J&rsquo;en avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/18/netre-quune-geisha/">ici. </a></strong></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un couple d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, à Paris. <strong>Paul</strong> travaille dans la musique, <strong>Myriam</strong> était avocate avant de vouloir élever ses deux enfants, <strong>Mila</strong> et <strong>Paul.</strong> Après la naissance de son petit garçon, elle décide de reprendre son métier, qu&rsquo;elle adore. Le couple se met alors en quête d&rsquo;une nounou. Ils trouveront <strong>Louise</strong>, une perle.</p>
<p>Au fil des mois, celle-ci, que la vie a blessée, solitaire et dure, va s&rsquo;avérer indispensable. Au point de faire peser une emprise certaine sur le couple et notamment <strong>Myriam</strong>, si facile à faire culpabiliser. Un travail insidieux jusqu&rsquo;au drame ( elle tue les deux enfants et tente de se suicider), sur lequel s&rsquo;ouvre ce roman qui, comme le premier, ne fait aucun cas d&rsquo;une quelconque sentimentalité. Le roman, ramassé, fonctionne comme un polar.</p>
<p>Sur fond de déclassement social et de folie, <strong>Leïla Slimani</strong> signe là un roman fort, couronné par le prix Goncourt. C&rsquo;est la 12e fois seulement, en 113 ans d&rsquo;existence, qu&rsquo;il récompense un roman écrit par une femme. <strong>Leïla Slimani</strong> n&rsquo;a que trente-cinq ans&#8230; de quoi nous attendre à d&rsquo;autres jolies surprises dans les années à venir de la part de cette auteure franco-marocaine.</p>
<p><strong>Découvrez ici la genèse de ce roman :</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 38-39 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lentement, Louise apprivoise l&rsquo;enfant. Jour après jour, elle lui raconte des histoires où reviennent toujours les mêmes personnages. Des orphelins, des petites filles perdues, des princesses prisonnières et des châteaux que des ogres terribles laissent à l&rsquo;abandon. Une faune étrange, faite d&rsquo;oiseaux au nez tordu, d&rsquo;ours à une jambe et de licornes mélancoliques, peuple les paysages de Louise. La fillette se tait. Elle reste près d&rsquo;elle, attentive, impatiente. Elle réclame le retour des personnages. D&rsquo;où viennent ces histoires ? Elles émanent d&rsquo;elle, en flot continu, sans qu&rsquo;elle y pense, sans qu&rsquo;elle fasse le moindre effort de mémoire ou d&rsquo;imagination. Mais dans quel lac noir, quelle forêt profonde est-elle allée pêcher ces contes cruels où les gentils meurent à la fin, non sans avoir sauvé le monde ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Paul n&rsquo;ose pas le dire à sa femme, mais, cette nuit-là, il se sent soulagé. Depuis qu&rsquo;il est arrivé ici, un poids semble avoir disparu de sa poitrine. Dans un demi-sommeil,  engourdi par le froid, il pense au retour à Paris. Il imagine son appartement comme un aquarium envahi d&rsquo;algues pourrissantes, une fosse où l&rsquo;air ne circulerait plus, où les animaux à la fourrure pelée tourneraient en rond en râlant.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au retour, ces idées noires sont vite oubliées. Dans le salon, Louise a disposé une bouquet de dahlias. Le diner est prêt, les draps sentent la lessive. Après une semaine dans des lits glacés, à manger sur la table de la cuisine des repas désordonnés, ils retrouvent avec bonheur leur confort familial. Impossible, pensent-ils, de se passer d&rsquo;elle. Ils réagissent comme des enfants gâtés, des chats domestiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;obsession de l&rsquo;enfant tourne à vide dans sa tête. Elle ne pense qu&rsquo;à ça. Ce bébé, qu&rsquo;elle aimera follement, est la solution à tous ses problèmes. Une fois mis en route, il fera taire les mégères du square, il fera reculer son affreux propriétaire. Il protégera la place de Louise en son royaume. Elle se persuade que Paul et Myriam n&rsquo;ont pas assez de temps pour eux. Que Mila et Adam sont un obstacle à son arrivée. C&rsquo;est leur faute si le couple ne parvient pas à se retrouver. Leurs caprices les épuisent, le sommeil très léger d&rsquo;Adam coupe court à leurs étreintes. S&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas sans cesse dans leurs pattes, à geindre, à réclamer de la tendresse, Paul et Myriam pourraient aller de l&rsquo;avant et faire à Louise un enfant. Ce bébé, elle le désire avec une violence de fanatique, un aveuglement de possédée. Elle le veut comme elle a rarement voulu, au point d&rsquo;avoir mal, au point d&rsquo;être capable d&rsquo;étouffer, de brûler, d&rsquo;anéantir tout ce qui se tient entre elle et la satisfaction de son désir&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chanson douce&nbsp;&raquo;, de Leïla Slimani, Gallimard.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les filles partent en vrille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:38:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Elle n&#8217;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. Emma Cline est l&#8217;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Avec &#171;&#160;The girls&#160;&#187;, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de Charles [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3796 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" alt="GIRLS OK" width="210" height="342" /></a></p>
<p>Elle n&rsquo;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. <strong>Emma Cline</strong> est l&rsquo;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de <strong>Charles Manson</strong>, peut-être le plus connu des criminels américains.</p>
<p>L&rsquo;homme a une trentaine d&rsquo;années, à la fin des années 60, quand il créé <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>, une communauté, largement constituée de jeunes femmes. Vols et trafic de drogues assurent le quotidien.</p>
<p>Puis, à l&rsquo;été 1969, <strong>Charles Manson</strong> commanditera plusieurs meurtres dont celui, resté dans les annales, de la jeune femme enceinte de <strong>Roman Polanski</strong>, <strong>Sharon Tate</strong> qui, avec quatre de ses amis, mourra sous les coups d&rsquo;une certaine <strong>Susan Atkins</strong> notamment, décrite comme la plus cruelle des filles de <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Charles Manson</strong>, condamné dans un premier temps à la peine de mort, a vu sa peine commuée en prison à vie. Il est aujourd&rsquo;hui âgé de 73 ans.</p>
<p><span id="more-3792"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3794 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" alt="EMMA CLINE" width="113" height="70" /></a>En s&rsquo;inspirant de cette histoire, <strong>Emma Cline</strong> raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;<strong>Evie Boyd</strong>, personnage totalement fictif, une ado de 14 ans qui s&rsquo;ennuie entre ses parents séparés et sa copine un peu tarte. Avec laquelle elle finit par se fâcher d&rsquo;ailleurs.</p>
<p>Elle fait alors la connaissance d&rsquo;un groupe de filles plus âgées qu&rsquo;elle parmi lesquelles se trouve <strong>Suzanne</strong> (dont le personnage a été inspiré par la fameuse Susan Atkins). <strong>Evie</strong> va alors les suivre dans le ranch délabré où elles vivent autour de <strong>Russell,</strong> le chef charismatique, le leader un peu fou. Le quotidien est misérable, la communauté vit d&rsquo;expédients sur fond de drogues et de sexe. Et la violence est tapie dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>La jeune fille y perdra ses rêves de fille d&rsquo;Américains moyens, ses illusions et sa virginité.</p>
<p>Un portrait implacable d&rsquo;une communauté à travers le regard encore pur, du moins au départ, d&rsquo;une gamine un peu paumée qui voit en Suzanne, une soeur, une amie, un modèle.</p>
<p>Une écriture fine, mais aussi âpre et dure pour un premier roman réussi dans lequel le lecteur suit <strong>Evie</strong> en 1969 puis bien plus tard, quand elle replonge dans ses souvenirs de cet été 1969 si particulier.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donna disait que Russell ne ressemblait à aucun autre être humain. Qu&rsquo;il pouvait recevoir des messages des animaux. Soigner quelqu&rsquo;un avec ses mains, et arracher la pourriture qui était en vous aussi nettement qu&rsquo;une tumeur. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Il voit chaque partie de toi”, ajouta Roos. Et à l&rsquo;entendre, c&rsquo;était une bonne chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;idée que l&rsquo;on puisse me juger supplantait toutes les inquiétudes ou les questions que j&rsquo;aurais pu avoir au sujet de Russell. A cette époque, j&rsquo;étais d&rsquo;abord une chose que l&rsquo;on jugeait, ce qui, dans toute interaction, déplaçait le pouvoir sur l&rsquo;autre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;étonne d&rsquo;avoir si peu culpabilisé. Au contraire, il y avait quelque chose de vertueux dans la façon dont j&rsquo;accumulais l&rsquo;argent de ma mère. L&rsquo;insolence qui régnait au ranch déteignait sur moi, j&rsquo;avais la conviction que je pouvais prendre ce que je voulais. L&rsquo;existence de ces billets cachés me permit de sourire à ma mère le lendemain matin, de me comporter comme si nous ne nous étions pas dit les choses que nous nous étions dites la veille au soir. De rester patiente quand elle relevait ma frange sans prévenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 292 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et j&rsquo;étais là, parmi eux. Russell avait changé, les choses avaient tourné à l&rsquo;aigre, mais j&rsquo;étais avec Suzanne. Sa présence empêchait toutes les inquiétudes éparses de s&rsquo;échapper. J&rsquo;étais comme l&rsquo;enfant qui croit que la présence de sa mère à son chevet repoussera les monstres. L&rsquo;enfant incapable de deviner que sa mère a peut-être peur elle aussi. La mère qui comprend qu&rsquo;elle n&rsquo;est d&rsquo;aucune protection, si ce n&rsquo;est en offrant son corps fragile en échange.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Peut-être qu&rsquo;une partie de moi-même savait où cela aboutirait, un scintillement enfoui dans l&rsquo;obscurité ; peut-être percevais-je la trajectoire possible, et la suivais malgré tout. Plus tard cet été-là, et à diverses périodes de ma vie, je passerais au crible les grains de cette nuit, à l&rsquo;aveuglette.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;, Emma Cline, Quai Voltaire, aux éditions de la Table ronde, 21€.</strong></em></p>
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