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	<title>Quatrième de couv &#187; échec</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La France qui va mal, suite et fin</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 11:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale (ici) et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 (là) la fin de Vernon Subutex se devait d&#8217;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par Virginie Despentes. Et elle l&#8217;est ! Le troisième et dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" rel="lightbox[4000]"><img class="alignleft size-full wp-image-4004 colorbox-4000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" alt="vernon-subutex-3,M454119" width="241" height="340" /></a></p>
<p>Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">(ici) </a></strong>et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/">(là)</a></strong></p>
<p>la fin de <strong>Vernon Subutex</strong> se devait d&rsquo;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par <strong>Virginie Despentes</strong>. Et elle l&rsquo;est ! Le troisième et dernier opus est de loin le plus éclatant (tant pis pour les dernières pages un peu too much quand même ).</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle compte tenu de l&rsquo;attente que l&rsquo;auteure a suscitée autour de son personnage de disquaire tombé dans la misère. Il aura ainsi fallu attendre un an et demi pour plonger à nouveau tête baissée dans ce roman de notre temps, cette chronique de notre époque, tellement moderne, totalement déboussolée entre terrorisme et messianisme, entre carcans religieux et repères sociaux désarticulés.</p>
<p>Noir c&rsquo;est noir. Définitivement. La France qui va mal reprend avec cette auteure rock and roll ( mais membre de l&rsquo;Académie Goncourt quand même !) une bonne dose de vitriol.</p>
<p><span id="more-4000"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong> était, dès la fin du deuxième tome devenu une sorte de gourou. Là, au fil des pages, il surfe sur la vague des &laquo;&nbsp;Convergences&nbsp;&raquo;, ces rendez-vous ambulants qui sans autre force que celle des sons et de la musique transportent les participants dans une autre dimension. Un rendez-vous unique, magique.</p>
<p>Les personnages de la bande, hétéroclite, se sont désormais mis au vert. Un certain équilibre a été établi, mais tout va finalement s&rsquo;écrouler. Une affaire d&rsquo;héritage va tout faire exploser après avoir gangréné le groupe. Tout va partir à vau-l&rsquo;eau. <strong>Vernon Subutex</strong> s&rsquo;enfuit, les histoires se mélangent à nouveau et la société tout entière se déglingue. C&rsquo;est l&rsquo;année de Charlie Hebdo, du Bataclan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/l2R8t7d0FkU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et à chaque convergence, Vernon se sent comme un asticot sur lequel on braquerait un puissant projecteur. Il a trop d&rsquo;importance. On l&rsquo;appelle le Shaman. Officiellement, c&rsquo;est pour rigoler. Dans les faits, il sent les regards sur son dos, une attente s&rsquo;entortille autour de sa colonne. Les gens le scrutent, méfiants, se demandant s&rsquo;il est une arnaque, ou le dévisagent, aimants, convaincus qu&rsquo;il peut les sauver. Il ne sait trop comment s&rsquo;y prendre pour garder sa désinvolture alors que tout repose sur lui. Heureusement, il n&rsquo;a pas assez de suite dans les idées pour se prendre la tête bien longtemps. Il pense “c&rsquo;est trop de stress, j&rsquo;agonise” et la minute d&rsquo;après, il est en train de regarder une feuille sur un arbre et ça l&rsquo;absorbe complètement. Ca limite la prise de tête. Mais tout de même, il découvre la peur de perdre. Jamais de sa vie il n&rsquo;a flippé de perdre ce qu&rsquo;il avait : il a toujours eu l&rsquo;impression que ça ne dépendait pas de lui. A présent, il jouit d&rsquo;un confort qui n&rsquo;est pas matériel – ils dorment dans des maisons vides, quand il y a des maisons, rarement chauffées, ils s&rsquo;installent à côté de sources quand il n&rsquo;y a pas l&rsquo;eau courante et font des toilettes à l&rsquo;extérieur par moins sept, ils mangent dans des gamelles – et pourtant ils vivent dans le luxe. Ils sont convaincus de partager une expérience à part, une extra ball que la vie ne leur devait pas, quelque chose d&rsquo;octroyé, de magique. Et il ne veut pas pas que ça s&rsquo;arrête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Vernon est un peu brassé, il a trop bu la veille. Il s&rsquo;ennuyait. Il n&rsquo;a rempli son verre que trois ou quatre fois au cours de la soirée, mais son estomac a perdu l&rsquo;habitude, ou alors il couve quelque chose. Il s&rsquo;est réveillé vaseux. Comme tous les matins, il a eu besoin de quelques secondes avant de se souvenir qu&rsquo;il n&rsquo;était plus avec les autres. Son esprit résiste – veut croire que c&rsquo;est un mauvais rêve. Que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Chambre d&rsquo;hôtel. Spacieuse. Double rideaux bordeaux. Il a bien fallu réaliser que tout cela est bien vrai. Il est parti. Sur un coup de tête, une impulsion dont il aimerait croire qu&rsquo;elle était intuitive. Il a imaginé qu&rsquo;on le retiendrait, qu&rsquo;on ne le laisserait pas faire. Ca ne paraissait pas tout à fait réel. Il ne ressentait rien, il ne s&rsquo;attendait pas à faire ce qu&rsquo;il a fait. Pamela l&rsquo;a appelé, lui a demandé s&rsquo;il avait menti. Il a senti le sol se dérober sous ses pieds. C&rsquo;est fou ce que la confiance est fragile. Des individus avec qui il a partagé tant de choses – il a suffi d&rsquo;une réflexion pour qu&rsquo;il sente que c&rsquo;était terminé. Sa place n&rsquo;était plus parmi eux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Si Vernon laisse une pensée se dérouler – il voit le matériel. Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n&rsquo;ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu&rsquo;ils deviendront. A quoi ils serviront. Il n&rsquo;y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu&rsquo;une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu&rsquo;elle  a à faire, le grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l&rsquo;équation, c&rsquo;est : connaissais-tu les gens avant qu&rsquo;ils deviennent des cadavres ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 3&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Il faut beaucoup aimer les hommes, nous dit-elle&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 08:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&#8217;un d&#8217;entre eux, &#171;&#160;Il faut beaucoup aimer les hommes&#160;&#187;, de Marie Darrieussecq m&#8217;a beaucoup plu. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></span></strong></p>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, <strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Marie Darrieussecq</strong> m&rsquo;a beaucoup plu. Je vous raconte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> tout d&rsquo;abord. L&rsquo;auteure d&rsquo;origine basque, quadragénaire, a publié son premier roman en 1996, après de brillantes études de lettres. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong> qui, à l&rsquo;époque, avait fait beaucoup parler de lui. Depuis, d&rsquo;autres ont suivi. Et <strong>Marie Darrieussecq</strong> est devenue psychanalyste.</p>
<div id="attachment_1891" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="size-full wp-image-1891 colorbox-1889" alt="Editions P.O.L." src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Editions P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nom de <strong>Marie Darrieussecq</strong> est associé à celui de l&rsquo;auteure <strong>Marie NDiaye</strong> et à celui de <strong>Camille Laurens</strong> dans des péripéties littéraires en 1998 et en 2007 pour la seconde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1889"></span></p>
<p>Au fil de sa bibliographie, des thèmes sont récurrents : la disparition, l&rsquo;absence mais aussi l&rsquo;identité et l&rsquo;appartenance. L&rsquo;auteure se plait également à écrire sur les transformations traumatiques, le dépassement des limites physiques et psychologiques.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="alignleft size-full wp-image-1895 colorbox-1889" style="margin: 10px" alt="livre-il-faut-beaucoup-aimer" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" width="120" height="176" /></a>Dans<strong> &laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Solange</strong>, qui était déjà le prénom de son héroïne dans<strong> &laquo;&nbsp;Clèves&nbsp;&raquo;</strong>, son roman précédent, rencontre un homme. Il est Noir. C&rsquo;est le coup de foudre.  Tous les deux sont acteurs, vivent aux Etats-Unis. Et lui veut réaliser un film. En Afrique. Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être Noir ? Et l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est comment ?</p>
<p>Solange s&rsquo;interroge, tente de s&rsquo;intéresser tandis que<strong> Kouhouesso</strong> travaille d&rsquo;arrache-pied pour tourner un film adapté d<strong>’&nbsp;&raquo;Au cœur des ténèbres&nbsp;&raquo;</strong> de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu’au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».</p>
<p>Le couple mixte est confronté aux clichés, à une vision fausse qui se porte sur eux. Lui, se doit de jouer l&rsquo;homme noir. Elle doit se comporter comme une femme. Mais plus. Mais les histoires d&rsquo;amour finissent mal, en général, non ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 95</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Elle était née où elle était née, dans la peau qui était la sienne, entourée des mots qui l&rsquo;entouraient. Elle découvrait ça, que sur les Noirs, ce n&rsquo;est pas exactement que les Blancs n&rsquo;ont rien à dire (ils n&rsquo;arrêtent pas, ils n&rsquo;arrêtaient depuis qu&rsquo;elle était petite) ; non, c&rsquo;est que les Noirs, les Blancs, n&rsquo;ont rien à dire aux Noirs. Même répéter, ils ne peuvent pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 172 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle reprit pourtant : “Brice lui-même ne parlait jamais de sa couleur.” Il coupa : “Ce que tu réclames, c&rsquo;est un certificat. Un certificat de non-racisme. Aussi bien tu ne couches avec moi que pour l&rsquo;obtenir.”</em></p>
<p><em>Elle secoua la tête avec une énergie de cheval, de cheval blessé. Elle murmura le mot</em> paranoïa.</p>
<p><em>Il pressa ses paumes contre ses yeux, puis les ouvrit en signe d&rsquo;apaisement. “Toutes ces employées charmantes, elle me font penser à ces Américaines qui se précipitent pour me dire bonjour et au revoir et faire croire qu&rsquo;elles sont </em>color blind<em>, aveugles à la couleur. Elles tiennent à leur certificat. Ecoute. Tu n&rsquo;es pas ce genre de petit modèle. Mais si tu n&rsquo;as pas vu la couleur de Brice, ça ne prouve rien d&rsquo;autre que ton refoulement. </em></p>
<p><em>Le salaud avait fait lui aussi une psychanalyse. Jungienne, lui avait-il dit. A Palo Alto, aller et retour deux fois par semaine en coupé Mercedes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 223-224 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dans la pirogue, elle avait très chaud. La pagaie plongeait dans le fleuve comme dans de l&rsquo;huile, les oiseaux mêmes se taisaient. Cette chaleur, c&rsquo;était stupide ; elle ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;ouvrir la bouche, mais l&rsquo;air du dehors était beaucoup plus chaud que l&rsquo;intérieur du corps. Kouhouesso fermait les yeux façon persiennes et et le piroguier, torse nu, ne cessait de s&rsquo;asperger. Il pagayait la chaleur, il touillait le fleuve et le ciel, il se diluait dans les mirages. Le plat de l&rsquo;eau était parcouru d&rsquo;ondes qui portaient des voix, des chocs, d&rsquo;étranges bruits sans source. Les vibrations entraient dans le corps de Solange. Elle avait des visions de la maison de Malibu, l&rsquo;ombre méditerranéenne, la salle de bains aux carreaux blancs, la mer qui brassait la chaleur. C&rsquo;était hier, c&rsquo;était avant. Elle aurait aimé contempler la forêt, avoir la sagesse des peintres et des écologistes ; mais cette Afrique verte et orange qui tremblotait n&rsquo;était qu&rsquo;un problème de plus. Aucun de ces arbres n&rsquo;expliquait Kouhouesso. Ils ne lui opposaient qu&rsquo;une autre énigme, impénétrable, dangereuse, un règne non humain, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une puissance ailleurs réduite à la sciure.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une histoire d&rsquo;amour comme au cinéma&#8230; et dans le milieu du cinéma. Marie Darrieusecq veut ici tordre le coup aux clichés sur les femmes et les Noirs en les poussant à l&rsquo;outrance. Une manière de mieux dénoncer ? Peut-être. Le livre, agréable à lire, nous plonge dans le monde artificiel du cinéma et de ses ego surdimensionnés. Tout est apparence. Sauf la couleur de la peau.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;, de Marie Darrieussecq, P.O.L, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
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		<title>Chez Julian Barnes, la mémoire danse</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 14:11:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a des livres qui vous parlent, qui vous marquent. En ce début d&#8217;année, impossible de ne pas être sous le charme du dernier roman de Julian Barnes, &#160;&#187; Une fille, qui danse&#160;&#187;. L&#8217;auteur anglais a d&#8217;ailleurs obtenu le Man Booker Prize en 2011 pour ce titre. &#160; Julian Barnes, né à Leicester en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des livres qui vous parlent, qui vous marquent. En ce début d&rsquo;année, impossible de ne pas être sous le charme du dernier roman de<strong> Julian Barnes, &nbsp;&raquo; Une fille, qui danse&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;auteur anglais a d&rsquo;ailleurs obtenu le <strong>Man Booker Prize</strong> en 2011 pour ce titre.</p>
<div id="attachment_1555" style="width: 228px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/14/chez-julian-barnes-la-memoire-danse/1215851_british-author-julian-barnes-poses-after-winning-the-2011-man-booker-prize-for-fiction-with-his-book-the-sense-of-an-ending-at-the-guildhall-in-london/" rel="attachment wp-att-1555"><img class=" wp-image-1555   colorbox-1551" style="margin: 10px" alt="Julian Barnes (Reuters)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1215851_british-author-julian-barnes-poses-after-winning-the-2011-man-booker-prize-for-fiction-with-his-book-the-sense-of-an-ending-at-the-guildhall-in-london.jpg" width="218" height="97" /></a><p class="wp-caption-text">Julian Barnes (Reuters)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julian Barnes</strong>, né à Leicester en 1946, a étudié à Oxford et travaillé comme journaliste dans les années 70. Après un premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;Metroland&nbsp;&raquo;</strong>, paru en 1980, il a signé quatre polars du pseudonyme de <strong>Dan Kavanagh</strong> (le nom de famille de son épouse, Pat, décédée en 2008).</p>
<p>C&rsquo;est sous son vrai nom que ce francophile patenté, traducteur de l&rsquo;oeuvre d&rsquo;<strong>Alphonse Daudet</strong>, a acquis la notoriété. En 1986, il obtient le prix Médicis pour son essai <strong>&laquo;&nbsp;Le Perroquet de Flaubert&nbsp;&raquo;</strong>. Il écrit aussi <strong>&laquo;&nbsp;Love, etc.&nbsp;&raquo;</strong>, qui décroche le pric Fémina étranger et sera porté à l&rsquo;écran par la réalisatrice française Marion Vernoux. suivront<strong> &laquo;&nbsp;Arthur &amp; George&nbsp;&raquo;</strong>, ou encore son recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Pulsations&nbsp;&raquo;</strong>, etc.</p>
<p><span id="more-1551"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/14/chez-julian-barnes-la-memoire-danse/barnes/" rel="attachment wp-att-1556"><img class="alignleft  wp-image-1556 colorbox-1551" style="margin: 10px" alt="BARNES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARNES.jpg" width="120" height="176" /></a></p>
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<p>Dans<strong> &laquo;&nbsp;Une fille, qui danse&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Julian Barnes</strong> nous plonge dans la vie de <strong>Tony Webster des années 60 à nos jours</strong>. Le livre se compose de deux parties. La première nous emmène sur un campus. Tony et ses amis sont étudiants. Il y a là <strong>Tony, Alex et Colin.</strong> Et puis très vite, <strong>Adrian</strong> se mêle au groupe. Adrian, le plus brillant des quatre, le plus intelligent et le plus ombrageux aussi.Il y a aussi  <strong>Veronica</strong>. Celle qui sort avec Tony, finit par coucher avec lui avant de rejoindre Adrian. Tony voit rouge. Ecrit une terrible lettre adressée aux deux amants. A 22 ans, Adrian se suicide. Le décor est planté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Dans la seconde partie, Tony est retraité, divorcé de Margaret, plutôt dépité. Ses rêves de jeunesse ne se sont pas réalisés. Il y a les remords, les regrets et cette bizarre affaire : <strong>Sara, la mère de Veronica lègue à Tony le journal intime d&rsquo;Adrian.</strong> Pour comprendre, Tony retrouve la trace de Veronica et plonge dans ses souvenirs, les vrais et ceux qu&rsquo;il se réinvente. Tony mène une enquête dans ce qu&rsquo;il a fait, ce dont il se souvient. La terrible vérité, que je ne vous dévoilerai pas, est à la hauteur de ce roman. Mais peut-on se fier à sa mémoire ?</p></blockquote>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong><em> &laquo;&nbsp;En ce temps-là nous nous voyions comme des garçons maintenus dans quelque enclos, attendant d&rsquo;être lâchés dans la vraie vie. Et quand ce moment viendrait, notre vie – et le temps lui-même – s&rsquo;accélérerait. Comment pouvions-nous savoir que la vraie vie avait de toute façon commencé, que certains avantages avaient déjà été acquis, certains dégâts déjà infligés ? Et que notre libération nous ferait seulement passer dans un plus vaste enclos, dont les frontières seraient d&rsquo;abord invisibles. En attendant, nous étions affamés de livres et de sexe, méritocrates et anarchistes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 112</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Peut-être que tout ce que je veux dire en fait, c&rsquo;est que, étant sorti avec Veronica autrefois, je n&rsquo;avais plus peur d&rsquo;elle. Et donc j&rsquo;ai commencé ma campagne de harcèlement par mails. J&rsquo;étais résolu à être poli, insensible aux affronts, persistant, ennuyeux, amical : autrement dit, à mentir. Bien sûr, il ne faut qu&rsquo;une fraction de seconde pour effacer un mail, mais il ne faut guère plus de temps pour remplacer le mail effacé. Je viendrais à bout de sa résistance à force d&rsquo;amabilité, et j&rsquo;obtiendrais le journal d&rsquo;Adrian. Il n&rsquo;y avait pas de &laquo;&nbsp;feu non éteint dans ma poitrine&nbsp;&raquo; – je l&rsquo;avais assuré à Margaret ;  et quant à ses conseils plus généraux, disons que l&rsquo;un des avantages d&rsquo;être un ex-mari est qu&rsquo;on n&rsquo;a plus besoin de justifier son comportement. Ni de suivre des suggestions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 129-130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mon plus jeune moi était revenu choquer mon moi plu âgé avec ce que ce moi avait été, ou était, ou était parfois capable d&rsquo;être. Et n&rsquo;avais-je pas songé tout récemment à la façon dont les témoins de notre vie se raréfient et, avec eux, notre principale corroboration ? Maintenant j&rsquo;avais une bien indésirable corroboration de ce que j&rsquo;étais, ou avait été. Si seulement c&rsquo;était cette lettre que Veronica avait brûlée&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce roman aura été pour moi une double découverte. Je n&rsquo;avais jamais lu Julian Barnes. J&rsquo;ai découvert un auteur et un style. J&rsquo;ai découvert également une façon de raconter une histoire. Au coeur de ce qui pourrait être le journal intime de Tony, le lecteur ( et moi par la même occasion) se laisse prendre aux dires du narrateur avant de se rendre compte que son récit n&rsquo;est pas fiable et qu&rsquo;il s&rsquo;est arrangé avec ses souvenirs. Se gardant le beau rôle. Bref, Barnes nous mène par le bout du nez&#8230; et c&rsquo;est jubilatoire ! Un grand roman. Bonne pioche !<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Une fille, qui danse&nbsp;&raquo;, de Julian Barnes, Mercvre de France, 19€.</em></strong></p>
</blockquote>
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