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	<title>Quatrième de couv &#187; drogues</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Jeanne et Nathan, héros sous cocaïne&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Clément Camar-Mercier est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale. Installé en Loir-et-Cher depuis une douzaine d&#8217;années, près de Vendôme, Clément Camar-Mercier a fait de l&#8217;écriture de ce premier roman une absolue nécessité. Il signe avec Le roman de Jeanne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span class="s1"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JEANNE-ET-NATHAN.jpg" rel="lightbox[6438]"><img class="alignleft wp-image-6439 size-medium colorbox-6438" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JEANNE-ET-NATHAN-181x300.jpg" alt="JEANNE ET NATHAN" width="181" height="300" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="s1"><strong>Clément Camar-Mercier</strong> est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale.</span></p>
<p><span class="s1">Installé en Loir-et-Cher depuis une douzaine d&rsquo;années, près de Vendôme, <strong>Clément Camar-Mercier</strong> a fait de l&rsquo;écriture de ce premier roman une absolue nécessité. Il signe avec <em>Le roman de Jeanne et Nathan</em>, une fable contemporaine autour de l&rsquo;addiction.  Quelle que soit sa forme.</span></p>
<p>Il me l&rsquo;a raconté l&rsquo;été dernier,<strong> <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/vendome/le-roman-de-jeanne-et-nathan-quand-clement-camar-mercier-signe-un-explo">alors que je l&rsquo;interviewais.</a></strong></p>
<p>C&rsquo;est donc <em>&nbsp;&raquo; l&rsquo;histoire d&rsquo;un professeur d&rsquo;université toxicomane qui tomba fol amoureux d&rsquo;une actrice pornographique elle aussi toxicomane. Et inversement&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<h4 style="text-align: center">Epique et utopique</h4>
<p>L&rsquo;histoire de Jeanne de Nathan qui se rencontrent en plein confinement dans une clinique de désintoxication, à quelques encablures de Paris, où ils vivent tous les deux. Qui tombent amoureux. Qui décident de créer une société différente, solidaire et qui s&rsquo;installent dans la campagne loir-et-chérienne pour le prouver. Jusqu&rsquo;à ce que tout dérape. Définitivement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman trash qui clashe fort, qui emmène le lecteur dans des univers interlopes ou très chics. Selon le moment. Les chapitres s&rsquo;enchainent comme un compte à rebours vers une fin tragique. Désespérée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le public était divisé en trois catégories : les vieux pervers, les jeunes ados et les aspirantes actrices. Celles-ci, Jeanne n&rsquo;avait pas du tout envie de leur dire de fuir ; la pornographie l&rsquo;avait libérée ; on ne l&rsquo;avait jamais contrainte ; elle ne pouvait pas mentir. Elle en rêvait, le réalisa, en était heureuse, comblée. On ne l&rsquo;emmerdait plus. Elle était fière, en tant que femme, dans ce milieu, où elle chérissait son indépendance et son statut de star. Jeanne garda pour elle ses petits doutes, ses regrets et cette légère impression d&rsquo;en avoir fait le tour. Ce genre d&rsquo;émancipation, vantée partout aujourd&rsquo;hui, et à laquelle elle avait cru, ne se révélait peut-être pas une émancipation très constructive. Voire pas une émancipation du tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 62-63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Avant que sa mère ne décède, il ressentait de la jalousie pour les gens en deuil, nombre de ses amis étaient déjà orphelins, comme par hasard. Il voulait être un mec au parcours tortueux, difficile, un écorché, celui qui avait de vraies raisons de rester malheureux, celui que la vie n&rsquo;avait pas épargné. A la place, il n&rsquo;épargnait rien à la vie. Et puis sa mère y passa et rien ne changea. Cette pensée mortuaire, il l&rsquo;eut en traversant le pont Charles-de-Gaulle, cinq heures plus tôt que Jeanne.  Nathan dévia vers Bastille, juste à côté de la morgue. Plusieurs cadavres étaient en train d&rsquo;être déchargés à l&rsquo;Institut médico-légal. En les voyant, il envisagea pour la première fois la possibilité de se faire soigner. Il devait bien exister des lieux pour des gens comme lui ; si jamais, cela aurait quand même une drôle d&rsquo;allure. De toute façon, ça serait toujours mieux que l&rsquo;Université française.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 183-184 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Malgré la drogue, on peut dire qu&rsquo;il avait tout réussi au sens usuellement répandu du terme. On dit </em>défoncé<em> quand votre conscience est altérée par une substance prohibée. L&rsquo;alcool ou les médicaments n&rsquo;ont pas le droit à ce mot, car l&rsquo;hypocrisie n&rsquo;a pas de limites quand il est question de morale. Ce n&rsquo;est pas un joli mot, </em>défoncé,<em> pourtant c&rsquo;est celui qui sonne le plus juste. Il avait peut-être choisi la drogue par facilité. Elle l&rsquo;aidait à voir le monde de manière plus claire, plus pertinente et il préférait la pertinence au bonheur, ou à la santé d&rsquo;ailleurs. Il était jeune et beau, c&rsquo;était suffisant. Vous n&rsquo;avez jamais remarqué qu&rsquo;il se droguait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le roman de Jeanne et Nathan, Clément Camar-Mercier, Actes Sud, 22,50 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A Marseille, pas tous nés sous la même étoile&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2020 14:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un univers double. Pas banal. Emmanuelle Bayamack-Tam, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec &#171;&#160;Arcadie&#160;&#187; ( pas lu) signe sous le nom de Rebecca Lighieri ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec &#171;&#160;Les garçons de l&#8217;été&#160;&#187;, dont vous trouverez la critique ici, j&#8217;avais pu savourer l&#8217;autre écriture de celle dont j&#8217;avais déjà beaucoup [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMMES-BLOG.jpg" rel="lightbox[5303]"><img class="alignleft size-full wp-image-5306 colorbox-5303" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMMES-BLOG.jpg" alt="HOMMES BLOG" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Un univers double. Pas banal. <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>, qui avait remporté le Prix du Livre Inter 2019 avec <strong>&laquo;&nbsp;Arcadie&nbsp;&raquo;</strong> ( pas lu) signe sous le nom de <strong>Rebecca Lighieri</strong> ses romans les plus noirs, ceux où la violence physique rythme les chapitres. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous trouverez la critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/">ici</a>, </strong>j&rsquo;avais pu savourer l&rsquo;autre écriture de celle dont j&rsquo;avais déjà beaucoup aimé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;</strong>, &#8211; un titre tiré d&rsquo;un texte d&rsquo;<strong>Antonin Artaud</strong> que l&rsquo;auteure apprécie particulièrement -, nous voici plongés dans une cité, fictive, des quartiers nord de Marseille. Là, sous le soleil et près d&rsquo;une colline qui la sépare des gitans, vit une famille. Dysfonctionnelle. Il y a le père, <strong>Karl</strong>. Un Belge arrivé là par hasard avec une femme qu&rsquo;il ne sera pas garder. Avec <strong>Loubna</strong>, il a fondé une famille, composée de trois enfants. Deux garçons et une fille qui ont eu à coeur, année après année, de rester vivants. <strong>Karl</strong> est violent, maltraitant. Infect. Aux limites de la folie. Sa femme se tait, concentrée sur les maux de son benjamin, <strong>Mohand</strong>, alors polyhandicapé et souffre-douleur officiel de son père.</p>
<p><span id="more-5303"></span></p>
<p>L&rsquo;aîné, <strong>Karel</strong>, est le narrateur de ce roman noir et social. Joli garçon perdu dans ses désirs et une réalité castratrice. Eprouvante. Mais il veut tout faire pour s&rsquo;en sortir. Dans la légalité. Ou presque.</p>
<p>Sa soeur, <strong>Hendricka</strong> est une jeune fille si belle qu&rsquo;elle trouvera là un moyen de s&rsquo;échapper. Loin. Loin de parents héroïnomanes, isolés, esseulés qui dans une cité Antonin-Artaud, pauvre et reléguée aux confins de la ville. Une cité dans laquelle résonnent très souvent des chansons d&rsquo;amour. Comme pour oublier que l&rsquo;espoir s&rsquo;en est allé. Loin.</p>
<p><strong>Karel</strong> et sa fratrie. Années 90 et 2000. Des pages de tristesse, de pauvreté. Et de violence. Sans pathos. Sans misérabilisme. Mais sans beaucoup d&rsquo;espoir non plus. Et puis un jour, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ces images que s&rsquo;ouvre le roman, <strong>Karl</strong> est retrouvé mort. Le crâne défoncé. Qui a bien pu faire le coup ? Qui n&rsquo;avait pas une bonne raison de tuer cet homme ? Les enfants n&rsquo;ont-ils pas caché, des années durant, derrière leur poster préféré, un morceau de papier sur lequel figuraient les lettres JVTMP ? Pour &laquo;&nbsp;Je veux tuer mon père &laquo;&nbsp;.</p>
<p>Alors <strong>Karel</strong> raconte. Sans fausse pudeur. C&rsquo;est violent, parfois dérangeant. Mais vivant. Loin des communautarismes dont on voudrait parfois accuser la deuxième ville de France, chez<strong> Rebecca Lighieri</strong>, le melting-pot marseillais n&rsquo;est pas un vain mot entre les mots d&rsquo;IAM et de Céline Dion, de Mike Brant ou les refrains de Notre-Dame de Paris&#8230;</p>
<p>Derrière la cité, il y a le Passage 50, où vivent gitans et manouches. Une grande famille dans laquelle les trois enfants trouveront leur place.</p>
<p>Dans ce roman la violence est physique, mais aussi sociale. Psychologique et symbolique. Et quoi faire de cet héritage des pulsions destructrices paternelles ? <strong>Karel</strong> et <strong>Mohand</strong> en auront une approche différente. Mais pour quel résultat ?</p>
<p>Un roman puissant. Lumineux et noir à la fois. Une réussite qui nous parle de vengeance et de malédiction. Un roman d&rsquo;apprentissage pour <strong>Karel</strong> qui grandit, qui s&rsquo;émancipe, qui élargit les limites de son territoire. Sans parvenir cependant à changer complètement d&rsquo;univers.</p>
<p><strong>Rebecca Lighieri nous parle ici de son travail d&rsquo;écriture  : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/kG054a4pqes?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 103 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Pour autant que je sache, mes parents ne sont pas séropos. Ils sont juste esquintés par la drogue, la clope, l&rsquo;alcool, l&rsquo;absence de soins, et sans doute aussi l&rsquo;absence d&rsquo;amour et l&rsquo;absence d&rsquo;espoir. Finalement, dans la scène de défonce que j&rsquo;ai surprise il y a cinq ou six ans, il y avait peut-être les seules preuves d&rsquo;attention et de tendresse qu&rsquo;ils étaient capables de se donner, c&rsquo;est-à-dire pas grand-chose : la précaution qu&rsquo;elle a prise de le shooter avant elle, son effort infructueux à lui pour l&rsquo;aider à trouver une veine pas trop esquintée, puis leur torpeur commune dans l&rsquo;odeur de l&rsquo;héro chauffée au briquet dans une cuiller noircie. Toutes nos cuillers finissent par l&rsquo;être. Un jour, j&rsquo;ai vu Mohand les considérer pensivement avant de les jeter dans l&rsquo;évier et de les récurer les unes après les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Contrairement aux adultes qui m&rsquo;entourent, mes parents, nos voisins, les gitans de passage, je veux faire des études. Les plu courtes et les plus qualifiantes possible. Il n&rsquo;est pas question que je me lance dans des trafics, pas question que je fasse les marchés ou la saison des fraises à Alméria, pas question non plus que je taille la route, sac au dos, comme l&rsquo;on fait Karl et Yolanda à mon âge. Je veux un diplôme, quelque chose qui me permette de trouver du taf partout en France &#8211; et celui d&rsquo;aide-soignant, je peux l&rsquo;avoir en un an. Une fois que j&rsquo;aurai assuré mes arrières, rien ne m&rsquo;empêche de passer le concours d&rsquo;infirmier, mais on n&rsquo;en est pas là. Mon objectif, c&rsquo;est de quitter Marseille, mon père &#8211; et Shayenne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mohand rentre à la cité. Il va s&rsquo;occuper de sa mère, parce qu&rsquo;il est le meilleur fils du monde, celui que tous les parents devraient se souhaiter. Et moi je rentre rue Consolat, retrouver Shayenne, sa déception et son ennui. Car je la déçois et elle s&rsquo;ennuie. Son rêve, désormais, c&rsquo;est que nous achetions une caravane et que nous partions sur les routes, comme le faisaient ses ancêtres. Ma fille du voyage&#8230; Si elle savait que mon rêve à moi, c&rsquo;est de dormir dans mon grand lit carré jusqu&rsquo;à la fin du monde ! C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce que je fais à tout bout de champ : dormir, passionnément, roulé en boule sous mon boutis fleuri, ou voluptueusement étendu en travers des draps monogrammés de Mariette Zatmano. Dormir et oublier, dormir et rêver que mon frère a ressuscité Gabrielle, et qu&rsquo;elle vient vers moi, son visage clair sous ses mèches sombres, son beau sourire, ses bras qui s&rsquo;ouvrent en me voyant. On n&rsquo;en est pas là, mais mon père est mort, et c&rsquo;est déjà ça. Mon père est mort, et c&rsquo;est un bon début.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il est des hommes qui se perdront toujours&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 21 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un faux cowboy au coeur trop tendre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/16/un-faux-cowboy-au-coeur-trop-tendre/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Aug 2017 08:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Cowboy light"]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec &#171;&#160;Cowboy light&#160;&#187; de Frédéric Arnoux,  le voyage vaut le détour. Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur : &#160;&#187; À droite, des vaches. À gauche, des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" rel="lightbox[4008]"><img class="alignleft  wp-image-4010 colorbox-4008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" alt="COWBOY LIGHT" width="251" height="323" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Frédéric Arnoux,</strong>  le voyage vaut le détour.</p>
<p>Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur :</p>
<div class="in_box24_text">
<p><em>&nbsp;&raquo; À droite, des vaches. À gauche, des barres HLM. Au-dessus, des lignes à haute tension. Et pile en dessous : un petit quartier pavillonnaire bisontin, tout près de l’usine Lip alors à l’abandon, avec son dealer raté et deux ferrailleurs qui le rackettent à grands coups de poing. Quand le narrateur-dealeur rencontre une bourge deux fois plus âgée que lui lors d’une soirée en Suisse, il s’imagine devenir gigolo – ils baisent, boivent, se défoncent et finissent même par se marier dans une chambre d’hôtel à Séville. Sauf qu’il a un cœur d’artichaut. Sauf que cette femme ne lui a pas tout dit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Résultat ?</p>
<p>Un roman noir au style trash mais léché, qui évoque avec humour l’ennui d’une province dans les années 80, mais aussi comment l’amour peut détruire plus qu’il ne soulage. Un (premier) roman efficace.</p>
<p><strong>Frédéric Arnoux</strong>, quadragénaire et intermittent dans l’audiovisuel, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> son premier roman.  Il a également été créatif dans la pub, femme de ménage dans une maison de retraite, emballeur de palettes, vendeur de plaquettes publicitaires en porte-à-porte, guetteur d’alarmes dans une usine de pétrochimie, videur de semi-remorque à main nue, plante verte la nuit dans un hôtel… Il vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 16:</strong> <em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;étais môme, je m&rsquo;imaginais volant sur le dos des cigognes, bien au chaud dans les plumes. Puis un jour, badaboum, je serais tombé pendant la sieste. La Ginou et Tonton m&rsquo;auraient trouvé comme ça, sur le paillasson, le pouce dans la bouche, un petit sourire déposé par mes rêves. J&rsquo;ai fini par y croire dur comme fer. A la fête des Mères, pendant que les autres décoraient les boîtes de camembert ou enfilaient des nouilles pour faire un collier, moi je confectionnais un nid. Un petit. A cet âge, un moineau ou une cigogne, c&rsquo;est du pareil au même. Je découpais des coeurs dans du papier crépon que je collais sur les bords. Au fond du nid, j&rsquo;en collais un plus gros sur lequel j&rsquo;écrivais une petite poésie de gosse, un truc cucul la praline. Certains instits s&rsquo;inquiétaient, d&rsquo;autres trouvaient ça créatif. Un jour, le maître nous a annoncé qu&rsquo;on partait en classe verte. Au programme, il y avait découverte d&rsquo;un nid de cigognes. Je n&rsquo;en dormais plus. J&rsquo;allais enfin voir “ma maman que j&rsquo;aime de tout mon petit coeur” comme je disais à l&rsquo;époque. Le matin du voyage, j&rsquo;avais mis mes plus beaux habits, m&rsquo;étais peigné, et aspergé de Mont-Saint-Michel. J&rsquo;avais aussi piqué l&rsquo;appareil photo et l&rsquo;avais planqué dans mon sac. Un gros, vu que je ne comptais pas rentrer. J&rsquo;y avais entassé la moitié de mon armoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Impossible de continuer, j&rsquo;ai éclaté en sanglots. Je me suis caché le visage dans les mains, et je suis parti au sprint, je chialais comme un gosse, mes larmes dégoulinaient dans le cou, je poussais des cris les dents serrées, le goût de la morve dans la bouche&#8230; Expulser, il fallait que ça sorte&#8230; j&rsquo;ai couru&#8230; couru jusqu&rsquo;à avoir mal aux poumons, jusqu&rsquo;à frôler l&rsquo;asphysie. Puis je me suis arrêté, plus de souffle, les jambes en coton. Drôle d&rsquo;impression. Je me sentais mieux, soulagé et en même temps honteux, déprimé. Je me souviendrais toujours de son visage. Au début surpris, puis compatissant, rayonnant d&rsquo;amour maternel. Exactement ce dont j&rsquo;avais toujours rêvé&nbsp;&raquo;. <strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En longue robe blanche. Maquillée. Coiffée comme si c&rsquo;était vrai. Une mèche s&rsquo;était échappée de ta coiffure, retombait en boucle sur ta joue. Tes bras se sont ouverts, tu t&rsquo;es avancée à petits pas. Tes mains sur mes poignets, te bouche m&rsquo;a effleuré, ton souffle glissait sur mon oreille, j&rsquo;ai entendu “Oui”. Puis tes yeux ont fouillé les miens. Ils étaient mouillés. Les miens aussi. Deux enfants perdus, agrippés l&rsquo;un à l&rsquo;autre. Le bonheur nous chatouillait tout l&rsquo;intérieur. On se regardait les yeux fermés, en braille, du bout des doigts. Au bout du monde qu&rsquo;on était. Même de l&rsquo;autre côté, je crois. Ca donnait envie de s&rsquo;étouffer dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre pour y rester. Si ce n&rsquo;était pas le paradis, c&rsquo;en était un putain de pavillon témoin.&nbsp;&raquo; <strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;, Frédéric Arnoux, Buchet Chastel, 15€</strong></em></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand les filles partent en vrille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:38:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["The girls"]]></category>
		<category><![CDATA[1969]]></category>
		<category><![CDATA[Californie]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Manson]]></category>
		<category><![CDATA[communauté]]></category>
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		<category><![CDATA[Emma Cline]]></category>
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		<category><![CDATA[Evie Boyd]]></category>
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		<category><![CDATA[Suzanne]]></category>
		<category><![CDATA[vols]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Elle n&#8217;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. Emma Cline est l&#8217;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Avec &#171;&#160;The girls&#160;&#187;, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de Charles [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3796 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" alt="GIRLS OK" width="210" height="342" /></a></p>
<p>Elle n&rsquo;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. <strong>Emma Cline</strong> est l&rsquo;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de <strong>Charles Manson</strong>, peut-être le plus connu des criminels américains.</p>
<p>L&rsquo;homme a une trentaine d&rsquo;années, à la fin des années 60, quand il créé <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>, une communauté, largement constituée de jeunes femmes. Vols et trafic de drogues assurent le quotidien.</p>
<p>Puis, à l&rsquo;été 1969, <strong>Charles Manson</strong> commanditera plusieurs meurtres dont celui, resté dans les annales, de la jeune femme enceinte de <strong>Roman Polanski</strong>, <strong>Sharon Tate</strong> qui, avec quatre de ses amis, mourra sous les coups d&rsquo;une certaine <strong>Susan Atkins</strong> notamment, décrite comme la plus cruelle des filles de <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Charles Manson</strong>, condamné dans un premier temps à la peine de mort, a vu sa peine commuée en prison à vie. Il est aujourd&rsquo;hui âgé de 73 ans.</p>
<p><span id="more-3792"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3794 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" alt="EMMA CLINE" width="113" height="70" /></a>En s&rsquo;inspirant de cette histoire, <strong>Emma Cline</strong> raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;<strong>Evie Boyd</strong>, personnage totalement fictif, une ado de 14 ans qui s&rsquo;ennuie entre ses parents séparés et sa copine un peu tarte. Avec laquelle elle finit par se fâcher d&rsquo;ailleurs.</p>
<p>Elle fait alors la connaissance d&rsquo;un groupe de filles plus âgées qu&rsquo;elle parmi lesquelles se trouve <strong>Suzanne</strong> (dont le personnage a été inspiré par la fameuse Susan Atkins). <strong>Evie</strong> va alors les suivre dans le ranch délabré où elles vivent autour de <strong>Russell,</strong> le chef charismatique, le leader un peu fou. Le quotidien est misérable, la communauté vit d&rsquo;expédients sur fond de drogues et de sexe. Et la violence est tapie dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>La jeune fille y perdra ses rêves de fille d&rsquo;Américains moyens, ses illusions et sa virginité.</p>
<p>Un portrait implacable d&rsquo;une communauté à travers le regard encore pur, du moins au départ, d&rsquo;une gamine un peu paumée qui voit en Suzanne, une soeur, une amie, un modèle.</p>
<p>Une écriture fine, mais aussi âpre et dure pour un premier roman réussi dans lequel le lecteur suit <strong>Evie</strong> en 1969 puis bien plus tard, quand elle replonge dans ses souvenirs de cet été 1969 si particulier.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donna disait que Russell ne ressemblait à aucun autre être humain. Qu&rsquo;il pouvait recevoir des messages des animaux. Soigner quelqu&rsquo;un avec ses mains, et arracher la pourriture qui était en vous aussi nettement qu&rsquo;une tumeur. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Il voit chaque partie de toi”, ajouta Roos. Et à l&rsquo;entendre, c&rsquo;était une bonne chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;idée que l&rsquo;on puisse me juger supplantait toutes les inquiétudes ou les questions que j&rsquo;aurais pu avoir au sujet de Russell. A cette époque, j&rsquo;étais d&rsquo;abord une chose que l&rsquo;on jugeait, ce qui, dans toute interaction, déplaçait le pouvoir sur l&rsquo;autre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;étonne d&rsquo;avoir si peu culpabilisé. Au contraire, il y avait quelque chose de vertueux dans la façon dont j&rsquo;accumulais l&rsquo;argent de ma mère. L&rsquo;insolence qui régnait au ranch déteignait sur moi, j&rsquo;avais la conviction que je pouvais prendre ce que je voulais. L&rsquo;existence de ces billets cachés me permit de sourire à ma mère le lendemain matin, de me comporter comme si nous ne nous étions pas dit les choses que nous nous étions dites la veille au soir. De rester patiente quand elle relevait ma frange sans prévenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 292 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et j&rsquo;étais là, parmi eux. Russell avait changé, les choses avaient tourné à l&rsquo;aigre, mais j&rsquo;étais avec Suzanne. Sa présence empêchait toutes les inquiétudes éparses de s&rsquo;échapper. J&rsquo;étais comme l&rsquo;enfant qui croit que la présence de sa mère à son chevet repoussera les monstres. L&rsquo;enfant incapable de deviner que sa mère a peut-être peur elle aussi. La mère qui comprend qu&rsquo;elle n&rsquo;est d&rsquo;aucune protection, si ce n&rsquo;est en offrant son corps fragile en échange.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Peut-être qu&rsquo;une partie de moi-même savait où cela aboutirait, un scintillement enfoui dans l&rsquo;obscurité ; peut-être percevais-je la trajectoire possible, et la suivais malgré tout. Plus tard cet été-là, et à diverses périodes de ma vie, je passerais au crible les grains de cette nuit, à l&rsquo;aveuglette.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;, Emma Cline, Quai Voltaire, aux éditions de la Table ronde, 21€.</strong></em></p>
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