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	<title>Quatrième de couv &#187; disparition</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Contempler la déconfiture&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Dec 2023 07:58:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&#8217;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&#8217;un primo-romancier, d&#8217;arpenter son univers et de se laisser embarquer ! C&#8217;est encore le cas avec Prélude à son absence de Robin Josserand. L&#8217;histoire ? Le narrateur, Robin, trente ans, travaille dans une bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit Sven, il est subjugué. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" rel="lightbox[6536]"><img class="alignleft size-full wp-image-6538 colorbox-6536" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/D23664.jpg" alt="D23664" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; Oui, je sais. Encore. Mais je ne sais pas trop m&rsquo;en passer. Quel plaisir de découvrir les mots d&rsquo;un primo-romancier, d&rsquo;arpenter son univers et de se laisser embarquer !</p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <em><strong>Prélude à son absence</strong></em> de <strong>Robin Josserand</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le narrateur, <strong>Robin</strong>, trente ans, travaille dans une <span class="details">bibliothèque. Lorsqu’il aperçoit <strong>Sven</strong>, il est subjugué. Ce jeune homme qui fait la manche assis par terre, le visage livide et émacié, lui fait penser à un jeune Glenn Gould fatigué. Ou à un animal sauvage.</span></p>
<p><span class="details">Le lendemain, <strong>Sven</strong> n’est plus là, laissant le narrateur mélancolique. Il réapparaîtra, disparaîtra de nouveau, acceptera l’hospitalité, pour fuir encore… Dans ce jeu de la séduction, c’est <strong>Sven</strong> qui mène la danse tandis que le narrateur s&rsquo;est lancé dans l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman qui n&rsquo;aboutit pas.</span></p>
<p><span class="details">Lorsqu’ils partent enfin ensemble à Groix, cela semble inespéré. L’île sera-t-elle le lieu du rapprochement des corps ? Ou <strong>Sven</strong> n&rsquo;est-il pas devenu trop encombrant ?<br />
Voici un premier roman cru et romantique, sombre et lumineux. Avec des phrases sans gras. </span></p>
<p><strong>Robin Josserand</strong> a grandi en Bourgogne, au Creusot. Avant de partir vivre à Lyon. Où il  deviendra bibliothécaire. Il a écrit un essai, des articles. Avant de se consacrer uniquement à l&rsquo;écriture.</p>
<p>Il écrit actuellement un livre sur Mireille Mallet, son arrière-grand-mère, déportée à Ravensbrück, tout en menant des entretiens avec le fils de celle-ci, son grand-père.</p>
<p>Le trentenaire s&rsquo;entoure d&rsquo;images inspirantes pour écrire (La résurrection de Lazare du Caravage, les fleurs de Twombly, les portraits d&rsquo;Eugène Leroy et de Stéphane Mandelbaum).</p>
<p><span id="more-6536"></span></p>
<p>Dans une interview accordée au blog Hans et Sandor, <strong>Robin Josserand</strong> explique qu&rsquo;il s&rsquo;est mis à écrire ce premier roman alors qu&rsquo;il débutait une analyse et que sa vie volait en éclats. Pour l&rsquo;inspirer : un jeune homme croisé dans la rue, et un autre qui est venu l&rsquo;aborder alors qu&rsquo;il sortait de sa première séance avec son analyste. Il s&rsquo;appelait Sven&#8230; S&rsquo;y ajoutera un séjour sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;île noire&nbsp;&raquo;.</p>
<h4 style="text-align: center">&laquo;&nbsp;Je voulais écrire un roman sur deux hommes qui ne peuvent pas s&rsquo;aimer et qui s&rsquo;ennuient&nbsp;&raquo;</h4>
<p><strong>Robin Josserand</strong>, qui prend à son compte les codes de l&rsquo;autofiction, estime qu&rsquo;écrire consiste <em>&laquo;&nbsp;à pousser le curseur du réel&nbsp;&raquo;.</em> Il y a donc un peu de lui dans le vécu du narrateur. Jusqu&rsquo;à quel point ? En tout cas, on plonge avec lui dans cette histoire d&rsquo;amour mal engagée. Qui ne peut que mal se terminer&#8230;</p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 58 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Trois jours passent, sans lui. Je retourne au travail, le chef s&rsquo;inquiète de mon état, de mes absences, et puis, sous son air magnanime, formule des réprimandes. J&rsquo;écoute en silence, hésite à rétorquer que l&rsquo;attente d&rsquo;un jeune SDF dont j&rsquo;ai aperçu le cul sous un caleçon abîmé me foudroie, et qu&rsquo;à ma place, d&rsquo;autres n&rsquo;auraient pas attendu pour se foutre en l&rsquo;air. J&rsquo;écope d&rsquo;une entrevue à venir avec un plus grand et notable responsable. Les soirées sont enfin écourtées par le Mogadon que Luc dépose tous les dimanches soir dans ma boîte à lettres &#8211; médicament accompagné de cartes postales sur lesquelles il griffonne des haïkus censés en décrire les effets, punaisés à côté du Caravage. Je découvre par ailleurs, en fixant l&rsquo;image, les os sous Lazare s&rsquo;éveillant, que je n&rsquo;avais encore jamais vus. Je ne m&rsquo;attarde pas sur ce présage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Si l&rsquo;écriture est une réaction à l&rsquo;intolérable de l&rsquo;absence, alors je vais beaucoup écrire. Le départ du garçon, malgré ses promesses de retrouvailles, me foudroie. Je m&rsquo;étends de tout mon long dans une mélancolie tragique et insupportable ; ayant connu son étreinte, j&rsquo;éprouve cette folie qu&rsquo;est l&rsquo;angoisse de ne plus jamais être touché. Mais à côtoyer cette mélancolie, puisqu&rsquo;elle est là et qu&rsquo;il faut bien faire avec, j&rsquo;en viens à souhaiter qu&rsquo;elle ne s&rsquo;atténue pas, je la veux éternelle, comme une tristesse adolescente, à en perdre la raison.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pourquoi écrire ce livre ? Comment, surtout ne pas être à la bonne distance ? Comme un texte à rebours, j&rsquo;expose cette rencontre telle que l&rsquo;on s&rsquo;éprenait d&rsquo;un jeune homme il y a trente ans. Je n&rsquo;ai pas le recul critique, je ne commente pas, je n&rsquo;en ai ni le courage ni le talent, j&rsquo;énonce des poncifs homosexuels éculés, des provocations futiles. Sven a raison, je ne suis pas écrivain, je fais semblant : un mendiant, ça épate, ça provoque, ça ne saisit rien du monde ni de l&rsquo;époque, c&rsquo;est à peine de la littérature. Mais je crois qu&rsquo;il faut tout de même écrire avec la verve de l&rsquo;adolescence, seulement nous raconter nous, Sven et moi, le tragique de cette histoire, mon désir sale, ambigu, mauvais. Il faut enfin écrire la grâce de cet amour dont il ne veut pas et qui l&rsquo;encombre. Voici mon projet littéraire : je ne veux produire, toujours, que des oeuvres naïves et dérisoires, des oeuvres de jeunesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Prélude à son absence, Robin Josserand, Mercure de France, 17,50 euros.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Tempête gothique autour d&#8217;un crâne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/11/27/tempete-gothique-autour-dun-crane/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 08:03:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sarah Chiche]]></category>

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		<description><![CDATA[En 2022, en pleine crise de l’hôpital, Camille Cambon, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre Goya et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace. D’abord portraitiste officiel de la cour, aimé des puissants, le maître espagnol devint, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Alchimies.jpg" rel="lightbox[6509]"><img class="alignleft size-full wp-image-6511 colorbox-6509" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Alchimies.jpg" alt="Alchimies" width="409" height="600" /></a></p>
<p>En 2022, en pleine crise de l’hôpital, <strong>Camille Cambon</strong>, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre <strong>Goya</strong> et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace.</p>
<p>D’abord portraitiste officiel de la cour, aimé des puissants, le maître espagnol devint, à la suite d’une maladie, l’observateur implacable et visionnaire des ténèbres de l’âme humaine.<br />
Les parents de<strong> Camille</strong> (<strong>Pierre</strong> et <strong>Léa</strong>, il était médecin légiste, elle était médecin généraliste) et son parrain, <strong>Alexandre</strong>, neurologue, se sont passionnés pour l’oeuvre de<strong> Goya</strong>, avant de devenir des scientifiques de renommée internationale.</p>
<p>A la mort de ses parents dans un accident de plongée il y a trente ans, c&rsquo;est <strong>Alexandre</strong> qui a veillé sur <strong>Camille</strong>.</p>
<h4 style="text-align: center">Comme une enquête aux allures gothiques</h4>
<p><strong>Camille</strong> part rencontrer à Bordeaux sa mystérieuse correspondante, <strong>Jeanne</strong>, ancienne directrice de théâtre qui a bien connu ces trois-là, alors étudiants en médecine, dans les années 1960, et semble tout savoir de leur obsession partagée pour <strong>Goya</strong>.</p>
<p>Une quête effrénée, entre passion scientifique et déraison, où chacun a pris toutes les libertés et tous les risques, au point de s’y brûler les ailes.</p>
<p><strong>Sarah Chiche</strong> signe là son cinquième roman. Je l&rsquo;avais découverte avec son précédent roman, <em><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/">Saturne</a></strong></em>. Que j&rsquo;avais beaucoup aimé. C&rsquo;est donc tout naturellement que j&rsquo;ai ouvert <em><strong>Les alchimies</strong></em>. Tout autant aimé et qui, contrairement au reste de son oeuvre est une pure fiction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6509"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois ouvert, on ne lâche plus ce roman qui ressemble à une enquête autour d&rsquo;un célèbre crâne et du quotidien d&rsquo;une femme de 48 ans, un peu perdue. L&rsquo;occasion aussi pour <strong>Camille</strong> de (re)découvrir l&rsquo;histoire de ses parents et de son parrain. Et des démons qui les ont traversés. Et de s&rsquo;interroger sur ce qu&rsquo;est le génie.</p>
<p><strong><em>Les alchimies</em></strong>, roman aux allures picaresques, permet aussi aux lecteurs de constater la déliquescence de l&rsquo;hôpital public, mais aussi de suivre la relation souvent compliquée entre une mère et sa fille adolescente, tout en regardant un couple se défaire&#8230; Un chouette moment de lecture !</p>
<p style="text-align: left"><strong>Retrouvez Sarah Chiche qui raconte son roman :</strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="https://youtu.be/lIihg9AyZeM?si=VfMZfqZfHOb_opQa">https://youtu.be/lIihg9AyZeM?si=VfMZfqZfHOb_opQa</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;affaire du charnier de l&rsquo;université n&rsquo;était pas tout à fait nouvelle. Elle avait éclaté trois ans plus tôt : un article dans un hebdomadaire à grand tirage avait révélé que depuis trente ans, tandis que des générations d&rsquo;étudiants (étudiants dont j&rsquo;avais été, des années plus tôt) assistaient à leurs cours de médecine, de biologie, de sociologie, des monceaux de morts anonymes pourrissaient au-dessus de leurs têtes. On avait raconté que les préparateurs en anatomie, responsables des prélèvements sanguins, des embaumements et de la découpe des corps pour la recherche médicale, évoluaient dans une puanteur qui se répandait au moins jusqu&rsquo;au troisième étage, là où étudiants et professeurs circulaient toute la journée. On ne pouvait ne pas la sentir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] A chaque lecture, les mêmes phrases, le même émerveillement, le même effroi. A chaque fois, ces nuits où l&rsquo;enfance crevait sans bruit, je découvrais la porte d&rsquo;entrée vers un rêve nouveau où Goya m&rsquo;était un ami cher. Les mots de mon père coulaient dans mes yeux. Sur le fond noir des murs, les personnages du peintre finissaient par apparaître : soldats, duchesse, enfant à l&rsquo;oiseau, moines dépravés, joueurs aux yeux bandés, grand bouc dans sa prairie, carrosse assailli de bandits, brunes alanguies sur un sofa, inquisiteurs aux bouches coupantes comme des ciseaux, pourchassant mon parrain sortant nu de la chambre de mes parents. J&rsquo;étais incapable de bouger, incapable de crier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;De la peine qu&rsquo;avait ressentie mon père lors de la publication de son unique livre, je n&rsquo;avais jamais rien su. A mes yeux d&rsquo;enfant, son Goya avait nécessairement été un succès. Mais par ricochet, alors que j&rsquo;écoutais Jeanne, une pensée me traversa l&rsquo;esprit : sans doute avait-il été bien dur pour mon père d&rsquo;assister au triomphe qui avait accueilli la parution de chacun des ouvrages de mon parrain, et ce dès le premier, Neuropolis, au milieu des années 1980, au moment où les techniques d&rsquo;imagerie cérébrale commençaient à prendre de l&rsquo;ampleur. Cet essai inaugural (Alexandre en publierait ensuite un tous les deux ans) avait été salué par les uns comme le plus fascinant état des lieux des connaissances du cerveau et du système nerveux, critiqué par d&rsquo;autres, mais en tout cas abondamment discuté et même traduit en plusieurs langues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les alchimies, Sarah Chiche, Seuil, 19,50€</strong></em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>A Southie, la quête de sens de Mary Pat</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/07/15/a-southie-la-quete-de-sens-de-mary-pat/</link>
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		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 12:26:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Dennis Lehane m&#8217;accompagne depuis plusieurs décennies. J&#8217;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&#8217;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, Le silence, m&#8217;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas. L&#8217;auteur quinquagénaire, américain d&#8217;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&#8217;on surnomme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 30px"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" rel="lightbox[6388]"><img class="alignleft size-full wp-image-6390 colorbox-6388" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SILENCE.jpg" alt="SILENCE" width="340" height="510" /></a></p>
<p> <strong>Dennis Lehane</strong> m&rsquo;accompagne depuis plusieurs décennies. J&rsquo;ai dévoré nombre de ses romans noirs pendant des années. Avant de m&rsquo;éloigner durablement. Une critique radiophonique de son dernier roman en date, <strong><em>Le silence</em></strong>, m&rsquo;a donné envie de replonger. Et je ne le regrette pas.</p>
<p>L&rsquo;auteur quinquagénaire, américain d&rsquo;origine irlandaise, nous emmène cette fois à South Boston que l&rsquo;on surnomme Southie,  quartier irlandais de Boston (ville récurrente dans son oeuvre). Nous sommes en 1974.  Pendant l&rsquo;été. <strong>Mary Pat Fennessey</strong> mène une existence routinière.</p>
<p>Un soir, <strong>Jules</strong>, sa fille de dix-sept ans, ne rentre pas à la maison et sa trace disparaît dans la chaleur moite de la ville. La même nuit, un jeune Noir se fait mortellement percuter par un train dans des circonstances suspectes. Ces deux événements sans lien apparent plongent les habitants de Southie dans le trouble.</p>
<h3 style="text-align: center">Une femme qui se bat</h3>
<p>D’autant que la récente politique de déségrégation mise en œuvre par la ville provoque des tensions raciales et qu’une grande manifestation se prépare contre la mise en place, dès la rentrée, du <em>&laquo;&nbsp;busing&nbsp;&raquo;, </em>soit la mixité raciale appliquée de force. <strong>Dennis Lehane</strong>, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, entraîne ses lecteurs</p>
<p>Dans la recherche effrénée de sa fille, <strong>Mary Pat</strong>, qui croyait appartenir à une communauté unie, voit les portes se fermer devant elle. Face à ce mur de silence, cette femme en colère devra lutter seule pour faire éclater la vérité, aussi dévastatrice soit-elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Le Silence</strong></em> met à nu le cœur sombre d’un pays en plein désarroi à travers le portrait d’une mère au cœur brisé. Une mère prête à tout pour comprendre. Pour, du moins, essayer. Elle ne lâchera rien. Remontée, révoltée. Rageuse. Déterminée. Tout en posant des questions sur la révolution sociale et raciale qui secoue sa communauté et ses idées.</p>
<p>L&rsquo;auteur, entre autres romans des best-sellers <strong><i>Gone, Baby, Gone</i></strong> ou encore <strong><i>Ténèbres, </i><i>Mystic River</i> </strong>et <strong><i>Shutter Island</i></strong> (qui a inspiré le film de même titre, réalisé par Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, en 2009) signe là un roman percutant et le portrait implacable d&rsquo;un pays qui peine à se séparer de ses démons.</p>
<p>Dennis Lehane, qui affirme avoir vécu ces heurts et manifestations quand il avait neuf ans, a su trouver des mots simples pour dire toute la complexité de l’Amérique, Boston particulièrement, des années 70. Avec son écriture fluide, phrases courtes et percutantes, il déconstruit la fabrique de la haine et désigne les profiteurs. Un immense roman.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6388"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] A cet instant, Mary Pat éprouve un sentiment de proximité avec les Noirs qui la surprend. Est-ce qu&rsquo;ils ne sont pas tous victimes de la même chose ? Est-ce qu&rsquo;on n&rsquo;est pas en train de leur dire à tous comment ça doit marcher ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, non, parce que des tas de gens de couleur ont voulu ce qui arrive. Ils sont allés devant les tribunaux pour ça. Et si vous venez d&rsquo;un quartier merdique comme Five Corners ou des cités coupe-gorge de Blue Hill Avenue ou Geneva Avenue, bien sûr, vous avez envie d&rsquo;aller dans un endroit plus agréable. Mais Southie n&rsquo;est pas un endroit plus agréable, c&rsquo;est juste un endroit plus blanc. Southie High est un lycée aussi pourri que Roxbury High.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat regarde fixement sa soeur par-dessus la table. Est-ce là ce que les gens pensent vraiment au sujet de son fils ? Que c&rsquo;est le Vietnam qui l&rsquo;a amené à la drogue ? Mary Pat a essayé de voir les choses de cette façon pendant un certain temps mais ensuite elle s&rsquo;est rendue à la triste vérité : Noel n&rsquo;a pas découvert l&rsquo;héroïne au Vietnam (le Thaï stick, oui, l&rsquo;héroïne, non) ; c&rsquo;est l&rsquo;héroïne qui a découvert Noel, dans les cités de South Boston.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 311 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Mary Pat n&rsquo;est pas experte et sa vision est limitée, mais elle sait reconnaître un fusil quand elle en voit un. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourquoi un dealer de Southie est-il en train de donner des fusils à trois types noirs de Roxbury à la veille de la mise en application forcée de son histoire de </em>busing<em> ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mary Pat appuie la tête en arrière contre son siège. </em></p>
<p style="text-align: left">Putain, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;ils peuvent bien mijoter ? &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong><em>Le silence</em>, Dennis Lehane, traduit de l&rsquo;américain par François Happe, éditions Gallmeister, 25,40 euros</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/04/16/apres-la-tragedie-le-retour-de-lostracisee/</link>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au coeur de la Cité mystérieuse&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/11/21/au-coeur-de-la-cite-mysterieuse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/11/21/au-coeur-de-la-cite-mysterieuse/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 09:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&#8217;inspire le premier roman de Basile Gallais, Les sables. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&#8217;ambiances, d&#8217;atmosphères. &#171;&#160;Les sables est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&#8217;engouffraient entre les immeubles droits d&#8217;une ville, celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES.jpg" rel="lightbox[6129]"><img class="alignleft wp-image-6131 size-medium colorbox-6129" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES-158x300.jpg" alt="LES SABLES" width="158" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&rsquo;inspire le premier roman de <strong>Basile Gallais</strong>, <strong><em>Les sables</em></strong>. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&rsquo;ambiances, d&rsquo;atmosphères.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;</em><strong>Les sables</strong><em> est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&rsquo;engouffraient entre les immeubles droits d&rsquo;une ville, celle du Havre, de la Cité, un espace traversé de lumières qui a ouvert un interstice dans lequel je me suis coulé. Car il est avant tout question d&rsquo;une plongée en écriture, une immersion totale qui m&rsquo;a saisi et a saisi, d&rsquo;un même élan, chacun des personnages, nous mettant au même rang&nbsp;&raquo;, </em>explique <strong>Basile Gallais</strong> qui a quitté La Nouvelle-Calédonie pour étudier en métropole, d&rsquo;abord aux beaux-arts de Biarritz puis de Nantes, ou il pratique la peinture, puis en création littéraire, au Havre.<br />
Aujourd&rsquo;hui, il vit sur son voilier dans la petite rade de Nouméa.<br />
L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est une cité portuaire, verre et béton sur le sable, qui se dresse contre un ciel-champ de bataille. Un enfant se volatilise, la ville est amputée d&rsquo;un morceau de terre mais ne s&rsquo;en souvient pas. Une fake news tourne en boucle sur tous les écrans, la mort d&rsquo;un Guide spirituel, quelque part au fond d&rsquo;un désert, secoue des mondes lointains, retentit jusqu&rsquo;au plus proche. L&rsquo;information attaque la réalité et le vertige saisit chacun différemment, interrogeant la mémoire, la vérité, l&rsquo;avenir. Dans la tempête, quelques silhouettes se détachent, nous ouvrant le chemin vers une histoire de disparition et d&rsquo;oubli.</p>
<p><strong>Basile Gallais lit un extrait de son premier roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ">https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ</a></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Cela fait des semaines que son travail est au point mort, que tout lui semble remis en question, jusqu&rsquo;à la nécessité même de la peinture, sa justesse à dire le monde. Lorsqu&rsquo;il a reçu le mail, il y a vu une chance de sortir du marasme dans lequel il s&rsquo;enfonçait, l&rsquo;opportunité de faire peau neuve, alors il s&rsquo;est laissé tenter par cette expérience qui, comme mentionné dans l&rsquo;invitation, propose de découvrir un espace perceptif inédit, une immersion dans un monde premier, bien que ces formules lui aient paru revêtir le parfum rance des spots publicitaires faisant l&rsquo;apologie d&rsquo;un nouveau tourisme, comme on en voit fleurir un peu partout sur les panneaux de la Cité. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 128 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Il se lève, allume un vieil émetteur-récepteur posé à côté des écrans et branche le micro sur la fréquence 99.9, cette onde sur laquelle lui et son frère écoutaient les conspirations du monde, une poésie de l&rsquo;obscurité qui était murmurée chaque jour depuis tous les pays du globe, et qui aujourd&rsquo;hui ne vit plus que par sa voix à lui. Il se laisse aller à cette présence qui flotte toujours autour de lui, ce double qui l&rsquo;habite et auquel il donne une voix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] La cité disparait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il repasse par la brèche ouverte dans la clôture. Cette fois, il entend des voix aux alentours, des corps qui s&rsquo;affairent pour rebrancher la métropole. Il profite de l&rsquo;obscurité pour filer en douce, ne traînant derrière lui plus aucune ombre. Il avance à l&rsquo;aveugle, se fiant à son instinct et à sa connaissance parfaite des artères qui irriguent la Cité. Il est toujours envahi par ce calme sépulcral. La Voie lactée se dessine, les étoiles scintillent à des intensités dont les variations sont perceptibles, des poussières luminescentes entourent les constellations d&rsquo;un halo bleu et jaune qui fend le ciel opaque. Une lumière d&rsquo;un autre temps couve au-dessus de Dennis. Il a le visage recouvert de son casque cyborg et avance d&rsquo;un pas déterminé vers le centre. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;engage dans l&rsquo;avenue principale, il aperçoit au bout de la veine noire une bulle turquoise qui flotte dans le ciel.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les sables, Basile Gallais, Actes sud, 21€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un huis clos à ciel ouvert</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/11/04/un-huis-clos-a-ciel-ouvert/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2021 12:14:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[Alaska]]></category>
		<category><![CDATA[Blizzard]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est curieux Oui, je sais, ils pullulent sur ce blog. Et celui dont je vais vous parler aujourd&#8217;hui fait partie des très très bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Blizzard est un huis clos à ciel ouvert. Un roman choral qui nous mène dans le froid et les arcanes [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147289_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5811]"><img class="alignleft wp-image-5814 size-medium colorbox-5811" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/147289_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="147289_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est curieux <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5811" /></p>
<p>Oui, je sais, ils pullulent sur ce blog. Et celui dont je vais vous parler aujourd&rsquo;hui fait partie des très très bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p><em><strong>Blizzard</strong> </em>est un huis clos à ciel ouvert. Un roman choral qui nous mène dans le froid et les arcanes sombres de l&rsquo;âme humaine.</p>
<p><strong>Marie Vingtras</strong> (il ne s&rsquo;agit pas de son patronyme) signe là un roman dont chaque chapitre porte la voix d&rsquo;un personnage différent. On y trouve <strong>Bess</strong>, <strong>Benedict</strong>, <strong>Cole</strong>, mais aussi <strong>Freeman. </strong>L&rsquo;affreux <strong>Clifford </strong>s&rsquo;y ajoute, en filigrane.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Le roman, vif et totalement maîtrisé, s&rsquo;ouvre sur une scène qui s&rsquo;annonce tragique : <strong>Bess</strong> vient, pour refaire ses lacets, de lâcher la main de <strong>Thomas</strong>, l&rsquo;enfant dont elle s&rsquo;occupe avec<strong> Benedict</strong>, avec qui elle habite et qui a grandi là avec ses parents et son frère, parti depuis longtemps. <strong>Cole</strong>, l&rsquo;ami de la famille, vient à sa rescousse. <strong>Freeman</strong> aussi, ce drôle de type arrivé là pour on ne sait quoi&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5811"></span></p>
<p>Le blizzard fouette les visages et entrave déjà la marche. Pas de temps à perdre, il faut le retrouver. Vite.</p>
<p>On ne connait alors pas les liens qui les unissent. Le lecteur les découvre au fil des pages. De quoi faire monter la tension.</p>
<p>Oui, tous cherchent cet enfant. Mais tous disent aussi des choses bien plus profondes sur leur histoire et, in fine, ce qui les unit ou les éloigne. Et c&rsquo;est grandement mené. Là, au coeur de l&rsquo;Alaska. Un endroit isolé. Choisi pour certains des personnages, subi pour d&rsquo;autres.</p>
<p>Le suspense est incroyable tandis que le blizzard fait rage et met chacun face à son histoire, ses manquements, ses doutes et ses tumultes. Les questions de l&rsquo;abandon, de la culpabilité et de la paternité sont notamment abordées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Vingtras,</strong> quadragénaire née à Rennes, signe là un premier roman qui rend hommage à la littérature contemporaine américaine qu&rsquo;elle aime particulièrement.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 17 :</strong> Bess</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je ne vois rien. La neige s&rsquo;envole au sol en tourbillons et lorsqueje lève les yeux vers le ciel c&rsquo;est une vraie purée de pois. L&rsquo;air est incolore, comme si toutes les couleurs existantes avaient disparu, comme si le monde entier s&rsquo;était dilué dans un verre d&rsquo;eau. Je regrette de ne pas avoir fait plus attention quand Benedict essayait de décrire le fonctionnement des blizzards au petit. J&rsquo;aurais peut-être su ce qu&rsquo;il fallait faire, à part ne pas sortir, bien sûr, mais ça, il était trop tard pour le regretter. Je tourne le dos au vent, appuyée sur ce que je suppose être un rocher. A moins que ce ne soit un ours qui hiberne, ce qui réglerait mon problème. Je ne parviens pas à réfléchir à la conduite à tenir, mais je vais me transformer en bonhomme de neige si je ne bouge pas. Je ne suis pas complètement idiote, je sais dans quel pétrin je me suis fourrée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 63 :</strong> Benedict</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il était parti depuis un an quand papa m&rsquo;a dit que cela ne pouvait plus durer. Il n&rsquo;était plus comme avant, je crois qu&rsquo;il avait peur de ne jamais revoir son fils. Quant à maman, elle n&rsquo;allait pas tellement mieux. Elle ne dormait plus, elle disait qu&rsquo;un jour elle finirait par oublier le visage de son propre enfant et cette idée la rendait folle. Je me rendais bien compte que tout était différent de notre enfance et de notre adolescence alors que je nous avais cru éternellement heureux. Tout était bancal, comme s&rsquo;il nous manquait une jambe. En partant comme un voleur, sans rien nous expliquer, il nous avait définitivement privés d&rsquo;équilibre. Je ne parvenais pas à comprendre comment il avait pu nous faire ça et encore aujourd&rsquo;hui je n&rsquo;arrive pas à concevoir qu&rsquo;il ait pu prendre une telle décision. Fermer la porte de sa maison, monter dans sa voiture et disparaître.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 133 :</strong>  Bess</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je suis dans cette maison abandonnée, immobile dans cette partie du monde comme j&rsquo;ai rarement été immobile depuis que je suis partie de chez ma mère. Je m&rsquo;étais promis de ne pas rester trop longtemps au même endroit, pas assez longtemps pour nouer des amitiés ou rencontrer quelqu&rsquo;un que j&rsquo;aurais pu aimer. Etre de passage, telle une comète, puis disparaître, toujours repartir, toujours sur la route. On peut dire que j&rsquo;ai fait tous les petits boulots que ce pays peut offrir, le respectable et le sordide. Rien ne m&rsquo;a rebutée, tout était purement alimentaire. Rien qui puisse être plus humiliant que ce que j&rsquo;avais connu, rien de plus douloureux que le poids des souvenirs, rien de plus insoutenable que le poids de la honte.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Blizzard, Marie Vingtras, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;énigmatique disparition de Tanguy et de sa colère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/07/18/lenigmatique-disparition-de-tanguy-et-de-sa-colere/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 06:38:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#171;&#160;Tanguy Colère a disparu&#160;&#187; Nous voilà prévenus !  Au fil des pages, reste à savoir pourquoi. Et où peut désormais se trouver cet ancien militant antifasciste, leader charismatique. Raphaëlle Riol signe là un quatrième roman à plusieurs voix qui nous dresse le portrait aiguisé d&#8217;un homme plein de failles, de secrets et de contradictions derrière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-COLERE-A-DISPARU.jpg" rel="lightbox[4300]"><img class="alignleft size-full wp-image-4302 colorbox-4300" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-COLERE-A-DISPARU.jpg" alt="TANGUY COLERE A DISPARU" width="370" height="542" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Tanguy Colère a disparu&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Nous voilà prévenus !  Au fil des pages, reste à savoir pourquoi. Et où peut désormais se trouver cet ancien militant antifasciste, leader charismatique.</p>
<p><strong>Raphaëlle Riol</strong> signe là un quatrième roman à plusieurs voix qui nous dresse le portrait aiguisé d&rsquo;un homme plein de failles, de secrets et de contradictions derrière ses discours longtemps jusque-boutistes.</p>
<p><strong>Tanguy</strong> s&rsquo;est vu attribuer le surnom devenu patronyme de <strong>&laquo;&nbsp;Colère&nbsp;&raquo;</strong>. Il est de tous les combats, quitte à user de la violence. Celle qui tuera d&rsquo;ailleurs son frère <strong>Tony.</strong></p>
<p>De quoi donner le ton. Mais, cela, c&rsquo;était avant.</p>
<p>Un soir d&rsquo;août 2016, <strong>Tanguy</strong> disparaît. Juste après l&rsquo;incendie volontaire qui ravage la fameuse <strong>&laquo;&nbsp;Villa Dollar&nbsp;&raquo;</strong> dans l&rsquo;enceinte de laquelle le quadragénaire s&rsquo;est installée depuis plusieurs mois, tombé en amour pour cette propriété baroque au jardin somptueusement sauvage, appartenant à une héritière américaine,<strong> Poppy Philipps</strong>, dite &laquo;&nbsp;Poppy Peau Rouge&nbsp;&raquo;. Là, l&rsquo;ancien militant devenu paysagiste a beaucoup changé. C&rsquo;est en tout cas ce que se dit <strong>Xavier</strong>, devenu enseignant, et vieil ami, perdu de vue plusieurs années.</p>
<p>Deux mois après la disparition de l&rsquo;imprévisible <strong>Tanguy</strong>, <strong>Xavier</strong> raconte. Idem pour <strong>Mia</strong>, jeune femme serveuse au service d&rsquo;un patron véreux, ex-conquête éphémère de <strong>Xavier</strong> et qui se vivra une aventure avec <strong>Tanguy</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4300"></span></p>
<p><strong>Madeleine</strong> débarquera également dans le Sud. La cousine de <strong>Tanguy</strong> veut régler des comptes, comprendre pourquoi <strong>Maurice</strong>, leur oncle inventeur célibataire, a légué à <strong>Tanguy</strong> sa fortune de plusieurs millions d&rsquo;euros. <strong>Djibril,</strong> le SDF qui squatte le jardin en échange d&rsquo;en assurer la surveillance, explique aussi sa relation avec l&rsquo;ancien leader d&rsquo;un groupe autonome<strong>. </strong>Tout comme<strong> Julien</strong>, toujours militant, descendu de Paris, qui a besoin de réponses.</p>
<p>Page après page, les uns après les autres, ils dressent le portrait de l&rsquo;absent. Et racontent aussi notre époque. Mais à quarante ans passés, comment survit-on à ses révoltes ?</p>
<p>Un roman vraiment bien mené.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33  (Xavier)  :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;automne dans ma tête, dans mon corps et jusque dans mes amitiés, ça sent le moisi. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de dégager de vieux relents de pourriture à chacun de mes déplacements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Voilà dix semaines que nous sommes sans nouvelles de lui. Ça lui est déjà arrivé de se volatiliser, parfois même plusieurs fois. Cette fois-ci, je ne sais pas comment dire&#8230; je n&rsquo;ai pas de mauvais pressentiment, je ne suis pas du genre angoissé&#8230; Le chercher ne sert à rien, c&rsquo;est vain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tanguy, c&rsquo;est l&rsquo;histoire célèbre de ce truc indispensable et familier que tu perds et que tu passes des heures à chercher. Tu t&rsquo;agaces pour rien, tu retournes tout, tu t&rsquo;excites et tu jures comme un demeuré. Et c&rsquo;est justement quand tu ne le cherches plus qu&rsquo;il réapparaît. Comme un pied de nez du sort à ton acharnement et à la possessivité maladive. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 ( Mia) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Les murènes de mes nuits me ramènent à Tanguy. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il dormait mal lui aussi. Il m&rsquo;a raconté que les heures où il ne dormait pas, il lisait. Et quand il ne parvenait pas à lire ou que le livre ne faisait pas effet, il sortait marcher. (Paris n&rsquo;avait plus de secrets pour lui tant il avait sillonné ses rues tard dans la nuit ou au petit matin. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il prétendait.) On avait les mêmes symptômes, Tanguy et moi : les jambes brûlantes et les nerfs impatients, l&rsquo;impossibilité de trouver un coin frais sous les draps et puis cette sensation insupportable d&rsquo;engourdissement progressif, les fourmis dans les membres, une armée soudaine de fourmis acides déterminées à te ronger. C&rsquo;est comme si le corps exigeait sa verticalité sans délai. Comme si ton corps te hurlait  : “Lève-toi eu crève ! Maintenant ou jamais !” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 232 (Madeleine) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Comme une grosse bête que la colère aurait enflée, il a fini par éclater. Je suis devenue faible à ses yeux. Je tremblais. Je flanchais. A l&rsquo;image de ses frères, j&rsquo;étais faillible, alors que lui s&rsquo;était endurci. Un roc. Il donnait l&rsquo;impression de ne plus avoir peur de rien. Même pas de lui. Et ma peur et mes réticences, et celles de Xavier, l&rsquo;ont écoeuré. Entre lui et nous, un épais mur de plantes puissantes, de racines, a poussé. Le suc amer a coulé. Haro sur nos présences timorées si décevantes. Trop de pleutrerie, pensait-il. Il a laissé les autres rongés par le questionnement, l&rsquo;acidité perforatrice de la stupeur et de l&rsquo;incompréhension. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, la mort de Tony. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le soir de l&rsquo;anniversaire de Xavier, on aurait dit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus rien, qu&rsquo;il était vide. L&rsquo;apaisement lui seyait mal. Tout cela sentait la lâcheté Rien que ça  : la lâcheté. La lâcheté et l&rsquo;abandon [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Tanguy Colère a disparu&nbsp;&raquo;, Raphaëlle Riol, la brune au rouergue, 20,80€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>En apnée, une dissection familiale&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/03/02/en-apnee-une-dissection-familiale/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2018 08:34:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Quel plaisir de retrouver Vincent Almendros ! Qui plus est, avec un roman aussi enthousiasmant que le précédent. Je l&#8217;avais découvert avec &#160;&#187; Un été &#171;&#160;, un huis clos hypnotique qui laissait présager le meilleur. Le jeune quadragénaire est de retour avec &#171;&#160;Faire mouche&#160;&#187;, tout aussi jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Laurent Malèvre, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mouches-ok.jpg" rel="lightbox[4202]"><img class="alignleft size-full wp-image-4209 colorbox-4202" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mouches-ok.jpg" alt="mouches ok" width="400" height="526" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quel plaisir de retrouver <strong>Vincent Almendros</strong> ! Qui plus est, avec un roman aussi enthousiasmant que le précédent. Je l&rsquo;avais découvert avec <strong>&nbsp;&raquo; Un été &laquo;&nbsp;</strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/">un huis clos hypnotique</a></strong> qui laissait présager le meilleur. Le jeune quadragénaire est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Faire mouche&nbsp;&raquo;</strong>, tout aussi jubilatoire.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Laurent Malèvre, </strong>le narrateur. On ne sait pas grand-chose de lui. Sauf qu&rsquo;il revient là où il a grandi, à l&rsquo;occasion du mariage de sa cousine, <strong>Lucie</strong> ( vétérinaire) qui va épouser<strong> Pierre,</strong> le garagiste. Il n&rsquo;est pas là de gaieté de coeur. A Saint-Fourneau, c&rsquo;est la campagne. Reculée. Un peu arriérée aussi.</p>
<p>Cet événement l&rsquo;oblige à voir sa mère, qui vit depuis longtemps déjà avec  <strong>Roland</strong>, le frère (également veuf) de son défunt mari.  Une mère qui lui aurait fait boire de la Javel quand il était enfant. Une mère qui garde ses secrets tandis qu&rsquo;elle prépare une langue de boeuf.</p>
<p>Au sein de la famille, les liens sont distendus. Etranges.</p>
<p><strong>Laurent</strong> aussi en a des secrets. Dont un. Terrible. Le lecteur le devine en filigrane au fil du roman. Avant de le voir exploser à la fin.</p>
<p>En attendant, pour ne pas perdre la face, pour ne surtout pas susciter de questions, il a demandé à <strong>Claire</strong> de se faire passer pour <strong>Constance enceinte</strong>, avec qui il vit. Enfin c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils croient tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Durant quelques jours, ils jouent le jeu. Mais à quel prix ?Entre mensonges et silences, la famille voudrait tenir son rang. Mais l&rsquo;atmosphère devient oppressante, irrespirable.</p>
<p>Une écriture fine, incisive, percutante. Avec<strong> Vincent Almendros</strong> cette fois encore, les images défilent. Un thriller efficace en moins de 130 pages !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 55 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le soleil, très vite, chauffa mon visage. Cette chaleur pénétrait en moi en traversant les couches successives de mon épiderme. Mon corps s&rsquo;allégeait enfin, ses contours s&rsquo;adoucissaient comme s&rsquo;il se confondait peu à peu avec l&rsquo;air chaud qui le caressait. A bien y réfléchir, c&rsquo;était exactement ainsi que j&rsquo;avais espéré passer ces quelques jours avec Constance. Sa pensée ne me quittait pas. En revanche, et ceci n&rsquo;avait pas été prémédité, Claire, par sa seule présence, atténuait ce manque en lui donnant une forme matérielle sensible qui finissait par apaiser mon esprit et adoucir la réalité, comme si la copie parvenait, peu à peu, à supplanter l&rsquo;original.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 79-80 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Hé, c&rsquo;est que vous avez bien grandi, j&rsquo;ai failli ne pas vous reconnaître.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne savait plus quoi me dire. J&rsquo;aurais préféré qu&rsquo;elle ne pose pas sur moi ce regard compatissant. Je savais qu&rsquo;elle pensait à ma mère et aux rumeurs d&rsquo;empoisonnement qui avaient couru à la mort de mon père. Elle leva les sourcils en hochant la tête de haut en bas. Je regardai sur la caisse électronique le montant qui était affiché. Je sortis de ma poche les quelques billets qui me restaient. Je n&rsquo;étais pas mécontent de dépenser de l&rsquo;argent, ça me donnait l&rsquo;impression de vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 91-92 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle aimait compliquer les choses. Petite, elle mentait déjà avec un aplomb qui déconcertait ma grand-mère. Si je n&rsquo;avais pas attendu la mort de mes grands-parents pour ne plus remettre les pieds à Saint-Fourneau, c&rsquo;était en partie à cause d&rsquo;elle. Elle le savait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je remarque que vous êtes allés déjeuner chez ta mère et que Constance est tombée malade, c&rsquo;est tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je tentai de la fixer avec, dans mon regard, un mélange de consternation et de compassion, cherchant à insuffler, chez elle, un soupçon de doute. Mais elle ne baissa pas les yeux. Au contraire, son regard à elle se renforça d&rsquo;une détermination butée, provocante. Elle avait l&rsquo;air convaincue de ce qu&rsquo;elle pensait. Pour dire la vérité, je me protégeais en feignant la surprise, car j&rsquo;y avais songé, moi aussi. Lorsque j&rsquo;avais entendu Claire vomir dans la salle de bains, je m&rsquo;étais demandé ce qui se passait. Lucie dut sentir une faille, qu&rsquo;elle transforma en brèche en s&rsquo;y engouffrant. Son un ton plus méchant, qui me rappela la brutalité dont ma mère était capable, elle voulut savoir pourquoi j&rsquo;avais toujours cherché à la protéger.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em> &laquo;&nbsp;Faire mouche&nbsp;&raquo;, Vincent Almendros, Editions de Minuit, 11, 50€</em></strong></p>
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		</item>
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		<title>Courage, fuyons&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/05/30/courage-fuyons/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 05:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une cadence. Christian Oster la tient. Allure régulière pour l&#8217;ancien auteur des Editions de Minuit passé aux Editions de l&#8217;Olivier. Ce dernier nous revient avec &#171;&#160;La vie automatique&#160;&#187;. Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, là, &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;et encore &#171;&#160;Le coeur du problème&#160;&#187;. Bref, Christian Oster fait partie de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE.jpg" rel="lightbox[3927]"><img class="alignleft wp-image-3929 size-medium colorbox-3927" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE-204x300.jpg" alt="VIE AUTOMATIQUE" width="204" height="300" /></a><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>Une cadence.<strong> Christian Oster</strong> la tient. Allure régulière pour l&rsquo;ancien auteur des<strong> Editions de Minui</strong>t passé aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Ce dernier nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</a></strong>, là, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/">&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</a></strong>et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/">&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, <strong>Christian Oster</strong> fait partie de la maison ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>, nous entraîne dans la vie de <strong>Jean Euguerrand</strong>. Une vie qui va subitement échapper à ce dernier. Acteur de série B, Jean vit désormais seul. Un accident domestique provoque l&rsquo;incendie de sa maison.</p>
<p>Plutôt que d&rsquo;appeler les pompiers, <strong>Jean</strong> fait sa valise et s&rsquo;en va. Monte à Paris où il doit tourner quelques jours plus tard. Il s&rsquo;invente une nouvelle vie. S&rsquo;enferme dans la fiction, celle-là même qui le fait vivre depuis des décennies. Et se laisse porter par les rencontres qu&rsquo;il fait. Résigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3927"></span></p>
<p>Il rencontre <strong>France Rivière</strong>, une actrice toujours célèbre qui l&rsquo;installe chez lui. Loin de sa vie, il prend le fils de cette dernière sous son aile.<strong> Charles</strong> sort d&rsquo;un séjour en hôpital psychiatrique. <strong>Jean</strong> s&rsquo;accroche à ses pas.</p>
<p>Une fois encore, <strong>Christian Oster</strong> a l&rsquo;art de la loufoquerie, manie l&rsquo;absurde avec brio pour nous rappeler que tout ne tient souvent qu&rsquo;à un fil. Une écriture fluide&#8230; comme une petite musique. Un rendez-vous.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ouvert la penderie. Comme j&rsquo;étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c&rsquo;était tout moi. J&rsquo;ai refermé. Je suis sorti m&rsquo;acheter un carnet à spirale, je me suis installé dans un café et j&rsquo;ai fait mes comptes. Je me suis octroyé une semaine à l&rsquo;hôtel. Au-delà, financièrement, je prenais des risques. Je ne dis pas que je n&rsquo;aurais pas pu vendre la maison. J&rsquo;aurais pu. Je ne dis pas que je n&rsquo;avais pas tout détruit, en me laissant très peu de chances. J&rsquo;avais tout détruit, en me laissant très peu de chances. Je ne dis pas non plus que je n&rsquo;avais pas voulu me faire du mal. Et me détruire moi. Mais je m&rsquo;étais fait aussi beaucoup de bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la chambre, tout était calciné. C&rsquo;était comme d&rsquo;entrer dans la vie et d&rsquo;en considérer l&rsquo;achèvement ou, au choix, la finition. Au plafond, par une trouée près d&rsquo;un mur contre quoi le feu avait laissé comme la trace d&rsquo;un ancien conduit de cheminée, on avait vue sur les combles. Evidemment, tout était à peu près noir ou gris et, quand je suis passé dans la bibliothèque, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;elle avait formé une sorte d&rsquo;effondrement feuilleté, dont les aspérités rappelaient une sédimentation schisteuse. Au mieux, si je prenais du recul, les lieux évoquaient une façon de vaste et hâtif traitement au fusain, avec ça et là des îlots aquarellés dans des teintes douces. Le mobilier, où se distinguaient des parties saines, avec cessé de souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 119-120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;France invitait maintenant des gens, qu&rsquo;ils fussent ou non du métier. Ceux-là ne me connaissaient généralement pas comme acteur, ce qui ne m&rsquo;affectait guère mais me déstabilisait, car autant je me projetais mal dans le temps et dans l&rsquo;amorce de mon identité nouvelles, autant revenir à l&rsquo;image que je m&rsquo;étais forgée d&rsquo;acteur absolument obscur me renvoyait en arrière, fût-ce de quelques jours, et ça ne me convenait pas, je ne supportais plus de me retourner sur rien, je refusais que le passé même récent vînt s&rsquo;agglomérer à l&rsquo;ancien dans la même boule de hantise, chaque jour qui passait, donc, basculant aussitôt dans un oubli d&rsquo;où je faisais en sorte qu&rsquo;il ne ressortît pas en le maintenant sous l&rsquo;eau comme une tête. Il ne me restait donc, faute de voir vers l&rsquo;avant, que la consommation hébétée du présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;, Christian Oster, les Editions de l&rsquo;Olivier, 16,50€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Autour d&#8217;un petit Jésus volé et d&#8217;un privé loufoque&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/01/autour-dun-petit-jesus-vole-et-dun-prive-loufoque/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2016 08:01:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["J'enquête"]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[crèchen]]></category>
		<category><![CDATA[détective privé]]></category>
		<category><![CDATA[disparition]]></category>
		<category><![CDATA[enlèvement]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[hiver]]></category>
		<category><![CDATA[Joël Egloff]]></category>
		<category><![CDATA[loufoque]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
		<category><![CDATA[prêtre]]></category>
		<category><![CDATA[sacristain]]></category>

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		<description><![CDATA[Joël Egloff, que je suis depuis son premier roman publié en 1999 ( &#171;&#160;Edmond Ganglion &#38; fils&#160;&#187;), a su construire un univers bien à lui, fait de personnages un peu inadaptés, pas toujours à l&#8217;aise, et un peu foutraques. La preuve encore cette fois avec &#171;&#160;J&#8217;enquête&#160;&#187;, sorti au printemps&#8230; et totalement adapté pour une après-midi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JENQUETE.jpg" rel="lightbox[3656]"><img class="alignleft size-full wp-image-3659 colorbox-3656" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JENQUETE.jpg" alt="J'ENQUETE" width="250" height="414" /></a><strong>Joël Egloff</strong>, que je suis depuis son premier roman publié en 1999 ( <strong>&laquo;&nbsp;Edmond Ganglion &amp; fils&nbsp;&raquo;</strong>), a su construire un univers bien à lui, fait de personnages un peu inadaptés, pas toujours à l&rsquo;aise, et un peu foutraques. La preuve encore cette fois avec <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;enquête&nbsp;&raquo;</strong>, sorti au printemps&#8230; et totalement adapté pour une après-midi à la plage ou dans un hamac.  Ou dans tout autre endroit, d&rsquo;ailleurs&#8230;</p>
<p>Avec ce sixième roman, le quadragénaire Joël Egloff poursuit son travail d&rsquo;écriture. Loin des grosses machines éditoriales. Rappelons cependant qu&rsquo;il a remporté le prix du Livre Inter en 2005 pour <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;étourdissement&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Avec ce nouveau roman qui, avec son titre, annonce tout de suite la couleur, on se laisse embarquer dans une histoire totalement abracadabrantesque. Ou presque.</p>
<p>Nous voilà dans une petite ville, après Noël. Dans la crèche installée par le prêtre, le <strong>père Steiger</strong> et son sacristain, <strong>M.Beck</strong>, l&rsquo;enfant Jésus a disparu. Il faut trouver qui a fait ça et pourquoi. Rien de tel qu&rsquo;un privé pour mener l&rsquo;enquête. Sauf que ce dernier, qui vient visiblement de se lancer dans la profession, est assez approximatif et trop obstiné pour réussir cette affaire pourtant dérisoire. Il s&rsquo;accroche à des détails qui ne veulent rien dire, à des supputations indigentes&#8230; Pas grand-chose à faire pour le sauver et le tirer de ce mauvais pas ! Il s&rsquo;enfonce.</p>
<p>Ajoutez à cela la pression économique (pour lui, cette affaire est une aubaine !) que maintient sur lui sa femme ( qui va finir par s&rsquo;agacer de devoir attendre son retour) et vous obtenez un roman plaisant à lire et pour lequel l&rsquo;enquête ne sera, in fine, qu&rsquo;un prétexte à évoluer dans une société de personnages saugrenus.</p>
<p><span id="more-3656"></span></p>
<p><strong>Découvrez ici l&rsquo;univers de Joël Egloff pour ce nouveau roman</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 84-85 :</strong><em>[&#8230;] &laquo;&nbsp;Et puis j&rsquo;ai repensé à mon indice. Je me suis tourné sur le côté, j&rsquo;ai ouvert le tiroir de la table de chevet et y ai plongé la main pour ressortir, avec précaution, le petit papier dans lequel je l&rsquo;avais placé. Je l&rsquo;ai déplié et m&rsquo;en suis saisi entre le pouce et l&rsquo;index. J&rsquo;ai allongé le bras en direction de la lumière et j&rsquo;ai fermé un oeil pour mieux l&rsquo;observer.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>De deux choses l&rsquo;une, me suis-je dit, cette bouloche provient soit du vêtement du coupable, soit du vêtement de l&rsquo;un de ceux qui ont installé la crèche, ce qui serait nettement moins profitable à l&rsquo;enquête.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Troisième hypothèse, plus décevante encore, c&rsquo;est le vent qui l&rsquo;a apportée là par hasard, et elle ne concerne en rien notre affaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 110 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Comment ça va ? J&rsquo;ai demandé. Elle m&rsquo;a dit que le petit toussait un peu moins. Tant mieux, j&rsquo;ai fait. Mais le grand a vomi, a-t-elle ajouté. Nom de Dieu, j&rsquo;ai dit, quand c&rsquo;est pas l&rsquo;un, c&rsquo;est autre. On dirait parfois qu&rsquo;ils le font exprès. J&rsquo;ai dû appeler le type du chauffage, aussi, a-t-elle enchainé, qui ne pourra venir que demain. J&rsquo;ai dit qu&rsquo;elle lui demande bien, surtout, de n&rsquo;encaisser le chèque qu&rsquo;à la fin du mois. On est à la fin du mois, m&rsquo;a-t-elle rappelé. J&rsquo;ai dit que c&rsquo;était pas grave, que ça irait bien, de toute façon, vu que j&rsquo;allais toucher mon avance demain matin. Et à part ça ? m&rsquo;a-t-elle demandé. Ça avance plutôt bien, j&rsquo;ai fait. Je commence à y voir beaucoup plus clair. Elle s&rsquo;en est réjouie, et puis m&rsquo;a tout de même avoué qu&rsquo;elle s&rsquo;inquiétait pour moi, que c&rsquo;était pour ça, aussi, qu&rsquo;elle avait mal dormi. Elle a ajouté que c&rsquo;était tout de même moins dangereux quand j&rsquo;étais gardien de square et que, tout compte fait, ça gagnait mieux. Je n&rsquo;ai pas relevé. Je lui ai dit de ne pas s&rsquo;en faire, lui ai promis d&rsquo;être bien prudent et de lui téléphoner demain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 210 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Cependant, je ne m&rsquo;inquiétais pas outre mesure. Il y a toujours, quelle que soit l&rsquo;affaire, un moment où l&rsquo;enquête piétine. Le tout c&rsquo;est d&rsquo;en être conscient et de ne pas s&rsquo;en faire. C&rsquo;est un passage obligé. Un temps qui permet de réfléchir et de prendre son élan. Il faut, en quelque sorte, savoir piétiner pour mieux sauter.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;enquête&nbsp;&raquo;, Joël Egloff, Buchet-Chastel, 16€.</strong> </em></p>
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