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	<title>Quatrième de couv &#187; désoeuvrement</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Prendre la tangente pour sauver l&#8217;amour</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Dec 2016 17:47:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Mauvignier fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ? Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez ici la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&#8217;auto-promo, oui, je [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="alignleft size-full wp-image-3780 colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/continuerM365735.jpg" alt="continuer,M365735" width="256" height="340" /></a></p>
<p><strong>Laurent Mauvignier</strong> fait partie de mon panthéon personnel. Plus de quinze ans que ça dure ! Et jamais une déception&#8230; Pas si courant, non ?</p>
<p>Interviewé en décembre 2016,  vous trouverez<strong> <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a> </strong>la page qui lui a été consacrée dans La Nouvelle République du centre-ouest le 28 janvier. Un peu d&rsquo;auto-promo, oui, je sais&#8230;</p>
<p>L&rsquo;auteur, né à Tours, est de retour pour cette rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;</strong>.  Ses deux précédents romans, publiés depuis toujours aux Editions de Minuit, sont évidemment sur Quatrième de couv<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/06/30/laurent-mauvignier-toujours-efficace/">là</a></strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouvel opus ? C&rsquo;est celle de <strong>Sibylle</strong> et de <strong>Samuel</strong>, son fils adolescent. Un jeune homme désoeuvré, perdu, pas vraiment remis de la séparation de ses parents. <strong>Benoît</strong> est resté en région parisienne. Sa mère s&rsquo;est installée avec lui à Bordeaux.</p>
<p>Une énième grosse bêtise plus tard et <strong>Sibylle</strong> décide d&rsquo;agir. A sa manière. De vendre la maison de son père, de quitter son poste et de mettre le cap à l&rsquo;Est. Vers l&rsquo;Asie centrale. De prendre la tangente pour sauver sa peau. Celle de son fils aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle part avec son fils pour plusieurs mois au Kirghizistan. Là-bas, à dos de cheval, il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre de faire un pas. D&rsquo;avancer. D&rsquo;apprendre à se connaître. Et, pour <strong>Sibylle</strong>, de se réconcilier aussi avec ses rêves, son passé.  Quand la petit-fille d&rsquo;immigrés russes voulait être chirurgien. Quand elle voulait être médecin. Et quand elle croyait aimer toute la vie son seul et unique amour, qu&rsquo;un terrible attentat lui a enlevé, un jour à Paris.</p>
<p><span id="more-3778"></span></p>
<p>Un roman dans lequel les paysages et les chevaux – Starman et Sidious – ont autant d&rsquo;importance que la relation mère-fils qui se noue et se dénoue au fil des pages, des kilomètres parcourus et des événements. Une histoire qui se décline comme un cri d&rsquo;amour d&rsquo;une femme un peu larguée dans sa vie et ses rêves pour son fils.  Malgré tout.</p>
<div id="attachment_3803" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard.jpg" rel="lightbox[3778]"><img class="wp-image-3803 size-medium colorbox-3778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/l_mauvignier_c_roland_allard-300x150.jpg" alt="l_mauvignier_c_roland_allard" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Laurent Mauvignier (photo Rolland Allard)</p></div>
<p style="text-align: left"><strong>Laurent Mauvignier</strong> est un de ses rares auteurs qui ne me déçoit jamais. Voici donc un joli roman, malgré une fin un peu convenue je trouve.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Mère et fils, si différents et pourtant si semblables, ne serait-ce que dans le choix des morceaux qu&rsquo;ils écoutent comme &laquo;&nbsp;Heroes&nbsp;&raquo;de David Bowie. Il a guidé Sibylle quand elle était amoureuse et pleine de projets, il accompagne Samuel dans son apprentissage.</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/Tgcc5V9Hu3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Samuel repense à ça et il regarde sa mère qui se débat avec trois gamelles pleines de boue. Il a envie de lui gueuler qu&rsquo;il comprend pourquoi son père est parti, que c&rsquo;est à cause d&rsquo;elle, que tout est à cause d&rsquo;elle, qu&rsquo;il est parti par sa faute à elle et que maintenant c&rsquo;est lui qui va partir et ce sera aussi de sa faute à elle. Sibylle frotte ses mains pleines de griffures et des bras tachés de boue. Samuel pense qu&rsquo;il la déteste, qu&rsquo;il ne veut pas lui ressembler. Il a honte, tellement honte, il éprouve du dégoût et une sortie de pitié dont il a honte aussi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa mère, sa mère, sa pauvre mère. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il voudrait qu&rsquo;elle soit morte ; il voudrait pouvoir regretter sa mère et garder à l&rsquo;esprit une simple image d&rsquo;elle, lorsqu&rsquo;il était enfant, un souvenir que lui tiendrait de mère. Ce serait magnifique, sans aspérité, une image morte mais chaude, loin de ce qu&rsquo;il voit de sa mère aujourd&rsquo;hui – oui, parfois, il préférerait que sa mère soit morte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  Où est-ce qu&rsquo;elle avait pu croire qu&rsquo;une fille comme elle aurait pu écrire des livres, des romans ? Et même, un moment elle avait travaillé comme une folle à son roman, elle avait travaillé comme une folle pour devenir chirurgien, et tout le monde l&rsquo;en avait crue capable,  tout le monde s&rsquo;était trompé sur elle, oui, tout le monde lui disait qu&rsquo;elle aurait fait son métier avec talent et abnégation. Tout le monde s&rsquo;était trompé pour la chirurgie, et heureusement, personne n&rsquo;avait su pour le roman. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le plus souvent elle oublie, mais parfois, ça revient  : une bouffée de honte. Elle n&rsquo;éprouve même pas un vague sentiment de tendresse, de pitié amusée, de reconnaissance pour la jeune femme qu&rsquo;elle a été, qui avait cru qu&rsquo;on peut vivre et accomplir des choses plus grandes que nous. Non. Pas de sentiments, pas de pitié – juste la honte, le dégoût, le mépris de soi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 188 : </strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est soudain comme si le fait d&rsquo;avoir pensé à elle avait précipité Samuel. Elle qui l&rsquo;avait oublié ce soir. Elle l&rsquo;a oublié, le temps de s&rsquo;oublier elle-même. Le temps de penser à la femme qu&rsquo;elle est, cette femme qui était tellement morte en elle, depuis si longtemps&#8230; Elle a cru qu&rsquo;elle pourrait la réveiller, l&rsquo;aider à se relever, et maintenant elle se dit que si Samuel est blessé, si Samuel est perdu, si Samuel ne revient pas, elle ne se le pardonnera jamais. Elle ne survivra pas à ça, elle refuse de survivre à ça, elle y a survécu déjà une fois, elle ne pourra pas y survivre une deuxième, elle sait qu&rsquo;on ne peut pas. Et maintenant elle frappe son cheval, elle gueule contre son cheval, elle crie pour appeler Samuel, mais autour d&rsquo;elle la forêt semble avaler ses cris et elle avance en écrasant les branches, des brindilles sèches qui cassent comme des carapaces, des ossements.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Continuer&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Chronique d&#8217;un morceau de France délaissé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 07:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers. Une moisson moins dense que celle de l&#8217;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit : - 363 romans français dont 66 premiers romans &#8211; 197 romans étrangers. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="copy-paste-block">
<p><span style="color: #ff00ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3703 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" alt="TROPIQUE" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, <strong>compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers.</strong> Une moisson moins dense que celle de l&rsquo;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit :</p>
<p>-<strong> 363 romans français dont 66 premiers romans</strong></p>
<p>&#8211; <strong>197 romans étrangers.</strong></p>
<p>Parmi les romans français, celui de <strong>Nathacha Appanah</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, paru chez Gallimard.</p>
<p>L&rsquo;auteure, qui signe là son sixième roman, est Mauricienne d&rsquo;origine. Installée en France depuis la fin des années 90, cette quadrégénaire avait avec &laquo;&nbsp;Le dernier frère&nbsp;&raquo; paru en 2007, raflé plusieurs prix littéraires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft wp-image-3705 size-medium colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte-300x200.jpg" alt="868236-carte-mayotte" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous parle, à travers la voix  et l&rsquo;histoire de cinq personnages, de ce qui fait le quotidien de Mayotte, 101e département français et véritable brasier social comme l&rsquo;ont encore montré, au printemps dernier, la grève générale, et les violences urbaines qui ont agité l&rsquo;île.</p>
<p>Rappelons que l&rsquo;île, depuis le 101e département français en 2011, compte 220.000 habitants et qu&rsquo;elle est soumise à une immigration massive en provenance majoritairement de l&rsquo;archipel des Comores, indépendantes depuis 1976.</p>
<p>Sur place, les syndicats, les habitants réclament &laquo;&nbsp;l&rsquo;égalité réelle&nbsp;&raquo; avec la métropole. Dans la réalité, droit du travail, prestations sociales et infrastructures publiques ne sont pas dispensés de la même manière. Loin de là. Et les écarts s&rsquo;amplifient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3706 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" alt="GRAPHIQUES" width="534" height="501" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Nathacha Appanah</strong> a vécu à Mayotte de 2008 à 2010. Elle y est retournée l&rsquo;an dernier, une partie de son roman déjà achevée pour <em>&laquo;&nbsp;valider&nbsp;&raquo;</em> comme elle dit, les odeurs, les sensations déjà couchées sur le papier.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est portée par cinq personnages qui, tour à tour, prennent la parole et racontent leur quotidien et la violence qui l&rsquo;émaille.</p>
<p>On suit d&rsquo;abord <strong>Marie</strong>, infirmière venue travailler à Mayotte. Elle y fait sa vie. Se marie. L&rsquo;enfant ne vient pas. Elle divorce et prendra celui d&rsquo;une Comorienne venue dans un kwassa (embarcation qu&rsquo;utilisent notamment les migrants) avec son bébé dont elle ne veut pas, il a les yeux vairons, les yeux du Diable&#8230;</p>
<p>L&rsquo;enfant, elle le prénomme Moïse et l&rsquo;élève <em>&laquo;&nbsp;comme un Blanc&nbsp;&raquo;</em>. Ce que finira par lui reprocher l&rsquo;adolescent, tombé dans la violence.</p>
<p><strong>Bruce</strong> et <strong>La Teigne</strong> voudront l&rsquo;enlever, pensant qu&rsquo;il vit comme un privilégié. Entre temps pourtant, <strong>Marie</strong> meurt prématurément. <strong>Moïse</strong>, qui n&rsquo;a que 14 ans, perd pied. S&rsquo;enfuit avec son chien. Il a compris qu&rsquo;il a échappé au destin d&rsquo;un clandestin. Mais  l&rsquo;enfer commence. Il finira par tuer <strong>Bruce</strong>, le caïd du bidonville de Gaza.</p>
<p>S&rsquo;y ajoutent <strong>Stéphane</strong>, venu mettre en place une structure à destination des jeunes désoeuvrés, qui viendra en aide à <strong>Moïse</strong> avant que <strong>Bruce</strong> ne fasse courir des fausses rumeurs sur eux deux. Puis <strong>Olivier</strong>, le policier, décontenancé par le profil de <strong>Moïse</strong> et ce qu&rsquo;il a fait de sa vie.</p>
<p><strong>Marie</strong> et <strong>Bruce</strong>, décédés, nous parlent de l&rsquo;au-delà. Histoire de rappeler qu&rsquo;à Mayotte, les vivants partagent l&rsquo;espace et le temps avec leurs fantômes.</p>
<p>Sur fond de misère sociale, de drogue, de populisme dégoulinant et de pratiques ancestrales, le roman fait un focus assez terrifiant sur un bout de France laissé à l&rsquo;abandon.</p>
<p>Edifiant. Terriblement bien écrit. Et passionnant à lire.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Dans un article paru dernièrement dans Le Monde, l&rsquo;auteure explique  :<br />
</strong></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mayotte est un concentré de toutes nos problématiques actuelles. C’est un cas d’école du déplacement des populations, des problèmes écologiques, de l’identité. Tout ce qui est au cœur même de notre monde actuel est aujourd’hui concentré sur cette petite terre. &laquo;&nbsp;</em></p>
<div class="copy-paste-block"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ce n’est pas une terre oubliée, mais, à l’heure de la crise financière, c’est une île où l’on colmate et où la coopération régionale est inexistante. L’attachement à la France y est immense.&nbsp;&raquo;</em></div>
</div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois, je pense à la maison désormais vide de mon enfance et me vient cette idée saugrenue que j&rsquo;y serais bien, la-bas, maintenant. J&rsquo;échapperais à cette chaleur qui me vrille la tête, j&rsquo;échapperais à ce pays que je sens parfois bouillir de rage, j&rsquo;emmènerais Moïse loin d&rsquo;ici. Finalement j&rsquo;ai trouvé le courage de lui parler. De lui raconter son histoire. J&rsquo;ai commencé comme ça </em>C&rsquo;était le 3 mai, il pleuvait, ta mère est arrivée dans un kwassa sur la plage de Bandrakouni.<em> Je pensais que ça lui suffirait mais non, chaque jour il veut que je parle à nouveau, que je raconte encore et encore, plus lentement, que je me rappelle des couleurs, des formes, des mots exacts mais, moi, j&rsquo;ai tellement mal à la tête et je ne veux plus ressasser la même chose et Moïse se met en colère, me traite de menteuse, il veut aller sur la plage de Bandrakouni, mais comment lui dire que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une plage, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien qui l&rsquo;attend là-bas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Cette ile, Bruce, nous a transformés en chiens. Toi qui avais choisi le prénom d&rsquo;un superhéros, Bruce Wayne, m&rsquo;avais-tu expliqué, en sautillant sur place comme si tu avais des ressorts aux pieds. Bruce Wayne, l&rsquo;homme chauve-souris, parce que tu aimais les chauves-souris, enfin c&rsquo;est ce que tu disais car moi je ne t&rsquo;ai jamais vu aimer autre chose que fumer et dominer les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cette île a fait de moi un assassin. Tu te souviens, tu me disais Pas de pitié Mo, et regarde, Bruce, je n&rsquo;en ai pas eu pour toi, ce matin&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 164 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ecoute le bruit de mon pays qui gronde, écoute la colère de Gaza, écoute comment elle rampe et qui rappe jusqu&rsquo;à nous, tu entends cette musique nigga, tu sens la braise contre ton visage balafré. Regarde, Mo, regarde de ton oeil de djinn de malheur. Ils viennent me venger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils viennent pour toi. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;, Nathacha Appanah, Gallimard.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pas d&#8217;été à Louveplaine&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/09/pas-dete-a-louveplaine/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/09/pas-dete-a-louveplaine/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2013 08:33:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&#8217;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de Cloé Korman a provoqué chez moi. Avec &#171;&#160;Les Saisons de Louveplaine&#160;&#187;, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite. Cloé Korman est née [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2237 colorbox-2234" style="margin: 10px" alt="cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Les-saisons-de-louveplaine_7437.jpeg" width="174" height="256" /></a></p>
<p>Un roman qui vous balance un direct du droit dans l&rsquo;estomac. Et vous laisse K.O. Voilà ce que le nouveau roman de <strong>Cloé Korman</strong> a provoqué chez moi. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme signe un roman, fort, hors-normes par son sujet et la manière dont elle le traite.</p>
<p><strong>Cloé Korman</strong> est née en 1983 à Paris. Elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l&rsquo;histoire des arts et du cinéma. Son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Les Hommes-couleurs</strong>&nbsp;&raquo; (Seuil, 2010) avait été récompensé par le prix du <strong>livre Inter</strong> et le <strong>prix Valéry Larbaud</strong>.Le thème lui avait été inspiré par ses voyages dans l&rsquo;Ouest des Etats-Unis quand elle vivait à New-York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" rel="lightbox[2234]"><img class="alignleft size-full wp-image-2241 colorbox-2234" alt="Les-hommes-couleurs-150x150" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Les-hommes-couleurs-150x150.jpg" width="150" height="150" /></a>Dans ce premier roman déjà, le thème de l&rsquo;immigration était creusé par la jeune femme. Un couple, employé d&rsquo;une multinationale, dirige les travaux d&rsquo;un tunnel destiné à livrer du pétrole mexicain vers les USA, au mépris des lois du pays.</p>
<p>Le tunnel devient la voie de passage des émigrants mexicains. Le couple se retrouve, au fil des années, complice de ces passages clandestins, car le tunnel est long à percer. Ce qui permet à l&rsquo;opération de durer c&rsquo;est que le responsable du chantier au sein de la multinationale à New-York est un amateur et un trafiquant d&rsquo;objets archéologiques que les ouvriers découvrent (et se mettent même à fabriquer).</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo; </strong> est disponible en format poche.</p>
<p><span id="more-2234"></span></p>
<p>Quid des <strong>&laquo;&nbsp;Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;</strong> ? Voilà une histoire unique. Celle de<strong> Nour</strong>. La jeune femme, Algérienne, n&rsquo;a plus de nouvelle de son mari et père de sa fille.<strong> Hassan</strong> vit en France, à <strong>Louveplaine</strong>, ville imaginaire que l&rsquo;auteure a installée en <strong>Seine-Saint-Denis, entre une forêt et une autoroute. Louveplaine</strong>, c&rsquo;est la banlieue sans relief ni mémoire.</p>
<p>Là,<strong> Nour </strong>débarque un jour de septembre dans un appartement vide. Elle se met en quête de son mari qui, elle l&rsquo;apprend vite, vivait grâce à l&rsquo;économie parallèle. Le menuisier parti faire fortune en France vend de la drogue et se lance dans les combats de chiens clandestins. De quoi attiser la jalousie. Il en mourra&#8230;</p>
<p><strong>Nour,</strong> dont l&rsquo;histoire est d&rsquo;abord racontée au lecteur par l&rsquo;une de ses amies d&rsquo;enfance puis par le policier<strong> Biniam</strong>, met tout en branle pour comprendre, savoir. Quitte à devenir délinquante elle-même.</p>
<p>Avec <strong>Sonny</strong>, un jeune garçon d&rsquo;origine malienne, elle arpente la cité, le béton froid. Ensemble, au fil des saisons et des mois qui ponctuent les chapitres, ils oublient leurs solitudes, leurs peurs et leurs rêves trop grands pour eux. <strong>Sonny, le si ténébreux et si humain pourtant, </strong>s&rsquo;impose à elle. Tantôt aidant, tantôt menaçant. Il sait mais distille les informations au compte-gouttes.</p>
<p>Dans un décor qui déconstruit – la tour Aragon va être rasée – entre le lycée, l&rsquo;hôpital,  l&rsquo;esplanade et les tours, c&rsquo;est toute une communauté qui essayé de vivre. Ensemble. Malgré la violence, celle des hommes, des enfants&#8230; et celle des animaux qu&rsquo;on fait se battre dans les caves&#8230;</p>
<p><strong>Quand Sonny (grièvement touché) et Nour (indemne) sont renversés par une voiture de police, les jeunes font s&rsquo;embraser la ville. L&rsquo;auteure a situé son roman en 2005. Comme un écho aux émeutes qui, à l&rsquo;époque, enflammaient Clichy-sous-Bois.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand elle me passe ses coups de fil étranges, que je comprends de moins en moins, j&rsquo;imagine Nour penchée dans cet appartement à deux mille kilomètres de nous, dans cette ville où elle est seule. Peut-être a-t-elle choisi de dormir et de rêver avec d&rsquo;autant d&rsquo;obstination pour réussira conserver l&rsquo;image de son mari, comprendre qui il était avant qu&rsquo;il parte tenter le coup en France. Depuis trois ans, il n&rsquo;était jamais là qu&rsquo;en été, un mois à aider Amine à la station-service et avec elle pendant les jours de congé, à faire quelques balades dans les alentours. Le reste de l&rsquo;année il envoyait un peu d&rsquo;argent. Qui était Hassan avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;efface en perdant l&rsquo;appétit, le sommeil ? Qui, avant qu&rsquo;il ne se perde dans Louveplaine ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Quand ils gagnèrent la porte, Néfi se rua sur le tas de vêtements qu&rsquo;ils apercevaient tout à l&rsquo;heure depuis le palier. Sonny eut le plus grand mal à la faire reculer et Nour dut s&rsquo;appuyer contre le mur pour retenir un haut-le-coeur. Ce n&rsquo;étaient pas les ordures qui s&rsquo;exhalaient depuis tout à l&rsquo;heure à travers le couloir, mais ce tas de lambeaux : les chiens. Ils étaient trois, liquidés par les combats, qu&rsquo;on avait jetés là. On n&rsquo;avait pas prévu d&rsquo;autre endroit où mettre les vaincus. La pile de chair, de fourrure collée, de dents et d&rsquo;os à vif se confondait entièrement dans cette puanteur, pourtant quand elle eut dépassé cet obstacle, une image s&rsquo;imprima en elle aussi nettement qu&rsquo;une morsure – le tosa qui était au sommet de la pile, qui devait être le dernier perdant. Il avait eu la patte arrachée lors de son duel.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 296-297 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Rendre visite à ce garçon qui l&rsquo;avait presque tuée, dans un lieu qui lui soulevait le coeur, ne semblait pas propice à sa guérison. Après l&rsquo;accident, elle n&rsquo;était restée que vingt-quatre heures et au lieu de mettre ce séjour derrière elle, elle revenait. C&rsquo;était étrange : chaque jour elle se disait que sa balade matinale aurait pour but la boulangerie, le square des Cosmonautes, le centre de l&rsquo;église Saint-Marthe, mais il n&rsquo;en était rien, elle aboutissait à chaque fois dans cette chambre, où elle ne pouvait rien faire d&rsquo;autre qu&rsquo;entrer, s&rsquo;asseoir et constater son impuissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un portrait de femme, celui d&rsquo;une cité, d&rsquo;une communauté. Cloé Korman signe un roman puissant sur les arrivants, à la différence du précédent qui évoquait le destin de ceux qui veulent partir. Là, à Louveplaine, une cité qui ressemble à La Courneuve où l&rsquo;auteure a animé un atelier d&rsquo;écriture dans un établissement scolaire, la violence est partout. La poésie aussi. Dans certaines scènes, dans les descriptions de la ville. Mais aussi, et surtout, dans la langue, les dialogues, le style de la romancière. Loin des poncifs sur la banlieue morose, Cloé Korman réussit le tour de force de nous plonger dans un roman aux accents chevaleresques. Là, dans le décor gris, des vies se tiennent chaud. Nour en sort grandie et libre.</span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais beaucoup aimé <strong>&laquo;&nbsp;Les hommes-couleurs&nbsp;&raquo;</strong>, cette fois encore Cloé Korman signe un roman atypique, poétique. Bien mené. Et terriblement bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les Saisons de Louveplaine&nbsp;&raquo;, Cloé Korman, Seuil, 21€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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		<title>Nouvelles de la campagne russe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 16:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Andreï Guelassimov]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[désoeuvrement]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse russe]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
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		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Zakhar Prilepine]]></category>

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		<description><![CDATA[La Russie d&#8217;aujourd&#8217;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&#8217;Ouest et de l&#8217;argent. Voilà ce que propose le jeune Zakhar Prilepine, auteur de 36 ans qui après avoir été [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" rel="lightbox[434]" title="9782742796205"><img class="alignleft size-full wp-image-436 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="9782742796205" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" alt="" width="71" height="135" /></a>La Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&rsquo;Ouest et de l&rsquo;argent. Voilà ce que propose le jeune <a title="Découvrez son précédent roman, paru aussi chez Actes Sud" href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/sankia">Zakhar Prilepine</a>, auteur de 36 ans qui après avoir été vigile, manutentionnaire et barman, est parti faire la guerre en Tchétchénie lors des conflits de 1996 et de 1999. Là, ce<a title="Une interview de l'auteur" href="http://www.lecourrierderussie.com/2011/09/05/zakhar-prilepine-ai-decouvert/"> militant politique à la fois poète et romancier</a> propose onze nouvelles intitulées &laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;. Un titre pour le moins étrange&#8230; <span id="more-434"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1.jpg" rel="lightbox[434]" title="Zakhar_Prilepine1"><img class="alignleft size-medium wp-image-452 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="Zakhar_Prilepine1" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1-255x300.jpg" alt="" width="153" height="180" /></a>Un avant-goût de ces petites histoires dans le décor se situent dans la campagne russe. Loin des villes, du divertissement et de l&rsquo;argent facile. Alors les jeunes se débrouillent ( voir la nouvelle  &laquo;&nbsp;Viande de chien&nbsp;&raquo;), improvisent, font avec les moyens du bord, limités. Et c&rsquo;est tout un pan de la société qui se laisse ainsi découvrir. Entre les filles délurées qui attendent sur le bord des routes, les plans foireux et les règlements de compte, les paris stupides, l&rsquo;alcool bu plus de que raison dès le petit matin ( voir  la nouvelle intitulée  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;), les arrestations intempestives et cette putain de guerre qui a laissé des traces indélébiles&#8230;</p>
<p>Page 17, dans la &laquo;&nbsp;Gilka&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;<em>Je les imaginais, allant et venant en ce moment dans mon appartement, interrogeant ma femme pour savoir quand j&rsquo;étais parti, où j&rsquo;étais allé, quand j&rsquo;arriverais et où. Et elle restait sans bouger, les regardant avec haine et mépris ; elle n&rsquo;avait même pas eu à effacer ces expressions de son visage : c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle m&rsquo;avait regardé quelques minutes avant leur arrivée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Page 43, dans &laquo;&nbsp;Slavtchouk&nbsp;&raquo; : <em> &laquo;&nbsp;Les voyous russes ne chantent pas de rap. Sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le sens du rythme. Slavtchouk était néanmoins d&rsquo;une race proche de celle de ces chanteurs tristes à la peau noire : muscles saillants, pommettes fortes, narines bien dessinées, sourire presque caressant, lèvres légèrement retroussées, avec une dent recouverte d&rsquo;un métal étrange, des filles autour qui, enfin, ne chantent pas mais ne peuvent s&rsquo;empêcher d&rsquo;effleurer, tantôt d&rsquo;un côté, tantôt de l&rsquo;autre, son corps d&rsquo;homme, exécutant ce pour quoi elles sont faites&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Page 63, dans la nouvelle intitulée &laquo;&nbsp;Histoire de putes&nbsp;&raquo; :<em>  &laquo;&nbsp;En règle générale, le sexe n&rsquo;intéresse pas les femmes. Partir à la recherche d&rsquo;une jolie paire de gants, aller dans un café douillet et paisible où l&rsquo;on peut rêver à loisir, voilà ce qui leur fait vraiment plaisir. Les hommes pensent que les femmes sont intéressées par le sexe. Mais les femmes, ce sont les hommes qui les intéressent. Tout le reste, elles le font par jeu ou par pitié. Les femmes croient que ce sont les femmes qui intéressent les hommes. Or c&rsquo;est le sexe qui les intéresse. Le reste est le fruit du hasard ou le résultat d&rsquo;un accès de légère excitation qui, d&rsquo;ailleurs, peut se prolonger tout une vie. C&rsquo;est là que s&rsquo;achèvent les différences entre les sexes &laquo;&nbsp;.</em></p>
<p>Au fil des pages, le narrateur guide le lecteur dans son pays, ses excès et ses manques à travers les histoires que vivent Valia, Roubtchik et les autres. Le style est direct, sans ambage. La langue claque. Mais la poésie n&rsquo;est jamais loin ( dans  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;, par exemple ainsi que dans &laquo;&nbsp;La grand-mère, les guêpes et la pastèque&nbsp;&raquo;).  Les histoires de Prilepine sont tour à tour drôles, tendres, tristes ou tragiques.</p>
<p>Une façon de voyager à moindre coût dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de Poutine et de Medvedev certes mais surtout celle d&rsquo;une jeunesse paumée, fatiguée. Sacrifiée ? <em><br />
</em></p>
<p>Pour ceux qui veulent découvrir les romanciers russes contemporains, vous pouvez aussi vous plonger dans l&rsquo;oeuvre <a title="Découvrez cet auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Guelassimov">d&rsquo;Andreï Guelassimov</a>.  J&rsquo;ai lu deux de ses romans : &nbsp;&raquo; <em>Fox Mulder a une tête de cochon&nbsp;&raquo;</em> ainsi que <em>&nbsp;&raquo; L&rsquo;année du mensonge&nbsp;&raquo;</em> ( édités tous les deux chez Actes Sud).</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;D</em></strong><em><strong>es chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes Sud, 192 pages, 19,80€.</strong></em></p>
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