<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; débrouillardise</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/debrouillardise/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Quand le diable sortit de la salle de bain"]]></category>
		<category><![CDATA[aide]]></category>
		<category><![CDATA[baptême]]></category>
		<category><![CDATA[boulot]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[combines]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[dispositif littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[factures]]></category>
		<category><![CDATA[faim]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[frères]]></category>
		<category><![CDATA[galère]]></category>
		<category><![CDATA[Hector]]></category>
		<category><![CDATA[honte]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[incompréhension]]></category>
		<category><![CDATA[Lorchus]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[péripéties]]></category>
		<category><![CDATA[petits boulots]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[restauration]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Divry]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3392</guid>
		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/" data-text="Jours de dèche&#8230; et d&rsquo;espoir - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Russie façon Prilepine</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2015 08:28:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Une fille nommée Aglaé"]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[histoire contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[père]]></category>
		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[rapports hommes-femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>
		<category><![CDATA[Zakhar Prilepine]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3100</guid>
		<description><![CDATA[Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&#8217;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="alignleft size-full wp-image-3103 colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PRILEPINE.jpg" alt="PRILEPINE" width="120" height="227" /></a></em>Les valises sont prêtes ? A moins que vous ne soyez déjà en train de barboter&#8230; Pour certains, les vacances viennent de commencer. Pour d&rsquo;autres, elles se préparent. Entre la crème scolaire, le maillot de bain et le tire-bouchon ( pour le rosé !) , il doit bien vous rester une petite place pour un livre, non ?</p>
<p>Poursuivons dans nos conseils de l&rsquo;été. Après l&rsquo;espagnole <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/"><strong>Milena Busquets</strong></a>, pourquoi ne pas filer bien plus à l&rsquo;Est ? En suivant, par exemple, le russe <strong>Zakhar Prilepine</strong>.</p>
<p>Les lecteurs curieux habitués à parcourir mon blog savent que j&rsquo;apprécie particulièrement cet auteur au parcours assez peu orthodoxe. Retrouvez ici mon post sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/"><strong>&laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;</strong> </a></p>
<p>et ici celui consacré à <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/07/14/implacables-chroniques-russes/">&laquo;&nbsp;Je viens de Russie&nbsp;&raquo;. </a></strong></p>
<p>Bref, avec <strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur et journaliste fait ce qu&rsquo;il écrit de mieux, des nouvelles sur son pays à travers des thèmes qui lui sont chers : la figure du père, les rapports compliqués voire impossibles entre hommes et femmes, la confrontation des classes sociales, le temps qui passe&#8230;</p>
<p><span id="more-3100"></span></p>
<p>Ici, ce sont sept histoires à travers la Russie profonde qui se laissent raconter. La langue est parfois crue, cinglante. Les mots fusent. Pas de demi-mesure ni de faux-semblant.</p>
<p>Ses sept nouvelles se présentent toutes comme des tableaux. Avec un fond très noir, l&rsquo;alcool et la déveine en prime. Le fatalisme est la dérision sont de mise dans ces histoires qui se déroulent au coeur d&rsquo;une campagne abandonnée et triste.</p>
<div id="attachment_3105" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359.jpg" rel="lightbox[3100]"><img class="wp-image-3105 size-medium colorbox-3100" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ZakharPrilepine_2-672x359-300x160.jpg" alt="(Photo AFP)" width="300" height="160" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo AFP)</p></div>
<p>Fils d’un professeur et d’une infirmière russes, <strong>Zakhar Prilepine</strong> termine la faculté philologique (linguistique) de l’Université d’État de Nijni Novgorod. Il a été commandant dans le service des OMON (forces spéciales de police) et a pris part à des combats en Tchétchénie entre 1996 et 1999. Membre du parti national-bolchevique de <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Limonov">Limonov</a></strong>  depuis 1996, il est l’un des intellectuels protestataires les plus célèbres de Russie. Il s’est fait connaître du grand public en 2004 avec son roman <strong>« Patologii »</strong>, relatant sa guerre de Tchétchénie.Puis<strong> « San’kia »</strong>, fiction sur le terrorisme, paru en 2006, lui a valu la célébrité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 : &laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dehors, il faisait froid, on était un 7 mars, le temps était dégueulasse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand on cherche à arrêter un véhicule, il ne faut surtout pas gesticuler, sinon on pense que vous êtes saoul, et personne ne s&rsquo;arrête. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai trouvé un endroit entre les flaques d&rsquo;eau, et j&rsquo;ai levé la main. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il n&rsquo;y a pas du tout de travail dans cette ville, tout le monde a besoin de se faire un peu de fric, et c&rsquo;est pour ça que le premier qui est passé a freiné tout de suite. Le deuxième a freiné aussi, mais trop tard. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Quartier Nord, ai-je dit au chauffeur en me glissant sur le siège arrière. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;a pas dit son prix, mais de toute façon, chez nous, c&rsquo;est toujours cinquante roubles d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre de la ville, on n&rsquo;a donc pas à marchander. C&rsquo;est là que je me suis rappelé que je n&rsquo;avais pas d&rsquo;argent sur moi ; et pire encore, que je n&rsquo;en avais pas non plus chez moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 : &nbsp;&raquo; L&rsquo;interrogatoire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La dernière fois qu&rsquo;ils avaient contrevenu à la loi, c&rsquo;était sans doute un an auparavant, lorsque dans une compagnie de hasard quelqu&rsquo;un avait proposé de faire tourner un joint – ils l&rsquo;avaient fait tourner. Alekseï aimait fumer de l&rsquo;herbe, mais n&rsquo;en achetait, semble-t-il, jamais lui-même. Novikov, en revanche, y était indifférent – il avait cessé de boire de la vodka depuis un certain temps. Il se contentait d&rsquo;un peu de bière, de vin, d&rsquo;un petit verre de cognac&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Supposer qu&rsquo;Alekseï pouvait avoir commis quelque chose dans ce genre était difficile à admettre : ils se téléphonaient presque chaque jour, Novikov connaissait tous ses revenus et ses dépenses, son cercle de connaissances ainsi que ses habitudes. Novikov avait beau chercher, il ne voyait dans la vie de son ami aucun recoin qui pût abriter un vice caché. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;était un homme souriant, tendre, un peu désordonné, dénué de toute méchanceté. Il avait été pendant toute sa jeunesse passionné de photographie, et il lisait les livres que lui passait Novikov. Si on ne les lui avait pas donnés, il n&rsquo;en aurait jamais eu connaissance. Mais il lisait toujours ce qu&rsquo;on lui proposait, comprenait tout et s&rsquo;en souvenait. Dans sa vie apparaissaient de temps en temps des filles, cependant, il s&rsquo;en séparait toujours conformément  à son caractère  – d&rsquo;une façon brouillonne, avec douceur, en souriant, sans faire de vagues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 301 : &laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre d&rsquo;un nuage sur l&rsquo;autre rive&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;– C&rsquo;est quoi, la jalousie ? me demande-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je regarde, sans pouvoir détacher mes yeux, le curseur brillant de sa fermeture éclair, et parfois seulement, d&rsquo;un coup d&rsquo;oeil rapide, son ongle cassé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;autre, dis-je avec difficulté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Dans ce cas, n&rsquo;importe quelle qualité humaine chez un homme, et la même chez la femme, doit avoir des noms différents. Il n&rsquo;y a aucune raison de désigner la jalousie masculine et la jalousie féminine par le même mot. La bêtise, la bassesse, la lâcheté et, je ne sais pas, moi, la trahison, doivent être considérées  comme des concepts différents selon que l&rsquo;on est un homme ou une femme. Tu comprends ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– C&rsquo;est simple. Ce qui est normal pour une femme vaudrait à un homme qu&rsquo;on le tue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Et le contraire ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle réfléchit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Non, répondit-elle fermement. Il faut tuer un homme pour tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Encore une virée réussie dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ce que j&rsquo;aime dans l&rsquo;univers de Prilepine, c&rsquo;est le mordant des situations, le contexte social toujours décortiqué et l&rsquo;espoir toujours trop mince que cela change un peu. Pas super encourageant, me direz-vous ? Peut-être. La Russie contemporaine, quoi&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une fille nommée Aglaé&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes sud, 23€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/" data-text="La Russie façon Prilepine - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
