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	<title>Quatrième de couv &#187; cure</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Jeanne et Nathan, héros sous cocaïne&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Clément Camar-Mercier est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale. Installé en Loir-et-Cher depuis une douzaine d&#8217;années, près de Vendôme, Clément Camar-Mercier a fait de l&#8217;écriture de ce premier roman une absolue nécessité. Il signe avec Le roman de Jeanne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span class="s1"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JEANNE-ET-NATHAN.jpg" rel="lightbox[6438]"><img class="alignleft wp-image-6439 size-medium colorbox-6438" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JEANNE-ET-NATHAN-181x300.jpg" alt="JEANNE ET NATHAN" width="181" height="300" /></a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="s1"><strong>Clément Camar-Mercier</strong> est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale.</span></p>
<p><span class="s1">Installé en Loir-et-Cher depuis une douzaine d&rsquo;années, près de Vendôme, <strong>Clément Camar-Mercier</strong> a fait de l&rsquo;écriture de ce premier roman une absolue nécessité. Il signe avec <em>Le roman de Jeanne et Nathan</em>, une fable contemporaine autour de l&rsquo;addiction.  Quelle que soit sa forme.</span></p>
<p>Il me l&rsquo;a raconté l&rsquo;été dernier,<strong> <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/vendome/le-roman-de-jeanne-et-nathan-quand-clement-camar-mercier-signe-un-explo">alors que je l&rsquo;interviewais.</a></strong></p>
<p>C&rsquo;est donc <em>&nbsp;&raquo; l&rsquo;histoire d&rsquo;un professeur d&rsquo;université toxicomane qui tomba fol amoureux d&rsquo;une actrice pornographique elle aussi toxicomane. Et inversement&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<h4 style="text-align: center">Epique et utopique</h4>
<p>L&rsquo;histoire de Jeanne de Nathan qui se rencontrent en plein confinement dans une clinique de désintoxication, à quelques encablures de Paris, où ils vivent tous les deux. Qui tombent amoureux. Qui décident de créer une société différente, solidaire et qui s&rsquo;installent dans la campagne loir-et-chérienne pour le prouver. Jusqu&rsquo;à ce que tout dérape. Définitivement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman trash qui clashe fort, qui emmène le lecteur dans des univers interlopes ou très chics. Selon le moment. Les chapitres s&rsquo;enchainent comme un compte à rebours vers une fin tragique. Désespérée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le public était divisé en trois catégories : les vieux pervers, les jeunes ados et les aspirantes actrices. Celles-ci, Jeanne n&rsquo;avait pas du tout envie de leur dire de fuir ; la pornographie l&rsquo;avait libérée ; on ne l&rsquo;avait jamais contrainte ; elle ne pouvait pas mentir. Elle en rêvait, le réalisa, en était heureuse, comblée. On ne l&rsquo;emmerdait plus. Elle était fière, en tant que femme, dans ce milieu, où elle chérissait son indépendance et son statut de star. Jeanne garda pour elle ses petits doutes, ses regrets et cette légère impression d&rsquo;en avoir fait le tour. Ce genre d&rsquo;émancipation, vantée partout aujourd&rsquo;hui, et à laquelle elle avait cru, ne se révélait peut-être pas une émancipation très constructive. Voire pas une émancipation du tout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 62-63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Avant que sa mère ne décède, il ressentait de la jalousie pour les gens en deuil, nombre de ses amis étaient déjà orphelins, comme par hasard. Il voulait être un mec au parcours tortueux, difficile, un écorché, celui qui avait de vraies raisons de rester malheureux, celui que la vie n&rsquo;avait pas épargné. A la place, il n&rsquo;épargnait rien à la vie. Et puis sa mère y passa et rien ne changea. Cette pensée mortuaire, il l&rsquo;eut en traversant le pont Charles-de-Gaulle, cinq heures plus tôt que Jeanne.  Nathan dévia vers Bastille, juste à côté de la morgue. Plusieurs cadavres étaient en train d&rsquo;être déchargés à l&rsquo;Institut médico-légal. En les voyant, il envisagea pour la première fois la possibilité de se faire soigner. Il devait bien exister des lieux pour des gens comme lui ; si jamais, cela aurait quand même une drôle d&rsquo;allure. De toute façon, ça serait toujours mieux que l&rsquo;Université française.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 183-184 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Malgré la drogue, on peut dire qu&rsquo;il avait tout réussi au sens usuellement répandu du terme. On dit </em>défoncé<em> quand votre conscience est altérée par une substance prohibée. L&rsquo;alcool ou les médicaments n&rsquo;ont pas le droit à ce mot, car l&rsquo;hypocrisie n&rsquo;a pas de limites quand il est question de morale. Ce n&rsquo;est pas un joli mot, </em>défoncé,<em> pourtant c&rsquo;est celui qui sonne le plus juste. Il avait peut-être choisi la drogue par facilité. Elle l&rsquo;aidait à voir le monde de manière plus claire, plus pertinente et il préférait la pertinence au bonheur, ou à la santé d&rsquo;ailleurs. Il était jeune et beau, c&rsquo;était suffisant. Vous n&rsquo;avez jamais remarqué qu&rsquo;il se droguait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Le roman de Jeanne et Nathan, Clément Camar-Mercier, Actes Sud, 22,50 euros.</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Today&#160;&#187;, l&#8217;étrange voyage intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/17/today-letrange-voyage-interieur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/17/today-letrange-voyage-interieur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2015 11:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[On n&#8217;est pas bien là, tranquille dans le hamac ? Manque juste un livre, non ? Mais lequel ? Je vous ai proposé de partir en Espagne, puis en Russie et sur l&#8217;eau, dans la baie de Naples. Cette fois, le voyage se fera en intérieur. Et il n&#8217;est pas très rose. Avec &#171;&#160;Today&#160;&#187;, Rochelle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY-OK.jpg" rel="lightbox[3141]"><img class="alignleft wp-image-3146 size-medium colorbox-3141" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY-OK-192x300.jpg" alt="TODAY OK" width="192" height="300" /></a>On n&rsquo;est pas bien là, tranquille dans le hamac ? Manque juste un livre, non ? Mais lequel ? Je vous ai proposé de partir en <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/">Espagne,</a></strong> puis en <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/05/la-russie-facon-prilepine/">Russie</a></strong> et sur <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/"><strong>l&rsquo;eau</strong></a>, dans la baie de Naples. Cette fois, le voyage se fera en intérieur. Et il n&rsquo;est pas très rose.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Today&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Rochelle Fack</strong> signe un troisième roman étonnant. Détonnant. Dès la première page, nous sommes prévenus : le voyage sera chaotique, cru, ténébreux, et terriblement douloureux.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Nausicaa</strong>. Une ancienne mannequin, toxicomane, en situation de manque. Et le combat pour atteindre un fragile équilibre va être long, semé d&rsquo;embûches. Heureusement, <strong>Today, </strong>artiste peintre, n&rsquo;est jamais loin de la jeune femme. C&rsquo;est lui qui l&rsquo;accompagne. Qui l&rsquo;empêche de s&rsquo;enfoncer.</p>
<p>Un roman surprenant par sa forme, son écriture. L&rsquo;auteure, jeune quadragénaire, explique qu&rsquo;elle a voulu utiliser des lettres issues de sa propre correspondance et des cahiers qu&rsquo;elle a écrits pendant quelque dix ans suite à la séparation de ses parents, alors qu&rsquo;elle était jeune adulte. Une &laquo;&nbsp;matière&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle a façonnée, qu&rsquo;elle a cousu pendant longtemps pour en faire un roman.</p>
<p><span id="more-3141"></span></p>
<p>Restait à trouver ses personnages. Celui d&rsquo;une toxicomane s&rsquo;est imposé pour faire vivre ses variations autour du manque affectif (celui de sa mère qu&rsquo;elle décrit comme morte, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas en réalité ) et de l&rsquo;errance. Pas de récit autobiographique cependant. Plutôt une projection. Radicale.  Dans une vidéo visible<strong> <a href="https://youtu.be/Thfz1Wh5y-M">ici </a></strong>, l&rsquo;auteure explique  :<strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais des ressources pour que Nausicaa soit écrite à la première personne&nbsp;&raquo;.</em></strong></p>
<p><strong>Nausicaa</strong> se parle sans s&rsquo;interrompre pour rester présente à elle-même. L&rsquo;amour de <strong>Today</strong> sera-il assez fort pour la sauver ? Entre moments de perte et de reprise, il faut continuer de vivre.</p>
<p><span class="_5yl5"><strong>Rochelle Fack,</strong> âgée de 40 ans, est chercheuse en cinéma et travaille pour les dispositifs nationaux d&rsquo;éducation à l&rsquo;image. Elle forme les enseignants des 1er   et 2nd degrés, ainsi que leurs élèves, à regarder des films dits &laquo;&nbsp;exigeants&nbsp;&raquo;.<br />
</span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 9-10 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je me parle lentement. Ca doit continuer. Ca continue à chaque instant. Les instants comme les mots forment une chaîne qui endure. Ils tissent, lissent ! Une séduction proche de la vie. Je m&rsquo;appelle Nausicaa, je réussis à ne pas me lâcher, je réussis à ne pas m&rsquo;arrêter de parler, de reste présente en me parlant, c&rsquo;est une façon de me tenir, de m&rsquo;empêcher de fuir, de m&rsquo;obliger à regarder&#8230; quoi ? Le réel. Il m&rsquo;écorche la bouche. Il m&rsquo;écorche la gueule. Le réel, ce n&rsquo;est rien. Rien que de la fatigue, de l&rsquo;habitude et du vide, ligués. J&rsquo;ai failli ne plus revenir. J&rsquo;étais partie pour ne plus revenir. Mais on m&rsquo;a trouvée et on m&rsquo;a secourue, sevrée. J&rsquo;ai donc réapparu, et avec moi, irrémédiablement, tout le reste. Tout ce qui enfle naturellement. Tout ce qui s&rsquo;étend. Les matières. Les lumières. Les mouvements. Le chant du drame au loin. Ce chant de plus en plus lointain, de plus en plus inatteignable. Constant. J&rsquo;ai appris à tenir, à endurer l&rsquo;ennui, cette banalité qui glisse sur les autres et qui me blesse, moi. Réentendre le chant des oiseaux, ça m&rsquo;a ravie pendant deux jours. Puis ça m&rsquo;a dérangée. Ca m&rsquo;a déconcentrée. J&rsquo;aurais préféré utiliser n&rsquo;importe quel recours pour ne plus réentendre, il y en a de nombreux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il y a quelque chose qui part. Une chose qui, si elle restait, se détériorerait, et qui, en partant, se détériore plus vite, plus brutalement. Devant l&rsquo;Opéra , je retire de l&rsquo;argent. Ce petit sac en cuir matelassé, avec ses anses en chaîne, je suis contente de le remettre en service. Il est pratique, parfait. C&rsquo;est parfait que ma vie se résume à ce qu&rsquo;il peut contenir, en grammes. Je sais bien où aller, des semaines que je le sais. Le mot que Davy m&rsquo;avait mis dans le bustier, je l&rsquo;ai soigneusement gardé. Je le déplie, le lis, et me transforme déjà.  Je vais shooter, ce sera tout de suite trop. On me l&rsquo;a dit. Il suffira d&rsquo;un rien. A cause de la mémoire, la mémoire des cellules.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Je lis pendant des heures. Je ne sors de la propriété que pour aller chercher de quoi faire le dîner, ou bien pour acheter des livres, à la librairie d&rsquo;à côté. Les mots restent fixes sur les pages. Ils n&rsquo;en demeurent pas moins inquiets. Ils sont fixes, mais ils guettent. Ils guettent la première faille, la première occasion de décliner. Quand j&rsquo;en ai marre de lire, je retourne cuisiner. Mon circuit est rodé. Les aliments distraient. Cuisiner m&rsquo;aide à me parler. Je remue. J&rsquo;épice. Je me parle du retour de Today. Je ne me perds pas. Je n&rsquo;ai pas envie de shoot, je ne bois pas. Je me tiens par le vide. J&rsquo;avale du vide. Ca me consume de l&rsquo;intérieur et ça ne se voit pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> J&rsquo;ai choisi de lire ce roman après en avoir découvert les premières pages, les premiers mots. Je les ai trouvés étonnants. Empreints d&rsquo;une telle sensibilité. Et, jusqu&rsquo;au bout de ce roman atypique, je m&rsquo;en suis nourrie. Avec régal. Voilà un écrit surprenant dans lequel on devine que Rochelle Fack a mis tellement d&rsquo;elle-même. Une très (très) jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Today&nbsp;&raquo;, Rochelle Fack, P.O.L., 13,50€</strong></em></p>
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