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	<title>Quatrième de couv &#187; Christian Oster</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Courage, fuyons&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 30 May 2017 05:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une cadence. Christian Oster la tient. Allure régulière pour l&#8217;ancien auteur des Editions de Minuit passé aux Editions de l&#8217;Olivier. Ce dernier nous revient avec &#171;&#160;La vie automatique&#160;&#187;. Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, là, &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;et encore &#171;&#160;Le coeur du problème&#160;&#187;. Bref, Christian Oster fait partie de la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE.jpg" rel="lightbox[3927]"><img class="alignleft wp-image-3929 size-medium colorbox-3927" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-AUTOMATIQUE-204x300.jpg" alt="VIE AUTOMATIQUE" width="204" height="300" /></a><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p>Une cadence.<strong> Christian Oster</strong> la tient. Allure régulière pour l&rsquo;ancien auteur des<strong> Editions de Minui</strong>t passé aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Ce dernier nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Roman après roman, Quatrième de couv le suit. Ici, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</a></strong>, là, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/">&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</a></strong>et encore <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/">&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Bref, <strong>Christian Oster</strong> fait partie de la maison ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;</strong>, nous entraîne dans la vie de <strong>Jean Euguerrand</strong>. Une vie qui va subitement échapper à ce dernier. Acteur de série B, Jean vit désormais seul. Un accident domestique provoque l&rsquo;incendie de sa maison.</p>
<p>Plutôt que d&rsquo;appeler les pompiers, <strong>Jean</strong> fait sa valise et s&rsquo;en va. Monte à Paris où il doit tourner quelques jours plus tard. Il s&rsquo;invente une nouvelle vie. S&rsquo;enferme dans la fiction, celle-là même qui le fait vivre depuis des décennies. Et se laisse porter par les rencontres qu&rsquo;il fait. Résigné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3927"></span></p>
<p>Il rencontre <strong>France Rivière</strong>, une actrice toujours célèbre qui l&rsquo;installe chez lui. Loin de sa vie, il prend le fils de cette dernière sous son aile.<strong> Charles</strong> sort d&rsquo;un séjour en hôpital psychiatrique. <strong>Jean</strong> s&rsquo;accroche à ses pas.</p>
<p>Une fois encore, <strong>Christian Oster</strong> a l&rsquo;art de la loufoquerie, manie l&rsquo;absurde avec brio pour nous rappeler que tout ne tient souvent qu&rsquo;à un fil. Une écriture fluide&#8230; comme une petite musique. Un rendez-vous.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ouvert la penderie. Comme j&rsquo;étais déjà habillé, je me suis contenté de regarder mes affaires. Une étagère, trois cintres, c&rsquo;était tout moi. J&rsquo;ai refermé. Je suis sorti m&rsquo;acheter un carnet à spirale, je me suis installé dans un café et j&rsquo;ai fait mes comptes. Je me suis octroyé une semaine à l&rsquo;hôtel. Au-delà, financièrement, je prenais des risques. Je ne dis pas que je n&rsquo;aurais pas pu vendre la maison. J&rsquo;aurais pu. Je ne dis pas que je n&rsquo;avais pas tout détruit, en me laissant très peu de chances. J&rsquo;avais tout détruit, en me laissant très peu de chances. Je ne dis pas non plus que je n&rsquo;avais pas voulu me faire du mal. Et me détruire moi. Mais je m&rsquo;étais fait aussi beaucoup de bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la chambre, tout était calciné. C&rsquo;était comme d&rsquo;entrer dans la vie et d&rsquo;en considérer l&rsquo;achèvement ou, au choix, la finition. Au plafond, par une trouée près d&rsquo;un mur contre quoi le feu avait laissé comme la trace d&rsquo;un ancien conduit de cheminée, on avait vue sur les combles. Evidemment, tout était à peu près noir ou gris et, quand je suis passé dans la bibliothèque, j&rsquo;ai vu qu&rsquo;elle avait formé une sorte d&rsquo;effondrement feuilleté, dont les aspérités rappelaient une sédimentation schisteuse. Au mieux, si je prenais du recul, les lieux évoquaient une façon de vaste et hâtif traitement au fusain, avec ça et là des îlots aquarellés dans des teintes douces. Le mobilier, où se distinguaient des parties saines, avec cessé de souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 119-120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;France invitait maintenant des gens, qu&rsquo;ils fussent ou non du métier. Ceux-là ne me connaissaient généralement pas comme acteur, ce qui ne m&rsquo;affectait guère mais me déstabilisait, car autant je me projetais mal dans le temps et dans l&rsquo;amorce de mon identité nouvelles, autant revenir à l&rsquo;image que je m&rsquo;étais forgée d&rsquo;acteur absolument obscur me renvoyait en arrière, fût-ce de quelques jours, et ça ne me convenait pas, je ne supportais plus de me retourner sur rien, je refusais que le passé même récent vînt s&rsquo;agglomérer à l&rsquo;ancien dans la même boule de hantise, chaque jour qui passait, donc, basculant aussitôt dans un oubli d&rsquo;où je faisais en sorte qu&rsquo;il ne ressortît pas en le maintenant sous l&rsquo;eau comme une tête. Il ne me restait donc, faute de voir vers l&rsquo;avant, que la consommation hébétée du présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;La vie automatique&nbsp;&raquo;, Christian Oster, les Editions de l&rsquo;Olivier, 16,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un cadavre bien embarrassant</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/08/un-cadavre-bien-embarassant/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2015 13:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[Christian Oster]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est de retour ! Avec la précision d&#8217;une horlogerie suisse, l&#8217;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&#8217;est installé depuis &#171;&#160;Rouler&#160;&#187;, paru en 2011, aux Editions de l&#8217;Olivier. L&#8217;auteur, aujourd&#8217;hui sexagénaire, devient écrivain par [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK.jpg" rel="lightbox[3363]"><img class="alignleft wp-image-3365 size-medium colorbox-3363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-OK-204x300.jpg" alt="OSTER OK" width="204" height="300" /></a><strong>Christian Oster</strong> est de retour ! Avec la précision d&rsquo;une horlogerie suisse, l&rsquo;auteur revient, tous les deux ans environ, avec un nouveau roman. Après des années passées entre les couvertures blanches et bleues des Editions de Minuit, il s&rsquo;est installé depuis <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong>, paru en 2011, aux Editions de l&rsquo;Olivier.</p>
<p>L&rsquo;auteur, aujourd&rsquo;hui sexagénaire, devient écrivain par le biais des polars. Il écrira aussi beaucoup pour la littérature jeunesse.</p>
<p>Son premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, paraît en 1989. En 2001, il signe<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, qui sera d&rsquo;ailleurs adapté à l&rsquo;écran par <strong>Claude Berri</strong>, avec <strong>Jean-Pierre Bacri</strong> et <strong>Emilie Dequenne. </strong></p>
<p>Suivront <strong>« Dans le train »</strong>,<strong> « Les Rendez-vous »</strong>, <strong>« L’Imprévu »</strong>,<strong>« Sur la dune »</strong>, <strong>« Trois hommes seuls »</strong>, <strong>« Dans la cathédrale »&#8230; </strong>Puis<strong> &laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo; </strong>et<strong> &laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo; </strong>dont vous pouvez trouver les posts que je leur ai consacrés<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/">là</a>. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il nous revient cette fois avec<strong> &laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire ? Elle n&rsquo;est pas banale. Loin de nos petites lâchetés, de nos petits manquements qui, habituellement ponctuent, l&rsquo;air de rien, les romans de <strong>Christian Oster. Je vous raconte ? </strong></p>
<p><span id="more-3363"></span></p>
<p>Tout commence quand <strong>Simon</strong>, conférencier spécialisé dans le Moyen-âge, découvre dans la maison qu&rsquo;il partage avec <strong>Diane</strong>, sa compagne, médecin de son état, le corps d&rsquo;un homme tombé par la balustrade de la mezzanine. Qui est-il ? Que faisait-il là ? Et pourquoi <strong>Diane</strong>, sans son bain, ne répond pas à ses questions ?</p>
<p><strong>Diane</strong> s&rsquo;en ira finalement, laissant <strong>Simon</strong> face à ses questions et ses interrogations. Que faire ? Et comment ? On le suit alors pendant plusieurs jours. Il enterre le corps dans son jardin, va déclarer la disparition de sa compagne à la gendarmerie. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontre<strong> Henri</strong>, un gendarme qui sera à la retraite très prochainement. Un gendarme, amateur de tennis et marié à une Nicole assez fantasque, qui va s&rsquo;intéresser de près à <strong>Simon</strong>. De très près&#8230;</p>
<p>Au fil, un faux polar qui, je dois bien l&rsquo;avouer, ne m&rsquo;a pas vraiment plu. Dommage. Je n&rsquo;ai pas retrouvé la petite musique propre à <strong>Christian Oster. L&rsquo;histoire est assez improbable. Et devient bancale. Un conseil ? Plongez dans ses précédents romans.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;ai pas eu de mal à m&rsquo;endormir,  cette fois. J&rsquo;avais bien travaillé. J&rsquo;étais à bout. Plus la force de rien. C&rsquo;est le lendemain, quand je me suis éveillé, vers dix heures, et que j&rsquo;ai eu pris un premier café, que j&rsquo;ai eu clairement conscience de deux choses : un, j&rsquo;avais fait disparaître un cadavre ; deux, Diane ne m&rsquo;avait pas appelé, qui avait forcément vu que je l&rsquo;avais appelée. A la lumière de ces deux constats, dire que j&rsquo;ai éprouvé une sensation de solitude accrue serait insatisfaisant pour traduire ce qui se passait en moi. Isolement eût sans douté été un mot plus juste. Ou marginalité. Ou encore damnation. Heureusement, on était un dimanche.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 101 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mon mort à moi n&rsquo;avait pas de parcours. Ou je ne le connaissais pas, ce qui revenait au même. Un chirurgien qui n&rsquo;avait pas laissé de traces, en tout cas. Et qui, même en passant par Diane, ne m&rsquo;avait rien appris. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ni sur moi ni sur rien. Mais qui pesait, de tout son poids de cadavre. Encore. Toujours, probablement. C&rsquo;était à ça que je m&rsquo;habituais. A un type que j&rsquo;avais rencontré mort. Et avec qui je restais. Aucune antériorité dans notre relation. L&rsquo;évolution de nos rapports, c&rsquo;était ce chemin qui allait de la fin vers son effacement. Lent, l&rsquo;effacement. Long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je me suis dit qu&rsquo;en vendant la maison, je passerais le relais. Comme Diane me l&rsquo;avait passé. Elle ressurgissait à ce propos. Je n&rsquo;avais plus pensé à elle. Maintenant, si. La vie revenait, celle d&rsquo;avant. Je l&rsquo;ai congédiée et je suis allé à mon rendez-vous avec le médecin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est lui qui a dit sans me regarder mais en se redressant remarquez, c&rsquo;est peut-être la terre qui est meilleure ici que dans votre potager, et il a vivement frotté ses mains l&rsquo;une contre l&rsquo;autre pour en ôter la terre qu&rsquo;il venait de malaxer. Nicole n&rsquo;est pas redescendue ? ai-je dit. Ne pensez plus à Nicole, a-t-il dit, elle est solide. Ou c&rsquo;est peut-être depuis le départ de votre amie, a-t-il ajouté, je veux dire vous n&rsquo;avez peut-être plus beaucoup touché à votre jardin. Plus beaucoup, non, c&rsquo;est vrai, ai-je dit. Je m&rsquo;étais évidemment figé avant de lui répondre, et c&rsquo;était maintenant que j&rsquo;entendais mon coeur battre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur du problème&nbsp;&raquo;, Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Le désordre façon Christian Oster&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 15:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est un auteur pas banal. Qui, l&#8217;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans. &#160; La preuve cette fois encore avec &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Christian Oster</strong> est un auteur pas banal. Qui, l&rsquo;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-livre/" rel="attachment wp-att-1439"><img class="alignleft  wp-image-1439 colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="OSTER LIVRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-LIVRE.jpg" width="111" height="163" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La preuve cette fois encore avec <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> dont nous avions parlé<a title="Découvrez la critique sur Quatrième de couv" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Né en 1949, <strong>Christian Oster, </strong>qui fut étudiant en Lettres, a fait de multiples petits boulots avant de devenir correcteur pour différentes maisons d&rsquo;édition. Il devient écrivain d&rsquo;abord par le biais de polars. Son premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo; </strong>est publié en 1989, aux éditions de Minuit.</p>
<p>Dix ans plus tard, <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong> obtient le prix Médicis. En 2001, Oster signe <strong>&laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, adapté à l&rsquo;écran par Claude Berri. Il est également auteur de nombreux livres pour enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1440" style="width: 134px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-portrait-2/" rel="attachment wp-att-1440"><img class=" wp-image-1440  colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="(Babelio.com)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-PORTRAIT1.jpg" width="124" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">(Babelio.com)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aux <strong>éditions de Minuit</strong>, Christian Oster a publié <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Aventure&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le Pont d&rsquo;Arcueil&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Paul au téléphone&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Le Pique-nique&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Loin d&rsquo;Odile&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans le train&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Les Rendez-vous&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Imprévu&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Sur la dune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Trois hommes seuls&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans la cathédrale&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Aux <strong>éditions de l&rsquo;Olivier</strong>, il a publié <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> en 2011 puis <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1426"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une bande d&rsquo;amis qui vit au coeur de Paris. De connaissances plutôt. Ils se fréquentent assez rarement mais ont pris l&rsquo;habitude d&rsquo;aller en vacances ensemble. Lors d&rsquo;un dîner, les détails sont fixés. Mais les événements qui vont se succéder les jours suivants vont tout mettre en péril.</p>
<p>Il y a <strong>Georges</strong>, journaliste financier, qui vient d&rsquo;être quitté et qui tombe amoureux, <strong>William, </strong>ancien dentiste devenu artiste, qui fait une embolie pulmonaire,<strong> Paul </strong>(médecin), et <strong>Louise</strong> (restauratrice de meubles) qui envisagent de se séparer mais pas avant la fin des vacances et<strong> Jean</strong>, le narrateur qui travaille dans une maison d&rsquo;édition, qui apprend qu&rsquo;il attend un enfant d&rsquo;une femme, <strong>Roberta</strong>, qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas.</p>
<p>Là, dans un périmètre géographique finalement limité à quelques quartiers de Paris, des drames se nouent. Des situations se compliquent. Et le temps file. Casse, délite, empêche&#8230;</p>
<p>Dans cette vidéo, l&rsquo;auteur nous explique son cheminement.</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Nous partions ensemble depuis trois ans et ignorions presque tout de nos vies avant cette date, excepté pour William, qui nous a rejoints avec son verre alors que nous étions déjà dans la cuisine. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai réfléchi à ça ensuite. Je ne dirais pas que j&rsquo;étais horrifié, mais je n&rsquo;étais pas certain de pouvoir cohabiter avec Georges. En même temps, j&rsquo;appréhendais un peu l&rsquo;avenue de Versailles. Le problème était sa savoir si Georges se révélerait rassurant. Il risquait surtout de se révéler invivable. N&rsquo;importe quel homme, du reste. Je n&rsquo;arrivais déjà pas à cohabiter avec une femme. C&rsquo;est faux, ai-je pensé. Plusieurs fois trois ans, quelquefois cinq, une fois sept. Le temps, en définitive, avait passé vite. Emoussé l&rsquo;agacement. Il l&rsquo;aiguise, sans doute, ai-je pensé, quand il traîne, mais l&rsquo;émousse dès qu&rsquo;il file. C&rsquo;est avec lui qu&rsquo;on trompe ceux avec qui on le passe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Au total, si mes calculs étaient justes, je n&rsquo;aurais dans le pire des cas qu&rsquo;un enfant, et ce avec Roberta Giraud, qui ne m&rsquo;en demanderait sans doute pas d&rsquo;autre. Ca restait énorme, évidemment. J&rsquo;ai tenté de ne plus y penser et j&rsquo;y suis parvenu assez bien parce que je manquais d&rsquo;outils pour adopter une position viable. L&rsquo;implication me demandait un travail d&rsquo;imagination que je n&rsquo;étais pas en mesure de fournir et la désinvolture me semblait inappropriée. J&rsquo;ai donc opté provisoirement pour l&rsquo;oubli. Ou plus précisément pour le classement. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Christian Oster s&rsquo;attaque au groupe. C&rsquo;est nouveau. Et c&rsquo;est bien. Cette fois, le lecteur est plongé dans une ambiance à la Sautet, du style &laquo;&nbsp;Vincent, François, Paul et les autres&nbsp;&raquo;. Jean raconte des hommes et des femmes à la santé et au moral souvent défaillants. Il nous parle des silences qu&rsquo;on préfère afficher et de ce temps qui affaiblit, qui atrophie, qui nous fait douter. L&rsquo;univers d&rsquo;Oster est toujours émaillé de petites pépites. C&rsquo;est encore le cas avec ce roman presque immobile. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&nbsp;&raquo; En ville&nbsp;&raquo; de Christian Oster, aux éditions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong> </em></p>
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		<title>Road-movie à la française avec Oster</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/</link>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 12:29:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Oster]]></category>
		<category><![CDATA[fugue]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Rouler]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Christian Oster est un drôle de type. Au fil de ses livres, il nous raconte des histoires de rien. Impossible pourtant de lâcher le livre avant la fin. L&#8217;ancien auteur récurrent des Editions de Minuit, passé aujourd&#8217;hui aux Editions de l&#8217;Olivier réussit à nouveau l&#8217;exercice avec son dernier roman, &#160;&#187; Rouler&#160;&#187;. Cette fois, le héros, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879297774.jpg" rel="lightbox[392]" title="9782879297774"><img class="alignleft size-medium wp-image-395 colorbox-392" style="margin: 10px;" title="9782879297774" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782879297774-204x300.jpg" alt="" width="122" height="180" /></a>Christian Oster est un drôle de type. Au fil de ses livres, il nous raconte des histoires de rien. Impossible pourtant de lâcher le livre avant la fin. L&rsquo;ancien auteur récurrent des Editions de Minuit, passé aujourd&rsquo;hui aux Editions de l&rsquo;Olivier réussit à nouveau l&rsquo;exercice avec son dernier roman, &nbsp;&raquo; Rouler&nbsp;&raquo;. Cette fois, le héros, – dont on apprend le prénom, Jean, qu&rsquo;au beau milieu du livre –, part. Prend la route. La première phrase du roman est claire. Limpide.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;ai pris le volant un jour d&rsquo;été, à treize heures trente, j&rsquo;avais une bonne voiture et assez d&rsquo;essence. &laquo;&nbsp;</em> Tout est dit. Ou justement pas. Pourquoi cet homme, père d&rsquo;un fils adulte, quitte-t-il subitement Paris pour le Sud. Dans sa ligne de mire, Marseille. Sans raison. Alors il roule. Rencontre des gens, s&rsquo;interroge sur sa vie mais ne se retourne pas.</p>
<p>Page 65 :<em> &nbsp;&raquo; Vous allez où finalement ? a-t-elle dit soudain. Qu&rsquo;est-ce que vous faites ? Je ne sais pas, ai-je répondu immédiatement, je roule comme ça, je me déplace, je n&rsquo;ai pas a priori. Pour l&rsquo;instant, je vous l&rsquo;ai dit, je me dirige vers Mende. Je n&rsquo;avais pas envie de lui dire que j&rsquo;allais à Marseille, comme, je m&rsquo;en rendais compte, je l&rsquo;avais finalement décidé. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX.jpg" rel="lightbox[392]" title="1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX"><img class="alignleft size-medium wp-image-398 colorbox-392" style="margin: 10px;" title="1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1411520_PhoDoc5_p-19991105-00KGG5_0KSJE7VX-218x300.jpg" alt="" width="131" height="180" /></a>Jeunes autostoppeurs impudiques ; Claire, jeune femme déprimée qui quitte son mari ; un ancien camarade de classe Fred Malebranche qui tient des chambres d&rsquo;hôtes, André et les autres clients de chez Fred&#8230; Autant de personnages que Jean rencontre, fuit, écoute, aide, déteste&#8230; Les situations sont parfois cocasses mais ici, pas de renversement de situation ou de rythme extravagant. On suite les nationales, les routes départementales tandis que le personnage poursuit sa quête. Ou sa fuite. Tout juste apprend-on que la femme qui l&rsquo;a quitté vient de mourir. Rien d&rsquo;autre. Pas question pourtant qu&rsquo;il nous laisse sur le bord de la route !</p>
<p>Page 85, Jean retrouve Fred Malebranche par le plus grand des hasards :<em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] il resurgissait de façon obscène, avec tout ce passé sur la figure. Or je voulais être seul, avec du temps devant moi et le moins possible derrière. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Page 96, notre héros est à nouveau confronté à ses difficultés. Celles d&rsquo;avancer.<em> &nbsp;&raquo; Alors comme ça, a-t-elle dit, vous vous êtes perdu ? J&rsquo;ai eu l&rsquo;impression de revivre la scène de l&rsquo;avant-veille, chez Paul et Claire, j&rsquo;ai pensé que je n&rsquo;arrêtais pas de m&rsquo;exposer à la faim et de me perdre, que ça voulait sûrement dire quelque chose et que ça m&rsquo;était égal&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Avec André Ségustat, Jean trouve à qui parler. Sans cependant aborder les sujets. Mais une entente s&rsquo;installe. Protectrice. Jusqu&rsquo;à la fin, Jean tente de trouver des solutions à sa situation. Mais ses certitudes s&rsquo;effondrent. Faut-il rester seul et reprendre la route ? Rester avec les autres clients de Fred ? A quoi bon ?</p>
<p>Page 153 :<em> &nbsp;&raquo; En même temps, je trouvais contraignant de partir le lendemain en minicar avec tout le monde. Je ne voulais pas, en attendant d&rsquo;arriver à Marseille, avoir à me supporter au-delà du nécessaire. J&rsquo;étais davantage disposé à m&rsquo;ennuyer. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Je ne vous raconte pas la fin. Comme souvent dans les livres de Christian Oster, elle tient à un détail. Un regard partagé, un sourire.  Et comme toujours dans les romans d&rsquo;Oster, on se laisse prendre à la petite musique de ses mots. Douce, réaliste et fine.</p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; Rouler &nbsp;&raquo; de Christian Oster, Editions de l&rsquo;Olivier, 176 pages, 15€.</strong></em></p>
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