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	<title>Quatrième de couv &#187; bande</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La France qui va mal, suite et fin</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Aug 2017 11:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale (ici) et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 (là) la fin de Vernon Subutex se devait d&#8217;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par Virginie Despentes. Et elle l&#8217;est ! Le troisième et dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" rel="lightbox[4000]"><img class="alignleft size-full wp-image-4004 colorbox-4000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/vernon-subutex-3M454119.jpg" alt="vernon-subutex-3,M454119" width="241" height="340" /></a></p>
<p>Enfin ! Après un premier tome de dégringolade sociale<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">(ici) </a></strong>et une fuite en avant tout aussi rock and roll dans le tome 2 <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/25/les-enfants-du-rock-ont-le-blues-suite/">(là)</a></strong></p>
<p>la fin de <strong>Vernon Subutex</strong> se devait d&rsquo;être à la hauteur des deux précédents tomes de la trilogie imaginée par <strong>Virginie Despentes</strong>. Et elle l&rsquo;est ! Le troisième et dernier opus est de loin le plus éclatant (tant pis pour les dernières pages un peu too much quand même ).</p>
<p>Plutôt une bonne nouvelle compte tenu de l&rsquo;attente que l&rsquo;auteure a suscitée autour de son personnage de disquaire tombé dans la misère. Il aura ainsi fallu attendre un an et demi pour plonger à nouveau tête baissée dans ce roman de notre temps, cette chronique de notre époque, tellement moderne, totalement déboussolée entre terrorisme et messianisme, entre carcans religieux et repères sociaux désarticulés.</p>
<p>Noir c&rsquo;est noir. Définitivement. La France qui va mal reprend avec cette auteure rock and roll ( mais membre de l&rsquo;Académie Goncourt quand même !) une bonne dose de vitriol.</p>
<p><span id="more-4000"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong> était, dès la fin du deuxième tome devenu une sorte de gourou. Là, au fil des pages, il surfe sur la vague des &laquo;&nbsp;Convergences&nbsp;&raquo;, ces rendez-vous ambulants qui sans autre force que celle des sons et de la musique transportent les participants dans une autre dimension. Un rendez-vous unique, magique.</p>
<p>Les personnages de la bande, hétéroclite, se sont désormais mis au vert. Un certain équilibre a été établi, mais tout va finalement s&rsquo;écrouler. Une affaire d&rsquo;héritage va tout faire exploser après avoir gangréné le groupe. Tout va partir à vau-l&rsquo;eau. <strong>Vernon Subutex</strong> s&rsquo;enfuit, les histoires se mélangent à nouveau et la société tout entière se déglingue. C&rsquo;est l&rsquo;année de Charlie Hebdo, du Bataclan&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 20-21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et à chaque convergence, Vernon se sent comme un asticot sur lequel on braquerait un puissant projecteur. Il a trop d&rsquo;importance. On l&rsquo;appelle le Shaman. Officiellement, c&rsquo;est pour rigoler. Dans les faits, il sent les regards sur son dos, une attente s&rsquo;entortille autour de sa colonne. Les gens le scrutent, méfiants, se demandant s&rsquo;il est une arnaque, ou le dévisagent, aimants, convaincus qu&rsquo;il peut les sauver. Il ne sait trop comment s&rsquo;y prendre pour garder sa désinvolture alors que tout repose sur lui. Heureusement, il n&rsquo;a pas assez de suite dans les idées pour se prendre la tête bien longtemps. Il pense “c&rsquo;est trop de stress, j&rsquo;agonise” et la minute d&rsquo;après, il est en train de regarder une feuille sur un arbre et ça l&rsquo;absorbe complètement. Ca limite la prise de tête. Mais tout de même, il découvre la peur de perdre. Jamais de sa vie il n&rsquo;a flippé de perdre ce qu&rsquo;il avait : il a toujours eu l&rsquo;impression que ça ne dépendait pas de lui. A présent, il jouit d&rsquo;un confort qui n&rsquo;est pas matériel – ils dorment dans des maisons vides, quand il y a des maisons, rarement chauffées, ils s&rsquo;installent à côté de sources quand il n&rsquo;y a pas l&rsquo;eau courante et font des toilettes à l&rsquo;extérieur par moins sept, ils mangent dans des gamelles – et pourtant ils vivent dans le luxe. Ils sont convaincus de partager une expérience à part, une extra ball que la vie ne leur devait pas, quelque chose d&rsquo;octroyé, de magique. Et il ne veut pas pas que ça s&rsquo;arrête&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Vernon est un peu brassé, il a trop bu la veille. Il s&rsquo;ennuyait. Il n&rsquo;a rempli son verre que trois ou quatre fois au cours de la soirée, mais son estomac a perdu l&rsquo;habitude, ou alors il couve quelque chose. Il s&rsquo;est réveillé vaseux. Comme tous les matins, il a eu besoin de quelques secondes avant de se souvenir qu&rsquo;il n&rsquo;était plus avec les autres. Son esprit résiste – veut croire que c&rsquo;est un mauvais rêve. Que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Chambre d&rsquo;hôtel. Spacieuse. Double rideaux bordeaux. Il a bien fallu réaliser que tout cela est bien vrai. Il est parti. Sur un coup de tête, une impulsion dont il aimerait croire qu&rsquo;elle était intuitive. Il a imaginé qu&rsquo;on le retiendrait, qu&rsquo;on ne le laisserait pas faire. Ca ne paraissait pas tout à fait réel. Il ne ressentait rien, il ne s&rsquo;attendait pas à faire ce qu&rsquo;il a fait. Pamela l&rsquo;a appelé, lui a demandé s&rsquo;il avait menti. Il a senti le sol se dérober sous ses pieds. C&rsquo;est fou ce que la confiance est fragile. Des individus avec qui il a partagé tant de choses – il a suffi d&rsquo;une réflexion pour qu&rsquo;il sente que c&rsquo;était terminé. Sa place n&rsquo;était plus parmi eux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Si Vernon laisse une pensée se dérouler – il voit le matériel. Les grenades la kalach les balles. Ces objets qui sont fabriqués. Qui n&rsquo;ont pas été détournés de leur usage. Ils sont produits dans des usines pour ça. Tuer démembrer arracher brûler. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;accident. Il y a des objets performants. On sait ce qu&rsquo;ils deviendront. A quoi ils serviront. Il n&rsquo;y a aucune ambiguïté. Les gens sont choqués. Il y a pourtant peu de chance pour qu&rsquo;une grenade serve de presse-papiers. Elle fait ce qu&rsquo;elle  a à faire, le grenade. Comme la kalach. Comme le fusil. La seule variante de l&rsquo;équation, c&rsquo;est : connaissais-tu les gens avant qu&rsquo;ils deviennent des cadavres ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 3&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Entre vides et manques, la petite barbare&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 08:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de &#171;&#160;La petite barbare&#160;&#187;, véritable pépite d&#8217;Astrid Manfredi, qui signe là un premier roman uppercut. Créatrice du blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" rel="lightbox[3284]"><img class="alignleft size-full wp-image-3286 colorbox-3284" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" alt="BARBARE OK" width="368" height="499" /></a><span style="color: #ff6600"> Rentrée littéraire</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"> <span style="color: #000000">Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de <strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, véritable pépite d&rsquo;<strong>Astrid Manfredi</strong>, qui signe là un premier roman uppercut. </span></span></p>
<p style="text-align: left">Créatrice du blog de chroniques littéraires <em>Laisse parler les filles, </em><strong>Astrid Manfredi </strong> intervient ponctuellement pour le <em>Huffington Post,</em> toujours autour de la littérature.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une jeune femme de 23 ans  à la beauté incendiaire. Elle achève sa peine de prison. Elle a passé plusieurs années derrière les barreaux pour ne pas avoir dénoncer des actes de torture et un meurtre, pour avoir cautionné des actes barbares.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, c&rsquo;est elle-même qui nous raconte son histoire. Faite de riens et de manques. Alors elle compense. Mise sur son corps pour s&rsquo;offrir toujours mieux que le quotidien minable et tellement étriqué de ses parents. Quitte à aller trop loin. Quitte à ne plus rien respecter. Même pas elle.</p>
<p style="text-align: left">Avec <strong>Esba</strong>, elle monte des coups, dévalise de jeunes et moins jeunes bourgeois qui s&rsquo;encanaillent. Jusqu&rsquo;au drame. On y devine, en filigrane, l&rsquo;<strong>affaire Ilan Halimi</strong>. Et celle de l&rsquo;allumeuse. Jusqu&rsquo;en prison, la jeune femme usera de ses charmes vénéneux pour gagner un peu de liberté. Tragique.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3284"></span></p>
<p style="text-align: left">Seule les livres l&rsquo;apaise. Seuls les mots de <strong>Marguerite Duras</strong> et plus précisément ceux de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amant&nbsp;&raquo;</strong> lui font envisager autre chose. Loin de la noirceur de sa réalité.</p>
<p>Sur le site <a href="http://www.babelio.com/auteur/Astrid-Manfredi/354019"><strong>Babelio</strong>,</a> <strong>Astrid Manfredi </strong> explique quelles étaient ses inspirations.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il y a eu plusieurs points d’orgue. D’une part cette jeune fille, Emma, qui a servi d’appât dans le gang des barbares puis séduit le directeur de prison lors de son incarcération. D’autre part l’affaire Valérie Subra, dans les années 80, qui répondaient au même processus : obtenir ce qu’elle voulait coûte que coûte, et sous emprise. J’ai aussi pensé au cinéma de Larry Clark et à la crudité poétique de sa caméra lorsqu’il filme une jeunesse qui a perdu le cap, et qui pourtant n’est pas toujours issue de milieux défavorisés. Mais oui, le fait divers reste une excellente chair à fiction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse "><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est le récit cru et cash d&rsquo;un chaos social et intérieur. De la banlieue aux Champs-Elysées, il n&rsquo;y a que trois stations de RER. Le rêve est à portée de main. Il va cependant virer au cauchemar.</p>
<p class=" itw_reponse "><strong>Ici, Astrid Manfredi explique la génèse de son premier roman</strong></p>
<p class=" itw_reponse "><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x339jni" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis sortie de l&rsquo;isolement. Comprenez : ils vont me libérer sous peu, je suis trop jeune pour racornir en prison, il semblerait. Ce n&rsquo;est pas mon dirlo – celui de la prison –  qui me dira le contraire. En attendant, c&rsquo;est lui qui paye l&rsquo;addition. Bien fait. Il faut toujours payer pour ses faiblesses. La vie c&rsquo;est du bluff, mieux vaut garder les lunettes noires et ne rien laisser voir.</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em> Je suis revenue en cellule avec les filles pour les six derniers mois de taule qui me restent à faire. J&rsquo;ai appris ça l&rsquo;autre jour : la fin de mon incarcération, de mon lavage de cerveau pour mauvaise conduite. La famille de la victime est scandalisée. Pas moi. J&rsquo;ai juste vu. Et encore, vu, c&rsquo;est vite dit. Je m&rsquo;en allais faire du shopping, j&rsquo;achetais des valises entières de trucs vaporeux à faire triquer David Beckham puis je rentrais et je voyais l&rsquo;autre supplicié qui implorait la clémence sur sa chaise. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il pouvait chlinguer. Après son regard de poney fou j&rsquo;allais gerber. Peur de la peur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 82</strong> : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti à la rue, à la vie, aux arbres et aux tours qui nous encerclaient. J&rsquo;ai laissé un mec crever tout seul dans l&rsquo;abattoir de béton au nom de rien. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Esba, mon Esba à la peau de toujours, jamais je ne t&rsquo;en voudrai, je connais les sédiments de ta douleur et les belles couleurs qui s&rsquo;y sont déposées avant que tu te transformes en super-héros du néant. Je connais tes chansons, ta voix chaude et embrumée venue d&rsquo;ailleurs. Ta voix oubliée de tous. Je connais ta main dans la mienne et ta révérence de marabout devant ma beauté. Je t&rsquo;absous à tout jamais. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Puis le bourge est mort. Plus rien, plus un souffle n&rsquo;est sorti de lui. Pantin désarticulé aux membres fracassés et soumis, un sourire de joker pour la récompense. Le festin était terminé. Il gisait là, devant nous, incroyablement humain, incroyablement seul. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai pleuré sur mes escarpins et les sirènes ont retenti. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Il faut toujours payer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J moins quatre. Je l&rsquo;écris à la craie sur le mur en vrac de la cellule. Les filles applaudissent et me déboitent l&rsquo;épaule à force de paluches d&rsquo;encouragement. Encore un J moins qui viendra rejoindre une cohorte de J moins maladroits et fiévreux que d&rsquo;autres évadées avant moi ont espérés dans une tension qui te tord les boyaux. Ca chamboule grave, j&rsquo;ai presque peur. Peur de ne plus savoir marcher sur les trottoirs, de ne plus savoir lire l&rsquo;heure, de me tromper de direction dans le métro, d&rsquo;être gauche et ringarde parmi les minettes à la mode si minces. J&rsquo;ai eu mon heure de gloire, elle est passée et je ne la regrette pas. Je l&rsquo;ai dépensée jusqu&rsquo;à la lie, plus une seconde de disponible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left">Un premier roman réussi. Une histoire forte dont on dévore chaque page.</p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;, Astrid Manfredi, Belfond, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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