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	<title>Quatrième de couv &#187; assassinat</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Chasse à l&#8217;homme chez les penseurs&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Sep 2015 13:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Parmi les romans qui ont déjà fait parler d&#8217;eux bien avant leur sortie, voici le nouvel opus de Laurent Binet, &#171;&#160;La septième fonction du langage&#160;&#187;, ou comment partir d&#8217;un simple faits divers pour imaginer un drôle de thriller assez foutraque impliquant des personnages ayant existé et/ou toujours vivants&#8230; L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LANGAGE-OK.jpg" rel="lightbox[3237]"><img class="alignleft size-full wp-image-3238 colorbox-3237" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LANGAGE-OK.jpg" alt="LANGAGE OK" width="235" height="344" /></a></p>
<p style="text-align: left">Parmi les romans qui ont déjà fait parler d&rsquo;eux bien avant leur sortie, voici le nouvel opus de <strong>Laurent Binet,</strong> <strong>&laquo;&nbsp;La septième fonction du langage&nbsp;&raquo;</strong>, ou comment partir d&rsquo;un simple faits divers pour imaginer un drôle de thriller assez foutraque impliquant des personnages ayant existé et/ou toujours vivants&#8230;</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong><a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Roland_Barthes/107706">Roland Barthes</a></strong> et du mystère qui entoure sa mort. <strong>Laurent Binet</strong> part en effet du postulat que <strong>Roland Barthes</strong> n&rsquo;est pas mort après avoir été renversé par une camionnette devant le Collège de France.</p>
<p style="text-align: left">Non, le 25 février 1980, le célèbre sémiologue et écrivain, a bien été percuté&#8230; mais volontairement. Un assassinat donc. Et pour cause.</p>
<p><span id="more-3237"></span></p>
<p>Ce jour-là, <strong>Roland Barthes</strong> transportait, en effet, un manuscrit inédit de <strong>Jackobson</strong> un document sur la septième fonction du langage, une fonction qui permet de convaincre n&rsquo;importe qui de n&rsquo;importe quoi.</p>
<p style="text-align: left">Qui pouvait en avoir besoin ? A quel prix la septième fonction du langage pouvait-elle intéresser quelqu&rsquo;un ? <strong>Laurent Binet</strong> s&rsquo;empare de l&rsquo;Histoire, la tord et en fait un roman dense. Et détonant.</p>
<div id="attachment_3248" style="width: 730px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Roland-Barthes.jpg" rel="lightbox[3237]"><img class="size-full wp-image-3248 colorbox-3237" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Roland-Barthes.jpg" alt="Roland Barthes" width="720" height="565" /></a><p class="wp-caption-text">Roland Barthes</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">Autant de questions auxquels le commissaire <strong>Jacques Bayard</strong> et le jeune sémiologue <strong>Simon Herzog</strong> vont tenter de répondre en enquêtant parmi le milieu intellectuel français, à Paris, aux Etats-Unis et en Italie.  Sur leurs chemins, de drôles d&rsquo;histoires, des querelles sémantiques, des meurtres et les règles cruelles du Logos club, une société secrète dans laquelle la joute oratoire peut être très douloureuse.</p>
<p style="text-align: left">Du bureau de François Mitterrand à une gare qui explose, d&rsquo;un campus américain à une chambre d&rsquo;hôpital, voilà un surprenant road-movie auquel nous convie <strong>Laurent Binet</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Mais le parcours n&rsquo;est pas si simple : les références littéraires, les figures rencontrées au fil des pages (<strong>Sollers</strong>, <strong>Derrida</strong>, <strong>Foucault</strong>, <strong>Giscard d&rsquo;Estaing</strong>, <strong>Umberto Eco</strong>, <strong>Deleuze</strong>, <strong>BHL</strong>&#8230;)  oblige à une véritable gymnastique intellectuelle. Et offre une galerie de portraits assez fine. L&rsquo;auteur a d&rsquo;ailleurs beaucoup travaillé les (véritables) citations de ces derniers pour les mettre dans la bouche de ses personnages.</p>
<p style="text-align: left">En 2010, <strong>Laurent Binet</strong> a publié <strong>&laquo;&nbsp;<i>HHhH&nbsp;&raquo;</i></strong>, qui a obtenu le <strong>Prix Goncourt du Premier roman</strong> et a été traduit dans près de quarante pays. <strong>&laquo;&nbsp;La Septième fonction du langage&nbsp;&raquo;</strong> est son deuxième roman, fruit de cinq ans de travail.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Ici, Laurent Binet raconte la génèse de son nouveau roman</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/-GQnZxlUCVo?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Difficile d&rsquo;imaginer ce que pense Kristeva de Sollers en 1980. Que son dandysme histrionique, son libertinage so French, sa vantardise pathologique, son style de pamphlétaire ado et sa culture épate-bourgeois aient pu séduire la petite Bulgare fraîchement débarquée d&rsquo;Europe orientale, dans les années 60, admettons. Quinze ans plus tard, on pourrait supposer qu&rsquo;elle est moins sous le charme, mais qui sait ? Ce qui semble évident, c&rsquo;est que leur association est solide, qu&rsquo;elle a parfaitement fonctionné dès le début et qu&rsquo;elle fonctionne encore : une équipe soudée où les rôles sont bien répartis. A lui l&rsquo;esbroufe, les mondanités et le n&rsquo;importe quoi clownesque. A elle le charme slave vénéneux, glacial, structuraliste, les arcanes du monde universitaire, la gestion des mandarins, les aspects techniques, institutionnels et, comme il se doit, bureaucratiques de leur ascension. (Lui ne sait pas “remplir un CCP”, dit la légende.) A eux deux, déjà, une machine de guerre politique en marche vers ce qui sera, au siècle suivant, l&rsquo;apothéose d&rsquo;une carrière exemplaire : lorsque Kristeva acceptera de recevoir la Légion d&rsquo;honneur des mains de Nicolas Sarkozy, Sollers, présent à la cérémonie, n&rsquo;oubliera pas de se moquer du Président qui prononce “Barthès” au lieu de “Barthes”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 305 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il entend Bayard s&rsquo;interroger à haute voix, ou peut-être est-ce à lui qu&rsquo;il adresse la parole : “Admettons que la septième fonction du langage soit bien cette fonction performative. Elle permet à celui qui la maîtrise de convaincre n&rsquo;importe qui en n&rsquo;importe quelle circonstance, d&rsquo;accord. Apparemment, le document tient sur une feuille, mettons recto verso, écrit petit. Comment le mode d&rsquo;emploi d&rsquo;un truc aussi puissant pourrait-il tenir en si peu de place ? N&rsquo;importe quel manuel technique, pour un lave-vaisselle ou une télé ou pour ma 504 fait plusieurs pages”. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Simon grince des dents. Oui, c&rsquo;est difficile à concevoir. Non, il n&rsquo; a pas d&rsquo;explication. S&rsquo;il avait ne serait-ce que la plus minime intuition de ce qui est contenu dans ce document, il se serait déjà fait élire président et il aurait couché avec toutes les femmes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 346-347 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dehors, sur la pelouse du campus, il retrouve les jeunes amis de Kristeva qui n&rsquo;ont pas bougé depuis trois jours, semble-t-il, à en juger par les cadavres de bouteilles et de paquets de chips qui jonchent l&rsquo;herbe autour d&rsquo;eux. A leur invitation, il s&rsquo;assoit avec eux, se fait offrir une bière et accepte avec reconnaissance le joint qu&rsquo;on lui tend. Simon sait qu&rsquo;il est hors de danger (si jamais danger il y a eu – est-il bien certain d&rsquo;avoir vu le coupe-papier ?) mais il ne sent pas le niveau d&rsquo;angoisse baisser dans sa poitrine. Il y a autre chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l&rsquo;Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l&rsquo;issue de laquelle il a été victime d&rsquo;une tentative d&rsquo;assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l&rsquo;Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d&rsquo;événements extraordinaires qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d&rsquo;Umberto Eco. Il tire sur le joint.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>Plusieurs niveaux de lecture, donc, pour ce roman étonnant et foutraque. De quoi en apprendre de belles sur les moeurs des années 80 et sur le pouvoir des mots.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La septième fonction du langage&nbsp;&raquo;, Laurent Binet, Grasset, 22€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au pays d&#8217;un père menteur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/19/au-pays-dun-pere-menteur/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2015 07:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Cette année encore, celle des livres et de leurs auteurs précède de quelques semaines celle des écoliers. L&#8217;occasion de retrouver, avec plaisir et impatience, les nouvelles oeuvres d&#8217;auteurs déjà confirmés, de découvrir celles de nouveaux écrivains en devenir. Bref, un moment particulier. Quoi de neuf, alors ? 589 nouveaux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff9900"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Cette année encore, celle des livres et de leurs auteurs précède de quelques semaines celle des écoliers. L&rsquo;occasion de retrouver, avec plaisir et impatience, les nouvelles oeuvres d&rsquo;auteurs déjà confirmés, de découvrir celles de nouveaux écrivains en devenir. Bref, un moment particulier.</p>
<p>Quoi de neuf, alors ? <strong>589 nouveaux romans sont annoncés entre le 19 août et la fin du mois d&rsquo;octobre.</strong> Soir une légère baisse par rapport à l&rsquo;an dernier. Parmi cette nouvelle moisson,<strong> on compte 393 romans français parmi lesquels 68 premiers romans. </strong> Des heures de lecture et de jolies découvertes en perspective.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON1.jpg" rel="lightbox[3195]"><img class="alignleft wp-image-3220 size-thumbnail colorbox-3195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON1-150x150.jpg" alt="CHALANDON" width="150" height="150" /></a>Parmi les pépites de cette rentrée, <strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;</strong> de<strong> Sorj Chalandon.</strong> Un auteur particulièrement apprécié par Quatrième de couv, en témoignent les deux posts écrits pour ces deux précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/">&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs&nbsp;&raquo; </a></strong>et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/05/antigone-pour-voler-deux-heures-a-la-guerre/">&laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p><strong>Sorj Chalandon</strong> est né le 16 mai 1952. En 1973, il entre à <b>Libération</b>. Dessinateur, puis monteur de page, il devient grand reporter puis rédacteur en chef du quotidien, qu&rsquo;il quitte en 2007, dans le sillage de Serge July. Depuis 2009, il a rejoint le <b>Canard Enchaîné</b>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo; </strong>? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Emile</strong>. Un gamin ballotté entre une mère effacée et un père tyrannique et mythomane. <strong>Emile</strong>, c&rsquo;est le fils unique des époux <strong>Choulans</strong>. <strong>Emile</strong> est surnommé <strong>&laquo;&nbsp;Picasso&nbsp;&raquo;</strong> puisqu&rsquo;il dessine tout le temps, <strong>Emile</strong> est asthmatique et ne comprend pas grand-chose à la vie que mènent ses parents, si différente de celle des autres.</p>
<p><span id="more-3195"></span></p>
<p><strong>André</strong> ne travaille pas, dit qu&rsquo;il a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d&rsquo;une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle.</p>
<p>Jusqu&rsquo;au jour où <strong>André Choulans</strong> estime que le général l&rsquo;a trahi. Nous sommes, en avril 1961, en pleine guerre d&rsquo;Algérie et l&rsquo;indépendance vient d&rsquo;être décidée.  La tentative de Salan et des trois autres généraux a échoué. Impossible à accepter pour <strong>André</strong> qui décide de tuer de Gaulle. Son fils de 13 ans va devoir l&rsquo;aider. S&rsquo;ensuit un roman sur l&rsquo;enfance volée, l&rsquo;enfance meurtrie tandis que le jeune et fragile <strong>Emile</strong> doit multiplier les entraînements, apprendre à être homme et ne surtout pas contester les décisions de son père violent.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON-II.jpg" rel="lightbox[3195]"><img class="alignleft size-full wp-image-3200 colorbox-3195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHALANDON-II.jpg" alt="CHALANDON II" width="220" height="346" /></a></p>
<p>Un huis-clos familial étouffant. <strong>Emile</strong> n&rsquo;échappera qu&rsquo;avec le temps aux mensonges et à la violence  de son père, à la faiblesse aveugle de sa mère.</p>
<p><strong>André Choulans</strong> manipule sa femme et son fils. Des années durant. Il invente le personnage de Ted, son ami américain, parrain d&rsquo;<strong>Emile</strong> et agent de la CIA.</p>
<p>L&rsquo;adolescent s&rsquo;enfoncera dans les histoires de son père, s&rsquo;enfermera dans une relation dangereuse avec <strong>Luca Biglioni</strong>, son camarade de classe.</p>
<p>Avec &laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;, <strong>Sorj Chalandon</strong> explore à nouveau l&rsquo;enfance, dix ans après son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Le petit Bonzi&nbsp;&raquo;</strong>, qui traitait déjà de la même thématique.</p>
<p>Loin des décors irlandais ou libanais de ses précédents romans, <strong>Sorj Chalandon</strong> livre ici un roman de l&rsquo;intime, sensible.</p>
<p>A partir de l&rsquo;enterrement, sinistre, de son père, <strong>Emile</strong> démêle la pelote de ses souvenirs, de son enfance dévastée, des années d&rsquo;adolescence et même de sa vie de jeune adulte martyrisée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Sorj Chalandon, sur France Inter</strong></p>
<iframe src="http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=1144271" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lui l&rsquo;évangéliste, le croisé charismatique, se disait bien au-dessus de Jésus. Dieu lui parlait. Mon père et Dieu, sans personne pour traduire. Il n&rsquo;avait que faire d&rsquo;une bouchée de pain sans levain, de prières en commun ou de genoux à terre. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;était lui qui me confessait. Il refusait que j&rsquo;avoue mes fautes à un curé. Il s&rsquo;en chargeait lui-même, en secret, dans le salon, avant que ma mère ne rentre du travail. Il mettait une robe pastorale noire à rabat blanc, et une étole violette, brodée d&rsquo;une terre porteuse de croix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En 1960, alors que Strasbourg jouait en ville, mon père avait voulu me faire la surprise, me conduire au match, m&rsquo;asseoir contre lui sur le banc de touche, me raconter comment il avait failli devenir un grand joueur de foot. Et me présenter à Emile Veinante, son ami. Mais mes notes du trimestre avaient été mauvaises. Alors il a eu honte de moi. Il m&rsquo;a enfermé. On ne présentait pas un âne bâté à un dieu du stade. Le soir du match, il est resté devant sa télé. Et moi dans son armoire. Pour me punir, il ne m&rsquo;avait jamais plus parlé de football.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 186-187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il &lsquo;l&rsquo;avait fait, mon Dieu. Pour tuer de Gaulle, pour moi, pour Ted, pour le chef, pour sa fille, il avait tout quitté. J&rsquo;étais dans mon lit. Couché sur le dos, les yeux grands ouverts. Je voyais son regard dans la nuit, la pluie dans ses cheveux, sa valise noire et blanche. Il pourrait être chez lui en une heure. Remettre l&rsquo;argent là où il l&rsquo;avait trouvé, et les cartes d&rsquo;identité. Mais pour les pneus crevés et les fils arrachés, je n&rsquo;avais pas d&rsquo;idée. Il faudrait qu&rsquo;il se débrouille. Je ne savais plus que faire de lui. J&rsquo;ai frissonné. J&rsquo;étais triste. J&rsquo;avais tout programme pour qu&rsquo;il renonce, et il ne l&rsquo;avait pas fait. Je ne comprenais pas. Aucun enfant ne quitte sa famille en pleine nuit pour tuer de Gaulle et se marier. C&rsquo;était idiot, impossible. Plus de cinquante ans après, je n&rsquo;arrive toujours pas à croire que Luca Biglioni ait pu faire ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de guerre dans ce roman, pas d&rsquo;idéal trahi, mais un huis-clos familial glaçant. Entre humiliations, coups et petites mesquineries. On pourra se demander quelle part de sa vie l&rsquo;auteur a distillé entre les pages de ce roman poignant. Terriblement touchant. Sorj Chalandon est un auteur sensible. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Profession du père&nbsp;&raquo;, Sorj Chalandon, Grasset, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: center">
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