<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; arrestations</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/arrestations/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Quand la guerre force le destin&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 May 2016 07:35:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Allemands]]></category>
		<category><![CDATA[Amércains]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[arrestations]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Deuxième Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Pirotte]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[infiltration]]></category>
		<category><![CDATA[juive]]></category>
		<category><![CDATA[lien]]></category>
		<category><![CDATA[Mathias]]></category>
		<category><![CDATA[passé]]></category>
		<category><![CDATA[péripéties]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Renée]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2016]]></category>
		<category><![CDATA[soldat allemand]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3569</guid>
		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour le prix Roblès. En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec &#171;&#160;Today we live&#160;&#187; écrit par Emmanuelle Pirotte, scénariste de métier. Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" rel="lightbox[3569]"><img class="alignleft size-full wp-image-3577 colorbox-3569" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TODAY.jpg" alt="TODAY" width="195" height="307" /></a>On poursuit notre promenade parmi les premiers romans sélectionnés cette année pour<strong> le prix Roblès.</strong> En attendant la proclamation du nom du lauréat 2016, le 3 juin, voici une nouvelle découverte avec <strong>&laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <strong>Emmanuelle Pirotte</strong>, scénariste de métier.</p>
<p>Avec  ce roman ramassé, elle nous entraine en Belgique, au coeur de la Deuxième Guerre mondiale. Nous sommes en décembre 1944, en pleine contre-offensive allemande dans les Ardennes belges.</p>
<p>Une petite fille juive, que tous appellent <strong>Renée</strong> est confiée à deux soldats qui se disent américains. Il n&rsquo;en est rien. Les deux hommes sont Allemands, infiltrés. <strong>Mathias</strong> abat son camarade et s&rsquo;enfuit avec la fillette de sept ans. Pour faire quoi ? Pour aller où ? La guerre les rattrape et la forêt, un temps un abri, ne l&rsquo;est plus.</p>
<p>De cette rencontre improbable, de cette cavale épique et de cette amitié étrange, <strong>Mathias</strong> et <strong>Renée</strong> font faire le socle de leur histoire. Un roman bien mené. Qui tient en haleine. Personne n&rsquo;y est tout à fait bon ou méchant. Les circonstances sont exceptionnelles, les hommes et les femmes s&rsquo;adaptent. Et s&rsquo;arrangent pour survivre.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Today we live<em>&laquo;&nbsp;</em> </strong>a reçu le Prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mathias était un maillon de cette machine de destruction. Il était un des membres de l&rsquo;ogre affamé. Mais cela ne l&rsquo;empêchait pas de dormir. Il avait pris ce que le système avait de meilleur à lui offrir, en sachant exactement dans quelle merde il mettait les pieds. Et personne ne l&rsquo;avait obligé à participer à la danse, il s&rsquo;était invité tout seul.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Depuis quelques mois, la grande fête macabre virait au pathétique. La guerre était perdue et on faisait semblant que c&rsquo;était tout le contraire. Cette opération Greif était du plus parfait ridicule : quelques pauvres types à peine sortis du ventre de leur mère, braillant l&rsquo;anglais comme une fermière de Souabe, aussi convaincants en fils de l&rsquo;Oncle Sam que Goebbels en danseur de claquettes. Même les déguisements étaient lamentables  : pleins d&rsquo;à-peu-près et d&rsquo;inexactitudes, comme des costumes de fête d&rsquo;école pour pauvres. Mais enfin, Mathias avait accepté, ainsi que trois ou quatre des meilleurs de la bande au Balafré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Trappeur dans les forêts du nord de la baie James au milieu des années 1930, Mathias avait vécu seul, côtoyant les Indiens de loin, pour les besoins de la traite. Et puis un jour, son canoë s&rsquo;était retourné dans les rapides d&rsquo;Avoine de la rivière Rupert. Chihchuchimâsh l&rsquo;avait trouvé, agonisant sur une plaque de pierre en bordure de la rivière. C&rsquo;était le chien de Mathias qui avait attiré la vieille femme jusqu&rsquo;à lui. Mathias avait le crâne fracassé, mais il s&rsquo;en était remis, après une forte fièvre qui avait duré une semaine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias marcha ainsi longtemps, visité par de brèves et puissantes fulgurances, venues du Canada. Malgré son état de confusion, de profonde incertitude, il savait une chose : la forêt lui avait terriblement manqué. Une vraie forêt. C&rsquo;était la première fois depuis cinq ans qu&rsquo;il y vivait plus de quelques heures d&rsquo;affilée. Ses entraînements chez les Brandebourgeois comportaient des parcours dans les bois, et ses missions d&rsquo;infiltration parmi les résistants du Vercors l&rsquo;avaient amené à vivre dans la nature, mais il s&rsquo;apercevait à présent à quel point ces moments avaient été trop rares.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 180-181 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“La plupart de tes copains préfèrent se faire buter plutôt que donner des infos. Qu&rsquo;est-ce que tu veux ? ”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mathias se figea à la question de Pike. Que voulait-il ? Il se sentait épuisé comme jamais il ne l&rsquo;avait été. Il en avait par-dessus le képi. Cette guerre avait cessé de l&rsquo;amuser depuis sa dernière infiltration dans la Résistance française, quand il avait dû abattre trois adolescents, deux garçons de dis-sept ans et une fille de dix-huit, sur la place d&rsquo;un village. Il leur avait tiré dans le dos alors qu&rsquo;ils s&rsquo;enfuyaient, sous les yeux de la mère des garçons, une femme d&rsquo;un courage exceptionnel qui l&rsquo;avait hébergé, nourri pendant des semaines. Ce jour-là, il s&rsquo;était dit qu&rsquo;il lui était à peu près égal de vivre ou de mourir. Seulement on ne meurt pas si facilement quand on est une bête de guerre surentrainée. C&rsquo;est plus fort que soi. Renée était venue tout chambouler. De nouveau, il avait en envie de vivre, pour elle, et pour lui. Pour lui avec elle. Il voulait vivre. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il dit à Pike. Celui-ci eut un sourire désolé, parce que ce n&rsquo;était pas ce qui était prévu. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Today we live&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Pirotte, au Cherche Midi, 16,50€. </strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/" data-text="Quand la guerre force le destin&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/23/quand-la-guerre-force-le-destin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jean Rolin et sa drôle de guerre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2015 18:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[AQBRI]]></category>
		<category><![CDATA[arrestations]]></category>
		<category><![CDATA[botanique]]></category>
		<category><![CDATA[Brennecke]]></category>
		<category><![CDATA[certitudes]]></category>
		<category><![CDATA[croyances]]></category>
		<category><![CDATA[djihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[FINUF]]></category>
		<category><![CDATA[France éclatée]]></category>
		<category><![CDATA[guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Hebz]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Rolin]]></category>
		<category><![CDATA[Les événements]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[milice]]></category>
		<category><![CDATA[milice nationaliste]]></category>
		<category><![CDATA[milice religieuse]]></category>
		<category><![CDATA[narrateur]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[road-trip]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[traversée]]></category>
		<category><![CDATA[Unitaires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2880</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Un roman qui résonne étrangement. En ce début d&#8217;année 2015, Jean Rolin nous parle de guerre civile&#8230; en France. Le pays est aux prises avec des milices de tous genres. Nationalistes, islamistes. Michel Houellebecq, de son côté, signe avec &#171;&#160;Soumission&#160;&#187;, un roman d&#8217;anticipation, – nous sommes en 2022, le président français est musulman et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROLIN.jpg" rel="lightbox[2880]"><img class="alignleft size-full wp-image-2882 colorbox-2880" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROLIN.jpg" alt="ROLIN" width="195" height="290" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman qui résonne étrangement. En ce début d&rsquo;année 2015, <strong>Jean Rolin</strong> nous parle de guerre civile&#8230; en France. Le pays est aux prises avec des milices de tous genres. Nationalistes, islamistes.</p>
<p><strong>Michel Houellebecq</strong>, de son côté, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Soumission&nbsp;&raquo;</strong>, un roman d&rsquo;anticipation, – nous sommes en 2022, le président français est musulman et le premier ministre de synthèse un certain François Bayrou – qui n&rsquo;a pas manqué de susciter des réactions.</p>
<p>Deux auteurs et un sujet  : l&rsquo;avenir de la France dans un futur proche imaginé&#8230; et imaginaire.</p>
<p>Après ses deux précédents romans dont vous trouverez mes amis ici <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/">&laquo;&nbsp;Ormuz&nbsp;&raquo;</a></strong> et ici <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/02/dans-les-bas-fonds-de-l-a-sur-les-traces-de-britney-spears/">&laquo;&nbsp;Le ravissement de Britney Spears&nbsp;&raquo;</a></strong>, <strong>Jean Rolin est un auteur dont j&rsquo;apprécie particulièrement l&rsquo;écriture et le sens de la fiction.<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2880"></span></p>
<p>C&rsquo;est encore le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;Les événements&nbsp;&raquo;</strong>. La France est ravagée, en pleine guerre civile. <strong>Les hommes de la Force d&rsquo;interposition des Nations unies en France (FINUF) sont là, tentent de maintenir le calme. Le territoire est aux prises des Unitaires, des islamistes modérés du Hezb, des djihadistes d&rsquo;AQBRI ( Al Qaïda dans les Bouches-du-Rhône islamique, si si).</strong></p>
<p>Entre miliciens d&rsquo;extrême gauche et ceux d&rsquo;extrême droite, c&rsquo;est la guerre. Au sein propre ( si tant est que cela puisse l&rsquo;être) du terme.</p>
<p>Un homme traverse cette France belliqueuse. De lui, on ne sait pas grand-chose. Il transporte des médicaments à l&rsquo;intention de son ancien amant, chef d&rsquo;une milice nationaliste, un certain<strong> Brennecke.</strong> Il se fait passer pour un journaliste américain. Il traverse le pays de Paris aux Bouches-du-Rhône, pour une mission d&rsquo;abord, mais aussi en quête d&rsquo;un fils potentiel qu&rsquo;il aurait pu concevoir avec <strong>Victoria</strong>. Une virée qu&rsquo;un narrateur raconte également. Comme une réponse aux impressions de notre personnage principal qui raconte ce qu&rsquo;il voit. Ce qu&rsquo;il vit et ressent à travers la Beauce, la Sologne et la Lozère.</p>
<p>Partout, la désolation, à la campagne comme à la périphérie des villes. Les conflits d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui se répondent, de monument aux morts en rue à la plaque évocatrice.</p>
<p>Au fil des pages, la guerre, si proche, cesse complètement d&rsquo;être exotique à travers les mots de <strong>Jean Rolin</strong>, écrivain voyageur et journaliste, marqué notamment par son expérience de la guerre en ex-Yougoslavie.</p>
<p><strong>Ici, Jean Rolin revient sur la genèse de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/h5GFp5tKJ-g?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les accréditations dont je disposais, et qui étaient rédigées à dessein dans un style à la fois vague et pompeux, me permirent d&rsquo;occuper, pour la nuit, une chambre de l&rsquo;hôtel Première Classe qu&rsquo;un officier en déplacement avait laissée vacante. Située au troisième et dernier étage de l&rsquo;établissement, la chambre, dans laquelle régnait un froid glacial – apparemment, le groupe qui alimentait le bâtiment en électricité n&rsquo;était pas assez puissant pour remettre en service le chauffage, à moins que le matériel dont disposait l&rsquo;hôtel fût inadapté à ce moyen –, la chambre donnait sur le champ de maïs, ménageant sur l&rsquo;amas de curés morts une vue qui, bien que surplombante, ne me permit pas de déterminer leur nombre plus exactement que je n&rsquo;avais pu le faire depuis le niveau du sol. La difficulté venait de ce que leurs corps étaient ainsi disposés qu&rsquo;ils se recouvraient en partie les uns les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En dépit de la coloration nationaliste – voire fascisante, du point de vue de ses détracteurs – du mouvement de Brennecke, le fait qu&rsquo;il ait établi à Salbris son quartier général n&rsquo;a pas eu d&rsquo;incidence sur la composition ethnique de ce prolétariat forestier. Il semble même que certains des bûcherons, aguerris par la fréquentation des sous-bois et le maniement de la tronçonneuse, aient rejoint sa milice de plus ou moins bon gré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 185 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est à la terrasse d&rsquo;un café du port, dans les odeurs d&rsquo;hydrocarbures émanant des installations de Lavera, que le même jour, celui de ma visite au front, j&rsquo;ai appris de la bouche d&rsquo;une journaliste la destitution de Brennecke et son remplacement par un triumvirat. De qui se composait ce triumvirat, la journaliste ne le savait pas, et de même ignorait-elle ce qu&rsquo;il était advenu de Brennecke : l&rsquo;hypothèse la plus vraisemblable voulait qu&rsquo;il fût vivant, et détenu dans les locaux de la FINUF à Saint-Amand. “Ainsi ”, me disais-je, avec une pointe de mauvaise foi, compte tenu des rapports que j&rsquo;avais entretenus avec lui et des services que je lui avais rendus,“ainsi devait péricliter la carrière d&rsquo;un aventurier sans scrupules”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Drôle d&rsquo;ambiance que celle de ce roman ! On traverse le pays avec un personnage aux contours flous. On le suit dans une France en plein conflit gelé. Aucune solution ne se dessine. Une manière aussi d&rsquo;évoquer des conflits en cours, tout à côté de chez nous. Une manière aussi pour Jean Rolin de décrire l&rsquo;environnement de ses personnages. Les détails sont précis, réels. Les zones périurbaines sont laides et sans vie. Autre marotte de l&rsquo;auteur, la description de la faune et de la flore. De quoi faire naître un peu d&rsquo;espoir ?</span> <span style="color: #0000ff">Avec Jean Rolin, on n&rsquo;est jamais sûr de rien ! A découvrir.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les événements&nbsp;&raquo;, de Jean Rolin, P.O.L., 15€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/" data-text="Jean Rolin et sa drôle de guerre - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/28/jean-rolin-et-sa-drole-de-guerre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
