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	<title>Quatrième de couv &#187; Actes Sud</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Aux marches du palais&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2019 14:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire hiver 2019 C&#8217;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&#8217;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure. Au fil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire hiver 2019</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="aligncenter wp-image-4535 size-medium colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG-300x169.jpg" alt="RENTREE BLOG" width="300" height="169" /></a></p>
<p>C&rsquo;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&rsquo;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure.</p>
<p>Au fil des mois de janvier et février, <strong>493 nouveaux romans vont sortir.</strong> Parmi eux, <strong>336 romans français.</strong> Parmi eux également, <strong>77 premiers romans</strong> ( soit une hausse de 20% par rapport à la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver 2018).</p>
<p>Alors, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que <strong>Michel Houellebecq</strong> dans la vie ( son nouveau roman est édité à 320.000 exemplaires !), je vais essayer de vous donner envie de plonger dans les (autres) romans de ce rendez-vous littéraire. Une sélection, forcément subjective. C&rsquo;est parti !</p>
<p><span id="more-4532"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="alignleft size-full wp-image-4533 colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" alt="PREMIERE DAME" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On commence notre collection avec <strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Caroline Lunoir</strong>. Un roman que l&rsquo;on put, pour les amateurs de cases, ranger dans celle dédiée à la politique !</p>
<p><strong>Caroline Lunoir</strong>, avocate pénaliste installée à Paris, je l&rsquo;ai découverte avec son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;La faute de goût&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011. Un joli souvenir.  Je vous en parlais <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/06/lutte-des-classes-au-bord-de-la-piscine/">ici</a></strong>.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Au temps pour nous&nbsp;&raquo;</strong>, la voici de retour avec<strong> &laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong>, donc. L&rsquo;idée ? Suivre <strong>Marie</strong>, épouse d&rsquo;un candidat à l&rsquo;élection présidentielle, jusqu&rsquo;aux marches du palais&#8230; de l&rsquo;Elysée.  Ancienne journaliste, mère des quatre enfants de <strong>Paul</strong>, <strong>Marie</strong> nous livre par le menu et sous la forme d&rsquo;un journal de bord, le long décompte d&rsquo;une victoire annoncée.</p>
<p>Rien ne nous sera épargné ! A elle non plus d&rsquo;ailleurs. Au fil des pages, des mois et des saisons, l&rsquo;image de sa famille, de son mari et aussi la sienne vont s&rsquo;écorner. Quoi ? La famille de <strong>Marie</strong> et <strong>Paul</strong> n&rsquo;est donc pas si parfaite, pas si lisse, pas si respectable. Il y aura les comptes bancaires ouverts à l&rsquo;étranger, la maîtresse de <strong>Paul</strong>, la dépression de <strong>Marie</strong>, etc.</p>
<p>Toute ressemblance avec des candidats à l&rsquo;Elysée ou d&rsquo;anciens présidents de la République n&rsquo;est évidemment absolument pas fortuite ! On devine ici François Hollande et la volcanique Valérie Trierweiler, François et Pénélope Fillon, Nicolas et Cécilia Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn aussi&#8230;</p>
<p>Si le journal de <strong>Marie</strong> commence dans l&rsquo;euphorie de l&rsquo;annonce de la candidature de son mari aux primaires du parti, l&rsquo;horizon va finir par s&rsquo;obscurcir. La chronique attendrie, admirative va virer à la récrimination. Au règlement de comptes. Puis à l&rsquo;abnégation. <strong>Marie</strong> se rend compte qu&rsquo;elle a donné sa vie pour son mari et ses enfants. Amer constat d&rsquo;une femme qui se croyait libre et affranchie.</p>
<p>Personne n&rsquo;a anticipé ni pris la mesure des conséquences sur la vie de la famille, issue de la grande bourgeoisie. Les mauvais coups viendront de partout, même des amis. Alors les communicants gambergent, trouvent des parades, etc.</p>
<p>Entre compromissions et petits arrangements, un portrait peu reluisant d&rsquo;une &laquo;&nbsp;caste&nbsp;&raquo; définitivement coupée de la réalité de ceux qu&rsquo;elle voudrait gouverner. Cynique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-147 (Dimanche 25 novembre) </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un choc de bonheur. Une claque d&rsquo;euphorie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il y a cette tension joyeuse qui monte, au milieu des rires, des plaisanteries et d&rsquo;une bonne humeur tenace avec les retours des bureaux de vote. Le téléphone qui sonne en continu. Le portable de Paul qui clignote de messages. Les fouilles des poubelles où le bulletin de Paul serait rare, les journalistes qui arrivent de plus en plus nombreux, jusqu&rsquo;aux non-alignés qui choisissent comme par hasard, sans s&rsquo;être annoncés, sur le coup de dix-huit heures, dix-neuf heures, de &laquo;&nbsp;vivre cette soirée avec nous&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai encore le baiser de Paul sur mes lèvres. D&rsquo;une gourmandise ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-31</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J+59 ( jeudi 21 mars)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;] Paul tranche, encourage, plaisante, avec ténacité. Il a dénoué sa cravate et abandonné sa veste sur une chaise. Il se tient debout, en bras de chemise, devant le tableau, un sandwich de rillettes dans une main, un marqueur pour exposer son plan de bataille dans l&rsquo;autre. Ceux qui viennent d&rsquo;intégrer l&rsquo;état-major découvrent son sens du commandement et son énergie. A l&rsquo;écouter, j&rsquo;entends presque se lever la clameur de nos villages, de nos provinces, d&rsquo;un pays tout entier prêt à porter nos convictions et notre souffle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je surprends des regards qui s&rsquo;attardent sur moi et plongent ailleurs quand je relève la tête. Pourtant, derrière l&rsquo;espoir, derrière les mots d&rsquo;ordre et les promesses que l&rsquo;on se fait, derrière la fougue de Paul et l&rsquo;implication nouvelle de Victor qui anime l&rsquo;équipe dédiée aux réseaux sociaux, il y a des noms que l&rsquo;on ne prononce plus et, souvent, la colère qui affleure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En réalité, je nous sens assiégés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dimanche 5 mai</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles. Je croise des visages amis, des familiers, des connaissances, certains que j&rsquo;exècre, d&rsquo;autres qui ne me disent rien. Ils reviennent au siège du parti comme la marée. Ils font ma vie, lui donnent son sens et l&rsquo;aliènent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Nous nous reconnaissons, nous, acteurs des coulisses du feuilleton du pouvoir. Tous, un jour, premier rôle, espoir, doublure, figurant, vieille gloire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai mon sourire de Joconde. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que dans les fidélités comme dans les haines, dans les sacres comme dans les chutes, il est un principe qui surnage et écorne le mépris : le respect de celui qui sait encaisser. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que celui qui, tombé à genoux, ne baisse pas la tête, se relèvera, et attestera, sous le regard de ses pairs, qu&rsquo;un retour est toujours possible. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles mais je suis vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;, Caroline Lunoir, Actes Sud, 18€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Dans le champ magnétique de ses guerres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/14/dans-le-champ-magnetique-de-ses-guerres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2019 08:38:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un titre suffit parfois à donner envie de plonger dans un roman ! La preuve avec &#171;&#160;A son image&#160;&#187;, dernier roman en date de Jérôme Ferrari. La quatrième de couverture confirme le l&#8217;intérêt. Et les premières lignes nous entraîne déjà&#8230; Chouette découverte que ce roman, écrit par le lauréat du prix Goncourt 2012 (&#171;&#160;Le sermon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un titre suffit parfois à donner envie de plonger dans un roman ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;A son image&nbsp;&raquo;</strong>, dernier roman en date de <strong>Jérôme Ferrari</strong>. La quatrième de couverture confirme le l&rsquo;intérêt. Et les premières lignes nous entraîne déjà&#8230;</p>
<p>Chouette découverte que ce roman, écrit par le lauréat du prix Goncourt 2012 (<strong>&laquo;&nbsp;Le sermon sur la chute de Rome&nbsp;&raquo;</strong>) !</p>
<p>Né de parents corses, Jérôme Ferrari a grandi en région parisienne. Auteur de onze titres, cet agrégé de philosophie est actuellement en poste au lycée français d&rsquo;Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/A-SON-IMAGE.jpg" rel="lightbox[4516]"><img class="alignleft wp-image-4517 size-medium colorbox-4516" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/A-SON-IMAGE-159x300.jpg" alt="A SON IMAGE" width="159" height="300" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Antonia</strong>. Elle périt dans un tragique accident de voiture dès les premières pages de ce roman dur et lumineux à la fois. La jeune femme vit en Corse, dans le sud de l&rsquo;île. Elle gagne sa vie en faisant des photos de mariage, de fêtes.</p>
<p>L&rsquo;ancienne salariée du journal régional a choisi de travailler autrement. Librement. Ce soir-là, un morceau de son passé est remonté à la surface : alors qu&rsquo;elle couvre un mariage, elle reconnait <strong>Dragan</strong>, autrefois rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Des heures de discussion s&rsquo;engagent, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle décide de rentrer et que sa voiture tombe dans un ravin.</p>
<p>Dans le village, c&rsquo;est le choc. Pour son oncle et parrain, c&rsquo;est un drame. Devenu prêtre, c&rsquo;est lui qui va conduire les obsèques, dire l&rsquo;oraison funèbre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;occasion de replonger dans le passé. De raconter la vie de sa nièce adorée, celle à qui il avait offert un appareil-photo pour ses 14 ans, celle à qui il avait donné de l&rsquo;argent pour qu&rsquo;elle puisse rejoindre l&rsquo;ex-Yougoslavie et photographier la guerre de près. Comment se pardonner à l&rsquo;heure des obsèques ?</p>
<p>D&rsquo;évoquer aussi le lien indéfectible qui a uni <strong>Antonia</strong> à <strong>Pascal B</strong>. l&rsquo;un des figures montantes du FLNC.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4516"></span></p>
<p><strong>Antonia</strong> voulait prendre de la hauteur sur les choses, se confronter au réel&#8230; Quitte à souffrir, à perdre ses dernières illusions. &laquo;&nbsp;Ce roman est l&rsquo;histoire de l&rsquo;échec d&rsquo;<strong>Antonia</strong>&laquo;&nbsp;, explique l&rsquo;auteur qui a découvert la force de la photographie d&rsquo;actualité dans les années 90, pendant la guerre en ex-Yougoslavie.</p>
<p>Un roman puissant, solennel et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Antonia venait de rentrer de Nice où elle avait passé une année parfaitement stérile à l&rsquo;université. Là-bas aussi, aux yeux de tous, elle était la femme d&rsquo;un prisonnier politique ; le milieu des étudiants insulaires lui témoignait une déférence pénible tout en surveillant ses moindres faits et gestes si bien qu&rsquo;elle vivait comme une infante solitaire entourée de chaperons et s&rsquo;ennuyait atrocement. Elle ne pouvait compter ni sur Madeleine, qui se délectait de tenir, devant un public de connaisseurs, le rôle de l&rsquo;épouse, éplorée mais courageuse, victime de l&rsquo;iniquité de l&rsquo;Etat, ni sur Laetitia, qui en venait presque à regretter explicitement que Xavier S. ne se soit pas fait coffrer lui aussi, la privant par son insignifiance de la place qu&rsquo;elle méritait dans cette tragédie.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Qu&rsquo;avait-il donc réussi à faire si ce n&rsquo;est blesser mortellement tous ceux qui l&rsquo;avaient un jour aimé, à commencer par Antonia ? Elle était une enfant si aimante, il se le rappelle et interrompt un instant son discours pour contenir ses larmes mais il ne prononce pas son prénom et elle court vers lui, regarde, regarde comme je danse !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle faisait son travail, elle sortait, elle allait rendre visite à ses parents, elle s&rsquo;empêchait d&rsquo;appeler Simon, même quand elle en ressentait douloureusement le désir et elle s&rsquo;accordait de temps en temps une aventure pour que quelque chose se passe dans sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne rêvait plus de produire autre chose que des images tout aussi éphémères que le papier journal sur lequel elles étaient quotidiennement imprimées et qui, chaque soir, s&rsquo;il ne servait pas à allumer les feux de cheminée, finissait dans une poubelle avec les épluchures de légumes, le marc de café et les mégots. Elle ne se plaignait pas. Elle n&rsquo;en avait ni le droit, ni la force. Pas même l&rsquo;envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;A son image&nbsp;&raquo;, Jérôme Ferrari, Actes Sud, 19 €.</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autopsie de la girafe et autres bizzareries&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/14/lautopsie-de-la-girafe-et-autres-bizzareries/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2016 20:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Jeune fille à l'ouvrage"]]></category>
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		<category><![CDATA[silence]]></category>
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		<category><![CDATA[transmission]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
		<category><![CDATA[Yôko Ogawa]]></category>

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		<description><![CDATA[  Plonger dans un roman, en général court, ou un recueil de nouvelles de Yôko Ogawa est toujours une expérience. Et pour cause. L&#8217;auteure japonaise, née en 1962, a su inventer, au fil des livres, un univers à l&#8217;atmosphère bien particulière. Les enfants y côtoient souvent les personnes âgées, tous mus par une envie de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OGAWA.jpg" rel="lightbox[3667]"><img class="alignleft size-full wp-image-3669 colorbox-3667" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OGAWA.jpg" alt="OGAWA" width="120" height="228" /></a>  Plonger dans un roman, en général court, ou un recueil de nouvelles de Yôko Ogawa est toujours une expérience. Et pour cause.</p>
<p>L&rsquo;auteure japonaise, née en 1962, a su inventer, au fil des livres, un univers à l&rsquo;atmosphère bien particulière. Les enfants y côtoient souvent les personnes âgées, tous mus par une envie de transmission et une quête de confiance. Les animaux ne sont jamais loin, la mort aussi y a sa place, décrite comme une avancée paisible&#8230;</p>
<p>Et puis il y a la mélancolie, la nostalgie, vite rattrapées par le surnaturel, l&rsquo;étrange, le bizarre qui s&rsquo;emparent du quotidien et qui transforment ces petites histoires en aventures assez curieuses.</p>
<p>Le nouveau recueil de Yôko Ogawa, &laquo;&nbsp;Jeune fille à l&rsquo;ouvrage&nbsp;&raquo; n&rsquo;y échappe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3667"></span></p>
<p>Au fil des pages, dix nouvelles. Dix histoires imbibées de magie, toujours à la limite du monde tangible. Reste juste à se laisser prendre par les mots de l&rsquo;auteure. Ce recueil a été publié il y a vingt ans déjà au Japon.  A survoler la bibliographie d&rsquo;Ogawa, on compte encore vingt-deux livres parus dans les librairies nippones et non encore traduits chez nous ! Largement de quoi aller plus loin encore dans la découverte de l&rsquo;écriture simple mais percutante de cette auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120  ( dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;encyclopédie&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai enfoncé profondément mes dix doigts sous mes sourcils. Les os me gênaient, mais le bout de mes doigts a glissé plus facilement que je ne le pensais derrière mes globes oculaires. Et après une expiration j&rsquo;ai tiré vers l&rsquo;avant. Il ne m&rsquo;a pas fallu beaucoup de force. Mes paupières ont papillonné une ou deux fois et mes yeux n&rsquo;ont pas tardé à se retrouver sur mes paumes. La sensation était tiède et moite.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 145 (dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;autopsie de la girafe&nbsp;&raquo;) : </strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai commencé à faire du jogging sept jours après avoir avorté. Suivant les conseils de l&rsquo;infirmière, j&rsquo;étais restée cinq jours sans travailler, à somnoler toute la journée dans mon lit. Sans faire un pas hors de chez moi, ni prendre un bain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 214 (dans &laquo;&nbsp;La crise du troisième mardi&nbsp;&raquo;) : </strong><em>&laquo;&nbsp;Bien sûr je savais que ce n&rsquo;était pas par amour mais qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de sa façon de faire. Je comprenais beaucoup de choses alors que j&rsquo;étais censée ne rien savoir de ce que les hommes font dans ces moments-là. Par exemple qu&rsquo;il obéirait aussitôt si je lui disais que je ne voulais pas, qu&rsquo;il transpirait au point que la sueur coulait le long de son dos, ou que le vent s&rsquo;étant levé, les mousses du bassin oscillaient.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Jeune fille à l&rsquo;ouvrage&nbsp;&raquo;, Yôko Ogawa, Actes Sud, 20€</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Toujours prisonnier&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/01/toujours-prisonnier/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 07:32:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[Jeanne Benameur]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre virée à travers les romans de cette nouvelle rentrée littéraire ! Au programme, une première halte, pour moi, dans les mots de Jeanne Benameur, auteure de &#171;&#160;Otages intimes&#160;&#187;. Voici un roman, le onzième de Jeanne Benameur, également auteure d&#8217;ouvrages pour la jeunesse, de recueils de poésie et de pièces de théâtre, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span class="coul1" style="color: #ff9900"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Otages-intimes-159x300.jpg" rel="lightbox[3176]"><img class="alignleft size-full wp-image-3178 colorbox-3176" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Otages-intimes-159x300.jpg" alt="Otages-intimes-159x300" width="159" height="300" /></a>Poursuivons notre virée à travers les romans de cette nouvelle rentrée littéraire ! Au programme, une première halte, pour moi, dans les mots de <strong>Jeanne Benameur</strong>, auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Otages intimes&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Voici un roman, le onzième de<strong> Jeanne Benameur,</strong> également auteure d&rsquo;ouvrages pour la jeunesse, de recueils de poésie et de pièces de théâtre, qui nous plonge dans la vie d&rsquo;<strong>Etienne</strong>, photographe de guerre.</p>
<p>Dans un pays dont nous ne saurons rien, <strong>Etienne</strong> a été pris en otage, des mois durant. L&rsquo;heure de sa libération a enfin sonné. <strong>Etienne</strong> est libre, certes, mais tellement prisonnier encore de ses pensées.</p>
<p>Il rejoint sa mère,<strong> Irène</strong>, dans le village qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais quitté. C&rsquo;est là, entre promenades et musique, qu&rsquo;il fait le point. Qu&rsquo;il cherche des solutions. Qu&rsquo;il retrouve également <strong>Enzo</strong>, son ami ébéniste et <strong>Jofranka</strong>, petite fille venue de très loin, devenue avocate à La Haye, pour défendre la voix des femmes.</p>
<p>Tous les trois ont grandi ensemble.  <strong>Jofranka</strong> et <strong>Enzo</strong> se sont mariés. Avant de se séparer.  <strong>Emma</strong>, elle, compagne d&rsquo;<strong>Etienne</strong> jusqu&rsquo;à son enlèvement, lui a écrit une lettre&#8230;</p>
<p><span id="more-3176"></span></p>
<p>Alors <strong>Etienne</strong> tente de retrouver sa place dans le monde, dans son monde. Sans pouvoir oublier cependant le regard de cette femme capté par son appareil-photo quelques secondes avant d&rsquo;être enlevé.</p>
<p><strong>Dans une interview, Jeanne Benameur revient sur la genèse de ce roman. Née en 1952 d&rsquo;un père algérien et d&rsquo;une mère italienne, elle a été profondément marquée par la guerre d&rsquo;Algérie.<br />
</strong></p>
<p><em><span class="coul1"><strong>&laquo;&nbsp;Pour que j’ouvre un chantier d’écriture</strong>, il faut que je sois traversée par une question qui insiste, s’impose. Je sens à un moment que ce n’est que par l’écriture que “ ça ” va prendre forme. Le roman me permet d’explorer, jusqu’au bout et par des facettes différentes, un questionnement, ce que dans la vie je ne peux pas faire. Le roman est une quête qui m’est nécessaire au moment où je l’écris.</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> Avec Otages intimes, le questionnement était : quelle part de nous est toujours prise en otage ? Tous, nous sentons parfois qu’un territoire en nous reste inexploré, fermé. Ces espaces dont nous ne sommes pas libres appellent parfois. Il faut souvent ce qu’on nomme “ une crise ” pour aller y voir… se risquer à découvrir.</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> Je vis dans un monde où les images de la guerre sont omniprésentes, sur les écrans, dans toutes les actualités. La guerre, je l’ai vécue lorsque j’étais enfant, à cinq ans, quand toute ma famille fut attaquée par ceux que l’on connaîtrait ensuite sous le sigle OAS (&laquo;&nbsp;Ça t’apprendra à vivre&nbsp;&raquo;, Babel).</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> J’ai été “ sidérée ” par la violence des hommes. De cette sidération on ne revient pas indemne. L’intensité vécue au moment du péril, rien ne pourra plus l’égaler. À part, pour moi, l’intensité de l’écriture. C’est sans doute pour cela que le corps a une telle “ vie ” dans mes textes.</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> C’est la première fois que je peux me lancer dans la fiction sur ce terrain-là qui m’habite depuis si longtemps. Les questions d’écriture n’en ont été que plus aiguës. J’espère que corps, imaginaire et pensée trouvent leur forme juste par ce texte.&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Chaque nuit depuis son retour, il faut qu&rsquo;il lutte pour ne pas se sentir réduit.  Il lutte contre le sentiment d&rsquo;avoir perdu quelque chose d&rsquo;essentiel, quelque chose qui le faisait vivant parmi les vivants .Il n&rsquo;y a pas de mot pour ça. Alors dormir dans la chambre de l&rsquo;enfance, non. Il a besoin d&rsquo;un lieu que son corps n&rsquo;a jamais occupé, comme si ce corps nouveau qui est le sien ne pouvait plus s&rsquo;arrimer aux anciens repères. La grande, l&rsquo;immense joie du retour qu&rsquo;il n&rsquo;osait même plus rêver, il n&rsquo;arrive pas à la vivre. Il est toujours au bord. Sur une lisière. Il n&rsquo;a pas franchi le seuil de son monde. L&rsquo;exil, c&rsquo;est ça ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Loin, très loin de la chambre de Jofranka, une autre femme ne dort pas. Elle est nue, auprès d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle aime. Est-ce que cela suffit ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;homme s&rsquo;est endormi. Elle le regarde. Elle a toujours aimé le sommeil des hommes auprès d&rsquo;elle. Dans le souffle des corps endormis, elle écouté. Parfois elle dépose un baiser sur l&rsquo;épaule du dormeur ou au creux de ses reins. C&rsquo;est sa façon d&rsquo;aimer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Etienne se réveillait toujours. Un homme sur le qui-vive. Elle n&rsquo;osait plus. Alors elle posait ses lèvres en pensée sur son corps de la nuit, ne le touchait pas. Elle regardait sans fin cette peau qui s&rsquo;était frottée à la peur à la détresse à l&rsquo;horreur. La peau reste lisse. Sous la peau, le sang charrie les images. Il y avait chez elle un effroi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est cet effroi qu&rsquo;elle a fui ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;horreur est contagieuse.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle a écrit Je suis lâche. Etienne ou peut-être forte de la vie à laquelle je tiens tant. Toi, tu est un intermittent de la vie. Moi pas. Il aurait fallu que je puisse, comme toi, mettre tout de côté, à l&rsquo;abri dans un coin de ma tête, de mon coeur, pour pouvoir vivre quand même. En t&rsquo;attendant. Toujours en t&rsquo;attendant. Je n&rsquo;ai pas pu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 151:</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais su prendre soin de qui que ce soit. Je ne sais que prendre des risques. Pour moi. Rapporter ce que j&rsquo;ai pu arracher au chaos du monde. Je ne sais faire que ça. Prendre soin c&rsquo;est pour les pères de famille les époux les engagés du quotidien. Moi je ne signe que mes photos, la durée des jours tranquilles je n&rsquo;ai jamais su la signer, je ne m&rsquo;y suis jamais engagé. Jamais. Je suis en pointillé. Un homme en pointillé. Et on prend ça pour de l&rsquo;héroïsme ! les seuls héros ce sont ceux qui restent. Et qui vivent.&nbsp;&raquo;<br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> </span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff"> <span style="color: #333333">On peut se sentir prisonnier, mais quand on est libre. Et ce, à différents niveaux de lecture. Voilà ce que nous dit Jeanne Benameur à travers l&rsquo;histoire d&rsquo;Etienne, de sa mère et ses deux meilleurs amis. Lui a choisi l&rsquo;action. Comme Jofranka. Irène et Enzo ont trouvé d&rsquo;autres moyens de se sentir libres. Et entiers. A chacun sa quête de liberté. Un roman qui se lit très facilement, malgré, par moments, une ponctuation qui disparaît. Sans raison.</span></span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Otages intimes&nbsp;&raquo;, Jeanne Benameur, Actes sud, 18,80€.</strong></em></p>
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		<title>“Baumes” ou l&#8217;émancipation olfactive</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/23/baumes-ou-lemancipation-olfactive/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/23/baumes-ou-lemancipation-olfactive/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2014 14:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[père]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[univers olfactif]]></category>
		<category><![CDATA[Valentine Goby]]></category>

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		<description><![CDATA[Les odeurs marquent notre territoire, nous identifient aussi. Elles font partie de notre quotidien et de nos souvenirs, même les plus lointains. A travers sa collection Essences créée au printemps 2013, la maison d&#8217;édition Actes sud propose aux lecteurs de voyager à travers de multiples imaginaires, du récit au poème, de l&#8217;essai à la fiction. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les odeurs marquent notre territoire, nous identifient aussi. Elles font partie de notre quotidien et de nos souvenirs, même les plus lointains. A travers sa collection <strong>Essence</strong>s créée au printemps 2013, la maison d&rsquo;édition <strong>Actes sud</strong> propose aux lecteurs de voyager à travers de multiples imaginaires, du récit au poème, de l&rsquo;essai à la fiction.</p>
<p>Déjà sept livres ont été édités, dont <strong>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Valentine Goby</strong>, sorti en octobre. Un petit livre qui, si vous cherchez encore une jolie idée de cadeau pour les fêtes, sera du plus bel effet au pied du sapin.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BAUMES.jpg" rel="lightbox[2796]"><img class="alignleft wp-image-2802 size-full colorbox-2796" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BAUMES.jpg" alt="BAUMES" width="120" height="228" /></a></p>
<p>A 40 ans, <strong>Valentine Goby</strong> a déjà une vingtaine d&rsquo;ouvrages à son actif, dont plus de la moitié destinée à la jeunesse. Son premier roman, elle le publie en 2002. Elle devient enseignante en lettres et en théâtre métier qu&rsquo;elle exerce en collège durant huit années avant de se consacrer entièrement à l&rsquo;écriture, et à de multiples projets autour des livres.</p>
<p>Elle est actuellement maître de conférences à Sciences Po en littérature et ateliers d&rsquo;écriture, et administratrice de la Charte des auteurs et illustrateurs. en 2014, elle est couronné par le Prix des libraires pour son roman<strong> &laquo;&nbsp;Kinderzimmer&nbsp;&raquo;</strong>, également publié chez Actes Sud.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Valentine Goby</strong> aborde ouvertement le récit autobiographique. Elle nous emmène avec elle dans son enfance, à Grasse, paradis des odeurs. Son père y est parfumeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2796"></span></p>
<p>La petite Valentine mettra toute son énergie à chasser l&rsquo;odeur de son père le plus loin d&rsquo;elle. Il sature l&rsquo;espace. Le confisque. Au point même de déclencher des crises d&rsquo;asthme chez la petite fille. Son corps réagit. Sa vie durant, la jeune femme prendra de la distance avec l&rsquo;univers olfactif de ses origines pour se forger une propre identité, un chemin personnel.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Mon père a tout envahi&nbsp;&raquo;</strong>, confie l&rsquo;auteure qui a fini par choisir ses parfums. Elle continue aujourd&rsquo;hui de porter une fragrance que son père déteste. A travers l&rsquo;écriture, sensible, Valentine Goby traverse à nouveau son enfance.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le retour de mon père annonce le dîner. Ma mère sonne la petite cloche et j&rsquo;ouvre la porte de ma chambre, je descends l&rsquo;escalier marche à marche, j&rsquo;avance pieds nus sur les tomettes froides. Plus j&rsquo;approche de la cuisine plus l&rsquo;odeur d&rsquo;usine est massive, écrase la mienne, crème Nivéa/shampoing aux oeufs, la cuisine, c&rsquo;est l&rsquo;usine, l&rsquo;usine, c&rsquo;est mon père, on entre dans mon père pour le diner. On le trouve assis à table, le col de la chemise ouvert, il sourit dans l&rsquo;odeur d&rsquo;essence pure. Il ne s&rsquo;est pas changé. Il a passé huit heures dans l&rsquo;usine, l&rsquo;odeur des cuves est devenue son odeur, il ne la perçoit pas. J&rsquo;entre dans l&rsquo;odeur, je reçois le baiser de mon père en apnée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 28 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Mon corps s&rsquo;épuise à dire non, il refuse et refuse et chaque jour il perd la bataille. L&rsquo;asthme m&rsquo;étouffe certains soirs, à coup d&rsquo;inhalateur je tente de substituer des bouffées de cortisones aux nuées de particules qui voltigent en moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 56-57 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il hâte la fin de son repas, quitte la pièce, je suis désolé vraiment je ne supporte pas. Il aère la salle de bains après mon passage. Et il ose cette chose étrange : il me demande de changer de parfum. Comme on se rend service. Le mieux serait que tu changes de parfum. Voilà aussi simple que changer de sac à main ou de couleur de rouge à lèvres. Le parfum serait pur accessoire. Mon père dit ça ! Un parfum ça te signe, je le sais par mon histoire, par la nôtre, par mon père et par Jean-Baptiste Grenouille depuis mes treize ans. [&#8230;] Il est ahurissant ce retour vers l&rsquo;enfance, vers la toute-puissance paternelle, qui dicte, inconscient de l&rsquo;humiliation qu&rsquo;il inflige, et l&rsquo;air que tu respires et l&rsquo;odeur qui doit émaner de toi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une vraie découverte ! J&rsquo;ai adoré ce récit de 64 pages, écrit avec le coeur et une langue sensible. Une plongée fine dans une relation père-fille compliquée. A ne pas rater !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Baumes&nbsp;&raquo; de Valentine Goby, collection Essences, Actes sud, 10€.</em> </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Céline Curiol,</strong> <strong>Anne-Marie Garat</strong>, <strong>Cécile Ladjali</strong>, <strong>Lyonel Trouillot</strong>, <strong>Véronique Bizot</strong> et <strong>Hélène Frappat</strong> sont les autres auteurs de la collection <strong>Essences</strong>.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La propagande jusque sur la poutre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Jan 2014 12:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<category><![CDATA[système]]></category>

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		<description><![CDATA[Premier coup de coeur littéraire de l&#8217;année !  Avec &#171;&#160;La petite communiste qui ne souriait jamais&#160;&#187;, Lola Lafon signe un roman atypique, insolite et terriblement attachant. Ecrivain et musicienne, Lola Lafon, née en 1975, est déjà l&#8217;auteure de trois romans. Elle a également signé deux albums. &#160; &#160; Souvenez-vous ( pour ceux qui ont plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Premier coup de coeur littéraire de l&rsquo;année !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Lola Lafon</strong> signe un roman atypique, insolite et terriblement attachant.</p>
<p>Ecrivain et musicienne, <strong>Lola Lafon, </strong>née en 1975, est déjà l&rsquo;auteure de trois romans. Elle a également signé deux albums.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaisM136618.jpg" rel="lightbox[2296]"><img class="alignleft size-full wp-image-2302 colorbox-2296" style="margin: 10px" alt="la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamais,M136618" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaisM136618.jpg" width="184" height="340" /></a><strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Souvenez-vous ( pour ceux qui ont plus de quarante ans !) . Aux Jeux Olympiques de Montréal, en 1976, une jeune athlète de 14 ans, roumaine, fait oublier toutes les gymnastes précédentes. Nadia Comaneci engrange les 10 et devient une icône pour la moitié de la planète.</strong></p>
<p>La petite sylphide, objet politique de propagande, n&rsquo;a peur de rien. Sauf qu&rsquo;on la prive de liberté. Mais à quel prix ? Alors elle ferme les yeux, ne peut va voir ni se souvenir de que le couple<strong> Ceausescu</strong> a bien pu dire et faire croire. Qui ment ? Qui dit la vérité ? Le roman oscille entre les versions jusqu&rsquo;à la fuite vers les Etats-Unis, peu de temps avant la chute du système communiste roumain.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong>, qui a vécu en Roumanie jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge de 12 ans et qui y retourne régulièrement, porte un regard sans concession sur ce personnage au corps gracile et musclé, imperturbable sur les barres et les poutres. Ici, pas de biopic à la sauce américaine, de biographie qui enjolive. Non, <strong>Nadia Comaneci</strong>, comme le dit elle-même l&rsquo;auteure, est <strong>&laquo;&nbsp;l&rsquo;anti-Britney Spears, une image d&rsquo;adolescente hypermédiatisée mais pas hypersexualisée&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2296"></span></p>
<p>Ce roman est un portrait. Celui d&rsquo;une enfant prodigieuse et d&rsquo;un corps élastique que l&rsquo;adolescence va ranger parmi les autres. Celui d&rsquo;un pays dont le chaos s&rsquo;annonce. Celui enfin d&rsquo;une fuite et d&rsquo;une quête d&rsquo;autre chose, entre 1969 et 1990.</p>
<p>A travers le roman<strong>, Lola Lafon</strong> alterne les narrateurs.<strong> Béla Karolyi</strong>, l&rsquo;entraîneur atypique aux méthodes musclées, s&rsquo;exprime, Nadia, ses amies. Et <strong>la Securitate</strong> qui veille. Une correspondance (imaginaire)entre l&rsquo;auteur et la gymnaste ponctue également ce roman puissant.</p>
<p><strong>Plongez dans les souvenirs des JO de Montréal et regardez les prouesses de Nadia Comaneci ici : </strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je reçois, suite à ma demande de témoignages pour entreprendre cet ouvrage, des dizaines de lettres et plus encore de mails de fans de Nadia C. La plupart de ces femmes ont une quarantaine d&rsquo;années, d&rsquo;autres, très jeunes, n&rsquo;ont pas l&rsquo;âge de l&rsquo;avoir vue en direct à Montréal. Mais toutes se souviennent du choc. De leur ébahissement lorsque Nadia C. détraque l&rsquo;ordinateur. De leur soudain dégoût des céréales trop sucrées, ces paquets remplis de mini-gadgets jetables, une abondance déplacée au royaume de l&rsquo;héroïque privation. De leur rejet des jupes si peu pratiques pour jouer à Nadia C., celle dont le justaucorps blanc devient le miroir accusateur de leur vie trop molle et sans devoirs. Car Nadia C. n&rsquo;est pas que légère. Elle est puissante et impitoyable. Nadia C. ne sourit jamais, ne dit jamais merci, ce sont les adultes qui la supplient de leur accorder un regard. Elle se tait, distante et concentrée, entourée d&rsquo;adultes en survêtement, étranges profs de gym qui la félicitent respectueusement. Celle qui vient d&rsquo;un pays que personne, pas même les parents, ne connaissait avant que la télé ne l&rsquo;évoque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Béla scrute ses cernes, son odeur, boit-elle suffisamment entre les entraînements ? Et il doit également s&rsquo;occuper de celles qui forment le décor maintenant, des figurantes : les autres filles de l&rsquo;équipe. Ennuyeuses, prévisibles, leur peur et leur fatigue qu&rsquo;elles tentent de dissimuler quand Nadia, elle, est une plante carnivore de dangers dont il faut la gaver. Elle suit ce que son corps lui dicte, ce corps capable d&rsquo;inscrire le feu dans l&rsquo;air, une Jeanne d&rsquo;Arc magnésique. Elle grignote l&rsquo;impossible, le range de côté pour laisser de la place à la suite, toujours la suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 275-276 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] La fée sans autre désir que celui d&rsquo;accrocher à son cou fragile des médailles dorées dégage aujourd&rsquo;hui un parfum moite, son attitude est choquante, disent-ils. Certes, mais “son apparence n&rsquo;est bien plus ! ” assène un célèbre éditorialiste américain en guise de conclusion. Car c&rsquo;est de ça dont il est question : de tissus trop courts, pas assez chers, de nacres mal appliquées, de rouge trop rouge et de chair insouciante. Son péché, résume le </em>New York Times<em> : “Elle est devenue comme les autres.”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Alors elle sera jugée comme les autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Lola Lafon l&rsquo;annonce d&rsquo;emblée : &laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;, n&rsquo;est pas une reconstitution historique de la vie de Nadia Comaneci. L&rsquo;auteure a choisi<em> &laquo;&nbsp;de remplir les silences de l&rsquo;histoire et ceux de l&rsquo;héroïne et de garder la trace des multiples hypothèses et versions d&rsquo;un monde évanoui&nbsp;&raquo;</em>. Un parti pris qui plonge le lecteur dans l&rsquo;Europe d&rsquo;avant, celle du Rideau de fer, des mensonges et des privations organisées.</span> <span style="color: #0000ff">Le roman de la fin de l&rsquo;innocence. Un vrai coup de coeur et la découverte d&rsquo;une jolie plume. </span></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;, de Lola Lafon, Actes Sud, 21€.</strong></p>
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		<title>Actes Sud a perdu son père fondateur</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/15/actes-sud-a-perdu-son-pere-fondateur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/15/actes-sud-a-perdu-son-pere-fondateur/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 11:47:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Alaa El Aswany]]></category>
		<category><![CDATA[Babel]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Nyssen]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Gaudé]]></category>
		<category><![CDATA[maison d'édition]]></category>
		<category><![CDATA[Stieg Larsson]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi, Hubert Nyssen est décédé à l&#8217;âge de 86 ans. Le fondateur de la maison d&#8217;édition Actes Sud aura occupé, sa vie durant, une place à part dans le monde de la littérature. Tout a commencé en 1976, dans la région d&#8217;Arles, dans une bergerie. Lui-même auteur, Hubert Nyssen, Belge, va se mettre en quête [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1719573_photo-1321298814353-1-0_640x280.jpg" rel="lightbox[457]" title="1719573_photo-1321298814353-1-0_640x280"><img class="alignleft size-medium wp-image-466 colorbox-457" style="margin: 10px;" title="1719573_photo-1321298814353-1-0_640x280" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/1719573_photo-1321298814353-1-0_640x280-300x130.jpg" alt="" width="180" height="78" /></a>Samedi, <a title="sa biographie" href="http://www.hubertnyssen.com/bio.php">Hubert Nyssen </a>est décédé à l&rsquo;âge de 86 ans. Le fondateur de la maison d&rsquo;édition <a title="le site Actes Sud" href="http://www.actes-sud.fr/">Actes Sud</a> aura occupé, sa vie durant, une place à part dans le monde de la littérature. Tout a commencé en 1976, dans la région d&rsquo;Arles, dans une bergerie. Lui-même auteur, Hubert Nyssen, Belge, va se mettre en quête de découvrir des talents. Avec un certain flair.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742781010.jpg" rel="lightbox[457]" title="9782742781010"><img class="alignleft size-full wp-image-475 colorbox-457" style="margin: 10px;" title="9782742781010" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742781010.jpg" alt="" width="59" height="95" /></a>Impossible de ne pas citer Paul Auster mais aussi Stieg Larsson et la fameuse saga Millenium. S&rsquo;y ajoutent Nancy Huston, Alaa El Aswany, ce dentiste egyptien devenu écrivain, mais aussi Laurent Gaudé qui rafle d&rsquo;ailleurs le prix Goncourt en 2004 avec &nbsp;&raquo; Le soleil des Scorta&nbsp;&raquo;. Parmi les autres auteurs dont j&rsquo;ai découvert l&rsquo;univers grâce à Actes Sud, il y a Mathias Enard, Andreï Guelassimov, Henry Bauchau,<a title="sur le blog" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/"> Zakhar Prilepine</a>, Percival Everett, Stephano Benni, Russel Banks, Alice Ferney, Yoko Ogawa, Yu Hua, Anna Enquist&#8230; De quoi faire le tour du monde !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742792979.jpg" rel="lightbox[457]" title="9782742792979"><img class="alignleft size-full wp-image-476 colorbox-457" style="margin: 10px;" title="9782742792979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742792979.jpg" alt="" width="59" height="112" /></a>Aujourd&rsquo;hui, Actes Sud c&rsquo;est 5.400 titres et une philosophie qui repose sur trois élements. Vivre et travailler loin de Paris étant le premier d&rsquo;entre eux. Le second ? Le choix des auteurs étrangers. Et enfin des couvertures qui donnent envie.  Depuis 2000, c&rsquo;est sa fille Françoise qui tient les rênes de la maison d&rsquo;édition.</p>
<div id="pubComplementsArt">
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<p>Né le 11 avril 1925 à Bruxelles dans une famille modeste, le jeune Hubert Nyssen a été résistant pendant la Deuxième gueurre mondiale avant de créer un cercle littéraire d&rsquo;obédience communiste. Naturalisé français en 1976, Hubert Nyssen est devenu membre de l&rsquo;Académie royale de Belgique. Il aussi été enseignant en France et en Belgique.  </p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Nouvelles de la campagne russe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/13/nouvelles-de-la-campagne-russe/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 16:44:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Andreï Guelassimov]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
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		<category><![CDATA[Zakhar Prilepine]]></category>

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		<description><![CDATA[La Russie d&#8217;aujourd&#8217;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&#8217;Ouest et de l&#8217;argent. Voilà ce que propose le jeune Zakhar Prilepine, auteur de 36 ans qui après avoir été [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" rel="lightbox[434]" title="9782742796205"><img class="alignleft size-full wp-image-436 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="9782742796205" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782742796205.jpg" alt="" width="71" height="135" /></a>La Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui dans toutes ses contradictions. Et un regard aiguisé sur une jeunesse qui, loin des villes, tente de se faire une place dans une société désormais ouverte à tous les vents venus de L&rsquo;Ouest et de l&rsquo;argent. Voilà ce que propose le jeune <a title="Découvrez son précédent roman, paru aussi chez Actes Sud" href="http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-etrangere/sankia">Zakhar Prilepine</a>, auteur de 36 ans qui après avoir été vigile, manutentionnaire et barman, est parti faire la guerre en Tchétchénie lors des conflits de 1996 et de 1999. Là, ce<a title="Une interview de l'auteur" href="http://www.lecourrierderussie.com/2011/09/05/zakhar-prilepine-ai-decouvert/"> militant politique à la fois poète et romancier</a> propose onze nouvelles intitulées &laquo;&nbsp;Des chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;. Un titre pour le moins étrange&#8230; <span id="more-434"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1.jpg" rel="lightbox[434]" title="Zakhar_Prilepine1"><img class="alignleft size-medium wp-image-452 colorbox-434" style="margin: 10px;" title="Zakhar_Prilepine1" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zakhar_Prilepine1-255x300.jpg" alt="" width="153" height="180" /></a>Un avant-goût de ces petites histoires dans le décor se situent dans la campagne russe. Loin des villes, du divertissement et de l&rsquo;argent facile. Alors les jeunes se débrouillent ( voir la nouvelle  &laquo;&nbsp;Viande de chien&nbsp;&raquo;), improvisent, font avec les moyens du bord, limités. Et c&rsquo;est tout un pan de la société qui se laisse ainsi découvrir. Entre les filles délurées qui attendent sur le bord des routes, les plans foireux et les règlements de compte, les paris stupides, l&rsquo;alcool bu plus de que raison dès le petit matin ( voir  la nouvelle intitulée  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;), les arrestations intempestives et cette putain de guerre qui a laissé des traces indélébiles&#8230;</p>
<p>Page 17, dans la &laquo;&nbsp;Gilka&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;<em>Je les imaginais, allant et venant en ce moment dans mon appartement, interrogeant ma femme pour savoir quand j&rsquo;étais parti, où j&rsquo;étais allé, quand j&rsquo;arriverais et où. Et elle restait sans bouger, les regardant avec haine et mépris ; elle n&rsquo;avait même pas eu à effacer ces expressions de son visage : c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;elle m&rsquo;avait regardé quelques minutes avant leur arrivée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Page 43, dans &laquo;&nbsp;Slavtchouk&nbsp;&raquo; : <em> &laquo;&nbsp;Les voyous russes ne chantent pas de rap. Sans doute parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le sens du rythme. Slavtchouk était néanmoins d&rsquo;une race proche de celle de ces chanteurs tristes à la peau noire : muscles saillants, pommettes fortes, narines bien dessinées, sourire presque caressant, lèvres légèrement retroussées, avec une dent recouverte d&rsquo;un métal étrange, des filles autour qui, enfin, ne chantent pas mais ne peuvent s&rsquo;empêcher d&rsquo;effleurer, tantôt d&rsquo;un côté, tantôt de l&rsquo;autre, son corps d&rsquo;homme, exécutant ce pour quoi elles sont faites&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p>Page 63, dans la nouvelle intitulée &laquo;&nbsp;Histoire de putes&nbsp;&raquo; :<em>  &laquo;&nbsp;En règle générale, le sexe n&rsquo;intéresse pas les femmes. Partir à la recherche d&rsquo;une jolie paire de gants, aller dans un café douillet et paisible où l&rsquo;on peut rêver à loisir, voilà ce qui leur fait vraiment plaisir. Les hommes pensent que les femmes sont intéressées par le sexe. Mais les femmes, ce sont les hommes qui les intéressent. Tout le reste, elles le font par jeu ou par pitié. Les femmes croient que ce sont les femmes qui intéressent les hommes. Or c&rsquo;est le sexe qui les intéresse. Le reste est le fruit du hasard ou le résultat d&rsquo;un accès de légère excitation qui, d&rsquo;ailleurs, peut se prolonger tout une vie. C&rsquo;est là que s&rsquo;achèvent les différences entre les sexes &laquo;&nbsp;.</em></p>
<p>Au fil des pages, le narrateur guide le lecteur dans son pays, ses excès et ses manques à travers les histoires que vivent Valia, Roubtchik et les autres. Le style est direct, sans ambage. La langue claque. Mais la poésie n&rsquo;est jamais loin ( dans  &laquo;&nbsp;Un héros de rock&rsquo;n roll&nbsp;&raquo;, par exemple ainsi que dans &laquo;&nbsp;La grand-mère, les guêpes et la pastèque&nbsp;&raquo;).  Les histoires de Prilepine sont tour à tour drôles, tendres, tristes ou tragiques.</p>
<p>Une façon de voyager à moindre coût dans la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de Poutine et de Medvedev certes mais surtout celle d&rsquo;une jeunesse paumée, fatiguée. Sacrifiée ? <em><br />
</em></p>
<p>Pour ceux qui veulent découvrir les romanciers russes contemporains, vous pouvez aussi vous plonger dans l&rsquo;oeuvre <a title="Découvrez cet auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Guelassimov">d&rsquo;Andreï Guelassimov</a>.  J&rsquo;ai lu deux de ses romans : &nbsp;&raquo; <em>Fox Mulder a une tête de cochon&nbsp;&raquo;</em> ainsi que <em>&nbsp;&raquo; L&rsquo;année du mensonge&nbsp;&raquo;</em> ( édités tous les deux chez Actes Sud).</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;D</em></strong><em><strong>es chaussures pleines de vodka chaude&nbsp;&raquo;, Zakhar Prilepine, Actes Sud, 192 pages, 19,80€.</strong></em></p>
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