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	<title>Comme en 14 &#187; Merviller</title>
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	<description>Une plongée dans le quotidien de la Grande Guerre</description>
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		<title>5 décembre 1918 De Lure à Saint-Avold</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Dec 2018 06:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Altweiler]]></category>
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		<category><![CDATA[Saint-Avold]]></category>

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		<description><![CDATA[5 décembre 1918 De Lure à Saint-Avold
 J’ai pris pour plus de commodité une auto sanitaire. J’ai logé à l’intérieur Lorenzini, mon ordonnance, et Chaigneau, le serveur de notre popote, et mes bagages. Premières lueurs d’une aube mouillée. Lure dort. Lure dort dans le grand silence d’une petite ville que les guerriers ont abandonnée.  Adieu Lure.
 [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium">5 décembre 1918 De Lure à Saint-Avold</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> J’ai pris pour plus de commodité une auto sanitaire. J’ai logé à l’intérieur Lorenzini, mon ordonnance, et Chaigneau, le serveur de notre popote, et mes bagages. Premières lueurs d’une aube mouillée. Lure dort. Lure dort dans le grand silence d’une petite ville que les guerriers ont abandonnée.  Adieu Lure.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Luxeuil. Plombières. Epinal… Epinal de la mobilisation. Le fort des Adelphes où la classe 18 fait l’exercice… Deyvillers. Arrêt chez l’aubergiste Vuillaume où fut notre première popote. Tant de disparus !&#8230; Et tant de popotes depuis !&#8230; popotes des Vosges, de la Meuse, de l’Aisne, de la Champagne, de Verdun ; et puis popotes de Schmargult, de la Schlucht, de Schiessroth… Et popotes du Maroc, de Meknès, d’Aïn-Leuh, de Timhadit, de M’rirt, de Casablanca… Et popotes de Soissons, de Coulommiers, de Pusy. Et popote de Lure…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Rambervillers. Nos premiers combats. La maison du notaire où nous pillâmes les confitures, le miel et les « denrées périssables ». Dans les façades des maisons les trous d’obus ont été bouchés. Il y a marché sur la place de l’Hôtel de Ville. La vie a repris.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> La route de Rambervillers à Baccarat. Est-ce le bois d’Anglemont, ce bois silencieux dans le brouillard ? Le charnier de septembre 1914 est redevenu un petit bois comme tous les petits bois…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Mesnil-sur-Belville. Les premières tombes de mon régiment. Mes pauvres vieux !&#8230; Je passe auprès de vos ossements. Je vais en Lorraine. Oui, oui, en Lorraine, par là-bas, vers le Palatinat. On est vainqueurs ! On en a mis, vous savez, depuis le jour de soleil et de triste gloire où vous êtes tombés le nez aplati sur les prés de la Belleville. Mais, enfin, ça y est. On marche sans combat vers le Rhin.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Baccarat. L’herbe pousse sur les ruines.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Merviller. On pénètre au pays de la Mort. Le champ de bataille se dessine. Les maisons crevées, les champs incultes, les réseaux barbelés. Les tranchées. Les arbres hachés. Le silence. L’atroce réalisme de cette guerre sans beauté. C’est ici qu’il faut venir méditer, alors qu’il en est encore temps, sur la Guerre, sur cette Guerre dont la légende va s’emparer et dont il ne restera trace que dans </span><span style="font-size: medium"><i>Le Feu</i></span><span style="font-size: medium"> de Barbusse.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Blâmont est une ville morte qui sent le plâtre humide, le papier moisi et la paille fermentée.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Avricourt est une ville également morte d’où se dégagent des odeurs de mort. On répare la gare. Un train tente le passage difficile. Des prisonniers italiens, hâves, pataugent dans la boue, une caisse sur le dos, un bâton à la main.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Et puis on pénètre soudain dans une grasse et féconde région en tous points semblable à notre Seine-et-Marne : c’est la Lorraine « désannexée ». Les paysans labourent leurs champs, fument leur terre. Ils ont des chevaux gras, qui vont par attelages de quatre.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Des champs ensemencés de blé. Des boqueteaux de hêtres. Des étangs. Des fermes aux toits plats. Un dernier village, Altweiler, semblable à tous les villages de l’est : maisons basses, toits plats, tas de fumier carrés devant la maison.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-size: medium"> Une descente rapide. Une vallée profonde emplie de brume d’où émergent les clochers d’une église considérable : Saint-Avold.</span></p>

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		<title>2 octobre 1914. Notre bataillon a été relevé ce matin de ses avant-postes</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/centenaire-14-18/2014/10/02/2-octobre-1914-notre-bataillon-a-ete-releve-ce-matin-de-ses-avant-postes/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2014 07:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Badonviller]]></category>
		<category><![CDATA[Celles]]></category>
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		<category><![CDATA[général de la Touche]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
		<category><![CDATA[Merviller]]></category>
		<category><![CDATA[Neufmaisons]]></category>
		<category><![CDATA[Senones]]></category>
		<category><![CDATA[St Dié]]></category>

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		<description><![CDATA[2 octobre 1914. Neufmaisons (Meurthe et Moselle)
 Hé bien !mais voici presque une aventure ou tout au moins une aventureuse surprise !
 Notre bataillon a été relevé ce matin de ses avant-postes par le 3ème – Nous cantonnons à Neufmaisons un peu en arrière, au sud de Badonviller.- Neufmaisons est un village vosgien niché dans un creux [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">2 octobre 1914. Neufmaisons (Meurthe et Moselle)</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Hé bien !mais voici presque une aventure ou tout au moins une aventureuse surprise !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Notre bataillon a été relevé ce matin de ses avant-postes par le 3</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> – Nous cantonnons à Neufmaisons un peu en arrière, au sud de Badonviller.- Neufmaisons est un village vosgien niché dans un creux des premiers contreforts nord des Vosges.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> J’apprends que le lieutenant Dupont de la 8</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> compagnie tient un poste de surveillance à l’ouest du pays entre Neufmaisons et la vallée de Celles. Je pars après le déjeuner pour le retrouver et voir un peu ce coin-là de la région.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">Couchés sous un abri de sapin, sur un lit de fougères, nous bavardons en fumant une cigarette, quand arrive une patrouille de huit hommes, chargée d’établir la liaison entre le 170</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> et la 41</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> division dont quelques éléments occupent Celles. Le sergent Bauné qui commande la patrouille a mal aux pieds et se dit incapable d’aller plus loin. J’attrape l’occasion. Je déclare à Dupont que je vais commander la patrouille. J’ôte mon brassard, je prends un fusil et nous voilà partis.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je mène ma petite colonne par des chemins adorablement jolis. Quelles belles mousses ! quels ruisseaux limpides ! Quels hauts sapins dans toute la montagne ! Je ne pense pas à l’ennemi. Je ne pense qu’au paysage. En somme… je suis un mauvais chef de patrouille. Nous débouchons dans la vallée de la Plaine que nous remontons sans encombres jusqu’à Celles. A Celles une maison brûle, lançant vers le ciel flammes et fumée. La rue principale est quasi-déserte. A chaque porte un habitant risque son nez pâli par l’émotion au bruit de nos pas. Soudain un vieux capitaine du 70</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> Chasseurs alpins sort et nous crie : « Ne marchez donc pas en groupe, n… de D…, vous allez vous faire canonner. » Je disperse mes hommes et je leur fais raser les murs.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Cependant un groupe d’officiers s’avance. J’aperçois un commandant de Chasseurs. Je me dirige vers lui, négligeant les autres officiers de son groupe. J’ouvre la bouche pour lui expliquer ma mission…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Que vois-je ?</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Son voisin de gauche est le général de la Touche</span><sup><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></sup><span style="font-size: medium"> !&#8230; Que d’effusions ! Que de questions mutuelles ! Le général est sans nouvelles de sa famille depuis plusieurs jours. Je lui donne celles que je tiens de Marguerite. Le voilà enchanté. Il me conte qu’il a, depuis le début de la guerre, fait la campagne d’Alsace puis la campagne du Nord.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Naturellement je questionne le général sur toute la ligne : il commande la 41</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> division, son état-major est à St Diè. Dans la vallée de Celles, il a deux bataillons de chasseurs, le 5</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> et le 70</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> et une batterie d’artillerie. L’ennemi se trouve à 2km au nord de Celles avec quatre bataillons et une ou deux batteries. A Senones l’ennemi tient bon, mais à l’heure qu’il est une vigoureuse offensive est prise contre lui. Me voilà « tuyauté » mieux que ne l’aurait été n’importe quel autre chef de patrouille.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je prends congé du général devant le commandant de chasseurs étonné de voir un médecin dirigeant une patrouille et bavardant familièrement avec un général. Mes hommes deviennent aimables à l’excès avec moi. Ils sont assez étonnés eux aussi. Ils trouvent le général « chic type ».</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Pour regagner Neufmaisons, dans la nuit qui tombe, je prends au plus court et nous coupons à travers bois. Nous traversons des ravins qui semblent les portes étroites de l’Enfer. La pluie qui s’acharne, fine et glaciale, traverse nos vêtements. Pourvu que nous ne nous égarions pas ! J’ai toujours peur de tomber dans une embuscade de l’ennemi. Vers 6h, en pleine obscurité, nous marchons toujours, et nous ne trouvons toujours pas l’avant-poste de Dupont. Hé ! hé ! je commence à me faire des reproches. Je n’aurais pas dû chercher à prendre un chemin plus court. Et la nuit est si noire sous la pluie !&#8230; Mes pensées deviennent amères…  « Halte-là ! » Ouf ! « Qui vive ? »… Ouf ! ouf !! – France ! – Avance au ralliement !&#8230; J’avance : « Balaklava ». (C’est le mot pour aujourd’hui). La sentinelle est française et c’est une de celles du poste Dupont.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Dupont sous son abri de sapin m’attend impatiemment : « Grande nouvelle ! Le capitaine me communique la dépêche suivante : </span><span style="font-size: medium"><i>« Une armée allemande décimée. Une autre coupée devant Metz. Fort St Blaise bombardé par nous, détruit par artillerie de marine. Général Joffre demande aux troupes un effort de 24h pour chasser l’ennemi du territoire. » </i></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Hum ? Hum ? Serait-ce vrai ? Je verrai toujours Dupont s’éclairant d’une bougie, sous ses branches de sapin, pour me lire le bout de papier pathétique.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Quand j’arrive à Neufmaisons, on est assez inquiet sur mon sort. Comme j’ai soin de ne jamais prévenir le commandant de mes équipées on ne savait ce que j’étais devenu.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le colonel m’avait fait appeler dans la journée. Le commandant l’avait informé que je pouvais le renseigner sur notre situation à la Chapelotte.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Après le dîner, je vais le trouver. Il est à table avec Plaisant, le subtil lieutenant porte-drapeau du régiment, avec le médecin-chef, le capitaine Carrot etc.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> « Hé bien, docteur, il paraît que vous vous mêlez maintenant d’éclairer votre bataillon ?&#8230; Allons, prenez ce cigare, ce verre de mirabelle et dites-nous quelles sont les positions de l’artillerie allemande. D’après ces renseignements j’enverrai demain matin une compagnie en reconnaissance ici ou là. » Je lui dis que l’artillerie se trouve à la Tête des Hérins, que ceci, que cela et que ci et que là. » Le voilà enchanté, riant à gorge ouverte. Il me demande mon opinion sur la bataille du 24 septembre à Merviller. Je lui dis qu’on aurait dû poursuivre pendant la nuit ; il crie, il gesticule : « Vous voyez ! Vous voyez ! » Je lui donne les renseignements recueillis hier auprès de Madame Gény. Il ouvre de grands yeux, il s’exclame : « Mais il est épatant ce toubib ! Dites-donc, j’ai presque envie de vous laisser diriger la compagnie qui partira en reconnaissance demain. » Ah ! mais non, je refuse. Ce n’est pas mon rôle, il ne manquait plus que ça !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Enfin, il est enchanté. Ma rencontre avec le général de la Touche, qu’il connaît fort bien, l’intéresse beaucoup. Il ne veut plus me lâcher. Il est neuf heures. J’ai sommeil. J’ai 30 kilom[ètres] de montagne dans les jambes. « Bonsoir, mon colonel ! »</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Qu’est-ce que je vous disais ? Je n’avais qu’à quitter mon brassard et à prendre un fusil pour que ma vie eût aussitôt du relief.</span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a> Il possède château et bois sur la commune de Thuré, propriété proche de la Genauraie. Marguerite, femme de Maurice Bedel est amie avec Yvonne, sa fille.</p>
</div>

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		<title>25 septembre 1914. Il a gelé blanc cette nuit.</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2014 07:00:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Deneuvre]]></category>
		<category><![CDATA[Epinal]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Bedel]]></category>
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		<category><![CDATA[shrapnells]]></category>
		<category><![CDATA[Ste-Barbe]]></category>
		<category><![CDATA[Verdurette]]></category>

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		<description><![CDATA[25 septembre 1914.
 Il a gelé blanc cette nuit. Voici le petit jour. Pas de fusillade, pas de canonnade. Que se passe-t-il ? Dans la rue du village j’avise le colonel (le l[ieutenan]t-colonel Pichoud qui commande notre régiment).- « Eh ! bien, mon colonel ? &#8211; Eh ! bien l’ennemi a fichu le camp à dix kilomètres en arrière pendant [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">25 septembre 1914.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Il a gelé blanc cette nuit. Voici le petit jour. Pas de fusillade, pas de canonnade. Que se passe-t-il ? Dans la rue du village j’avise le colonel (le l[ieutenan]t-colonel Pichoud qui commande notre régiment).- « Eh ! bien, mon colonel ? &#8211; Eh ! bien l’ennemi a fichu le camp à dix kilomètres en arrière pendant la nuit. &#8211; Nous ne le poursuivons pas ? &#8211; Non, vous comprenez, deux bataillons contre une brigade… » Comment nous avions une brigade devant nous ? Mâtin ! nos hommes ont bien travaillé. Mais, aïe, résultat : 30 tués, dont 24 pour la 5</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> c[ompagn]ie, et 60 blessés. Proportion énorme de tués due à l’héroïsme d’une section de la 5</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> cie qui a mieux aimé se faire tuer que de se rendre. C’est le lieutenant Henry qui la commandait : il est là, il n’a pas une égratignure !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> J’ai parcouru à cheval le champ de bataille. Comme c’est calme ! La gelée blanche fond sous le soleil qui se lève… Ici c’était hier un champ où il pleuvait une pluie de mort ; aujourd’hui c’est une jolie prairie fleurie de colchiques et marquée ici et là de bouquets d’osier. Hélas, couchés sur les fleurs, perdus sous les osiers, il y a aussi des hommes. Ils sont immobiles, les poings serrés, les bras levés vers le ciel, le sac sur le dos… L’un d’eux tient à la main son paquet de pansement : comme l’Allemand des bois de Ste-Barbe, il s’apprêtait à se soigner une première blessure quand une balle l’a frappé au crâne. J’aperçois Forwenkler, un charmant garçon, industriel alsacien, venu en France le jour de la mobilisation se mettre au service de sa vraie patrie : il est tombé, une balle au front. Plus loin c’est le sergent Deschazeaux : il a les deux bras repliés sur le visage… Pauvre homme, il croyait se faire un bouclier contre la grêle de balles qui l’assaillait. Deux ou trois, qui s’étaient un peu trop avancés, ont été tués par des obus français. Un autre par des balles françaises… Ah ! ces guerres où l’on se tue sans se voir. Des milliers de coups de fusil ont été tirés hier, des centaines de coups de canon ont été échangés : pas un homme du bataillon n’a vu l’ennemi ! Les coups de fusil ont été tirés sur des pointes de casque, aperçues dépassant le bord d’une tranchée. De tranchée française à tranchée allemande le moindre geste est épié. C’est ainsi qu’une de nos tranchées s’est attirée pendant une demi-heure le tir de l’artillerie parce qu’un homme allongeant le bras derrière lui a secoué un prunier planté là, tout près. Dans ces combats l’on tire sur des pointes de casques, des manchons de képis, des gamelles attachées au sac… On ne tire pas sur un homme. Après les cadavres des Français, je rencontre les cadavres des Allemands. Eux aussi ont été tués alors qu’ils rampaient, leur sac devant eux, la pelle à la main, vers nos positions.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A midi, contraste piquant, je vais rejoindre le capitaine Gresser à Reherrey, à Reherrey qu’hier les shrapnells arrosaient chaque fois que je voulais m’en approcher. Nous déjeunons là avec les l[ieutenan]ts Cordonnier et Hartmann. Hartmann a eu son sac (un sac de fantassin) labouré par un éclat d’obus. Boulanger, le lieutenant des mitrailleurs, vient nous rejoindre : il a amené, à cause de ses pièces, le feu de l’artillerie toute la journée sur lui et… sur nous qui étions derrière lui. Et il n’a pas un blessé ! Nous mangeons une omelette et une crème fouettée de premier ordre.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Oui, le contraste entre hier et aujourd’hui est piquant. Me voici galopant sur la route de Merviller à Reherrey, où l’homme le mieux dissimulé eût été tué hier infailliblement. Ah ! comme on jouit de la vie au lendemain d’une pareille journée. Vous voyez, je bavarde, je bavarde : hier, je me suis tu si longtemps !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Avais-je remarqué combien la Verdurette, cette rivière au nom si léger, était jolie avec ses bords fleuris de colchiques ? Peuh ! la Verdurette c’était hier un obstacle insupportable à la recherche de mes blessés. Et ce bois de bouleaux qu’arrosaient les shrapnells quand je voulus m’y réfugier, avais-je admiré l’or de son feuillage ? On n’a plus ses cinq sens pendant le combat : on n’a que ses oreilles pour entendre siffler les balles et écouter arriver les obus. Le reste est engourdi. On ne sait plus l’heure qu’il est, on ne se le demande même pas. Cependant j’ai eu pendant cette interminable journée un appétit d’ogre : j’aurais payé cher un morceau de pain quand derrière le fumier du Moulin-Neuf je me défendais contre l’assaut des mouches.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Le capitaine Gresser me cite des mots de ses hommes pendant le combat. J’en retiens un : « Ah ! si mon grand-père était là c’qu’il demanderait à prendre le métro !&#8230; » A ce moment une grêle de balles « épaisse à couper au couteau » assaillait le capitaine et le troupier bavard.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Nous cantonnons ce soir à Merviller. Je me fais préparer un lit de paille dans un coin. Les Lts. Boulanger, Hartmann, Gassier (revenu hier d’Epinal juste pour le combat), Cordonnier le partageront avec moi.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> 9h –Soir- Non, nous ne coucherons pas à cinq sur une botte de paille. Ordre de regagner cette nuit nos cantonnements à Deneuvre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>24 septembre 1914. Le bataillon est en pleine bataille depuis le lever du jour.</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2014 07:00:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Laurent]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Un Goncourt dans la Grande Guerre]]></category>
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		<description><![CDATA[24 septembre 1914. Merviller (Meurthe et Moselle)
 Du talus de la route à la sortie de Merviller.
 C’est le cas ou jamais d’écrire mes impressions. Cristi ! Elles sont fortes ! Il est 7h. Le bataillon est en pleine bataille depuis le lever du jour. L’ennemi occupe Sainte-Pôle et Montigny ; il s’agit de l’en déloger. Je vois [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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</td></tr></table><br /><br /><p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium">24 septembre 1914. Merviller (Meurthe et Moselle)</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Du talus de la route à la sortie de Merviller.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> C’est le cas ou jamais d’écrire mes impressions. Cristi ! Elles sont fortes ! Il est 7h. Le bataillon est en pleine bataille depuis le lever du jour. L’ennemi occupe Sainte-Pôle et Montigny ; il s’agit de l’en déloger. Je vois nos hommes qui grimpent, un à un, à quatre pattes ou en rampant, une pente nue qui conduit à une crête également nue. A peine les premiers troupiers arrivent-ils au sommet de la crête qu’une fusillade enragée commence. Que de coups de feu pour si peu d’hommes ! Ils répondent. Bientôt les compagnies sont toutes arrivées aux tranchées à occuper. L’artillerie ennemie commence à donner. C’est le colonel, le médecin-chef et moi qui « écopons ». Nous sommes au bas de la crête dans un petit bois de pins, appuyés aux arbres. Nos chevaux sont derrière nous dans une clairière. Soudain…Tiii iu iu iu iu iu iu iu … Pagnnnne ! Un shrapnell</span><sup><a href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"><sup>1</sup></a></sup><span style="font-size: medium"> éclate au-dessus de nous. Nous nous regardons à cette musique nouvelle. Un second obus éclate à terre auprès de nos chevaux. Nous donnons l’ordre à nos ordonnances de les emmener au plus vite, et par le fossé du bord de la route, accompagnés par les shrapnells qui nous escortent en éclatant constamment à une trentaine de mètres à notre gauche, nous gagnons le pont sur la Verdurette, où nous attendons…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Mais quel vacarme ! […] J’écris sous les shrapnells…Ca vous courbe le dos bêtement. On ferait mieux de rester droit : on offrirait moins de surface… Mais, voilà, c’est la moelle épinière qui raisonne… Brrroum, brrroum, brrroum, broroum !!!! (Ce sont les batteries allemandes qui tirent. Quatre coups consécutifs, toujours). Eh ! bien, et notre artillerie que fait-elle ? Son silence est insupportable. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Ah ! je n’aime pas les shrapnells…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Je vois arriver, soudain, le l[ieutenan]t Boby, le visage inondé de sang. Quelle douloureuse impression ! Qu’a-t-il ? C’est peut-être abominablement grave… Non, une balle lui a sectionné le cuir chevelu sur la nuque. Un millimètre de plus et… Aussitôt après arrive un homme sanglant : il a les lèvres et une partie du nez emportés… Horrible !&#8230; Et d’autres… et d’autres. Tous, je les connais. Ce sont les troupiers du bataillon, les braves types qui blaguaient encore hier.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Mais je cherche une ruse pour m’approcher de la ligne de feu. J’avise, tout là-bas, au bord de la Verdurette, une ferme, la ferme du Moulin-Neuf. Et, sans prévenir le médecin-chef, j’emmène avec moi six brancardiers et deux infirmiers. Nous parcourons quinze cents mètres sans être guère inquiétés que par les balles perdues… Nous arrivons à la ferme, occupée par quelques chasseurs en réserve. Deux blessés s’y sont traînés. Je suis occupé à appliquer le pansement sur la cuisse de l’un d’eux quand…Tiii iu iu iu iu iu… un obus tombe auprès du mur… Allons, ça va pleuvoir ici ! Me voilà bloqué !</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Pendant deux heures les obus tombent sur le Moulin-Neuf et tout alentour, éclatant tantôt en l’air, tantôt à terre. Supplice insupportable : je suis pris entre la menace de voir la maison s’écrouler sur mes blessés et sur moi, et celle de me placer dans la prairie voisine en pleine pluie de feu. Que faire ? Une idée : j’amène les blessés sur les brancards dans la cour de la ferme, et avec l’aide des infirmiers j’élève un rempart de fumier entre eux et les éclats d’obus. D’un côté, ils se trouvent protégés par la maison, de l’autre par ma barricade. Et je m’étends auprès d’eux en attendant que cela finisse. Je ne sais ce qui m’agace le plus de ma position dangereuse ou des milliers de mouches qui nous assaillent…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A 4h, le tir de l’artillerie ennemie se raccourcit. Je risque un pas au-delà de la ferme : en effet, les obus tombent plus en arrière, du côté de la section de Hartmann, le petit St Cyrien. Filons !&#8230; Nous gagnons Merviller sans dégâts ! Ouf !&#8230; je n’ai pas encore mangé depuis ce matin : vite, un bout de pain rassis et une tablette de chocolat. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> On me signale de nombreux blessés à Reherrey où la 5</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> compagnie est, paraît-il, très éprouvée. Allons-y ! Mais comment ? Par le Moulin-Neuf, c’est impossible ; je viens d’en faire l’expérience ! Le médecin de l’ambulance de Baccarat m’offre son auto-car pour faire le tour… J’y monte avec brancardiers et infirmiers (toujours les mêmes, que j’ai choisis parmi les braves), et nous faisons le tour par Baccarat, Gélacourt, Brouville. Entre Gélacourt et Brouville se trouvent nos batteries de 75. Elles tirent maintenant un feu incessant. Elles sont si bien dissimulées parmi les vergers et les taillis qu’il est impossible de les repérer, même au bruit. Et l’avion allemand qui tourne là-haut à 2.000m ne peut évidemment pas les découvrir. Entre Brouville et Reherrey, pluie de shrapnells… je commence à m’y habituer. Je ne baisse plus la tête à leur sifflement, mais je n’aime pas ça. Ce sifflement de plus en plus grave qui s’approche, qui s’approche comme si l’obus arrivait droit sur votre nez… Cette attente anxieuse et terriblement longue de l’éclatement… et puis cet éclatement… Et puis cet étonnement de n’être point atteint ! Jusqu’au suivant…Tiu iu iu iu iu iu iu … pagnnne ! Impossible d’atteindre Reherrey dont la route est méthodiquement et impitoyablement arrosée. Heureusement un médecin du 217</span><sup><span style="font-size: medium">ème</span></sup><span style="font-size: medium"> s’y trouve et soigne mes hommes…</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> A la nuit tombante la fusillade et les mitrailleuses font rage. Je guette nos tranchées. Nos hommes ne les quittent ni pour avancer ni pour reculer. Quel sera le résultat de cette interminable journée ? Déjà j’ai pansé une cinquantaine de blessés, la plupart blessés par des balles et le plus souvent aux cuisses. Quelques-uns ont reçu des éclats d’obus, des balles de shrapnells : ils ont d’énormes plaies, qui saignent abondamment. L’un d’eux m’est amené avec la cuisse gauche sectionnée, la jambe droite brisée en plusieurs endroits. Il ne survivra pas. Ceux qui ont des blessures légères sourient tout seuls quand on ne les regarde pas : ils se disent : « C’est fini de la guerre pour toi, mon ami ! » Et ils sont bigrement heureux. Et on le comprend : ils viennent de passer une terrible journée.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: medium"> Jusqu’à deux heures du matin, des blessés m’arrivent dans la grange où je me suis installé, à Merviller. Et puis, plus rien. Le canon s’est tu. Dans le foin, auprès de moi, l’un des blessés gémit : il a un pied tout froid par suite de sa blessure. Comme je n’ai rien pour le réchauffer, je lui prends son pied dans mes mains et c’est ainsi que j’arrive patiemment à le réchauffer. Et à tous les autres qui se plaignent, qui m’appellent, je dis, comme les mamans à leurs enfants : « Ce n’est rien, ce n’est rien…» Ils me croient, et ils attendent le lever du jour.</span></p>
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<p><a href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym">1</a></p>
<p> Obus chargé de balles.</p>
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