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	<title>Quatrième de couv &#187; week-end</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le secret brûle tout&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2022 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Lu d&#8217;une traite ! Le nouveau roman de Frédérique Clémençon est terrible, prenant. Tragique. Professeure dans un lycée de la Vienne, Frédérique Clémençon signe avec Dans la forêt glacée son septième roman. Quatrième de couv avait parlé ici de son roman L&#8217;hiver dans la bouche. Le temps d&#8217;un week-end prolongé, le roman s&#8217;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" rel="lightbox[5991]"><img class="alignleft size-full wp-image-5995 colorbox-5991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" alt="FORET GLACEE" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Lu d&rsquo;une traite ! Le nouveau roman de <strong>Frédérique Clémençon</strong> est terrible, prenant. Tragique.</p>
<p>Professeure dans un lycée de la Vienne, <strong>Frédérique Clémençon</strong> signe avec <strong><em>Dans la forêt glacée</em></strong> son septième roman. Quatrième de couv avait parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/">ici</a></strong> de son roman <em><strong>L&rsquo;hiver dans la bouche</strong></em>.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un week-end prolongé, le roman s&rsquo;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour fêter les noces d&rsquo;or des grands-parents. <strong>Chloé,</strong> la narratrice, est là, avec ses parents, ses frères et soeur <strong>Gabriel</strong>, <strong>Paul</strong> et <strong>Julia</strong> que tous surnomment <strong>Poucette</strong>). Une situation normale. En apparence seulement. Car <strong>Chloé</strong>, 16 ans, met tout en oeuvre pour cacher son secret. Il fait beau, chaud. Elle ne quitte pas ses vêtements aux manches longues.  Cache ses poignets qu&rsquo;elle scarifie régulièrement. Sa grand-mère <strong>Anita</strong> sent qu&rsquo;il se passe quelque chose. Comme un malaise. Etouffant. Elle observe de près <strong>Gabriel</strong>, le frère aîné de <strong>Chloé</strong>. Agé de 20 ans, il est étudiant en médecine. Il a quitté la maison familiale. Mais n&rsquo;est jamais assez loin de <strong>Chloé</strong>.</p>
<p>D&rsquo;emblée, on apprend la mort tragique de <strong>Gabriel.</strong> <strong>Frédérique Clémençon</strong> remonte ensuite la piste. Plonge les lecteurs dans la vie d&rsquo;une famille, dans celle d&rsquo;une adolescente qui se cherche entre les mots tus et ceux qui tuent.  Jusqu&rsquo;à faire craquer une histoire sans paroles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5991"></span></p>
<p>La forêt glacée ? Une évocation de celle de Sibérie qui, contre toute attente, a été le cadre d&rsquo;incendies spectaculaires dès mai 2021, et ce, pendant plusieurs mois. Des incendies sans précédent, boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique. <strong>Chloé</strong> se sent également brûlante, transie&#8230;mais incapable de raconter l&rsquo;indicible. Son frère qui la viole depuis des années&#8230;</p>
<p>Il y a la violence qu&rsquo;elle retourne contre elle, les photos qu&rsquo;elle prend tout le temps&#8230; mais pas (assez) de mots. Jusqu&rsquo;à ce que le secret éclate. Avant de se transformer à nouveau en secret.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jamais je n&rsquo;ai aussi bien compris le sens de cette expression – déshabiller quelqu&rsquo;un du regard – que lorsque ses yeux s&rsquo;attardaient sur moi. Bien sûr, je pourrais parler du regard de Gabriel et du rouge qui lui vient quelquefois aux joues quand ses yeux fouillent mon corps, me touchent au point de me faire tressaillir, réveillent la douleur au creux de mon ventre, mais son regard est d&rsquo;une autre nature. Il est carnivore.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je suis née, Gabriel avait quatre ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Paul est né, j&rsquo;avais quatre ans et Gabriel huit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Poucette est née, j&rsquo;en avais huit, Paul quatre et Gabriel douze. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Gabriel est venu dans ma chambre la première fois, j&rsquo;avais treize ans quatre mois et vingt et un jours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Gabriel est mon horloge intérieure, mon mémorial, mon agenda secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 225 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Aline et Samuel marchent l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre devant nous, leurs mains se frôlent, s&rsquo;agrippent, se lâchent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le corps des autres est aussi le mien. Ce qu&rsquo;ils ressentent me touche, entre en moi. Je suis Aline et Samuel, Lola et Joseph, Paul et Poucette. J&rsquo;ai mille corps et autant de mains, de langues, de ventres, de bouches. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais ce qu&rsquo;est être un gibier, ce qu&rsquo;éprouvent le cerf, le sanglier traqués, dont la peau sécrète une sueur aigre, la peur a une odeur. Les mots sont merveilleux, oui, monsieur Delage. </em>Sécréter<em> contient à la fois le mystère et le poison, n&rsquo;est-ce pas merveilleux ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Dans la forêt glacée, Frédérique Clémençon, Flammarion, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La crue de juillet ou l&#8217;art de la rencontre compliquée&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2013 06:56:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[différence d'âge]]></category>
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		<category><![CDATA[Editions de Minuit]]></category>
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		<category><![CDATA[Hélène Leloir]]></category>
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		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Thérèse]]></category>
		<category><![CDATA[week-end]]></category>

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		<description><![CDATA[Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&#8217;Hélène Lenoir, le très bien écrit &#171;&#160;La crue de juillet&#160;&#187;, paru aux Editions de Minuit. Professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1789 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="CRUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" width="108" height="148" /></a>Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&rsquo;<strong>Hélène Lenoir</strong>, le très bien écrit <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Professeure de français en Allemagne, <strong>Hélène Lenoir</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong> son dixième roman.</p>
<p>Elle plonge le lecteur, le temps d&rsquo;un week-end, dans la vie visiblement compliquée de<strong> Thérèse</strong>, 38 ans qui, dans le cadre de son travail et poussée par son patron et amant, doit interviewer <strong>Will Jung</strong>, un célèbre peintre reclus. Elle a donc pris le chemin de ce pays qui peut être l&rsquo;Autriche ou le sud de l&rsquo;Allemagne pour le rencontrer. Mais rien ne se passe comme prévu. Même son amie <strong>Dora</strong>, qui doit l&rsquo;accueillir et assurer la traduction n&rsquo;est pas là.</p>
<p><span id="more-1786"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1794 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="LENOIR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" width="363" height="200" /></a>Un fait-divers tragique – une jeune femme tchetchène a plongé dans une rivière en crue pour tenter, en vain, de récupérer son bébé qui y a glissé – perturbe Thérèse d&rsquo;entrée de jeu.</strong> Puis elle rencontre <strong>Karl</strong>, un quinquagénaire fatigué, frappé par la beauté de la jeune femme. Mais décidément, rien ne se passe comme prévu&#8230;</p>
<p><strong>Thérèse</strong> s&rsquo;égare, se fragilise et s&rsquo;accroche. Pour elle, chaque euro est compté. <strong>Karl</strong>, architecte-restaurateur, tente de se reconstruire entre les souvenirs liés à sa mère, atteinte de folie et ceux qui le lient encore à son ex-compagne, également sujette aux dérèglements psychiques. Pour essayer de ne plus y penser, il multiplie les réussites&#8230; bat et rebat les cartes de sa vie.</p>
<p><strong>Leur rencontre est improbable, ponctuée de maladresses et de brusqueries. La crue, pour le coup, ne perturbe pas que l&rsquo;environnement immédiat du fleuve&#8230;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle lui parlait, s&rsquo;excusait, lui demandait quelque chose, polie, timide, penchée de côté, un petit sac rouge en bandoulière, face à lui, les yeux bleus, l&rsquo;accent français. Il lui fit oui de la tête et décidé, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;assit, souriante, en face de lui, de ne plus s&rsquo;étonner de rien, de ne rien attendre, d&rsquo;être Karl Ritter, cinquante-trois ans, solitaire, grincheux et fatigué, n&rsquo;ayant d&rsquo;autre envie à cette heure-ci que de manger tranquillement cette soupe qu&rsquo;un soupçon de sel et deux tours de moulin à poivre rendraient certainement délicieuse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 46-47</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle parlait. L&rsquo;idée d&rsquo;avoir fait tout ce voyage pour rien et de rentrer bredouille la rendait tour à tour furieuse, amère et angoissée. A cause de l&rsquo;argent, elle le dit. S&rsquo;en voulait d&rsquo;avoir renoncé à autre chose de bien plus &laquo;&nbsp;juteux&nbsp;&raquo; pour ce soi-disant scoop dont elle se fichait complètement en réalité, Jung, elle, ses tableaux, ses trucs sans queue ni tête, jamais entendu parler de lui avant, mais “Monsieur” avait tellement insisté, tous ces documents, ces bouquins qu&rsquo;elle avait dû potasser afin d&rsquo;être à peu près à la hauteur demain, des heures et des heures depuis dix jours pour, au final, se voir tout juste remboursée de ses frais de voyage, si Dora qui connaissait pourtant parfaitement sa situation, Dora&#8230; Une tristesse, un dégoût, puis : On prend un verre ? &#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Et de nouveau ce silence que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne savent comment rompre ou alléger. Dans le trop-plein de ce qu&rsquo;ils ont à se dire, la multitude des sujets possibles se réduit au fur et à mesure qu&rsquo;ils en font rapidement l&rsquo;inventaire, chacun à part soi, Ritter aussi, car, même s&rsquo;il pense que c&rsquo;est à Thérèse d&rsquo;annoncer la couleur, il doit, lui, préparer sa riposte, mais avec quoi&#8230; Et, si elle est également en train de se rendre compte que rien ( ils viennent de le voir avec Jung) ne peut tenir pour franchir à présent le fossé, ça glisse, ça s&rsquo;essouffle, s&rsquo;effrite aussitôt, à moins de dire&#8230; mais il ne peut pas, ça ouvrirait, ça&#8230; non – avant donc d&rsquo;en arriver ensemble peut-être à la constatation que cette rencontre était inutile, de se quitter par conséquent d&rsquo;une cordiale poignée de main, restons-en-là, vous avez mon numéro&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Unité de temps, de lieu et d&rsquo;action. On se croirait au cinéma ! Ce roman, divinement bien écrit, nous fait voyager à travers la géographie des sentiments. Entre Thérèse et Karl, rien n&rsquo;est écrit, rien n&rsquo;est évident&#8230; mais tout est possible, et cela malgré les vents contraires, la crue qui charrie les mauvaises nouvelles autant que les mauvais souvenirs. J&rsquo;ai découvert l&rsquo;univers d&rsquo;Hélène Lenoir a travers ce court roman. Un vrai régal !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Hélène Lenoir, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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