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	<title>Quatrième de couv &#187; vols</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>À la dérive&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 10:04:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’été touche à sa fin à Long Island, et Alex n’est plus la bienvenue. Un faux pas lors d’un dîner et Simon lui paye un billet retour pour New York. Sans ressources, avec pour toute possession un téléphone qui a pris l’eau et ce don qu’elle a d’orienter à sa guise les désirs des autres, Alex décide de s’attarder dans les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-6372 colorbox-6368" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/I23405.jpg" alt="I23405" width="280" height="456" /></p>
<p>L’été touche à sa fin à Long Island, et <strong>Alex</strong> n’est plus la bienvenue. Un faux pas lors d’un dîner et <strong>Simon</strong> lui paye un billet retour pour New York. Sans ressources, avec pour toute possession un téléphone qui a pris l’eau et ce don qu’elle a d’orienter à sa guise les désirs des autres, <strong>Alex</strong> décide de s’attarder dans les parages et se met à dériver tel un fantôme entre les avenues bordées de haies, les allées de garage protégées par des grilles et les dunes écrasées de soleil. Elle passe la semaine à errer, d’une rencontre à l’autre, refusant d’en rester là : <strong>Simon</strong> sera sûrement content de la voir arriver à sa fête du Labor Day.</p>
<p>Voici le postulat de départ de ce nouveau roman de l&rsquo;écrivaine américaine <strong>Emma Cline</strong>. Une jeune auteure trentenaire, elle est née en Californie, dont je suis le travail depuis plusieurs années déjà comme je vous le raconte <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/07/22/dans-la-tete-dharvey/">là</a></strong>.</p>
<p><em>« Alex vida son verre de vin, puis son verre d’eau. L’océan semblait calme, d’un noir plus sombre que le ciel. Ses paumes devinrent moites sous l’effet d’une vague d’angoisse. Soudain, il paraissait illusoire que quoi que ce soit puisse rester caché, qu’elle puisse passer avec succès d’un <span class="details">monde à l’autre. »</span></em></p>
<h3 class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt">Une figure de parasite</h3>
<p>Alex a 22 ans. Et plus beaucoup d&rsquo;illusions. Elle s&rsquo;est retrouvée dans de sales draps à New-York et se trouve déjà fanée. Simon pouvait-il lui apporter ce qu&rsquo;elle attendait ? Sûrement.</p>
<p>Mais cela peut-il durer au-delà de l&rsquo;été qu&rsquo;elle passe au bord de la mer ? Elle va tout foutre en l&rsquo;air, dans une piscine. Sans se résoudre cependant à dire adieu à cette vie-là&#8230; Tout va rentrer dans l&rsquo;ordre, croit-elle. Question de temps. Et de pilules qu&rsquo;elle avale (et vole) sans vergogne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6368"></span></p>
<p>Sept jours durant, elle erre. Elle fomente. Elle ment. Beaucoup. Elle vole. Elle réfléchit. Elle arnaque. Sans se remettre en question cependant.</p>
<p class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt"> Alex avait décidé de se laisser flotter. Elle continue à le faire. Certaine d&rsquo;y arriver&#8230; Se laisse dériver sans perdre de vue la prochaine fête organisée par Simon où elle se dit sûre de le reconquérir. Malgré les coups de fil incessants et les menaces de celui qu&rsquo;elle a volé&#8230;</p>
<p class="article_link">Sept jours plus tard, elle se présente à la fête. Défaite.</p>
<p class="article_link" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; La fin de l&rsquo;été, elle la passerait ici, avec Simon, et en septembre&#8230; Simon avait son appartement en ville. Il était question qu&rsquo;Alex y emménage. Chaque fois que Simon évoquait un probable avenir, Alex baissait les yeux. Faute de quoi, son désespoir apparaîtrait de manière trop évidente. Simon croyait encore qu&rsquo;Alex avait son appartement, et c&rsquo;était important. Il fallait maintenir l&rsquo;illusion de l&rsquo;indépendance économique, lui laisser croire que c&rsquo;était lui qui dirigeait tout. La retenue s&rsquo;imposait, à ce stade.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 160 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>[&#8230;] Les nounous portaient des chemises aux couleurs aveuglantes qui venaient d&rsquo;un restaurant de Saint-Martin ou de Moustique, elles transportaient des sacs en plastique de chez Citarella contenant des sachets de mini carottes détrempées qu&rsquo;elles infligeraient aux enfants. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>Ceux-ci évoluaient dans un royaume à part, ils sautillaient au bord de l&rsquo;eau, ne revenant vers les nounous que pour subir une nouvelle application de crème solaire. Les enfants ressemblaient trop à Alex. Tolérés, mais pas indispensables, pas assez puissants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><strong>Page 244 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle était partie de chez Simon le mardi. On était samedi. Le temps avait pris un aspect un peu trouble, un peu irréel. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>C&rsquo;était insoutenable, quelque part. Insupportable. Pourtant, elle avait tenu, non ? Puisqu&rsquo;elle était là. Une sensation familière, une sensation diffuse qui revenait trop facilement. Ces moments où elle savait, avec certitude, qu&rsquo;elle n&rsquo;existait pas. Cela l&rsquo;avait terrorisée, au début. Certains jours en ville qui s&rsquo;écoulaient sans laisser sur elle le moindre impact. De lourds orages d&rsquo;été dehors. Alex se grattait les jambes jusqu&rsquo;au sang et mangeait des sachets de carottes à en vomir &#8211; ça ne l&rsquo;empêchait pas de continuer à les manger. La nausée finissait par se tasser sur elle-même. Certaines heures de la nuit où la mort semblait une évidence, où elle se présentait comme la seule issue possible. </em></p>
<p class="article_link" style="text-align: left"><em>Cette sensation était moins effrayante à présent. Ici, au bord de cette piscine froide. Peut-être était-elle le fantôme qu&rsquo;elle avait toujours pensé être. C&rsquo;était peut-être un soulagement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="heading__StyledHeading-sc-5jxglz-0 jztCkt"><strong><em>Emma Cline, l’Invitée, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch. La Table Ronde, 23 €.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pearl ou la vie immobile&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 09:17:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Encore un bon conseil de ma libraire bretonne  ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&#8217;est pas le roman le plus drôle de l&#8217;année, ni le plus léger. Loin de là ! Jennifer Clement (auteure de &#171;&#160;Prières pour celles qui furent volées&#160;&#187; notamment), que je ne connaissais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" rel="lightbox[4461]"><img class="alignleft size-full wp-image-4463 colorbox-4461" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" alt="BALLES PERDUES" width="300" height="456" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encore un bon conseil de ma<a href="https://www.facebook.com/pages/category/Bookstore/LIBRAIRIE-LES-MOTS-VOYAGEURS-113472432004467/"> libraire bretonne </a> ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&rsquo;est pas le roman le plus drôle de l&rsquo;année, ni le plus léger. Loin de là !</p>
<p><strong>Jennifer Clement </strong>(auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Prières pour celles qui furent volées&nbsp;&raquo;</strong> notamment), que je ne connaissais pas jusque-là, est poète, biographe et romancière. Elle a grandi dans le Connecticut. La quinquagénaire vit désormais à Mexico.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p><strong>Margot</strong> a 17 ans et un nourrisson sous les bras quand elle quitte sa famille et la vie cossue aux bonnes manières dans laquelle elle a toujours vécu. Elle s&rsquo;installera dans sa voiture, une Mercury dont elle fera un nid douillet pour elle et sa fille. Une solution qui se voulait temporaire. Elle durera quatorze ans&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4461"></span></p>
<p><strong>Pearl</strong>, à la peau si blanche, va donc grandir sur un parking&#8230; à proximité de caravanes habitées par d&rsquo;autres éclopés de la vie. C&rsquo;est elle qui nous raconte son histoire. Sans mièvrerie. Officiellement, elle n&rsquo;existe pas. Pas de papiers, personne pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elle quand le pire arrive.</p>
<p>Elle va à l&rsquo;école, sa mère, elle, travaille comme femme de ménage. Elles dînent dans des assiettes en porcelaine de Limoges – vestiges d&rsquo;une vie révolue – chantent des chansons d&rsquo;amour, mais dorment dans une voiture qui ne bouge plus depuis des années&#8230;</p>
<p>Une vie difficile mais remplie de poésie&#8230; et de bonnes manières, même à proximité d&rsquo;alligators. <strong>Pearl</strong> et son amie <strong>Avril May, </strong>elles, multiplient les bêtises. Pour tuer le temps.</p>
<p>Tout bascule cependant quand <strong>Eli</strong> entre en scène. Le Texan, amateur d&rsquo;armes à feu et impliqué dans un trafic avec le <strong>pasteur Rex</strong>, va se rapprocher de <strong>Margot</strong>, proie si fragile. Petit à petit, il prendra de la place dans la Mercury.</p>
<p><strong>Pearl, </strong>devenue adolescente,<strong> </strong>s&rsquo;éloigne. Elle sent le danger. Et se réfugie souvent dans la caravane d&rsquo;un couple de Mexicains pas vraiment honnêtes non plus. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est, au coeur de la Floride, l&rsquo;Amérique des petites gens qui se dessine. Ceux qu&rsquo;on ne voit plus. C&rsquo;est l&rsquo;économie de la débrouille aussi, le quotidien teinté de violence (celle des armes, omniprésentes et de la société de consommation), et la religion pour continuer de croire à autre chose&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Moi ? J&rsquo;ai été élevée dans une voiture. Et quand on vit dans une voiture, on ne s&rsquo;inquiète pas des orages et des éclairs. On a peur des camions d la fourrière qui pourraient venir vous enlever. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère et moi nous avons emménagé dans une Mercury quand elle avait dix-sept ans et que j&rsquo;étais un nourrisson. Du coup, notre voiture, garée au bord d&rsquo;un parking pour caravanes au milieu de la Floride, est le seul chez-moi que j&rsquo;ai jamais connu. Nous vivions une existence au jour le jour, un peu comme ces jeux où il fallait relier des points et des chiffres pour faire un dessin, on ne pensait pas trop à l&rsquo;avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère était si gentille qu&rsquo;elle l&rsquo;était trop. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Selon l&rsquo;avis de certains, quelqu&rsquo;un d&rsquo;aussi gentil aurait mérité qu&rsquo;on l&rsquo;enferme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne me disait jamais non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aimait à dire : Je suis comme deux cents grammes de sucre en poudre, si on a besoin de douceur, on peut me demander à toute heure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle était vraiment deux cents grammes de sucre en poudre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais la douceur est toujours à la recherche du Grand Méchant Loup. Et le Grand Méchant Loup repère toujours Mademoiselle Douceur au milieu de n&rsquo;importe quelle foule. Comme deux aimants qui s&rsquo;attirent. Monsieur Grand Méchant Loup était le réfrigérateur et Mademoiselle Douceur était le petit aimant &laquo;&nbsp;Florida loves Oranges&nbsp;&raquo; collé sur la porte. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a invité Eli Redmond dans notre voiture.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je sais que le coeur empathique de ma mère s&rsquo;est embrasé quand il a commencé à tirer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait qu&rsquo;il avait traversé les Etats-Unis en stop, de la Californie jusqu&rsquo;à la Floride, pour savoir si l&rsquo;amour existait en Amérique.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A l&rsquo;intérieur de son corps, ma mère était capable de voir des trains électriques, des bonbons d&rsquo;Halloween et des pistolets en plastique, et même une carabine à air comprimé pour tuer les oiseaux.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle sentait les coups de soleil sur ses épaules.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait que ce jeune homme avait juste besoin d&rsquo;amour. Il avait besoin qu&rsquo;une fille le prenne par la main et l&rsquo;attire dans son lit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;amour n&rsquo;existait pas en Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a marché vers le revolver qui tirait sur elle, comme si elle entrait dans la pluie d&rsquo;un arroseur automatique, par un jour chaud de juillet, en Floride. Mouille-moi, mouille-moi, tue-moi, tue-moi, mouille-moi, tue-moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Balles perdues&nbsp;&raquo;, Jennifer Clement, Flammarion, 20 €. Traduction de Patricia Reznikov. </em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les filles partent en vrille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2016 08:38:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Elle n&#8217;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. Emma Cline est l&#8217;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire. Avec &#171;&#160;The girls&#160;&#187;, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de Charles [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3796 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GIRLS-OK.jpg" alt="GIRLS OK" width="210" height="342" /></a></p>
<p>Elle n&rsquo;a que 27 ans et vient de publier un premier roman extrêmement prometteur. <strong>Emma Cline</strong> est l&rsquo;une des bonnes surprises de cette rentrée littéraire.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;</strong>, la jeune femme, qui vit à Brooklyn à New-York, signe un roman qui nous plonge, de manière à peine déguisée, dans le quotidien de <strong>Charles Manson</strong>, peut-être le plus connu des criminels américains.</p>
<p>L&rsquo;homme a une trentaine d&rsquo;années, à la fin des années 60, quand il créé <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>, une communauté, largement constituée de jeunes femmes. Vols et trafic de drogues assurent le quotidien.</p>
<p>Puis, à l&rsquo;été 1969, <strong>Charles Manson</strong> commanditera plusieurs meurtres dont celui, resté dans les annales, de la jeune femme enceinte de <strong>Roman Polanski</strong>, <strong>Sharon Tate</strong> qui, avec quatre de ses amis, mourra sous les coups d&rsquo;une certaine <strong>Susan Atkins</strong> notamment, décrite comme la plus cruelle des filles de <strong>&laquo;&nbsp;La famille&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Charles Manson</strong>, condamné dans un premier temps à la peine de mort, a vu sa peine commuée en prison à vie. Il est aujourd&rsquo;hui âgé de 73 ans.</p>
<p><span id="more-3792"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" rel="lightbox[3792]"><img class="alignleft size-full wp-image-3794 colorbox-3792" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EMMA-CLINE.jpg" alt="EMMA CLINE" width="113" height="70" /></a>En s&rsquo;inspirant de cette histoire, <strong>Emma Cline</strong> raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;<strong>Evie Boyd</strong>, personnage totalement fictif, une ado de 14 ans qui s&rsquo;ennuie entre ses parents séparés et sa copine un peu tarte. Avec laquelle elle finit par se fâcher d&rsquo;ailleurs.</p>
<p>Elle fait alors la connaissance d&rsquo;un groupe de filles plus âgées qu&rsquo;elle parmi lesquelles se trouve <strong>Suzanne</strong> (dont le personnage a été inspiré par la fameuse Susan Atkins). <strong>Evie</strong> va alors les suivre dans le ranch délabré où elles vivent autour de <strong>Russell,</strong> le chef charismatique, le leader un peu fou. Le quotidien est misérable, la communauté vit d&rsquo;expédients sur fond de drogues et de sexe. Et la violence est tapie dans l&rsquo;ombre.</p>
<p>La jeune fille y perdra ses rêves de fille d&rsquo;Américains moyens, ses illusions et sa virginité.</p>
<p>Un portrait implacable d&rsquo;une communauté à travers le regard encore pur, du moins au départ, d&rsquo;une gamine un peu paumée qui voit en Suzanne, une soeur, une amie, un modèle.</p>
<p>Une écriture fine, mais aussi âpre et dure pour un premier roman réussi dans lequel le lecteur suit <strong>Evie</strong> en 1969 puis bien plus tard, quand elle replonge dans ses souvenirs de cet été 1969 si particulier.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Donna disait que Russell ne ressemblait à aucun autre être humain. Qu&rsquo;il pouvait recevoir des messages des animaux. Soigner quelqu&rsquo;un avec ses mains, et arracher la pourriture qui était en vous aussi nettement qu&rsquo;une tumeur. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Il voit chaque partie de toi”, ajouta Roos. Et à l&rsquo;entendre, c&rsquo;était une bonne chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;idée que l&rsquo;on puisse me juger supplantait toutes les inquiétudes ou les questions que j&rsquo;aurais pu avoir au sujet de Russell. A cette époque, j&rsquo;étais d&rsquo;abord une chose que l&rsquo;on jugeait, ce qui, dans toute interaction, déplaçait le pouvoir sur l&rsquo;autre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;étonne d&rsquo;avoir si peu culpabilisé. Au contraire, il y avait quelque chose de vertueux dans la façon dont j&rsquo;accumulais l&rsquo;argent de ma mère. L&rsquo;insolence qui régnait au ranch déteignait sur moi, j&rsquo;avais la conviction que je pouvais prendre ce que je voulais. L&rsquo;existence de ces billets cachés me permit de sourire à ma mère le lendemain matin, de me comporter comme si nous ne nous étions pas dit les choses que nous nous étions dites la veille au soir. De rester patiente quand elle relevait ma frange sans prévenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 292 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et j&rsquo;étais là, parmi eux. Russell avait changé, les choses avaient tourné à l&rsquo;aigre, mais j&rsquo;étais avec Suzanne. Sa présence empêchait toutes les inquiétudes éparses de s&rsquo;échapper. J&rsquo;étais comme l&rsquo;enfant qui croit que la présence de sa mère à son chevet repoussera les monstres. L&rsquo;enfant incapable de deviner que sa mère a peut-être peur elle aussi. La mère qui comprend qu&rsquo;elle n&rsquo;est d&rsquo;aucune protection, si ce n&rsquo;est en offrant son corps fragile en échange.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Peut-être qu&rsquo;une partie de moi-même savait où cela aboutirait, un scintillement enfoui dans l&rsquo;obscurité ; peut-être percevais-je la trajectoire possible, et la suivais malgré tout. Plus tard cet été-là, et à diverses périodes de ma vie, je passerais au crible les grains de cette nuit, à l&rsquo;aveuglette.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;The girls&nbsp;&raquo;, Emma Cline, Quai Voltaire, aux éditions de la Table ronde, 21€.</strong></em></p>
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		<title>A l&#8217;Ouest, toujours du nouveau</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/16/a-louest-toujours-du-nouveau/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Aug 2014 06:29:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà un livre à côté duquel je suis totalement passée à la rentrée dernière. En même temps, avec les quelques centaines de romans qui débarquent sur les tables des libraires concomitamment, l&#8217;erreur , l&#8217;impasse est possible. Et elle permet, un prix du Livre Inter plus tard, par exemple, de redonner une deuxième vie à un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Faillir-etre-flingue_3956.jpeg" rel="lightbox[2587]"><img class="alignleft  wp-image-2591 colorbox-2587" style="margin: 10px" alt="cvt_Faillir-etre-flingue_3956" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Faillir-etre-flingue_3956.jpeg" width="174" height="256" /></a>Voilà un livre à côté duquel je suis totalement passée à la rentrée dernière. En même temps, avec les quelques centaines de romans qui débarquent sur les tables des libraires concomitamment, l&rsquo;erreur , l&rsquo;impasse est possible. Et elle permet, un prix du Livre Inter plus tard, par exemple, de redonner une deuxième vie à un roman et de le faire savoir. C&rsquo;est le cas de <strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Céline Minard</strong>.</p>
<p>Voilà un roman assez atypique qui devrait vous ravir sur la plage, dans le hamac&#8230; ou à la pause-déjeuner&#8230; en attendant les nouveautés de la rentrée, dont j&rsquo;ai pu lire quelques opus déjà ( à suivre très vite sur le blog).</p>
<p><strong>Céline Minard</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs romans (7 au total, dont <strong>&laquo;&nbsp;Le Dernier Monde&nbsp;&raquo;</strong> (2007), <strong>&laquo;&nbsp;Bastard Battle&nbsp;&raquo;</strong> (2008), et <strong>&laquo;&nbsp;So long, Luise&nbsp;&raquo;</strong> (2011). Autant d&rsquo;univers différents qui permettent à l&rsquo;auteure d&rsquo;explorer l&rsquo;art de l&rsquo;écriture et sa propre imagination. <strong>Céline Minard</strong> est considérée aujourd&rsquo;hui comme l&rsquo;une des voix les plus originales de la littérature contemporaine. Elle travaille, en parallèle, avec la plasticienne Scomparo et a été pensionnaire de la Villa Medicis en 2007 et 2008.</p>
<p>En juin, <strong>Céline Minard</strong> était lauréate du 40e  Prix du livre Inter. Et poursuit sa route, pleine de bifurcations et d&rsquo;inflexions.</p>
<p><span id="more-2587"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est chorale. De nombreux personnages ponctuent ce récit. Aucun d&rsquo;entre eux ne prend le dessus. On les suit individuellement avant que la deuxième partie du livre ne les réunisse dans une ville qui se construit et dont on ne saura jamais le nom.</p>
<p>Nous sommes en Amérique. Plongés dans une ambiance western avec des pionniers, une indienne aux pouvoirs chamaniques, des aventuriers, des voleurs de chevaux, des danseuses de saloon, des marchands, des Indiens guerriers, etc. Le tout se déroule dans un décor fait de grandes plaines, de rivières et de caillasses. A l&rsquo;Ouest. Un personnage à part entière.</p>
<p>Au final, tout cela donne un western drôle et tragique à la fois qui, une fois qu&rsquo;on a identifié tous les personnages, devient vite jouissif. On suit ainsi <strong>Jeff</strong> et son frère <strong>Brad</strong> qui voyagent avec leur mère mourante, et le fils de l&rsquo;un d&rsquo;eux, <strong>Josh</strong>. Sans oublier cette petite Chinoise qui comprend le chant du coyote. On y côtoie <strong>Zébulon</strong>, jamais à court d&rsquo;idées pour se faire de l&rsquo;argent et mettre de la distance entre lui et son père. <strong>Bird Boisverd</strong> n&rsquo;est pas loin, lui qui poursuit <strong>Elie</strong> pour une histoire de bottes. S&rsquo;y ajoutent <strong>Arcadia</strong> la contrebassiste,<strong> Sally</strong> la patronne du saloon, <strong>Eau-qui-court-sur-la-plaine</strong>, une Indienne aux pouvoirs magiques, l&rsquo;affreux <strong>Quibble</strong>&#8230; et la mort qui, sous différentes formes, n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 44 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Eau-qui-court-sur-la-plaine n&rsquo;avait pas de peuple, elle en avait plusieurs. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Son savoir était demandé et recommandé par tous ceux qui portaient des os d&rsquo;aigle creux, des plumes magiques ou des concentrés de médecine dans des bourses de peau. Son état de femme sans peuple la faisait à la fois craindre et désirer. Son pouvoir, depuis la mort violente des siens, avait décuplé. Elle voyait plus loin, elle soignait mieux, elle pouvait tuer sur trois points. De la destruction de son village et de ses fuyards les plus habilement cachés, il y avait plusieurs versions. Dans certaines, son rôle ne comptait pas pour rien. Le feu, l&rsquo;eau, la poudre et la foudre avaient participé à la disparition totale de son clan. Et on disait que maintenant, elle maîtrisait ces éléments mieux que personne. Il est vrai qu&rsquo;elle tirait précisément et sans hésitation et qu&rsquo;elle savait recharger toutes sorte d&rsquo;armes, y compris par la gueule, à une vitesse incroyable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Lorsque Elie eut juré, sacré, craché par terre et grogné tout son saoul, il se résigna à son sort qui n&rsquo;était que justice puisqu&rsquo;il avait oublié le seul principe valable en ce monde, acquis dans les bars les plus fameux : on peut tout perdre au jeu sauf son cheval. Parce qu&rsquo;il faut tout de même une monture pour détaler d&rsquo;un saloon à la vitesse généralement requise à ce stade de la partie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Comme il avait compris qu&rsquo;il devait abandonner sa monture dans les montagnes s&rsquo;il voulait sauver sa peau et se tirer des pattes de Quibble, il aurait dû se souvenir de ce premier principe quand il était près du feu avec ce type taciturne assis sur ses sacoches, qu&rsquo;il soupçonnait d&rsquo;avoir un tour de main un peu particulier avec ses dés ou des dés un peu particuliers, il n&rsquo;arrivait pas à se décider. Qu&rsquo;il soupçonnait en tout cas, le plus sérieusement du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Baguette-de-crin-noir ne voulait pas de chien bouilli. Il n&rsquo;avait plus faim. Il pleuvait depuis trois jours et tout le monde mangeait depuis qu&rsquo;il pleuvait. Il n&rsquo;en pouvait plus. Les Pawnees s&rsquo;étaient vite remis du raid lancé contre eux par leurs ennemis. Ils avaient fait une bonne chasse depuis. Beaucoup de bisons femelles avaient été tués, les femmes avaient pu confectionner de nouvelles tentes et faire sécher une quantité de viande qui leur permettrait de passer plusieurs lunes. Baguette-de-crin-noir avait joué un rôle important, il avait donc été invité dans toutes les tentes. Il avait mangé dans chacune pour ne blesser personne. Son ventre était tendu comme un tambour et les Indiens continuaient de lui apporter des petits bols remplis à ras bord, pour le plaisir de le voir secouer la tête en tapant sur sa ceinture où pendait le scalp de Piquet-de-tente et l&rsquo;archet d&rsquo;Arcadia auquel il devait son nom.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas banal pour un auteur française de plonger ses lecteurs dans une ambiance western ! Au final, on y croit et on suit les personnages jusqu&rsquo;au bout. A dévorer cet été ! </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;, de Céline Minard, Rivages, 20€.</strong></em></p>
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