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	<title>Quatrième de couv &#187; vie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>T.Singer ou la vie surplace&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2021 08:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Un roman venu du Nord, ça vous dit ? Je ne connaissais pas cet auteur norvégien avant de tomber sur &#171;&#160;T.Singer&#160;&#187;, le troisième roman traduit en français du Norvégien Dag Solstad. Ce dernier est considéré comme un romancier très cérébral dont l&#8217;oeuvre a évolué au fil des décennies. Ses héros des années 1990, par exemple, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/T.SINGER.jpg" rel="lightbox[5610]"><img class="alignleft size-full wp-image-5612 colorbox-5610" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/T.SINGER.jpg" alt="T.SINGER" width="250" height="392" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman venu du Nord, ça vous dit ? Je ne connaissais pas cet auteur norvégien avant de tomber sur <strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;</strong>, le troisième roman traduit en français du Norvégien <strong>Dag Solstad</strong>.</p>
<p>Ce dernier est considéré comme un romancier très cérébral dont l&rsquo;oeuvre a évolué au fil des décennies.</p>
<p>Ses héros des années 1990, par exemple, partagent le sentiment que la culture et la société déclinent, et que la marchandisation et l&rsquo;uniformisation prennent le pouvoir, et qu&rsquo;ils se retrouvent en dehors de leur temps. Au lieu d&rsquo;essayer de combattre le déclin, ils se retirent en eux-mêmes et finissent par être des spectateurs de la réalité qui les entoure. En parallèle à cette thématique du retrait, le style narratif devient plus philosophique et se rapproche de l&rsquo;essai.</p>
<p>C&rsquo;est le cas dans <strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 1999.</p>
<p>Auteur d’une trentaine de livres, <strong>Dag Solstad</strong> est le seul auteur norvégien à avoir obtenu trois fois le <strong>prix de la Critique littéraire norvégienne</strong>. Il est également récipiendaire du <strong>prix de Littérature du Conseil nordique</strong> en 1989 pour <i>Roman 1987 </i>et en 2017, pour l’ensemble de son œuvre, du prix nordique de l’Académie suédoise, considéré comme le « petit Nobel ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5610"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>A 34 ans, <strong>Singer,</strong> dont on ne saura jamais quel prénom se cache derrière la lettre T, est un auteur sans succès ni inspiration qui obtient son diplôme de bibliothécaire. Il décide de quitter <strong>Oslo</strong> pour s&rsquo;installer en province, à <strong>Notodden</strong>, dans une ville où personne ne le connaît. Là, il tombe amoureux d&rsquo;une céramiste qu&rsquo;il épousera d&rsquo;ailleurs. Ensemble, ils élèveront la fille de <strong>Merete</strong>. Et c&rsquo;est tout ? Non.</p>
<p>Le mariage se délite. Le jour de l&rsquo;accident de voiture dans lequel <strong>Merete</strong> meurt, un nouveau chapitre s&rsquo;ouvre pour <strong>Singer</strong>. Mais lequel ? Veuf à 39 ans, il décide de retourner à Oslo avec <strong>Isabella</strong> qui n&rsquo;a encore que 6 ans. Il l&rsquo;élèvera, embourbé dans la culpabilité. Mais sans jamais cependant nouer une relation profonde avec la petite fille. Sans jamais dire non plus que le couple qu&rsquo;il formait avec sa mère était au bord de la séparation.</p>
<p>Le narrateur, au ton narquois, et aux digressions nombreuses, tente de nous expliquer au plus près la vie pleine d&rsquo;un homme creux. L&rsquo;employé modèle fut un mari parfait, un veuf exemplaire et un beau-père qui s&rsquo;est donné de la peine. Et après ? Qu&rsquo;est-ce qui le remplit ? Qu&rsquo;est-ce qui l&rsquo;habite ? <strong>T.Singer</strong> est détaché de tout. Et de tous. A l&rsquo;exception d&rsquo;un ami de longue date qu&rsquo;il finira pourtant par faire fuir.</p>
<p>Au fil des pages, une langue riche, pleine, sans chapitre ni respiration. Et pas moins de 300 pages pour évoquer un vide et comment un homme est capable, consciemment, de passer à côté de sa vie, tout en ratiocinant. Un tour de force.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Il était, surtout au moment où commence ce récit, en proie à de sérieuses cogitations sur la signification qu&rsquo;avait tout cela pour sa vie. Au moment où commence ce récit, Singer est sur le point d&rsquo;aller s&rsquo;installer dans la petite ville de Notodden pour de bon. Il est âgé de trente-quatre ans et sur le point d&rsquo;intégrer un poste à la bibliothèque de Notodden. Sa jeunesse est terminée, il y a survécu. En tout état de cause, ces images infestées par la honte menacent à présent de déchirer en mille morceaux la mythologie de sa vie. Si elles ont une part de vérité, ce qu&rsquo;elles ont dans la mesure où il est patent qu&rsquo;elles surgissent dans sa conscience avec un tel effet taraudant, alors elles doivent avoir une certaine signification dans sa vie &#8211; force lui est de reconnaître, aujourd&rsquo;hui, à trente-quatre ans, en tant que bibliothécaire diplômé étonnamment tard.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 144 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sous l&rsquo;influence d&rsquo;un coup de foudre amoureux, Singer a indéniablement changé. On reconnaît à peine en lui l&rsquo;homme qui a été présenté en amont de ce récit. Si on l&rsquo;observe maintenant, il est une personne créée par Merete Saethre, entretenue, soignée par elle. Oui, nous pouvons même affirmer sans commettre d&rsquo;erreur que le Singer qui nous voyons maintenant a été créé à l&rsquo;image de Merete Saethre, mais non sans un certain ravissement émanant de l&rsquo;homme amoureux qu&rsquo;il est. Il est en d&rsquo;autres termes un homme qui aspire à atteindre une figure embellie de lui-même, créée pour lui par la femme qu&rsquo;il aime, une silhouette idéalisée qu&rsquo;il veut remplir tout entier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 255-356 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle évoluait à travers les pièces de l&rsquo;appartement avec la plus grande évidence, elle grandissait, s&rsquo;allongeait et s&rsquo;étirait vers la vie, vers son avenir de jeune femme, elle grandissait, se redressait  et s&rsquo;étirait vers ça, vers son avenir de jeune femme. Singer le voyait bien. Elle évoluait ici, entourée d&rsquo;un homme étranger, lequel était tout aussi présent ici, qui subvenait en outre à ses besoins. A croire qu&rsquo;elle ne remarquait même pas sa présence. Elle n&rsquo;avait pour ainsi dire rien contre lui, mais il ne signifiait rien pour elle, Singer était forcé de l&rsquo;admettre, maintenant qu&rsquo;Isabella s&rsquo;étirait vers sa féminité. Et il le vivait avec une douleur encore plus grande que lorsqu&rsquo;elle était enfant car, désormais, la situation désignait en permanence nul autre que lui-même : Singer, le bibliothécaire âgé de quarante-six ans, vivant une existence confinée.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;T.Singer&nbsp;&raquo;, de Dag Solstag, Editions Noir sur blanc. Traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, 19€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Gérard, porte-voix de la Vendée d&#8217;en bas&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 11:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["France d'en bas"]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&#160;&#187;histoire vaut aussi le détour&#8230; C&#8217;est celle de Gérard Airaudeau. Le quinquagénaire vit à Saint-Jean-des-Oies, en Vendée. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&#8217;existe que dans l&#8217;imagination de François Beaune, écrivain baroudeur qui, en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" rel="lightbox[3987]"><img class="alignleft size-full wp-image-3990 colorbox-3987" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" alt="VIE DE GERARD" width="195" height="283" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&nbsp;&raquo;histoire vaut aussi le détour&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est celle de <strong>Gérard Airaudeau</strong>. Le quinquagénaire vit à<strong> Saint-Jean-des-Oies</strong>, en <strong>Vendée</strong>. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imagination de <strong>François Beaune, écrivain baroudeur</strong> qui, en revanche,a collecté nombre de témoignages pour alimenter la chronique vendéenne de son roman.</p>
<p>Gérard, aimable personnage à l&rsquo;attitude bonhomme a organisé un banquet à la demande de la députée du coin, en quête de<strong> &laquo;&nbsp;vrais gens&nbsp;&raquo;.</strong> Gérard a invité des membres de sa famille, des amis à venir lui expliquer leurs vies, leurs problèmes, leurs attentes. En attendant que tous arrivent ( en lisant ce roman, vous comprendrez pourquoi rien ne va se passer comme prévu), <strong>Gérard</strong> raconte, s&rsquo;épanche, se souvient. A ses côtés, <strong>Aman</strong>, un réfugié érythréen qu&rsquo;il héberge depuis plusieurs semaines déjà.  Il lui brosse, comme s&rsquo;il lui servait un interminable menu, sa vie. Par le début. Sa famille, le bar-restaurant familial, les galères pour trouver du travail ( ouvrier,<strong> Gérard</strong> enchaînera trente-deux contrats sa vie durant), sa rencontre avec Annie, les enfants qui arrivent&#8230;, les copains et leurs problèmes, la famille qui se déforme&#8230; et cette Vendée si particulière : La Vendée des marais, protestante et progressive et celle du bocage, catholique et conservatrice.</p>
<p>Loin de Philippe de Villiers, la Vendée des petits.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un peu la vie du Français moyen qui défile. Une plongée, drôle et pas larmoyante pour deux mogettes, dans ce qui pourrait ressembler à la &laquo;&nbsp;France d&rsquo;en bas&nbsp;&raquo;, à travers le soliloque de <strong>Gérard</strong>,  porte-voix des anonymes et cousin des années 2010 d&rsquo;un <strong>Coluche</strong> inspiré.</p>
<p>Et cette députée qui n&rsquo;arrive pas <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3987" /></p>
<p>François Beaune vit actuellement à Marseille. Il a fondé plusieurs revues. Il est également à l’origine du festival &laquo;&nbsp;Du cinéma à l’envers&nbsp;&raquo; proposant à des réalisateurs de concevoir leur film à partir d’affiches créées par des plasticiens.<br />
<strong>&laquo;&nbsp;Un homme louche&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, était son premier roman.<br />
Avec Arte Radio, il a fait de nombreux reportages. A partir de décembre 2011, parti en quête &laquo;&nbsp;d&rsquo;Histoires vraies de Méditerranée&nbsp;&raquo;, en partenariat avec Marseille-Provence 2013, François Beaune a créé avec Fabienne Pavia une bibliothèque d’Histoires Vraies de la méditerranée (textes, sons, vidéos). Ce projet s&rsquo;est soldé en octobre 2013 par la parution de son dernier ouvrage, <strong>&laquo;&nbsp;La Lune dans le puits&nbsp;&raquo;</strong>, ou le portrait des Méditerranéens à travers leurs histoires vraies en miroir de celles de l’auteur.<br />
Ce quatrième roman <strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;</strong>, fait aussi l’objet notamment, au cours de l&rsquo;année, d’une libre adaptation en fiction radio pour France Culture.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sa femme travaillait comme infirmière, et bizarre, avec leurs deux payes, ils ont jamais acheté de maison. Chez nous ça se fait pas. Bon c&rsquo;est vrai qu&rsquo;à un moment Boris était souvent de bringue au bistrot, après le foot au autre. Maintenant, il s&rsquo;est calmé, il s&rsquo;est fait opérer d&rsquo;une hernie, il parle moins. De toute façon, nous on a pas les mots pour dire ce qu&rsquo;on a à dire. Nous, c&rsquo;est ça qui nous manque. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>N&rsquo;empêche Boris, sur ses deux gars, il y en a un qui est toubib, l&rsquo;autre ingénieur informatique. Et les deux mariés comme il faut, avec deux Parisiennes bon teint. Lui, cinquante-quatre ans, comme moi, quand tu connais son genre de conversation. Je l&rsquo;imagine à table, en haut, dans la belle salle à manger toute briquée, qui a jamais servi, et les belles-filles pimpantes, habituées aux petits-fours entre cadres et toubibs. La première fois, à l&rsquo;heure de la terrine, ça a dû être un choc de civilisations.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui est intéressant quand tu changes de boulot, c&rsquo;est pas le boulot en lui-même, mais les gens qui tu rencontres. Tu fais ça jusqu&rsquo;au jour où tu tombes comme moi sur un vrai bon boulot, dans un établissement scolaire. Là tu dis vite au revoir à tes gorets, ta chaîne, les surgelés Agrigel, ta vendangeuse hydraulique. Tu entres dans le monde de la fonction publique. Tu changes plus quand t&rsquo;as ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au lycée, je suis entouré de mômes sympas, scotchés à leurs téléphones. Ils parlent à peine. Pas de révolution à venir, de VIe République, Marianne va être déçue, on est tranquilles pour le troisième millénaire. Ils sortent de classe, ils se mettent sur leurs engins. Nos meneurs, même avec des chars et des millions, pourront pas faire grand-chose.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;avenir, moi je vais te dire, je crois pas que ça me concerne. L&rsquo;avenir, j&rsquo;en suis pas encore là. Ma mère disait, ça se trouve, dans trois mois, vous serez morts. Pour elle, l&rsquo;idée de prévoir quelque chose au-delà d&rsquo;une saison, c&rsquo;est le luxe des autres. Bé vous savez où vous serez dans trois mois, vous ?! Bé vous avez ben d&rsquo;la chance ! Toi tu dois comprendre ça Aman, avec ton temps à toi. Ma mère elle était africaine d&rsquo;une certaine façon, sans connaître l&rsquo;Afrique.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;, de François Beaune, Verticales, 19,50€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;autopsie de la girafe et autres bizzareries&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/14/lautopsie-de-la-girafe-et-autres-bizzareries/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2016 20:30:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[transmission]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
		<category><![CDATA[Yôko Ogawa]]></category>

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		<description><![CDATA[  Plonger dans un roman, en général court, ou un recueil de nouvelles de Yôko Ogawa est toujours une expérience. Et pour cause. L&#8217;auteure japonaise, née en 1962, a su inventer, au fil des livres, un univers à l&#8217;atmosphère bien particulière. Les enfants y côtoient souvent les personnes âgées, tous mus par une envie de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OGAWA.jpg" rel="lightbox[3667]"><img class="alignleft size-full wp-image-3669 colorbox-3667" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OGAWA.jpg" alt="OGAWA" width="120" height="228" /></a>  Plonger dans un roman, en général court, ou un recueil de nouvelles de Yôko Ogawa est toujours une expérience. Et pour cause.</p>
<p>L&rsquo;auteure japonaise, née en 1962, a su inventer, au fil des livres, un univers à l&rsquo;atmosphère bien particulière. Les enfants y côtoient souvent les personnes âgées, tous mus par une envie de transmission et une quête de confiance. Les animaux ne sont jamais loin, la mort aussi y a sa place, décrite comme une avancée paisible&#8230;</p>
<p>Et puis il y a la mélancolie, la nostalgie, vite rattrapées par le surnaturel, l&rsquo;étrange, le bizarre qui s&rsquo;emparent du quotidien et qui transforment ces petites histoires en aventures assez curieuses.</p>
<p>Le nouveau recueil de Yôko Ogawa, &laquo;&nbsp;Jeune fille à l&rsquo;ouvrage&nbsp;&raquo; n&rsquo;y échappe pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3667"></span></p>
<p>Au fil des pages, dix nouvelles. Dix histoires imbibées de magie, toujours à la limite du monde tangible. Reste juste à se laisser prendre par les mots de l&rsquo;auteure. Ce recueil a été publié il y a vingt ans déjà au Japon.  A survoler la bibliographie d&rsquo;Ogawa, on compte encore vingt-deux livres parus dans les librairies nippones et non encore traduits chez nous ! Largement de quoi aller plus loin encore dans la découverte de l&rsquo;écriture simple mais percutante de cette auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120  ( dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;encyclopédie&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai enfoncé profondément mes dix doigts sous mes sourcils. Les os me gênaient, mais le bout de mes doigts a glissé plus facilement que je ne le pensais derrière mes globes oculaires. Et après une expiration j&rsquo;ai tiré vers l&rsquo;avant. Il ne m&rsquo;a pas fallu beaucoup de force. Mes paupières ont papillonné une ou deux fois et mes yeux n&rsquo;ont pas tardé à se retrouver sur mes paumes. La sensation était tiède et moite.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 145 (dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;autopsie de la girafe&nbsp;&raquo;) : </strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai commencé à faire du jogging sept jours après avoir avorté. Suivant les conseils de l&rsquo;infirmière, j&rsquo;étais restée cinq jours sans travailler, à somnoler toute la journée dans mon lit. Sans faire un pas hors de chez moi, ni prendre un bain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 214 (dans &laquo;&nbsp;La crise du troisième mardi&nbsp;&raquo;) : </strong><em>&laquo;&nbsp;Bien sûr je savais que ce n&rsquo;était pas par amour mais qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de sa façon de faire. Je comprenais beaucoup de choses alors que j&rsquo;étais censée ne rien savoir de ce que les hommes font dans ces moments-là. Par exemple qu&rsquo;il obéirait aussitôt si je lui disais que je ne voulais pas, qu&rsquo;il transpirait au point que la sueur coulait le long de son dos, ou que le vent s&rsquo;étant levé, les mousses du bassin oscillaient.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Jeune fille à l&rsquo;ouvrage&nbsp;&raquo;, Yôko Ogawa, Actes Sud, 20€</strong></p>
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		<title>L&#8217;horreur des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 May 2015 16:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 70e anniversaire de la libération des camps d&#8217;Auschwitz marque cette année 2015. L&#8217;occasion pour certains d&#8217;entre nous de plonger dans des livres d&#8217;Histoire. Pour d&#8217;autres, dans des témoignages. Celui de Marceline Loridan-Ivens s&#8217;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec &#171;&#160;Et tu n&#8217;es pas revenu&#160;&#187;, coécrit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" rel="lightbox[3063]"><img class="alignleft size-full wp-image-3066 colorbox-3063" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" alt="et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv" width="200" height="317" /></a>Le 70e anniversaire de la libération des camps d&rsquo;Auschwitz marque cette année 2015. L&rsquo;occasion pour certains d&rsquo;entre nous de plonger dans des livres d&rsquo;Histoire. Pour d&rsquo;autres, dans des témoignages.</p>
<p>Celui de <strong>Marceline Loridan-Ivens</strong> s&rsquo;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;</strong>, coécrit avec <strong>Judith Perrignon</strong>, la cinéaste et documentariste revient sur son histoire.</p>
<p>Celle de sa dénonciation. Celle de sa déportation avec son père. Celle de son retour et du silence assourdissant qui l&rsquo;entoure. Celle de sa colère et du regard désabusé qu&rsquo;elle porte aujourd&rsquo;hui sur la vie.</p>
<p>Au fil des 107 pages, un formidable témoignage d&rsquo;amour à son père<strong> Shloïme Rosenberg</strong> ( un juif polonais émigré en France) qui ne reviendra pas de l&rsquo;enfer.</p>
<p>Des mots, des faits, qui rappellent l&rsquo;horreur de la guerre. A 15 ans, la jeune <strong>Marceline</strong> est arrêtée, déportée. Elle fait partie des quelque 200 survivants ( sur les 2.500 a en être revenu. Au total, entre 1940 et 1945, 1,1 million de personnes a péri à Ausshwitz-Birkenau) à pouvoir encore raconter l&rsquo;indicible, ce qu&rsquo;elle a vécu dans sa chair. Là-bas, en Pologne, elle deviendra une esclave au service de la mort, en charge du tri des vêtements de ceux qu&rsquo;on envoie mourir dans les chambres à gaz.</p>
<p>Elle évoque celles qui, au coeur de l&rsquo;horreur, deviendront ses amies, celles qui ne pas revenues. Elle raconte aussi la difficulté à vivre ensuite, après sa libération, le 10 mai 1945. Et porte un regard désabusé sur la mémoire collective, sélective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En janvier, Marceline Loridan-Ivens était l&rsquo;invitée de Patrick Cohen au 7-9, de France-Inter. Ses mots claquent.</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="283" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x2fpqyc" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Maman disait tenir de quelqu&rsquo;un qui t&rsquo;avait vu à Auschwitz, que tu avais quitté le camp avec la marche de la mort au mois de janvier 1945, qu&rsquo;on t&rsquo;avait vu à Dachau ensuite, que tu aurais dû y rester, mais que tu t&rsquo;étais remis en marche pour soutenir un homme que ne pouvait plus avancer sans toi et que les Allemands auraient abattu. D&rsquo;après Maman, tu n&rsquo;avais pas été désigné pour marcher encore, tu t&rsquo;étais sacrifié. Je n&rsquo;y croyais pas à son histoire. Au camp, on ne choisissait rien, pas même sa façon de mourir. Mais Dachau c&rsquo;est possible, j&rsquo;ai lu que bien des détenus de Gross-Rosen ont été transférés là-bas. Qu&rsquo;importe que ce ne soit pas écrit. On ne peut plus faire d&rsquo;inventaire dans le fracas de l&rsquo;après-guerre. L&rsquo;administration française a peut-être délivré ces certificats en vrac, inscrivant en face des noms, des lieux et des dates probables, pas forcément vérifiés. Je ne crois à rien de l&rsquo;histoire officiellement écrite par la France.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 69-70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jacqueline m&rsquo;offre des fleurs le 10 main comme si c&rsquo;était mon anniversaire. Chaque année, ça me touche beaucoup, nous sommes proches, différentes et attentives l&rsquo;une à l&rsquo;autre, il ne reste que nous deux. Le 10 mai, c&rsquo;est la date de ma libération par les Russes à Theresienstadt. Je suis née ce jour-là. Je sais que Jacqueline le fait pour moi mais aussi pour son père. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon retour est synonyme de ton absence. A tel point, que j&rsquo;ai voulu l&rsquo;effacer, disparaître moi aussi. J&rsquo;ai sauté dans la Seine deux ans plus tard, l&rsquo;année où Henri se mariait. C&rsquo;était un peu après le quai Saint-Michel, j&rsquo;avais enjambé le parapet, j&rsquo;allais m&rsquo;élancer quand un homme m&rsquo;a retenue. Puis j&rsquo;ai eu la tuberculose, on m&rsquo;a placée dans un sanataroum chic en Suisse, à Montana. Maman venait me voir parfois. Je ne supportais pas son impatience, cette façon qu&rsquo;elle avait de me réclamer d&rsquo;aller bien et d&rsquo;oublier. J&rsquo;étais si lourde. J&rsquo;ai tenté de mourir une deuxième fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et si je suis restée sèche, menue, c&rsquo;est parce que j&rsquo;ai souvent pensé devant ma glace, dix, vingt ou trente ans plus tard, Faut que je reste mince et svelte pour ne pas passer au gaz la prochaine fois. Je n&rsquo;ai jamais eu d&rsquo;enfants. Je n&rsquo;en ai jamais voulu. Tu me l&rsquo;aurais sans doute reproché. Le corps des femmes, le mien, celui de ma mère, celui de toutes les autres dp,t me ventre gonfle puis se vide, a été pour moi définitivement défiguré par les camps. J&rsquo;ai en horreur la chair et son élasticité. J&rsquo;ai vu là-bas s&rsquo;affaisser les peaux, les seins, les ventres, j&rsquo;ai vu se plier, se friper les femmes, le délabrement des corps en accéléré, jusqu&rsquo;au décharnement, au dégoût et jusqu&rsquo;au crématoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un témoignage bouleversant pour honorer la mémoire de tous ces déportés. A lire absolument histoire, au moins, de faire reculer la bêtise.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;, Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon, Grasset, 12,90€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>S&#8217;abandonner à vivre en 19 leçons</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2014 07:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sylvain Tesson]]></category>
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		<description><![CDATA[Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&#8217;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&#8217;Atlantique, cet art tombe en désuétude. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&rsquo;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&rsquo;Atlantique, cet art tombe en désuétude. Dommage.</p>
<p>Histoire de vous donner goût à ces histoires courtes, je vous invite à plonger dans le recueil de nouvelles de <strong>Sylvain Tesson</strong>, le voyageur écrivain. Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> dix-neuf nouvelles d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs qui nous parlent de la vie, du destin qu&rsquo;on ne contrôle pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" rel="lightbox[2397]"><img class="alignleft  wp-image-2400 colorbox-2397" style="margin: 10px" alt="TESSON Sylvain COUV S'abandonner à vivre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong> ? Un aventurier qui découvre l’aventure en Islande puis à Bornéo au début des années 90. Ensuite, étudiant, il boucle un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. D&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres découvertes suivront. Auteur d&rsquo;articles, présentateur d&rsquo;émission, Sylvain Tesson a donné également de très nombreuses conférences.  En 2010, il  choisit de passer six mois au bord du Lac Baïkal en Russie pour vivre au plus près de la nature et dans la solitude, il en écrira, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les forêts de Sibérie&nbsp;&raquo;, </strong>qui obtiendra d&rsquo;ailleurs le prix Médicis Essai en 2011.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil de ces dix-neuf histoires ? La vie. Et l&rsquo;auteur d&rsquo;expliquer, dans sa quatrième de couverture : <strong><em>&nbsp;&raquo; Devant les coups du sort il n&rsquo;y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l&rsquo;ont fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s&rsquo;abandonne à vivre. C&rsquo;est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p><span id="more-2397"></span></p>
<p>Pas question donc de vous raconter chacune de ces nouvelles par le menu. Vous y plongerez plus volontiers.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 (La gouttière)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ce trimestre-là, le sort nous avait souri. Le docteur suivait une formation pour décrocher un diplôme de médecine tropicale. Toutes les deux semaines, il s&rsquo;absentait trois jours pour des séminaires dans un Novotel périphérique où l&rsquo;on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres et où ses professeurs l&rsquo;initiaient aux mystères de la bilharziose et des cycles de reproduction de la mouche filaire. Il partait le jeudi, j&rsquo;arrivais sur ses pas, il rentrait le dimanche, juste après mon départ. Rien de sordide dans cette valse, j&rsquo;étais organisé comme un amant suisse et Marianne avait le coeur compartimenté, les cloisons de la conscience parfaitement étanches. L&rsquo;essentiel dans une double vie, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne soit jamais trois à la vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 141 (L&rsquo;ermite)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;S&rsquo;accouder au bastingage d&rsquo;un bateau est aussi agréable que se tenir au comptoir d&rsquo;un bistro, les yeux sur les taches rondes laissées par les verres. La Lena coupait la taïga. Il restait deux mille kilomètres jusqu&rsquo; à la mer des Laptev. Le navire, un bateau à vapeur de l&rsquo;époque brejnévienne, marchait à huit noeuds. Les Russes le mettaient en service pendant la saison d&rsquo;été. Ces hommes avaient supporté le communisme pendant soixante-dix ans et continuaient à entretenir des machines hors d&rsquo;âge. Les Russes n&rsquo;ont aucun respect pour leur propre existence mais un sens pathologique de la conservation des objets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201-202 ( Le train)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Tout ce qui bouleverse la vie advient fortuitement. Le destin ressemble à ces seaux d&rsquo;eau posés en équilibre sur la tranche des portes. On entre dans la pièce, on est trempé. Ainsi va l&rsquo;existence. J&rsquo;ai été initié à la vérité du “pofigisme” le soir où je m&rsquo;y attendais le moins. </em></p>
<p style="text-align: left">Pofigisme<em> n&rsquo;a pas de traduction en français. Ce mot russe désigne une attitude face à l&rsquo;absurdité du monde et l&rsquo;imprévisibilité des événements. Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qu&rsquo;il advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l&rsquo;inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu&rsquo;on s&rsquo;agite dans l&rsquo;existence. Pour eux, lutter à la manière des moucherons piégés dans une toile d&rsquo;argiope est une erreur, pire, le signe de la vulgarité. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à en entraver l&rsquo;élan. Ils s&rsquo;abandonnent à vivre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les Russes sont tous atteints à des degrés divers par cette torpeur métaphysique. Les Européens de l&rsquo;Ouest, eux, ont oublié ce qu&rsquo;ils doivent au stoïcisme, à Marc Aurèle, à Epictète. Ils méprisent ce penchant à l&rsquo;inertie. Ils lui donnent le nom de fatalisme, font la moue devant la passivité slave et repartent vaquer à leurs occupations, les manches retroussées et les sourcils froncés. L&rsquo;Europe de Schengen est peuplée de hamsters affairés qui, dans leur cage de plastique tournant sur elle-même, ont oublié les vertus de l&rsquo;acceptation du sort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un réjouissant recueil de nouvelles ! Je ne connaissais pas Sylvain Tesson. Je découvre une très jolie plume, je voyage sans lâcher mon livre et découvre qu&rsquo;il ne sert à rien de lutter contre le sort. Une jolie découverte en somme. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo; (nouvelles), Sylvain Tesson, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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		<item>
		<title>Chez Valérie Mréjen, la mort est tragi-comique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 16:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
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		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
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		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[tragi-comique]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Mréjen]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre &#171;&#160;Veuf&#160;&#187; de Jean-Louis Fournier. Autre manière d&#8217;aborder le thème de la camarde avec Valérie Mréjen, cinéaste et romancière, que j&#8217;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre <strong>&laquo;&nbsp;Veuf&nbsp;&raquo;</strong> de <strong><a title="Découvrez le post consacré au livre de J.-L.Fournier" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/01/rire-meme-de-la-camarde/">Jean-Louis Fournier</a></strong>.</p>
<p>Autre manière d&rsquo;aborder le thème de la camarde avec <strong>Valérie Mréjen</strong>, cinéaste et romancière, que j&rsquo;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez Allia : <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand-père&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;agrume&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Eau sauvage&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348.jpg" rel="lightbox[988]" title="Valerie-mrejen_200_1284549348"><img class="alignleft  wp-image-1000 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="Valerie-mrejen_200_1284549348" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>Valérie Mréjen</strong>, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l&rsquo;École nationale supérieure d&rsquo;arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-2003.</p>
<p>L&rsquo;auteure nous livre avec &laquo;&nbsp;<strong>Forêt noire</strong>&laquo;&nbsp;, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. On y parle de la mort. Brutale. Tragique. Celle qui fauche, celle que l&rsquo;on se choisit, qui noie, qui détruit, qui atomise et laisse les vivants en plein questionnement.</p>
<p><span id="more-988"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" rel="lightbox[988]" title="livre-foret-noire"><img class="alignleft  wp-image-1001 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="livre-foret-noire" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" alt="" width="71" height="110" /></a>Au final, le lecteur se retrouve dans une forêt pleine de trajectoires brisées, de fantômes et de revenants comme cette femme qui s&rsquo;en finit pas de se promener dans les rues de Paris.</p>
<p>Au fil des 124 pages, des histoires, des saynètes, des drames se déroulent. Autant d&rsquo;histoires que l&rsquo;auteure a entendu, lu. <strong>Valérie Mréjen</strong> a écrit ce texte en se référant aussi à la série <em>Six Feet Under</em>, à laquelle elle fait d&rsquo;ailleurs référence à la page 75 et aussi à une phrase de <strong>l&rsquo;écrivaine française Mireille Havet</strong> dans son journal de 1918 : <em>« &#8230; et je suis pleine de morts comme une crypte, pleine de souvenirs et de rêves&#8230; »</em></p>
<p>Autant de façons de montrer que la relation avec la personne disparue ou son fantôme est possible. Une façon pour <strong>Valérie Mréjen</strong> de se livrer davantage aussi. Elle parle ainsi de sa mère, de choses intimes et ce de manière moins voilée que dans ses précédents romans.</p>
<p>Elle explique sa démarche dans cette vidéo :</p>
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<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 39-40</strong>: &laquo;&nbsp;<em>Je pourrais commencer ainsi, et cette histoire serait après tout une façon d&rsquo;entamer la conversation, de trouver qu&rsquo;en effet le ciel aurait pu attendre un peu plus, que c&rsquo;est dommage d&rsquo;être partir si tôt. J&rsquo;essaierais de prononcer une phrase, par exemple tu m&rsquo;as manqué, mais l&rsquo;expression ne serait pas appropriée car c&rsquo;est une formule de tous les jours. Et puis les mots resteraient coincés dans les profondeurs sans pouvoir émerger, prisonniers des cordes vocales soudainement raidies et gonflées, exsudant une humeur amère là où un noeud se forme avec une régularité fluctuante lorsqu&rsquo;il m&rsquo;arrive de dire ma mère.</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 60 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans l&rsquo;entourage de son nouvel ami, on se demande comment se rendre utile, quels mots consolants prononcer, quelle dérisoire brindille ajouter au barrage qu&rsquo;on aimerait bien contribuer à bâtir en vain pourtant contre un raz de marée de tristesse dont la puissance nous échappe forcément : rien d&rsquo;autre à faire sans doute que d&rsquo;envoyer sporadiquement des signes de présence en espérant que cette douleur finisse avec le temps par s&rsquo;estomper et lui laisse un peu de répit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 117-118</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Un homme qui aimait à se parfumer à l&rsquo;essence de figuier avait un jour écrit que le plus beau jour de sa vie était peut-être passé. La notion de plus beau jour était pour la femme de bientôt quarante-deux ans un grand mystère. Cette réussite mémorable et exceptionnelle confinant au chef-d&rsquo;oeuvre et qui était censée se dérouler dans la grâce du matin au soir pour illuminer par la suite des périodes plus maussades, est-ce que cela arrivait réellement ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Empoisonnement, défenestration, maladies foudroyantes, accident de la route&#8230; tout y passe. Avec une précision clinique, l&rsquo;auteure nous entraîne sur les traces de vie brutalement interrompues. Histoire de nous rappeler que la mort fait partie de la vie et qu&rsquo;il faut apprendre à gérer le manque, l&rsquo;absence. Tout en sachant qu&rsquo;on peut également choisir de vivre avec ses fantômes. C&rsquo;est selon. Le rythme est haletant. Comme les battements du coeur. Comme la vie.  Et Valérie Mréjen continue à alimenter son univers. Atypique et attachant. A lire donc !<br />
</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;, de Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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