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	<title>Quatrième de couv &#187; URSS</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre deux langues, trouver sa voix</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 08:02:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 Une histoire. Insolite et sensible. Une histoire de prénom et d&#8217;identité. Une histoire d&#8217;histoires. Celle  de Polina Panassenko que l&#8217;on devine en filigrane. Née à Moscou, la jeune femme est auteure, traductrice et comédienne. Il y a 7 ans, elle avait publié une enquête. Elle signe avec Tenir sa langue son premier roman. Que nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TENIR-SA-LANGUE.jpg" rel="lightbox[6079]"><img class="alignleft wp-image-6078 size-medium colorbox-6079" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TENIR-SA-LANGUE-215x300.jpg" alt="TENIR SA LANGUE" width="215" height="300" /></a>Une histoire. Insolite et sensible. Une histoire de prénom et d&rsquo;identité. Une histoire d&rsquo;histoires. Celle  de <strong>Polina Panassenko</strong> que l&rsquo;on devine en filigrane.</p>
<p>Née à Moscou, la jeune femme est auteure, traductrice et comédienne. Il y a 7 ans, elle avait publié une enquête. Elle signe avec <strong><em>Tenir sa langue</em></strong> son premier roman.</p>
<p>Que nous dit la quatrième de couverture ?</p>
<p>&nbsp;&raquo; Ce que je veux moi, c&rsquo;est porter le prénom que j&rsquo;ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur. &nbsp;&raquo;</p>
<p>Un peu plus d&rsquo;un an après la disparition de l&rsquo;URSS, <strong>Polina</strong>, sa soeur et ses parents ont rejoint la France. Et Saint-Etienne. Elle devient <strong>Pauline</strong>. Pour mieux s&rsquo;intégrer. Deux prénoms pour deux vies qui se chevauchent, qui se répondent. Jusqu&rsquo;au jour où la jeune femme décide de récupérer son prénom de naissance, au tribunal alors qu&rsquo;elle doit renouveler son passeport. Pas si simple. Elle doit justifier du bien-fondé de sa démarche. Adolescente, elle avait mis au point un &laquo;&nbsp;Code personnel d&rsquo;honneur patriotique&nbsp;&raquo;, pour ne rien perdre de ses racines russes puisque sa mère y tenait tant. En classe de 4e, <strong>Polina</strong> est naturalisée de fait, puisque son père l&rsquo;est au préalable.</p>
<p>Ce premier roman est construit autour d&rsquo;une vie entre deux langues et deux pays. D&rsquo;un côté, la Russie de l&rsquo;enfance, celle de la datcha, de l&rsquo;appartement communautaire où les générations se mélangent, celle des grands-parents inoubliables et de<strong> Tiotia Nina</strong>. De l&rsquo;autre, la France, celle de la <i>materneltchik</i>, des mots qu&rsquo;il faut conquérir et des Minikeums. La maladie de sa mère aussi, les questions restées sans réponse.</p>
<p>Un premier roman drôle et tendre à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 69 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la salle éblouissante, les choses empirent de jour en jour. A l&rsquo;instant où la sirène retentit, je ferme la bouche jusqu&rsquo;à ce que ma mère arrive. Deux de mes voisins de table ont fini par comprendre qu&rsquo;ils avaient carte blanche. Quoi qu&rsquo;ils fassent, quoi qu&rsquo;ils me fassent, je ne pourrai jamais faire usage de sons à leur encontre. L&rsquo;immense femme-adulte ne me sera d&rsquo;aucun secours. Impunité totale. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;immense femme-adulte informe ma mère de mon mutisme. On me parle encore et encore de la langue qu&rsquo;il me manque. La langue du français. C&rsquo;est pour elle que je dois y aller. Je dois retourner à la </em>materneltchik<em> pour qu&rsquo;elle me pousse. Tu la chanteras comme un oiseau, tu verras. Tchik-tchirik, fait le moineau.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 107-108 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Ma mère aussi veille sur mon russe comme sur le dernier oeuf du coucou migrateur. Ma langue est son nid. Ma bouche, la cavité qui l&rsquo;abrite. Plusieurs fois par semaine, ma mère m&rsquo;amène de nouveaux mots, vérifié l&rsquo;état de ceux qui sont déjà là, s&rsquo;assure qu&rsquo;on n&rsquo;en perd pas en route. Elle surveille l&rsquo;équilibre de la population globale. Le flux migratoire : les entrées et sorties des mots russes et français. Gardienne d&rsquo;un vaste territoire dont le frontières sont en pourparlers Russe. Français. Russe. Français Sentinelle de la langue, elle veille au poste-frontière. Pas de mélange. Elle traque les fugitifs français hébergés dans mon russe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je suis la seule de ma famille à avoir perdu l&rsquo;accent russe. La paroi entre le français et le russe est devenue étanche. Plus rien ne filtre au travers. On m&rsquo;a dit C&rsquo;est dingue ça, on n&rsquo;entend rien du tout, non mais c&rsquo;est vrai, c&rsquo;est vrai, pas un pète de quelque chose. L&rsquo;accent c&rsquo;est quelque chose. Rien du tout c&rsquo;est ce qu&rsquo;il m&rsquo;en reste. Ce sont les oreilles des autres qui actent la rupture, s&rsquo;étonnent qu&rsquo;il ne soit plus là. </em>Tu as un français impeccable.<em> Impeccable. Une cuisine bien lavée. Pas de pelures coincées dans le trou de l&rsquo;évier. Pas de taches sur la nappe. Même pas une miette accrochée à l&rsquo;éponge. Mais si mon français est impeccable, le français de ma mère, il est quoi ? Et celui de mon père ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;accent c&rsquo;est ma langue maternelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Tenir sa langue, Polina Panassenko, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le KGB donnait le tempo&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 12:33:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&#8217;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&#8217;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" rel="lightbox[5261]"><img class="alignleft wp-image-5264 size-full colorbox-5261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-services-compertents.jpg" alt="livre-services-compertents" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Au coeur de la machine du KGB, ça vous dit ? Mais attention, à hauteur d&rsquo;hommes, avec ceux qui, bon gré, mal gré, se posaient des questions sur ce qu&rsquo;ils devaient faire ou pas. Sur la légitimité des décisions validées par les caciques du parti tout puissant. Pour cela, il suffit de plonger dans le dernier roman d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, inspiré de la propre histoire de son père écrivain et dissident soviétique, <strong>André Siniavski.</strong></p>
<p>En septembre 1965, les hommes du KGB débarquent chez ses parents.<strong> Iegor</strong> est alors âgé de 9 mois. Grâce aux documents conservés, parmi lesquels le procès-verbal d&rsquo;interpellation, par ses parents &#8211; la famille a rejoint l&rsquo;Ouest et la France en 1973 &#8211; <strong>Iegor</strong>, ingénieur devenu écrivain sans que jamais son père ne le voie de ses yeux ( il décède en 1997, un an avant la sortie du premier roman d&rsquo;<strong>Iegor</strong> qui a pris le patronyme de sa femme, <strong>Gran</strong>) avait sous la main une matière formidable et les noms de tous ceux qui ont mis à mal la carrière de son père, le condamnant à plusieurs années de camp avec son ami poète <strong>Iouli Daniel.</strong></p>
<p><span id="more-5261"></span></p>
<p>Restait à la mettre en musique, à la faire vivre pour faire vivre à nouveau &laquo;&nbsp;ces personnages réels&nbsp;&raquo;. L&rsquo;auteur, qui signe là son quatorzième roman et le deuxième seulement consacré à l&rsquo;URSS et son histoire, décide alors de raconter l&rsquo;histoire de ses parents en se plaçant du côté<strong> &nbsp;&raquo; des services compétents&nbsp;&raquo;.</strong>.. qui ne sont pas toujours. Pour ces hommes, &nbsp;&raquo; les intellectuels sont des fanatiques&nbsp;&raquo;. Et de fait, des ennemis sans que l&rsquo;on sache toujours vraiment pourquoi&#8230;</p>
<p>Parmi eux, <strong>le lieutenant Ivanov</strong>, personnage central du livre. Le jeune lieutenant a d&rsquo;ailleurs fait carrière au sein du KGB, commandant en fin de carrière la 5e section, consacrée entièrement à la lutte contre la dissidence. En 1965, il est encore novice, perclus d&rsquo;idées préconçues, avec la doctrine du parti en bandoulière.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un morceau d&rsquo;histoire contemporaine qui se dessine sous nos yeux. <strong>Brejnev</strong> remplace <strong>Khrouchtchev</strong>, qui déjà avait amorcé le dégel post-stalinisme.</p>
<p>Avec, d&rsquo;un côté, des intellectuels dissidents et de l&rsquo;autre des exécutants, souvent aux prises avec des cas de conscience quand le Parti n&rsquo;a pas encore pris tout le temps de cerveau disponible. Au milieu, la mère d&rsquo;<strong>Iegor Gran</strong>, Maria <strong>Rozanova</strong>, qui ne rate jamais une occasion de rappeler aux zélés du KGB qu&rsquo;ils se trompent.</p>
<p>C&rsquo;est drôle, savoureux, sérieux et grotesque à la fois. Et tiré d&rsquo;une histoire familiale vécue, alors <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5261" /></p>
<p><strong> Iegor Gran raconte ici la génèse de ce roman très personnel, drôle et loufoque : </strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cLkaGYiguwA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En attendant son arrestation, Abram Tertz assiste à un séminaire soporifique au prestigieux IMLI, l&rsquo;Institut de la littérature mondiale, à Moscou. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tout en faisant semblant d&rsquo;écouter l&rsquo;intervenante qui évoque le succès des auteurs soviétiques à l&rsquo;étranger, Cholokhov bla-bla-bla, le dangereux voyou compte les années de liberté miraculeuses. Cinq ans et deux mois depuis ses premiers envois en Occident. Deux ans et sept mois depuis </em>Esprit<em>. Et toujours rien, aucune convocation chez les services compétents. A croire qu&rsquo;il n&rsquo;a rien fait.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Loin de savourer un sentiment d&rsquo;impunité et de se pavaner dans l&rsquo;arrogance, Abram Tertz se liquéfie périodiquement dans une bouffée d&rsquo;angoisse. Pou lui, grand connaisseur de Dostoïevski, c&rsquo;est </em>Crime et châtiment<em> tous les jours.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il est lucide : il sait que l&rsquo;inéluctable lui pend au nez. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 : </strong><em> &laquo;&nbsp;Le lieutenant Ivanov se souvient de son stage à Sup de K. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Entraînez-vous à faire deux choses à la fois et à les faire parfaitement&nbsp;&raquo;, disait l&rsquo;instructeur, le redoutable major Kobel, dit &nbsp;&raquo; le chien-caméléon&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Suivre la cible ET choisir un livre en librairie; Faire la queue pour les bananes ET suivre la cible. Si vous ne savez pas quel livre vous cherchez, si vous ne faites que traîner dans la librairie, vous vous faites démasquer. Si vous ne savez pas combien il vous reste d&rsquo;argent pour vos bananes, vous vous faites démasquer. Vous devez en permanence être dans le rôle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 237 :</strong> [&#8230;] <em>&laquo;&nbsp;Comme beaucoup, il ne peut s&rsquo;empêcher de bien aimer Khrouch &#8211; ce sentiment s&rsquo;est démultiplié depuis le communiqué à la une de tous les journaux. Car il est connu que dans ce pays de malheur ce sont toujours les pires qui s&rsquo;enracient. Si Khrouch  a été viré, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;était pas si méchant ou tordu. Franc, sincère et naïf, ce Khrouch ! Et donc fragile. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khrouch dont le diminutif sonne comme un nom de légume, en ce 14 octobre 1964, on le regrette déjà. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Malgré Pasternak, malgré la traque aux livres clandestins, malgré les &laquo;&nbsp;pédérastes&nbsp;&raquo;, Khrouch, c&rsquo;est de le souffle de la vie. La déstalinisation. Des millions de zeks rentrent à la maison. La fin de la peur bitumeuse, celle qui colle à l&rsquo;échine et vous suit partout, jour et nuit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Khouch c&rsquo;est aussi l&rsquo;époque où Abram Tertz ne s&rsquo;est pas fait attraper. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et où il a rencontré la femme de sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un âge d&rsquo;or ! &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les services compétents&nbsp;&raquo;, Iegor Gran, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les dieux du stade sont fatigués&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/23/les-dieux-du-stade-sont-fatigues/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 07:07:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Jean Hatzfeld est de retour  en cette rentrée littéraire ! Imaginez ma joie ! Jean Hatzfeld, que j&#8217;ai interviewé en décembre 2015, est un journaliste et écrivain que je suis depuis des années. Et que j&#8217;admire aussi beaucoup. Ses écrits sur le génocide rwandais font autorité. Et constituent une partie de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<div id="attachment_4416" style="width: 1030px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESCHAMPS-PHOTO.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="size-full wp-image-4416 colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESCHAMPS-PHOTO.jpg" alt="Jean Hatzfeld, interviewé en décembre 2015 pour La Nouvelle République (Photo Patrice Deschamps)" width="1020" height="573" /></a><p class="wp-caption-text">Jean Hatzfeld, interviewé en décembre 2015 pour La Nouvelle République (Photo Patrice Deschamps)</p></div>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft wp-image-4413 size-medium colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix-204x300.jpg" alt="7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix" width="204" height="300" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> est de retour  en cette rentrée littéraire ! Imaginez ma joie ! <strong>Jean Hatzfeld</strong>, que j&rsquo;ai interviewé en décembre 2015, est un journaliste et écrivain que je suis depuis des années. Et que j&rsquo;admire aussi beaucoup.</p>
<p>Ses écrits sur le génocide rwandais font autorité. Et constituent une partie de son oeuvre. Vous en retrouverez trace <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/">là</a></strong>. Mais pas seulement.</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong>, ancien journaliste sportif, ancien reporter de guerre pour Libération, et désormais romancier inspiré, a élargi la palette de ses univers littéraires. La preuve<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/">ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/">là</a>.</strong></p>
<p>C&rsquo;est aussi le cas pour <strong>&laquo;&nbsp;Deux mètres dix&nbsp;&raquo;</strong>, publié ces jours derniers chez Gallimard. L&rsquo;homme a plongé avec bonheur dans ses souvenirs de grand journaliste sportif pour imaginer ce nouvel opus, ancré dans notre histoire contemporaine. De la Guerre froide à nos jours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4409"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous parle de quatre personnages. Deux jeunes athlètes tout d&rsquo;abord. <strong>Sue</strong> et <strong>Tatyana.</strong> La première est américaine, la seconde, kirghize, à l&rsquo;époque partie intégrante du bloc soviétique. Les deux jeunes femmes vont s&rsquo;affronter des années durant autour d&rsquo;une discipline qui, à la fin des années 70 va sérieusement se transformer : le saut en hauteur.  L&rsquo;américain <strong>Dick Fosbury</strong> a, depuis la fin des années 60 et notamment les JO de Mexico en 1968, mis en exergue une nouvelle technique. Au fil du temps, les filles vont aussi s&rsquo;y mettre. Et en faire un outil politique malgré elles, alors que le monde se divise en deux blocs.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/82106440-170667a.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft size-full wp-image-4420 colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/82106440-170667a.jpg" alt="82106440-170667a" width="691" height="248" /></a></p>
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<p>Les deux jeunes femmes se sont croisées, affrontées sans se connaitre toutefois. Entre admiration et incompréhension. Plusieurs décennies après leurs dernières compétitions, elles se retrouvent au Kirghizistan. Un seul courrier a permis de faire revivre une amitié contrariée qui ne demandait qu&rsquo;à croître.</p>
<p>A cette histoire s&rsquo;en ajoute une seconde. Tragique. Elle concerne deux champions d&rsquo;haltérophilie. L&rsquo;un est américain, l&rsquo;autre kirghize, comme Tatyana. Les deux colosses soulèvent la fonte des heures durant pour monter sur les podiums les plus prestigieux. <strong>Randy</strong> et<strong> Chabdan</strong> se sont affrontés. Sans trop se connaître. Une nuit, <strong>Chabdan</strong> disparaîtra, emporté par des hommes du KGB. Sa faute ? Avoir voulu défendre publiquement son identité.</p>
<p>Les Jeux olympiques de Moscou, en 1980 serviront de lieu de confrontation pour ces dieux du stade. Ceux de Los Angeles, quatre ans plus tard, aussi. Malgré le boycott. Sur les terrains, la politique n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p>Des années plus tard,<strong> Randy</strong> part avec sa femme sur les traces de ce champion éternel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, donc, deux histoires d&rsquo;amitié et celles des corps mis à mal qui, jamais, ne ménagent leurs efforts. Chapitre après chapitre, c&rsquo;est avec gourmandise que <strong>Jean Hatzfeld</strong> détaille les techniques, la gestuelle sportive qu&rsquo;il aime tant. Puis le vieillissement des corps cabossés, le dopage aussi en filigrane, qui à l&rsquo;heure de la retraite, continue parfois de faire souffrir.</p>
<p>Les dieux du stade, autrefois adulés et utilisés à des fins politiques, sont fatigués&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le saut, ce printemps-là, occupe toutes ses pensées, et les enchante littéralement, ces derniers jours, car le week-end précédent elle a remporté les championnats universitaires américains. Elle a franchi 1,93 mètre, nouveau record américain. A dix-huit ans. Plus que ce titre, une vie nouvelle, d&rsquo;autres stades, très loin. A quelques jours près, elle gagnait son billet pour Ankara, en Turquie, mais qu&rsquo;importe, elle sera des prochains. D&rsquo;ici là, elle aura progressé de trois ou quatre centimètres, peut-être cinq, donc pas loin du record du monde, lui prédit son coach, si elle accepte de reprendre à zéro la synchronisation de sa rotation dorsale. Elle va accepter. Elle n&rsquo;a aucune raison de penser à une occasion manquée. Pas le moindre doute que ces filles qui vont sauter d&rsquo;une minute à l&rsquo;autre seront désormais ses rivales. Elle va les épier de près, faire preuve de ruse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 66-67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Des voisins poussèrent le portail, les bras chargés de paniers. Bientôt l&rsquo;herbe fut couverte de coupelles de biscuits, d&rsquo;assiettes de ravioles, une odeur de beignets de mouton grillé imprégna l&rsquo;air frais, on déboucha des jerricans de koumis et de vodka. On en était encore à parler des Jeux olympiques lorsque son père arriva d&rsquo;une démarche droite, sa sacoche en bandoulière, son chapeau de feutre penché de côté. Il s&rsquo;assit près de Tatyana, hocha la tête d&rsquo;un air réjoui, se frotta les mains et vida un verre. Elle fut soulagée de retrouver la drôlerie d&rsquo;autrefois sur son visage. Il mangea puis se leva et porta un toast à sa fille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sans surprise, Randy Wayne sort légèrement en tête de l&rsquo;arraché, quatre hommes se tiennent dans un mouchoir pour disputer l&rsquo;épaulé-jeté. Cette levée en deux temps racle le courage jusqu&rsquo;au fond des tripes pour monter une barre plus lourde de soixante kilos à hauteur de poitrine ; ensuite une folle témérité, de l&rsquo;inconscience, en tout cas une force puisée en des recoins insoupçonnés de l&rsquo;être pour la propulser au-dessus de sa tête. A 240 kilos, l&rsquo;Allemand de l&rsquo;Est flanche, la barre à hauteur du ventre. Un instant plus tard se présente Vladimir Igunov, livide. Il a peur, non de la défaite, mais de l&rsquo;humiliation. Ses automatismes le trahissent, placement approximatif des pieds, respiration à contretemps, il se désarticule dans un concert de rires, il s&rsquo;affale sur les fesses.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Deux mètres dix&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfed, Gallimard, 18,50 €.</em></strong></p>
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