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	<title>Quatrième de couv &#187; Thomas Flahaut</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans le cambouis de la littérature d&#8217;usine&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 14:24:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je me considère héritier de cette conscience ouvrière. On hérite de ce qui est mort de toute façon.&#160;&#187; Dans le journal suisse Le Temps, en septembre dernier, Thomas Flahaut résumait aussi son travail, engagé en 2017 avec la publication de son premier roman &#171;&#160;Ostwald&#160;&#187; qui déjà évoquait le monde ouvrier dans un contexte post-apocalyptique, en présumant d&#8217;une explosion à la centrale nucléaire [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Les-nuits-dete_8854.jpg" rel="lightbox[5531]"><img class="alignleft size-full wp-image-5533 colorbox-5531" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Les-nuits-dete_8854.jpg" alt="CVT_Les-nuits-dete_8854" width="250" height="367" /></a></strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je me considère héritier de cette conscience ouvrière. On hérite de ce qui est mort de toute façon.&nbsp;&raquo;</strong> Dans le journal suisse <em>Le Temps</em>, en septembre dernier, <strong>Thomas Flahaut</strong> résumait aussi son travail, engagé en 2017 avec la publication de son premier roman<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/">&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</a></strong> qui déjà évoquait le monde ouvrier dans un contexte post-apocalyptique, en présumant d&rsquo;une explosion à la centrale nucléaire de Fessenheim.</p>
<p>Il est revenu à la dernière rentrée littéraire avec <strong>&laquo;&nbsp;Les nuits d&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong>. Un roman terriblement ancré dans la réalité. Et pour cause. Thomas Flahaut, bientôt trente ans, s&rsquo;est inspiré de sa propre expérience dans une usine du Jura bernois, en Suisse. Lui-même fils d&rsquo;ouvrier, il a rejoint une entreprise plusieurs mois durant en 2013 afin de pouvoir financer ses études.</p>
<p>Il a gardé les odeurs, les bruits, les machines monstrueuses en mémoire. Tout comme la reproduction sociale qui s&rsquo;y joue pour raconter au plus près de la réalité les histoires croisées de <strong>Thomas</strong> (comme un alter ego littéraire), <strong>Louise</strong> sa soeur jumelle et leur ami d&rsquo;enfance <strong>Mehdi</strong>.</p>
<p>Eté 2016. <strong>Thomas</strong> rejoint pour la première fois l&rsquo;usine où son père a travaillé toute sa vie. Il y retrouve <strong>Mehdi</strong>, un peu perdu de vue. Ils sont 25 ans. <strong>Mehdi</strong> se partage entre les stations de ski l&rsquo;hiver et l&rsquo;usine l&rsquo;été. A cela s&rsquo;ajoute les marchés qu&rsquo;il parcourt avec son père, ancien ouvrier de l&rsquo;usine devenu marchand de poulets grillés.</p>
<p><span id="more-5531"></span></p>
<p><strong>Thomas</strong> est étudiant à Besançon. Enfin, était. Il a cessé de se rendre à la fac. Et n&rsquo;a encore rien dire à ses parents. Seule sa soeur jumelle, <strong>Louise</strong>, est au courant. Ils partagent le même appartement. <strong>Louise</strong>, brillante étudiante en sociologie, doit entamer sa thèse dès cet été. Compliqué de s&rsquo;y mettre. Elle regagne le quartier des Verrières où elle a grandi. Et retrouve <strong>Mehdi.</strong></p>
<p>Elle sait que son travail portera sur les ouvriers frontaliers qui comme son son frère et son ami gagnent la Suisse pour rejoindre l&rsquo;usine Lacombe. Une usine où les cadres suisses viennent annoncer une mauvaise nouvelle. Celle de la fermeture prochaine.</p>
<p>Pour beaucoup, l&rsquo;horizon se bouche d&rsquo;un coup. <strong>Thomas</strong> sombre. <strong>Mehdi</strong> doute et tombe amoureux. Puis viendra le drame.</p>
<p><strong>Thomas Flahaut</strong> raconte son roman :</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/CMPkLSxmBtk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Au fil des pages, une &laquo;&nbsp;littérature d&rsquo;usine&nbsp;&raquo; dont il a trouvé l&rsquo;inspiration dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;établi&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Robert Linhart</strong>. Le militant maoïste avait rédigé son livre après avoir passé un an dans une usine Citroën.</p>
<p>Un roman passionnant parce qu&rsquo;il parle d&rsquo;un monde trop souvent oublié par la littérature contemporaine. Dans une société de services de plus en plus dématérialisée,  le travail à la chaîne n&rsquo;inspire visiblement pas. Ou plus. <strong>Thomas Flahaut,</strong> lui, a décidé de ne pas perdre de vue la classe ouvrière.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Une nouvelle semaine commence ainsi, aussi normale, habituelle, que si elle était pour Thomas la centième. Il prend place devant la Miranda. Ses mains se mettent à penser à sa place lorsqu&rsquo;elle gueule, tressaute. Il faut replacer le fil de cuivre cassé dans la fileuse. Il faut ramasser le stator tordu par le bras mécanique en grimpant dans le ventre de la machine quand la pompe à air foire et que s&rsquo;affiche sur l&rsquo;écran de contrôle le message annonçant </em>Error Vacuum<em>. Thomas se repose dans le silence des autres et leurs conversations économes sur la chaleur à crever le jour et la douceur des nuits, les Suisses qu&rsquo;on ne voit jamais mais qu&rsquo;on déteste, les motos tant aimées qu&rsquo;on pourrait en sculpter des totems, la Ducati, la Honda, la Kawasaki, et dont on articule les noms avec autant d&rsquo;évidence que si elles étaient des compagnes de chair et d&rsquo;os. Devant sa facilité à intégrer l&rsquo;univers nouveau de l&rsquo;usine, Thomas songe qu&rsquo;elle est peut-être le lieu de sa naissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La fin va arriver. Elle va arriver très vite. Ce soir, les polos verts ont commencé à démonter la Miranda de Steven. Déjà, elle a été dépouillée de tous ses éléments mécaniques, les plus longs à démonter. Au bout de la nuit, il n&rsquo;en demeurera plus rien, ou presque. Il n&rsquo;y aura plus à sa place que du vide. Un vide que Mehdi ne peut s&rsquo;empêcher de trouver mélancolique Il sait que son père ne travaillait pas sur une Miranda de temps où il passait ses nuits chez Lacombe, mais il associe le dévissage de ces machines qui ont bousillé son père, entraîné par effet domino le départ de sa mère avant de la lâcher là, lui, le fils, le produit de ces démolitions successives, sans possibilité immédiate de gagner de quoi vivre, avec pour seul horizon la fuite. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 143 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Tout à l&rsquo;heure, toquant à la fenêtre passager, Louise l&rsquo;a réveillé. Mehdi s&rsquo;était arrêté près de la douane. Endormi, Thomas ne s&rsquo;en était pas rendu compte. Inquiète, sa soeur a voulu lui faire promettre de démissionner dès le lendemain, d&rsquo;aller voir un médecin. Mais ça, il ne peut pas. Travailler chez Lacombe constitue désormais en enjeu existentiel, presque mystique. S&rsquo;il ne tient pas jusqu&rsquo;au bout, jusqu&rsquo;à ce que la dernière machine soit démontée, Thomas en est persuadé, il est perdu. Mais ça, il ne l&rsquo;a pas dit à Louise. Il ne l&rsquo;a dit à personne. Il le sait, il aurait l&rsquo;air d&rsquo;un fou. Je verrai, je ferai attention, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;jl lui a répondu.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les nuits d&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Comme une errance radioactive&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Sep 2017 07:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?). Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4046 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" alt="OTSWALD" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?).</p>
<p>Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans cette avalanche de romans, français et étrangers, vous découvrirez, au fil des semaines, quelques-unes de ces nouveautés.</p>
<p><strong>Quelques chiffres pour commencer :</strong></p>
<p>&#8211; cette rentrée littéraire voit arriver <strong>581 romans et recueils de nouvelles</strong> de la mi-août à la fin du mois d&rsquo;octobre ( contre 560 en 2016).</p>
<p>&#8211; <strong>Côté français</strong> : 390 titres ( +6% par rapport à l&rsquo;an passé). Parmi eux, des premiers romans bien sûr : 81 contre 66 en 2016. De quoi faire de jolies découvertes !</p>
<p>-<strong> Côté étranger</strong> : 191 livres ( on en comptait cinq de plus en 2016).</p>
<div class="text-inner">  A noter que ce cru littéraire se veut particulièrement ancré dans le réel. Les questions sociétales s&rsquo;étalent au fil des pages. Et <strong><a title="Un article pour mieux appréhender cette manière de développer un sujet" href="https://www.actualitte.com/article/monde-edition/de-la-fiction-a-la-biographie-l-exofiction-un-genre-qui-brouille-les-pistes/66392">l&rsquo;exofiction</a></strong> nourrit toujours les auteurs.</div>
<p>Pour commencer cette revue (subjective et non-exhaustive), un premier roman. Oui, je sais, j&rsquo;ai toujours une bonne raison pour vous présenter un nouvel auteur, un nouvel univers. Celui de <strong>Thomas Flahaut</strong> nous est pour le moins contemporain. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> il nous plonge dans une catastrophe de type Tchernobyl, dans l&rsquo;Est de France après un accident nucléaire à la centrale de <strong>Fessenheim.</strong></p>
<div class="copy-paste-block">
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4051 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" alt="FESSENHEIM" width="960" height="638" /></a><strong>Fessenheim</strong> ? Rappelez-vous&#8230; Il s&rsquo;agit de la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation en France. Depuis ce mois de juillet, elle est totalement à l&rsquo;arrêt.  Précisons que l’ensemble de <strong>Fessenheim</strong> doit fermer au moment de la mise en service du <strong>réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville</strong> (Manche), prévue en 2019, une perspective confirmée par le nouveau gouvernement français mais contestée par des élus régionaux et les syndicats d’EDF, comme nous l&rsquo;explique un article paru dans <em>Le Monde</em>, le 24 juillet (avec AFP).</p>
<p>Et l&rsquo;article de préciser :<em> &laquo;&nbsp;En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit « environ 65 % de la consommation d’électricité alsacienne », selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.</em></p>
<p><em>A l’inverse, les militants antinucléaires – vent debout depuis des décennies contre une centrale qu’ils considèrent comme vétuste et dangereuse – s’appuient sur les fréquents arrêts des réacteurs pour affirmer qu’une fermeture ne mettrait pas en danger l’approvisionnement énergétique de l’Est, ou de la France en général.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Dans ce premier roman , un accident intervient dans la centrale nucléaire de Fessenheim après un tremblement de terre.</strong> Pas de catastrophe. Du moins au départ. On se veut rassurant. Mais il y a cette noria de bus et de camions, ses villages et villes vidées, ses camps qui se remplissent finalement. <strong>Noël</strong> (le narrateur) et son frère <strong>Félix</strong>, enfants, jeunes adultes d&rsquo;un couple divorcé qui a connu le chômage et le déclassement ( la famille était alors installée à <strong>Belfort</strong>, la mère y est restée, le père, lui, s&rsquo;est installé à <strong>Ostwald</strong>), flottent entre les deux villes. L&rsquo;un est étudiant, l&rsquo;autre devrait commencer à travailler.</p>
<p>Ils comprennent que l&rsquo;heure est grave quand ils se retrouvent dans un de ces camps de réfugiés, improvisé dans la forêt. Mais ce qui s&rsquo;y passe choquent et dépassent les deux frères qui vont fuir, découvrir un monde au bord du chaos. Deux frères qui aiment d&rsquo;ailleurs la même jeune fille, <strong>Marie</strong>, qui continue de jouer avec leurs coeurs. <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> raconte cette errance dans un Grand Est imaginaire, si proche pourtant. Une écriture sèche, une originalité brillante.</p>
</div>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff0000">Premier roman</span></strong></p>
<p>Né en 1991, <strong>Thomas Flahaut</strong> a étudié le théâtre à Strasbourg, il rejoint ensuite la Suisse pour suivre un cursus en écriture littéraire. Diplômé de la Haute école des arts de Berne, il vit et travaille à Lausanne, où il a cofondé le collectif littéraire franco-suisse Hétérotrophes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Des cercles colorés se déploient comme des ondes autour de la centrale, à travers les forêts noires recouvrant les ballons vosgiens, les champs et les zones urbaines, plus claires. Un journaliste décode la signification des couleurs. Rouge : déjà évacué. Orange : à Paris, on y réfléchit. Jaune, couleur qui recouvre le territoire de Belfort : il n&rsquo;y a théoriquement rien à craindre. La prise régulière de pastilles d&rsquo;iode est tout de même nécessaire. La télévision et le monde bégaient. Et nous, nous les écoutons, nous les regardons bégayer. Tout le pays doit être comme nous. Les yeux vides, la bouche ouverte et les idées engourdies, figé dans l&rsquo;atmosphère de peur diffuse d&rsquo;avant les grandes paniques. Fixant silencieusement les lumières de la télévision qui colorent le brouillard des événements. Regardant, anxieux, si l&rsquo;endroit où l&rsquo;ont vit est plongé dans le rouge, l&rsquo;orange ou le jaune et soupirant, soulagé, si on se trouve assez loin du rouge. Après le jaune, c&rsquo;est le vert des forêts. S&rsquo;il y a un danger là, il est invisible, et c&rsquo;est au moins une consolation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;homme soupire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils ont foutu le feu parce qu&rsquo;ils voulaient partir, les soldats, et nous laisser là. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une moue misérable tire les coins de sa bouche jusqu&rsquo;à la racine de son double menton. Les communes de Lingolsheim et d&rsquo;Ostwald sont voisines. La carte que j&rsquo;ai reconstituée à partir des rares informations distillées par le transistor de David ne disait rien de l&rsquo;ampleur de ce qui était en train de se passer. Depuis la centrale de Fessenheim, c&rsquo;est tout le pays qui se vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 151 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Attendre le matin, le ciel pâle, l&rsquo;heure de rentrer dans les pas des collégiens qui se rendent en cours, et traîner sa nausée de salles blanches et tristes en salles blanches et tristes. Tout ce qui s&rsquo;est passé les a fait disparaître, ces habitudes. Et je ne sais plus qu&rsquo;une chose, il y a Félix et moi, sans rien à nous dire, un silence imposé et hanté par une dernière chimère. La famille n&rsquo;existe plus vraiment, mais nous avançons ensemble. Nous traversons Strasbourg. Le ronronnement de la Golf accompagne notre errance. Le vent froisse et blanc et le bleu du drapeau grec, dans cette avenue des Vosges que nous empruntons encore dans une nouvelle révolution. Je me répète des mots et des histoires perdus dans la nuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Les Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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