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	<title>Quatrième de couv &#187; témoignage</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Aux commandes du train, la vie duraille&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/06/24/aux-commandes-du-train-la-vie-duraille/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 07:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde du travail n&#8217;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&#8217;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec A la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="alignleft size-full wp-image-6347 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" alt="mecano" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le monde du travail n&rsquo;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&rsquo;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec <em>A la ligne</em>, <strong>Joseph Ponthus</strong> avait offert un formidable éclairage sur le travail à la chaîne dans le landerneau agroalimentaire breton. Au fil des pages, de la prose et de la poésie.</p>
<p><strong>Mattia Filice</strong> poursuit ce travail de littérature incarnée. Conducteur de train depuis plus de 18 ans, ce dernier a décidé de faire de son quotidien une matière à écrire. Pendant plus de 360 pages, cet Italien d&rsquo;origine qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, raconte sa vie du rail&#8230;</p>
<p>A la dernière page, il écrit  : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris depuis le début sur ce qui fait ma vie depuis désormais 18 bonnes années/14328 trains, 232 254 arrêts à quai, 481 346 kilomètres, 795 282 436 traverses&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ancien projectionniste d&rsquo;un cinéma parisien art et essai qui cherche ses spectateurs, <strong>Mattia Filice</strong> a, comme son jumeau narrateur, poussé la porte de la SNCF. De tests en entretiens, il est devenu conducteur de train, mécano comme ils se nomment entre eux. Des mois de formation, d&rsquo;apprentissage qu&rsquo;il raconte. Du premier train conduit à ces gares ralliées en pleine nuit&#8230;</p>
<div id="attachment_6364" style="width: 810px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="size-full wp-image-6364 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" alt="L'intérieur d'une cabine d'un train régional (Photo Stadler, région Alsace)" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une cabine d&rsquo;un train régional (Photo Stadler, région Alsace)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6344"></span></p>
<h3 style="text-align: center">Quand le corps rencontre la fatigue&#8230;</h3>
<p>Au fil des pages, celui qui suivi un Master de création littéraire à Paris 8 en parallèle de son intégration professionnelle, transforme son quotidien en épopée. En vers et en prose. Un roman hypnotique, poétique et véritablement singulier au coeur du monde ferroviaire.</p>
<p>Un univers industriel dans lequel les procédures sont multiples, précises. Pas de fantaisie. Mais des gestes techniques et un sens du collectif incroyable, au quotidien et lors d&rsquo;un mouvement de grève long. Entre angoisse et plaisir, les mécanos arpentent les lignes, transportent des marchandises, des personnes, mais aussi leurs rêves, leurs soucis, etc. Et cette usure des corps qui les grignote au fil des réveils artificiels, des cadences hachées et du stress des horaires à tenir. La fatigue les habitent raconte encore <strong>Mattia Filice</strong> qui a opté pour un temps de travail à 80% afin de pouvoir lire, écrire et élever au mieux son fils.</p>
<p>On savoure jusqu&rsquo;à la dernière page ce <em>&laquo;&nbsp;pudding littéraire&nbsp;&raquo;</em> décrit par l&rsquo;auteur. De gare en gare. Un régal et une très très chouette découverte !</p>
<p><strong> Invité de France Inter, Mattia Filice raconte son &laquo;&nbsp;épopée&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY">https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 83 : </strong>Poser le sac</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;expression quand les roulants décident de ne plus conduire</em></p>
<p><em>Putain de sac qu&rsquo;on porte sur notre dos avec le Mémento les renseignements techniques la ceinture jaune la pince les gants la clé de berne et les vêtements du lendemain</em></p>
<p><em>un type pose le sac et les trains restent à quai</em></p>
<p><em>je m&rsquo;imagine une balance où d&rsquo;un côté se trouve le train et de l&rsquo;autre le sac</em></p>
<p><em>le sac à terre le train vole en éclats</em></p>
<p><em>le sac en l&rsquo;air et le train roule sur les rails&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;hésite à me syndiquer </em></p>
<p><em>je n&rsquo;en suis qu&rsquo;au stade d&rsquo;une réflexion sporadique</em></p>
<p><em>une ondelette dans ma tête</em></p>
<p><em>c&rsquo;est ce que je crois</em></p>
<p><em>Lors de ma prise de service</em></p>
<p><em>l&rsquo;Homme qui murmurait aux oreilles de la peur</em></p>
<p><em>m&rsquo;invite à le rejoindre au bureau au fond du couloir</em></p>
<p><em>désormais il fait moins peur</em></p>
<p><em>un essaim de chefs m&rsquo;y accueille</em></p>
<p><em>les cadres de la traction</em></p>
<p>J&rsquo;ai appris que tu t&rsquo;étais syndiqué</p>
<p><em>c&rsquo;était donc une guêpe qui bourdonnait dans ma tête</em></p>
<p><em>et cette guêpe savait avant moi-même</em></p>
<p><em>ce que j&rsquo;allais réaliser&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 342 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne suis sûr que d&rsquo;une seule chose, jamais au grand jamais je n&rsquo;écrirai sur mon métier. Je ne vais certainement pas revivre par l&rsquo;écriture ce qui déjà cadence mon temps, ce qui comprime mes émotions, ce qui viole mes désirs, ce qui les engendre aussi. Mais quand l&rsquo;inspiration s&rsquo;agite alors que le service impose son diktat, je perçois le travail comme un encombrant. </em></p>
<p><em>J&rsquo;apprends qu&rsquo;une cheffe de bord a été encore agressée, fruit peut-être d&rsquo;un amas de frustrations, d&rsquo;une violence inhérente à chaque injonction que nous recevons, qu&rsquo;une violence que nous retenons, contractant nos sphincters externes, et qui sort brusquement, sans raison, sans justification, au mauvais moment, au moment endroit. </em></p>
<p><em>Que ferait mon héroïne ? </em></p>
<p><em>En attendant, l&rsquo;ensemble des contrôleuses et contrôleurs utilise leur droit de retrait, refusant d&rsquo;enfouir leur colère comme ces machines enterrées au fond des tiroirs.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><em> Mécano, Mattia Filice, POL, 22 euros</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sous les frondaisons, captivante dystopie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Notre vie dans les forêts"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par Marie Darrieussecq. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&#8217;ont très souvent plus. La preuve encore avec &#171;&#160;Notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" rel="lightbox[4069]"><img class="alignleft size-full wp-image-4072 colorbox-4069" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" alt="livre-notre-vie-dans-les-forets" width="120" height="176" /></a> Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par <strong>Marie Darrieussecq</strong>. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&rsquo;ont très souvent plus.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, dernier opus en date. La dernière fois que Quatrième de couv a parlé de <strong>Marie Darrieussecq</strong>, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle nous emmène cette fois dans une histoire étrange ( un peu comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong>, le premier roman qui l&rsquo;avait révélée au grand public). La narratrice se prénomme <strong>Viviane</strong>. Psychologue spécialiste du traumatisme, elle vit désormais dans la forêt avec d&rsquo;autres qui, comme elle, ont fui après avoir libéré plusieurs de leurs <em>&laquo;&nbsp;moitiés&nbsp;&raquo;</em>, des presque clones qui sont autant de <em>&laquo;&nbsp;réservoirs de pièces détachées&nbsp;&raquo;.</em> On ne sait rien du lieu où tous se cachent, rien de ce qui a bien pu se passer.</p>
<p><span id="more-4069"></span></p>
<p>Reste la volonté farouche, vitale même, de <strong>Viviane</strong> à tout raconter. Vite. A expliquer ce qui se passe, à parler de <strong>Marie</strong>, sa moitié depuis qu&rsquo;elle est enfant, à revenir sur les échanges avec ses patients d&rsquo;avant, à évoquer son histoire d&rsquo;amour, la relation à son chien, etc.</p>
<p>Un roman court, tout en tension, drôle et effrayant à la fois. Un texte post-traumatique pour mieux dénoncer une mainmise technologique totalitaire, encadrée par des robots et des drones. Un roman politique donc. Le prolongement d&rsquo;une nouvelle publiée il y a vingt ans déjà et qui résonne de manière particulière alors qu&rsquo;ici et là dans le monde, des situations se tendent, des conflits se cristallisent avec, toujours, une menace pesant lourdement sur la liberté.</p>
<p>Une dystopie captivante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque son nouveau roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sbAjafjHPNQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je faisais partie de ces pools de psys d&rsquo;urgence qu&rsquo;on a mis sur tous les gros coups du début du millénaire. Sale époque. Mais je traitais aussi les accidents banals, la voiture emboutie et le bruit qui perdure dans la tête, le boum, les acouphènes, les phobies qui s&rsquo;installent, la routine du traumatisme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Jusqu&rsquo;à ce cliqueur qu&rsquo;on m&rsquo;adresse pour un simple stress au travail. Il avait vécu une échauffourée, je n&rsquo;appelle pas ça un attentat. Quand il était gamin, au lycée, ils avaient été confinés pendant qu&rsquo;un assaillant déambulait avec une machette. J&rsquo;ai des collègues qui traitent les assaillants. Ça m&rsquo;aurait intéressée je crois. Bon, mon patient remettait lui-même à sa juste place cet incident qui n&rsquo;avait pas plus coupé sa vie en deux que le jour où sa mère lui avait annoncé que son père n&rsquo;était pas son père – il y a une routine de la vie psychologique humaine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Tout ça se situe avant le patient zéro mais ça m&rsquo;a quand même perturbée. J&rsquo;en référais à mon contrôleur mais j&rsquo;ai eu des crises d&rsquo;asphyxie plus fréquentes que d&rsquo;habitude. Je suis née avec un seul poumon. Marie, grâce à la génétique, en avait deux forcément, elle est parfaite Marie, donc j&rsquo;ai subi une assez lourde opération, à l&rsquo;âge de trois ans, où on m&rsquo;a greffé un poumon de Marie. Aucun souvenir, mais ma mère m&rsquo;en parlait souvent, elle pleurait à chaque fois et ça me perturbait. La greffe n&rsquo;a jamais vraiment pris. La cicatrice me faisait mal. Je peux à peine lever le bras tellement les tissus sont raides. Et puis, toujours essoufflée. Les psys qui m&rsquo;avaient en charge à l&rsquo;époque disaient que c&rsquo;était l&rsquo;angoisse, qui compromettait la prise de la greffe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 151-152 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous, les fugitifs, nous récupérons des moitiés dès que nous pouvons. Au début je croyais que la motivation était la même pour tous : cette nostalgie que je ressentais, moi, d&rsquo;avoir été longtemps loin de Marie. Si longtemps à ne pas pouvoir la toucher, lui parler, si longtemps face à son sommeil. J&rsquo;ai cru qu&rsquo;on voulait tous retrouver nos moitiés à cause de ce manque. En fait, c&rsquo;est plus compliqué. J&rsquo;en viens à me dire que nous avons chacun une histoire différente avec nos moitiés. En tout cas, quand je suis arrivée, une attaque avait été organisée contre un petit centre de province, un black-out provoqué pendant lequel une dizaine de moitiés avaient pu être récupérées et transportées dans un camion. Ça restait des actions ponctuelles, me disait le cliqueur. Cet amateurisme l&rsquo;énervait. Un plan de plus grande envergure était en préparation. Il s&rsquo;agissait de vider entièrement le Centre , ils campaient dans cette forêt pour préparer leur coup.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;, Marie Darrieussecq, P.O.L., 16€</strong> </em></p>
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		</item>
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		<title>Françoise Frenkel ou la mémoire sauvegardée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 07:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Une claque. Et une découverte marquante. C&#8217;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&#8217;ai entendu parler de ce récit, &#171;&#160;Rien où poser sa tête&#160;&#187;, réédité à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier. Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" rel="lightbox[3639]"><img class="alignleft size-full wp-image-3644 colorbox-3639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" alt="FRENKEL" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Une claque. Et une découverte marquante. C&rsquo;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&rsquo;ai entendu parler de ce récit, <strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;</strong>, réédité à l&rsquo;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier.</p>
<p>Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième Guerre mondiale, dans le quotidien de la France occupée, celle qui ne veut pas des Juifs&#8230;</p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, née <strong>Frymeta Idesa Frenkel,</strong> voit le jour en Pologne, en 1889, dans la région de Lodz.</p>
<p>Elle bénéficiera d&rsquo;une éducation bourgeoise, poursuivra des études en Pologne puis en France et en Allemagne. En 1921, avec son mari <strong>Simon Raichenstein</strong> (dont il n&rsquo;est fait aucune mention dans ce récit. Il a quitté l&rsquo;Allemagne dès 1933. Arrêté lors d&rsquo;une rafle en 1942, il mourra un mois plus tard à Auschwitz), elle créé une librairie française au coeur de Berlin.  Un endroit couru par les auteurs, des intellectuels. De Colette à Gide, de Maurois à Barbusse.  Un lieu, unique alors, qui vaudra à <strong>Françoise Frenkel</strong> une lettre de Daladier, alors président du Conseil pour &laquo;&nbsp;services réels &nbsp;&raquo; rendus &nbsp;&raquo; pour la diffusion du livre français à l&rsquo;étranger&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-3639"></span></p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, elle, ne quittera le Reich qu&rsquo;en 1939, car il ne lui est absolument plus possible d&rsquo;y vivre compte tenu des conditions de vie imposées aux Juifs. De plus, la France vient de déclarer la guerre à l&rsquo;Allemagne. Elle transite alors par Paris, puis passera des mois et des années à fuir à travers le sud-est de la France ( Vichy, Avignon, Nice, puis Annecy&#8230; ) notamment avant de pouvoir, en juin 1943, enfin, passer en Suisse. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle commencera à écrire ses souvenirs.</p>
<p>Au fil des pages, sans jamais verser de larme ni tomber dans l&rsquo;atermoiement, sans céder à la haine ni à la colère, <strong>Françoise Frenkel</strong> raconte. Explique. Met en avant la formidable solidarité dont elle a bénéficié (le soutien indéfectible du couple Marius par exemple), sans omettre les petites lâchetés et autres trahisons dont cette intellectuelle a été victime dans une France divisée. Un livre rempli de gratitude.</p>
<p>Ce récit, publié en 1945, à Genève. Il y a cinq ans, il resurgit dans un pile de livres à Emmaüs, à Nice, où <strong>Françoise Frenkel</strong> a vécu jusqu&rsquo;à sa mort, en 1975. Le livre est alors réédité, agrémenté aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une préface de <strong>Patrick Modiano</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais toujours là. Je sentais que, s&rsquo;il l&rsquo;eût fallu, j&rsquo;aurais défendu chaque volume de toutes mes forces, de ma vie même, non seulement par attachement à ma librairie, mais surtout par un immense dégoût de l&rsquo;existence et de l&rsquo;humanité, par une nostalgie infinie de la mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Assise sur les marches de mon magasin, j&rsquo;attendais&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les incendies grésillaient et les pompiers travaillaient toujours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les trottoirs et la chaussée étaient recouverts d&rsquo;objets les plus disparates. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je profitai du répit que l&rsquo;occupation italienne offrait à tous pour mettre mes affaires en ordre. J&rsquo;allai, comme tout le monde, faire renouveler mon permis de séjour ainsi que mes cartes d&rsquo;identité et de ravitaillement. Au commissariat de police et à la préfecture, j&rsquo;eus la prudence de ne pas donner ma véritable adresse : j&rsquo;indiquai celle de l&rsquo;hôtel qui m&rsquo;avait hébergée précédemment. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pouvant de nouveau circuler, je faisais en hâte mes préparatifs de départ. Rien ne m&rsquo;obligeait plus à vivre chez les deux tricoteuses de Cimiez. Aussi allai-je m&rsquo;installer dans une villa, tout au fond d&rsquo;un jardin abandonné, chez une Parisienne septuagénaire que je connaissais déjà depuis deux ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En prévision des persécutions futures, que je considérais comme inévitables, j&rsquo;entourais de mille précautions mes allées et venues, cherchant à ne pas être vue, à n&rsquo;éveiller aucune attention. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je restai un moment près de l&rsquo;entrée, adossée au mur. Ma tête était lourde et vide à la fois. J&rsquo;examinai la salle. Deux fenêtres grillées éclairaient des murs blancs. Des bancs et trois grandes tables meublaient la pièce. En face de la porte, une autre, moins grande, portait l&rsquo;inscription faite au crayon : Cabinets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dès que la geôlière eut disparu, les prisonnières se levèrent de partout, nous entourèrent et nous assaillirent de questions. Quelles étaient les nouvelles de la guerre ? Les persécutions avaient-elles augmenté ou diminué d&rsquo;intensité ? D&rsquo;où venions-nous ? Comment s&rsquo;était opérée notre arrestations ? Dans quelle localité avait-elle eu lieu ? Et ainsi de suite&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;, Françoise Frenkel, L&rsquo;arbalète Gallimard, 16,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La vie des vigiles en théorèmes</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/04/la-vie-des-vigiles-en-theoremes/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/04/la-vie-des-vigiles-en-theoremes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2014 13:11:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Debout-payé"]]></category>
		<category><![CDATA[André]]></category>
		<category><![CDATA[épopée familiale]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[Ferdinand]]></category>
		<category><![CDATA[Françafrique]]></category>
		<category><![CDATA[Gauz]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Nouvel Attila]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sans-papiers]]></category>
		<category><![CDATA[satire]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[vigiles]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir à quoi pouvait bien penser un vigile, en poste debout des heures durant ? Il s&#8217;ennuie et passe le temps à vous observer, à vous deviner et à ranger dans une catégorie tout en faisant en sorte de déjouer les stratagèmes toujours plus inventifs des voleurs (ses). [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIGILE.jpg" rel="lightbox[2725]"><img class="alignleft size-full wp-image-2730 colorbox-2725" style="margin: 10px" alt="VIGILE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIGILE.jpg" width="112" height="160" /></a></p>
<p>Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir à quoi pouvait bien penser un vigile, en poste debout des heures durant ? Il s&rsquo;ennuie et passe le temps à vous observer, à vous deviner et à ranger dans une catégorie tout en faisant en sorte de déjouer les stratagèmes toujours plus inventifs des voleurs (ses). C&rsquo;est en tout cas ce que nous raconte<strong> Gauz</strong>, l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman très réussi<strong> &laquo;&nbsp;Debout-payé&nbsp;&raquo;</strong>, publié à la rentrée de septembre chez <strong>Le Nouvel Attila</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Debout-Payé&nbsp;&raquo;</strong> raconte l&rsquo;histoire d’<strong>Ossiri</strong>, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990. Un poste que <strong>Gauz</strong>, alias <strong>Patrick Gbaka-Brédé</strong>, a lui-même occupé.</p>
<p><span id="more-2725"></span></p>
<p>Après avoir été diplômé en biochimie et provisoirement sans-papiers en France, l&rsquo;auteur est photographe, documentariste, et directeur d’un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire. Il se partage aujourd&rsquo;hui entre les deux pays.</p>
<p>Ce roman, aussi intéressant sur la forme que sur le fond nous raconte d&rsquo;abord une histoire familiale. Celle d&rsquo;Ivoiriens où, de père en fils, on devient vigile à Paris. Des années 60 au début des années 2000, on suit l&rsquo;histoire de ces hommes. A l&rsquo;heure de la Françafrique triomphante jusqu&rsquo;à l&rsquo;après 11-Septembre qui induit le soupçon et la peur.</p>
<p>A cela s&rsquo;ajoute les réflexions, théorèmes, souvenirs, aphorismes et clins d&rsquo;oeil de<strong> Gauz</strong> qui plonge ainsi le lecteur dans sa vie de vigile dans un magasin de vêtements pour femmes à Bastille et dans une parfumerie installée sur les Champs-Elysées.</p>
<p><strong>De son poste d&rsquo;observation unique, il porte un regard aiguisé et satirique sur la société consumériste dans laquelle nous évoluons. Jubilatoire !<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 34 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;POLYMERE. Polyester, polyamide, polyvinyle&#8230; sont de grosses molécules de synthèse à la base des fibres utilisées dans l&rsquo;industrie textile. Les chimistes les appellent des “polymères”. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maternité éloignée et vie sexuelle déclinante, les femmes au-dessus de 50 ans sont très attirées par les habits en fibre de polyester, polyamide, polyvinyle. Les vigiles les appellent les “polymères”. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ferdinand parla de la mère d&rsquo;Ossiri avec beaucoup de nostalgie. Il raconta, timidement mais avec assurance, les 25 ans qu&rsquo;il avait passés en France. A son arrivée, grâce à “tonton André”, il avait obtenu un poste de vigile aux Grands Moulins de Paris. Il avait toujours travaillé “avec sérieux” et était “très apprécié” de ses patrons. Au bout de 15 ans de fidélité et de loyaux services, il avait été encouragé à monter sa propre société de sécurité. Il sous-traitait les contrats que lui décrochaient ses anciens patrons, qui eux-mêmes sous-traitaient des contrats qu&rsquo;ils avaient obtenus de boîtes de sécurité encore plus grosses. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 127 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; THEORIE DU PSG. A Paris, dans tous les magasins ou presque, tous les vigiles ou presque sont des hommes noirs. Cela met en lumière une liaison quasi mathématique entre trois paramètres : Pigmentation de la peau, Situation sociale, et Géographique (PSG). </em></p>
<p style="text-align: left"><em>On en tire la théorie du “PSG restreint ” énoncée comme suit : </em>“A Paris, la concentration élevée de mélanine dans la peau prédispose particulièrement au métier de vigile.”</p>
<p style="text-align: left"><em>Mais partout dans le monde, situations administratives, idées reçues, niveau d&rsquo;éducation, racisme assumé ou refoulé, contraintes économiques, etc., finissent toujours par imposer à des hommes possédant des situations pigmentaires particulières des situations sociales particulièrement peu flatteuses. C&rsquo;est la théorie “PSG général”.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà assurément l&rsquo;un des livres les plus vivifiants de cette rentrée littéraire ! Un ouvrage qui a su faire parler de lui et trouver son public : son éditeur en est d&rsquo;ailleurs déjà au troisième tirage. Avec &laquo;&nbsp;Debout-payé&nbsp;&raquo;, le lecteur suit le quotidien d&rsquo;un vigile. Entre ennui et réflexions sociologiques. Un livre-témoignage à la fois mordant et drôle. A découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Debout-payé&nbsp;&raquo;, Gauz, Le Nouvel Attila, 17€.</strong> </em></p>
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		<title>Jan Karski, un messager parmi les sourds</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 20:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[ghetto de Varsovie]]></category>
		<category><![CDATA[homme d'exception]]></category>
		<category><![CDATA[Jan Karski]]></category>
		<category><![CDATA[résistance polonaise]]></category>
		<category><![CDATA[Shoah]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Yannick Haenel]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Rendez-vous de l&#8217;Histoire se sont achevés à Blois. De quoi me pousser à me plonger dans un témoignage essentiel, primordial, celui de Jan Karski, mis en mots par Yannick Haenel ( Prix Interallié 2009). Résistant polonais, catholique, Jan Karski ( 1914-2000) aura été le témoin d&#8217;une grande tragédie : celle de l&#8217;extermination des juifs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les <a title="Découvrez le dossier consacré aux Rendez-vous de l'Histoire sur le site de la NR" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Dossiers/Les-Rendez-vous-de-l-Histoire">Rendez-vous de l&rsquo;Histoire</a> se sont achevés à Blois. De quoi me pousser à me plonger dans un témoignage essentiel, primordial, celui de Jan Karski, mis en mots par Yannick Haenel ( Prix Interallié 2009).</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/010655268511.gif" rel="lightbox[374]" title="01065526851"><img class="alignleft size-medium wp-image-389 colorbox-374" style="margin: 10px;" title="01065526851" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/010655268511-181x300.gif" alt="" width="109" height="180" /></a>Résistant polonais, catholique, Jan Karski ( 1914-2000) aura été le témoin d&rsquo;une grande tragédie : celle de l&rsquo;extermination des juifs du ghetto de Varsovie. Sa mission aura été d&rsquo;alerter les Alliés et le président Roosevelt en personne. En vain. Personne ne l&rsquo;a écouté. Et lui a vécu avec le poids de la culpabilité. En 1944, il écrit un livre &nbsp;&raquo; Mon témoignage devant le monde &nbsp;&raquo; mais personne n&rsquo;est encore prêt à l&rsquo;entendre. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec le tournage de Claude Lanzmann pour &laquo;&nbsp;Shoah&nbsp;&raquo;, diffusé en 1985,   que Jan Karski sort de l&rsquo;oubli.</p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="375" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xjcph" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-374"></span></p>
<p>De quoi donner de la matière brute à Yannick Haenel pour en faire une oeuvre romanesque qui s&rsquo;appuie sur des documents, construite en trois parties. La première évoque justement le tournage du témoignage de Jan Karski devant la caméra de Lanzmann. L&rsquo;homme est<em> &laquo;&nbsp;pétrifié&nbsp;&raquo;</em>. Page 32 :<em> &nbsp;&raquo; Ce que redoutait Jan Karski au début de l&rsquo;entretien, c&rsquo;était ça : cette immobilité dans la terreur qu&rsquo;il a connue ce jour d&rsquo;automne 1942, dans le ghetto de Varsovie, au contact de la mort. Il ne voulait pas revivre ça, et il le revit une fois de plus. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>La deuxième partie, elle, est un résumé du propre livre de Jan Karski, publié en 1944 ( traduit en français en 1948, il a réédité en 2004). Là, on le suit dans la guerre. Dans les réseaux de la Résistance polonaise. Dans les séances de torture qu&rsquo;il subit quand il se fait prendre&#8230; Un témoignage bouleversant. Brut. Le jeune Karski doit rejoindre sa caserne et son armée. Un périple que la chance accompagne. Avant de l&rsquo;abandonner dans un camp tenu par les Allemands. Les Polonais, eux, sont en déroute.</p>
<p>Page 49 : <em>&nbsp;&raquo; Ce qu&rsquo;il voit au camp de Radom lui semble “ hors de proportion ” avec tout ce qu&rsquo;il a pu vivre jusqu&rsquo;ici. Sa conception du monde s&rsquo;en trouve bouleversée. [&#8230;] Jan Karski découvre que la mort n&rsquo;a rien d&rsquo;exceptionnel. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Au fil des pages, le jeune homme entre pas à pas dans les méandres de la résistance. On lui confie des missions. Et des messages. Il entre dans la clandestinité, change d&rsquo;identité et de vie. En mai 1940, Karski est devenu  le courrier de l&rsquo;Etat secret polonais. Quelques temps plus tard, c&rsquo;est entre les mains des hommes de la Gestapo qu&rsquo;il tombe. Mais, trompe-la-mort, celui qui se définissait comme un<em> &nbsp;&raquo; catholique juif &laquo;&nbsp;</em> trouve assez de ressources en lui pour survivre. Et rejoindre les Alliés. En 1942, il doit se rendre en Angleterre, pour raconter ce qu&rsquo;il a vu, alerter de ce qui se passe et ainsi sauver ses compatriotes polonais. Dans le ghetto de Varsovie, ses dernières certitudes s&rsquo;effondrent.</p>
<p>Page 101 :<em> &nbsp;&raquo; Les hommes et les femmes que Jan Karski croise à l&rsquo;intérieur du ghetto sont encore vivants, mais, dit-il “ il n&rsquo;y a plus rien d&rsquo;humain dans ces formes palpitantes”. Est-il possible, pour un homme, d&rsquo;être vivant sans plus rien avoir d&rsquo;humain ? C&rsquo;est la limite que rencontre Jan Karski durant cette traversée – limite qui va l&rsquo;obséder. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Une seconde visite du ghetto aura lieu. Puis celle d&rsquo;un camp d&rsquo;extermination des juifs. Un point sensible du livre puisqu&rsquo;il est dit par certains qu&rsquo;il est impossible que Karski ait vraiment vu ce qu&rsquo;il décrit. Page 106 : <em>&nbsp;&raquo; Rien ne peut dépeindre l&rsquo;horreur su spectacle que j&rsquo;avais sous les yeux. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Arrivé en Europe, ayant rejoint le gouvernement polonais en exil, l&rsquo;homme ne va avoir de cesse de raconter, de dire. Mais les phrases qu&rsquo;il porte l&rsquo;empoisonnent, nuit après nuit.</p>
<p>Page 127 :<em> &laquo;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, pour ne plus entendre les cris des Juifs qu&rsquo;on amène à la mort, pour ne plus entendre le nom des ghettos et celui des camps qui s&rsquo;impriment dans ma tête, pour faire cesser ce fracas qui chaque nuit brise mes nerfs, il m&rsquo;arrive de réciter les paroles que les deux hommes du ghetto de Varsovie m&rsquo;ont confiées. [&#8230;] Il m&rsquo;arrive d&rsquo;entendre aussi la voix de Roosevelt, un grognement un peu bougon, le genre de voix qui se veut chaleureuse. Encore aujourd&rsquo;hui, je l&rsquo;entends étouffer un bâillement tandis que je parle du sort des Polonais qui résistent aux nazis et de celui des Juifs qu&rsquo;on déporte dans les camps pour les exterminer. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>La troisième partie, enfin, est une fiction. Elle s&rsquo;appuie sur des éléments factuels certes mais a été imaginée par l&rsquo;auteur. On suit Karski dans les méandres de son âme. Pourquoi n&rsquo;a -t-il pas été entendu ? Comment l&rsquo;Homme a-t-il pu atteindre un tel degré d&rsquo;inhumanité ?</p>
<p>Le livre construit par Haenel pose des questions. Mais bouscule aussi les codes en mêlant vérité historique et fiction.  Au point d&rsquo;intéresser Arthur Nauzyciel. Lors du dernier festival d&rsquo;Avignon, le metteur en scène s&rsquo;est inspiré du livre du romancier pour créer &nbsp;&raquo; Jan Karski (mon nom est une fiction).</p>
<p>A découvrir absolument. Juste pour ne pas oublier la marche de l&rsquo;Histoire. Et ceux qui la font.</p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Jan Karski&nbsp;&raquo; de  Yannick Haenel, aux éditions Folio.</em></strong></p>
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