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	<title>Quatrième de couv &#187; Tanguy Viel</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Parce que céder, ce n&#8217;est pas consentir&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2022 07:22:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Tanguy Viel fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&#8217;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec Laurent Mauvignier, mon auteur fétiche pour la vie Donc Tanguy Viel est de retour. Et après Article 353 du code pénal que vous pouvez retrouver ici et La disparition de Jim Sullivan, disponible là, voici La fille [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" rel="lightbox[5846]"><img class="alignleft size-full wp-image-5847 colorbox-5846" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL1.jpg" alt="TANGUY VIEL" width="178" height="245" /></a></strong></p>
<p><strong>Tanguy Viel</strong> fait partie des auteurs chéris sur ce blog. C&rsquo;est dit ! Des années que je suis le travail littéraire de celui qui est ami avec <strong>Laurent Mauvignier</strong>, mon auteur fétiche pour la vie <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5846" /></p>
<p>Donc Tanguy Viel est de retour. Et après <strong><em>Article 353 du code pénal</em></strong> que vous pouvez retrouver <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/">ici</a></strong> et <em><strong>La disparition de Jim Sullivan,</strong></em> disponible <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">là</a></strong>, voici <em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle</strong></em>.</p>
<p>La fille qu&rsquo;on appelle, c&rsquo;est <strong>Laura</strong>. Une (très) jolie jeune fille de 20 ans. Une fille un peu perdue. Une fille qui après avoir vécu à Rennes, avoir été mannequin et posé dévêtue, revient chez son père. Là, au bord de la mer. A Saint-Malo devine-t-on.</p>
<p>Son père, <strong>Max Le Corre</strong>, est une figure locale. Boxeur, en pleine préparation d&rsquo;un nouveau et dernier match, il est depuis des années le chauffeur du maire de la ville, <strong>Quentin Le Bars</strong>. Un drôle de type. Hâbleur, dragueur, manipulateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5846"></span></p>
<p><strong>Laura</strong> cherche un appartement, un travail. Se présenter chez le maire sur les conseils de son père, elle n&rsquo;y voit aucune malice. On la retrouve pourtant au début de ce roman devant deux policiers, pour porter plainte. Oui, <strong>Quentin Le Bars</strong> a abusé d&rsquo;elle, de sa naïveté, de sa jeunesse. Installant sur la jeune fille une emprise qu&rsquo;elle ne brisera pas. Consentante ? Elle le réfute. Elle n&rsquo;avait pas le choix. Elle, la fille qu&rsquo;on appelle (call-girl) n&rsquo;avait pas la force. Son père ne s&rsquo;est pas remis de son dernier combat. Alors elle quémande une aide auprès du maire, elle n&rsquo;obtient rien. Reste enfermée dans une manipulation qu&rsquo;elle ne peut défaire. Céder, ce n&rsquo;est pas consentir&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est au casino que tout commence. L&rsquo;endroit est tenu par <strong>Franck Bellec</strong> et sa soeur, <strong>Hélène</strong>. Le premier mange dans la main du maire quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;inverse, tenus qu&rsquo;ils sont par une vassalité de bon aloi. La seconde a fait tourner la tête et le coeur de <strong>Max</strong>, qui a quitté sa femme, <strong>Marielle</strong>. Une histoire qui ne durera pas cependant. C&rsquo;est pourtant elle qui fera éclater la vérité, une fois <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre.</p>
<p>Comme dans nombre de ses romans, <strong>Tanguy Viel</strong> raconte l&rsquo;agencement malheureux dans lequel tombent des hommes et des femmes souvent notables, comme dans une souricière.</p>
<p>Un piège donc. Pour <strong>Laura</strong>, pour <strong>Quentin Le Bars</strong> devenu ministre. Pour <strong>Max Le Corre</strong> devenu apathique et désabusé.</p>
<p>Un roman rondement mené, autour de la province des notables, de la notion d&rsquo;emprise et de manipulation.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 49 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et Franck n&rsquo;a pas eu besoin d&rsquo;entendre ce qui se disait déjà entièrement et violemment dans la seule locution &laquo;&nbsp;par ailleurs&nbsp;&raquo; à cause de la manière dont Le Bars s&rsquo;était arrêté de lui-même en pleine phrase. Alors Franck silencieux avait déjà compris, déjà interprété le &nbsp;&raquo; par ailleurs&nbsp;&raquo;, non comme une carte maîtresse que l&rsquo;autre s&rsquo;apprêtait à abattre sur la table mais le simple rappel que leurs deux destins étaient assez liés pour qu&rsquo;il ne puisse se désolidariser comme ça, à savoir  : ce que tout le monde savait, que le bureau de Bellec n&rsquo;était rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une succursale de la mairie, là où se prenaient des décisions plus importantes qu&rsquo;au conseil municipal, au point que certains avaient surnommé l&rsquo;endroit &laquo;&nbsp;le ministère des finances&nbsp;&raquo;, et Bellec le grand argentier de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle, tout ce qu&rsquo;elle avait envie de leur dire, en les écoutant chanter sur le bord de l&rsquo;écume, c&rsquo;était qu&rsquo;elles arrivaient trop tard, qu&rsquo;avec les dieux c&rsquo;est toujours la même chose, ils débarquent après la bataille et on dirait que leur joie consiste à alimenter les regrets comme on souffle sur les braises. Et elle les entendait presque rire, la regardant de cet air espiègle que seuls les êtres imaginaires peuvent conserver dans l&rsquo;air acide, répétant comme une chorale d&rsquo;enfants : Oh qu&rsquo;as-tu fait, Laura, qu&rsquo;as-tu fait ?</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong>  <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Alors c&rsquo;était plus facile, plus nécessaire aussi de considérer que les choses avaient été ce qu&rsquo;elles devaient être, oublieuse de ce qu&rsquo;elle avait elle-même considéré si longtemps comme un piège dont elle n&rsquo;était pas parvenue à se défaire, essayant de se dire désormais, se justifiant auprès d&rsquo;un tribunal intérieur que voilà, c&rsquo;est normal, il m&rsquo;a rendu service et je lui ai rendu service, rien de plus, aucun drame là-dedans – et c&rsquo;était sa manière à elle de s&rsquo;en sortir avec ça, apaisée soudain de rendre si prosaïque cette chose qui les avait si violemment liés, non, pas violemment, un simple deal, insistait-elle, un échange de bons procédés et qu&rsquo;est-ce que ça peut leur faire à tous si en guise de monnaie il y a mon propre corps en gage ?&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La fille qu&rsquo;on appelle, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 16€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Martial Kermeur, meurtrier désabusé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/28/martial-kermeur-meurtrier-desabuse/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2017 08:24:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Article 353 du code pénal"]]></category>
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		<description><![CDATA[  Rentrée littéraire Pas le titre le plus glamour ni le plus incitatif du monde, je vous l&#8217;accorde ! Et pourtant. Avec &#160;&#187; Article 353 du code pénal&#160;&#187;, Tanguy Viel nous revient en pleine forme. Après &#171;&#160;La disparition de Jim Sullivan&#160;&#187;, dont vous pouvez trouver le post ici l&#8217;auteur nous livre cette fois un polar [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">  Rentr<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARTICLE-TANGUY.jpg" rel="lightbox[3882]"><img class="alignleft size-full wp-image-3886 colorbox-3882" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ARTICLE-TANGUY.jpg" alt="ARTICLE TANGUY" width="178" height="245" /></a>ée littéraire</span></strong></p>
<p>Pas le titre le plus glamour ni le plus incitatif du monde, je vous l&rsquo;accorde ! Et pourtant. Avec <strong>&nbsp;&raquo; Article 353 du code pénal&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Tanguy Viel</strong> nous revient en pleine forme.</p>
<p>Après<strong> &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;</strong>, dont vous pouvez trouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/">ici </a></strong>l&rsquo;auteur nous livre cette fois un polar social avec vent de force 10 !</p>
<p>Retour à Brest, dans ce bout de Finistère venteux, pour le quadragénaire installé désormais dans le Loiret après l&rsquo;avoir été en Bretagne donc mais aussi à Bourges, Nantes et Tours ( où il passait du temps avec un autre écrivain de l&rsquo;honorable maison des <strong>Editions de Minuit</strong>, un certain <strong>Laurent Mauvignier</strong> qui en parle d&rsquo;ailleurs <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/01/28/Les-gens-n-aiment-pas-que-la-cible-bouge-tout-le-temps-2982724">ici</a></strong>).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3882"></span></p>
<p>A Brest donc, ou plutôt en face de la rade. C&rsquo;est là, sur un bout de terre désormais sinistré ( l&rsquo;activité de l&rsquo;arsenal est moribonde) que se trame l&rsquo;histoire. Dès les premières pages, on a le nom du cadavre, de l&rsquo;assassin aussi, d&rsquo;ailleurs. Une affaire rondement menée !</p>
<p>Reste à comprendre comment <strong>Martial Kermeur</strong>, licencié de l&rsquo;arsenal, divorcé et père d&rsquo;un enfant âgé alors de 10 ans  (<strong>Erwan</strong>), va finir par jeter par-dessus bord un certain <strong>Antoine Lazenec</strong> promoteur immobilier véreux de son état. Six ans plus tard, c&rsquo;est dans le cabinet du juge d&rsquo;instruction que <strong>Martial Kermeur</strong> s&rsquo;explique. Longuement. Précisément. Un huis clos pour comprendre comment un type banal a pu en arriver là.</p>
<p>Et tout y passe. Le licenciement, évidemment ( avec, à la clé, la prime de 500.000 francs, nous sommes à la toute fin des années 90, qui servira à investir dans un appartement dans la résidence qui n&rsquo;existera jamais que sur le papier) ; la séparation d&rsquo;avec <strong>France</strong>, la mère de son fils ; la garde de ce dernier, qui va grandir en comprenant que son père s&rsquo;est fait avoir dans les grandes largeurs et le vengera à sa manière ;  le sentiment de <strong>Kermeur</strong> d&rsquo;avoir été floué, trompé par ce <strong>Lazenec</strong> qui portait beau et faisait miroiter fortune et développement économique à tous, et même au maire <strong>Martial Le Goff</strong> ( qui finira par se suicider, il avait englouti les économies de la commune dans le projet).</p>
<p><strong>Kermeur</strong> et <strong>Le Goff</strong>, aux convictions socialistes bien ancrées, ont cédé au chant des sirènes&#8230; Mal leur en a pris.</p>
<p><strong>Martial Kermeur</strong> a d&rsquo;ailleurs l&rsquo;impression d&rsquo;avoir produit <strong>&laquo;&nbsp;un enchainement de mauvaises réponses à un grand questionnaire&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>De la petite maison de gardien qu&rsquo;il occupait à l&rsquo;ombre du &nbsp;&raquo; château &laquo;&nbsp;, qui sera finalement démoli pour rien, <strong>Martial Kermeur</strong> a finalement compris (au bout de six ans !) qu&rsquo;il ne pourrait jamais s&rsquo;offrir le bateau de ses rêves pour s&rsquo;en aller à la pêche. Une tempête intérieure s&rsquo;est formée en lui. Jusqu&rsquo;au meurtre.</p>
<p>Face à ce quinquagénaire floué, un juge attentif et pour le moins&#8230; compréhensif. Je vous laisse découvrir.</p>
<p>Entres responsabilité individuelle et choix moral, <strong>Tanguy Viel</strong> nous livre un roman bien mené. Une fois de plus.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Puisque donc il avait cela, des projets. Et voyez déjà le genre de type que c&rsquo;était, j&rsquo;ai dit au juge, un type qui avait des projets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ici, je peux vous dire, ce n&rsquo;est pas un mot qu&rsquo;on entendait très souvent ces dernières années, vue peut-être l&rsquo;état des forces en présence, vu les cinq mille habitants un peu las de la presqu&rsquo;île, ici, je ne sais pas si on peut dire plus qu&rsquo;ailleurs, mais on sentait cela depuis longtemps, l&rsquo;humeur du ciel abattue sur la rade, là, sur les sentiers côtiers, dans les allées du bourg et jusque dans les réunions du conseil municipal, on sentait cela, une fatigue.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 65 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Oui, c&rsquo;est vrai, il y a eu un début pour moi, je devrais dire : une faille. Il y a eu une faille en moi et il y est entré comme le vent, parce qu&rsquo;il soufflait autant que le vent, toujours prêt à se jeter dans toute brèche ou fissure du faux mur que j&rsquo;avais pourtant essayé de faire passer pour de la brique, mais enfin je ne suis pas en granit. Sinon, comment expliquer qu&rsquo;un jour je me sois retrouvé à côté de lui sur le siège passager de sa Porsche, à longer la mer sur la quatre-voies pour aller boire une bière sur le port, sous le seul prétexte de parler de pêche et de bateau, oui, surtout ça, de bateau, du genre même de celui que je pensais m&rsquo;acheter avec l&rsquo;argent de l&rsquo;arsenal – oui, quelle coïncidence, j&rsquo;ai dit un jour à Lazenec, parce que je pensais m&rsquo;acheter le même modèle. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103 :</strong><em> &nbsp;&raquo; En un sens, ça aurait été plus facile s&rsquo;il avait disparu, quitté la région et changé de nom, qu&rsquo;alors on aurait couru de cabinet d&rsquo;avocat en cabinet d&rsquo;avocat, intentant tels procès perdus d&rsquo;avance contre les banquiers, les assureurs ou les notaires liés à l&rsquo;affaire, au moins ça nous aurait occupés. On aurait perdu mais ça nous aurait occupés. Mais je dis et répète que c&rsquo;est son tour de force à lui d&rsquo;être resté là comme une fleur au milieu de nous tous, un tournesol qui s&rsquo;oriente selon les heures du jour, et c&rsquo;est comme un concours floral qu&rsquo;il a remporté haut la main, celui de tenir parmi nous toutes ces années, été comme hiver, et vous savez pourquoi ? Parce que plus il tenait, plus on se disait : ce n&rsquo;est pas possible, s&rsquo;il reste là, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;est pas malhonnête. S&rsquo;il reste là, c&rsquo;est qu&rsquo;il y croit lui-même. Alors que c&rsquo;était justement le contraire : il restait pour qu&rsquo;on y croie nous, je veux dire, comme pour réactiver chaque jour le petit feu intérieur de chacun, comme s&rsquo;il avait pu se promener à l&rsquo;intérieur de chaque âme pour en alimenter les fours à coups de pelles débordantes de quel combustible inépuisable. Et ça marchait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> &laquo;&nbsp;Article 353 du code pénal&nbsp;&raquo;, Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 14,50€.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le roman américain bidouillé par Tanguy Viel</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/05/22/le-roman-americain-bidouille-par-tanguy-viel/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 May 2013 08:24:55 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le roman américain, ça marche. La preuve ? Jetez un oeil aux têtes de gondoles et sur les tables des librairies. Tous les grands noms sont là, qui, chaque saison, reviennent avec de nouvelles histoires&#8230; et les mêmes recettes, semble-t-il, efficaces. Vous en trouverez d&#8217;ailleurs bon nombre sur ce blog. &#160; &#160; Tanguy Viel, lui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le roman américain, ça marche. La preuve ? Jetez un oeil aux têtes de gondoles et sur les tables des librairies. Tous les grands noms sont là, qui, chaque saison, reviennent avec de nouvelles histoires&#8230; et les mêmes recettes, semble-t-il, efficaces. Vous en trouverez d&rsquo;ailleurs bon nombre sur ce blog.</p>
<div id="attachment_1724" style="width: 397px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PHOTO-TANGUY-VIEL.jpg" rel="lightbox[1718]"><img class=" wp-image-1724  colorbox-1718" style="margin: 10px" alt="Photo  : Roland Allard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PHOTO-TANGUY-VIEL.jpg" width="387" height="192" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Roland Allard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a title="Découvrez la bibliographie de l'auteur ici" href="http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1464"><strong>Tanguy Viel</strong></a>, lui, romancier français vivant en France, a décidé de faire écrire à son narrateur un roman américain. Une gageure ? Ce serait mal connaître l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Paris-Brest&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Insoupçonnable&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;absolue perfection du crime&nbsp;&raquo;</strong> qui s&rsquo;est plongé dans les clichés et les archétypes chers à la littérature yankee avec un certain talent.</p>
<p>Vous agitez le tout et vous obtenez <strong>&laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de Minuit</strong>. Un petit bijou d&rsquo;ironie et de loufoquerie.</p>
<p><span id="more-1718"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL.jpg" rel="lightbox[1718]"><img class="alignleft  wp-image-1723 colorbox-1718" style="margin: 10px" alt="TANGUY VIEL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-VIEL.jpg" width="108" height="146" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de ce narrateur qui lassé de voir que les romans américains deviennent souvent des romans internationaux, décide de se servir des codes en vigueur outre-Atlantique pour écrire son nouveau roman.</p>
<p>Au fil des pages, une fois les poncifs collectés et repatinés, le narrateur nous plonge dans son histoire. Elle nous entraîne au Michigan et plus précisément à Detroit, dans les pas de<strong> Dwayne Koster</strong>, un universitaire ( il enseigne la littérature américaine). Quinquagénaire, il est  quitté par sa femme<strong> Susan</strong> qu&rsquo;il trompait avec une de ses étudiantes,<strong> Milly,</strong> jeune femme qui travaille en parallèle dans un <em>dinner</em>. De son côté, <strong>Susan</strong> le trompait avec <strong>Alex Dennis</strong>, également universitaire et bien plus charismatique que Dwayne.</p>
<p>Ah oui ! J&rsquo;oubliais : <strong>Dwayne Koster est fan de Jim Sullivan, ce chanteur des seventies disparu mystérieusement en 1975 dans le désert du Nouveau-Mexique.</strong> Et les Etats-Unis sont en guerre contre l&rsquo;Irak.</p>
<p>De chapitre en chapitre, notre héros va vivre une descente aux enfers au volant de sa Dodge des années 60. Le décor est planté. Rien ne manque. Jusqu&rsquo;à la crosse de hockey dans le coffre, mais chut, je ne peux pas tout vous raconter !</p>
<p><strong> Dans cette vidéo, Tanguy Viel raconte la construction de son roman</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Pages 10-11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Même dans le Montana, même avec des auteurs du Montana qui s&rsquo;occupent de chasse et de pêche et de provisions de bois pour l&rsquo;hiver, ils arrivent à faire des romans qu&rsquo;on achète aussi bien à Paris qu&rsquo;à New-York. Cela, c&rsquo;est une chose qui m&rsquo;échappe. Nous avons des hectares de forêts et de rivières, nous avons un pays qui est deux fois le Montana en matière de pêche et de chasse et nous ne parvenons pas à écrire des romans internationaux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 89</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et chaque jour aussi, en déjeunant là, chez Milly, il s&rsquo;imaginait encore partir sur les routes d&rsquo;Amérique avec elle sur le siège passager, sa jupe noire de serveuse qu&rsquo;elle aurait gardée tellement ils seraient partis vite et les miles comme des fils barbelés qu&rsquo;ils auraient mis entre eux et ce Michigan-là, trop sale ou trop vulgaire pour lui, pensait-il. Parce que c&rsquo;est vrai que là, sur la Va, Dyke Avenue, l&rsquo;Amérique de Sterling Heights, l&rsquo;Amérique des façades blanches et des profs de fac, elle était très, très loin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 106</strong> :<em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un point très important du roman américain, l&rsquo;adultère. C&rsquo;est même une obsession du roman américain, que le mari ou la femme, même après le divorce, ait une histoire avec quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, et si possible alors, avec la personne que l&rsquo;autre déteste le plus. Et je ne sais pas si on saisit bien que ce Dwayne a compris de ces histoires d&rsquo;empereur et de messager, mais ce qui est sûr, c&rsquo;est qu&rsquo;à partir de ce jour-là, il a commencé à pointer là, à Rochester Hills, dans les soirs ténébreux qui ouvraient cette histoire, avec l&rsquo;autoradio qui hésitait entre Jim Sullivan et la guerre en Irak.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les romans de Tanguy Viel sont toujours des petits bijoux de construction, d&rsquo;inventivité et d&rsquo;humour décalé. La preuve encore avec &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo; qui nous entraîne outre-Atlantique, mais sans perdre de vue nos repères français. Tanguy Viel sait écrit des romans américains. Et il le fait si bien qu&rsquo;on se dit&#8230; qu&rsquo;heureusement pour nous, il est Français ! </span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La disparition de Jim Sullivan&nbsp;&raquo;, de Tanguy Viel, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
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