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	<title>Quatrième de couv &#187; Sylvain Tesson</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>En side-car, l&#8217;épopée napoléonienne</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2015 09:20:15 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le sujet de ce récit n&#8217;est pas banal, son auteur non plus. Avec &#171;&#160;Bérézina&#160;&#187;, Sylvain Tesson signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique. Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&#8217;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&#8217;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&#8217;à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" rel="lightbox[3006]"><img class="alignleft size-full wp-image-3009 colorbox-3006" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" alt="BEREZINA" width="100" height="160" /></a>Le sujet de ce récit n&rsquo;est pas banal, son auteur non plus. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Sylvain Tesson</strong> signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique.</p>
<p>Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&rsquo;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&rsquo;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&rsquo;à Paris, en side-car, revivre la retraite napoléonienne en suivant les traces de l&rsquo;empereur corse avec la Grande Armée.</p>
<p>Une aventure menée à trois, puis à cinq, en plein hiver. Deux cents ans après.</p>
<p>Le récit de voyage, qui se lit d&rsquo;une traite, est un petit bijou. Rien ne manque : ni l&rsquo;alcool, ni le froid mordant, ni les anecdotes sur la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui au fil des 4.000 kilomètres parcourus. En trame de fond, la grande Histoire. Et la fascination de l&rsquo;auteur pour Napoléon.</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong>, dont j&rsquo;avais évoqué le précédent recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/"> ici, </a></strong>adepte des expériences assez extrêmes à travers le monde, se remet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un accident assez stupide, qui a eu lieu en août dernier. Il venait de rendre le manuscrit de <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong> ( commencé juste après la mort de sa mère)  à son éditeur, lors d&rsquo;une fête chez son ami  et auteur <strong>Jean-Christophe Rufin</strong>, à la montagne, il tombe d&rsquo;une gouttière. Coma, traumatisme crânien, paralysie faciale&#8230; et l&rsquo;obligation de changer de vie.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de Sylvain Tesson, de ses deux camarades <strong>Cédric Gras</strong> et <strong>Thomas Goisque</strong> ainsi que de leurs deux amis russes, <strong>Vitaly</strong> et <strong>Vassili</strong>. Le 2 décembre 2012, ils montent sur et dans les side-cars, dont des exemplaires de la fameuse marque Oural, et prennent la route. Objectif ? <em>&laquo;&nbsp;Nous avions le bicorne, nous avions la date. Restait à trouver les fantômes. Ils attendaient sur le bord de la route (p.34)&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Au fil des pages, on suit leur épopée, émaillée de portraits des protagonistes, de descriptions et d&rsquo;anecdotes historiques et/ou alcooliques. C&rsquo;est selon.</p>
<p><strong>Découvrez ici une vidéo qui relate le projet et l&rsquo;aventure qui en a découlé</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le quatrième jour. De Smolensk à Borissov. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En cette matinée où un soleil, semblable au plafonnier d&rsquo;une salle de bains khrouchtchévienne, se juchait au-dessus des remparts de Smolensk, notre situation allait connaître une amélioration. Désormais, nous ne roulerions plus à trois sur la même Oural. Gras resterait dans mon panier, Goisque rejoindrait celui de Vitaly. Vassili, lui, convoierait les bagages sur sa monture. Les Russes nous avaient apporté nos sacs et nous retrouvâmes duvets, collants et lainages que nous avions négligé d&rsquo;empiler en partant vers Borodino. Nous avions commis l&rsquo;erreur de toutes les armées de l&rsquo;Ouest qui s&rsquo;engagent en Russie en mésestimant le froid.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 92-93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous autres, latins, nourris de stoïcisme, abreuvés par Montaigne, inspirés par Proust, nous tentions de jouir de ce qui nous advenait, de saisir le bonheur partout où il chatoyait, de le reconnaitre quand il surgissait, de le nommer quand l&rsquo;occasion s&rsquo;en présentait. Dès que le vent se levait, en somme, nous tentions de vivre. Les Russes, eux, étaient convaincus qu&rsquo;il fallait avoir préalablement souffert pour apprécier les choses. Le bonheur n&rsquo;était qu&rsquo;un interlude dans le jeu tragique de l&rsquo;existence. Ce que me confiait un mineur du Donbass, dans l&rsquo;ascenseur qui nous remontait d&rsquo;un filon de charbon, constituait une parfaite formulation de la “difficulté d&rsquo;être” chez les Slaves :“Que sais-tu du soleil si tu n&rsquo;as pas été à la mine ?”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 130-131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;empereur était le ciment qui maintenait les débris de l&rsquo;armée. Son magnétisme obligeait les officiers. Son énergie galvanisait les soldats. La certitude de sa présence, même invisible, insufflait à chacun le désir de se tenir debout pour s&rsquo;acquérir un peu de la gloire générale. Une fois le souverain parti, tout pouvait se débander. Et tout se débanda. Et Murat ne put rien contre la déréliction. L&rsquo;armée se traînait, aimantée par la perspective de Vilnius. Comme au temps de Smolensk, quelques semaines plus tôt, les débris humains avaient besoin d&rsquo;un mirage. Et, comme Smolensk, Vilnius fut loin des attentes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce fut une horde de squelettes vivants qui se pressa aux portes de Vilnius le 8 décembre. Quarante mille hommes affamés fondaient sur une bourgade assoupie qui ignorait tout de la débâcle. Les bourgeois, voyant arriver ces torrents de possédés couverts de peaux de bêtes, firent ce que font les bourgeois quand ils sont menacés : ils fermèrent les portes de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff"> Road-trip enthousiasmant, aventure humaine et littéraire, &laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo; est une perle. Les amateurs de l&rsquo;écriture de Sylvain Tesson seront ravis, les fidèles à la mémoire de l&rsquo;empereur également. Un récit passionnant qui donne envie de rouvrir son livre d&rsquo;Histoire.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;, Sylvain Tesson, Editions Guérin, 19,50€.</strong></em></p>
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		<title>S&#8217;abandonner à vivre en 19 leçons</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2014 07:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&#8217;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&#8217;Atlantique, cet art tombe en désuétude. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ah !Des nouvelles ! En France, le genre n&rsquo;occupe pas les têtes de gondoles. Un genre mineur ? Pourtant non. Il requiert une imagination folle et un sens de la construction maitrisé. Aux Etats-Unis par exemple, les auteurs de nouvelles sont particulièrement salués alors que de ce côté de l&rsquo;Atlantique, cet art tombe en désuétude. Dommage.</p>
<p>Histoire de vous donner goût à ces histoires courtes, je vous invite à plonger dans le recueil de nouvelles de <strong>Sylvain Tesson</strong>, le voyageur écrivain. Il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> dix-neuf nouvelles d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs qui nous parlent de la vie, du destin qu&rsquo;on ne contrôle pas.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" rel="lightbox[2397]"><img class="alignleft  wp-image-2400 colorbox-2397" style="margin: 10px" alt="TESSON Sylvain COUV S'abandonner à vivre" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TESSON-Sylvain-COUV-Sabandonner-à-vivre.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
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<p><strong>Sylvain Tesson</strong> ? Un aventurier qui découvre l’aventure en Islande puis à Bornéo au début des années 90. Ensuite, étudiant, il boucle un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin. D&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres découvertes suivront. Auteur d&rsquo;articles, présentateur d&rsquo;émission, Sylvain Tesson a donné également de très nombreuses conférences.  En 2010, il  choisit de passer six mois au bord du Lac Baïkal en Russie pour vivre au plus près de la nature et dans la solitude, il en écrira, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les forêts de Sibérie&nbsp;&raquo;, </strong>qui obtiendra d&rsquo;ailleurs le prix Médicis Essai en 2011.</p>
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<p>Au fil de ces dix-neuf histoires ? La vie. Et l&rsquo;auteur d&rsquo;expliquer, dans sa quatrième de couverture : <strong><em>&nbsp;&raquo; Devant les coups du sort il n&rsquo;y a pas trente choix possibles. Soit on lutte, on se démène et l&rsquo;ont fait comme la guêpe dans un verre de vin. Soit on s&rsquo;abandonne à vivre. C&rsquo;est le choix des héros de ces nouvelles. Ils sont marins, amants, guerriers, artistes, pervers ou voyageurs, ils vivent à Paris, Zermatt ou Riga, en Afghanistan, en Yakoutie, au Sahara. Et ils auraient mieux fait de rester au lit.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p><span id="more-2397"></span></p>
<p>Pas question donc de vous raconter chacune de ces nouvelles par le menu. Vous y plongerez plus volontiers.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 (La gouttière)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ce trimestre-là, le sort nous avait souri. Le docteur suivait une formation pour décrocher un diplôme de médecine tropicale. Toutes les deux semaines, il s&rsquo;absentait trois jours pour des séminaires dans un Novotel périphérique où l&rsquo;on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres et où ses professeurs l&rsquo;initiaient aux mystères de la bilharziose et des cycles de reproduction de la mouche filaire. Il partait le jeudi, j&rsquo;arrivais sur ses pas, il rentrait le dimanche, juste après mon départ. Rien de sordide dans cette valse, j&rsquo;étais organisé comme un amant suisse et Marianne avait le coeur compartimenté, les cloisons de la conscience parfaitement étanches. L&rsquo;essentiel dans une double vie, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne soit jamais trois à la vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 141 (L&rsquo;ermite)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;S&rsquo;accouder au bastingage d&rsquo;un bateau est aussi agréable que se tenir au comptoir d&rsquo;un bistro, les yeux sur les taches rondes laissées par les verres. La Lena coupait la taïga. Il restait deux mille kilomètres jusqu&rsquo; à la mer des Laptev. Le navire, un bateau à vapeur de l&rsquo;époque brejnévienne, marchait à huit noeuds. Les Russes le mettaient en service pendant la saison d&rsquo;été. Ces hommes avaient supporté le communisme pendant soixante-dix ans et continuaient à entretenir des machines hors d&rsquo;âge. Les Russes n&rsquo;ont aucun respect pour leur propre existence mais un sens pathologique de la conservation des objets.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 201-202 ( Le train)</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Tout ce qui bouleverse la vie advient fortuitement. Le destin ressemble à ces seaux d&rsquo;eau posés en équilibre sur la tranche des portes. On entre dans la pièce, on est trempé. Ainsi va l&rsquo;existence. J&rsquo;ai été initié à la vérité du “pofigisme” le soir où je m&rsquo;y attendais le moins. </em></p>
<p style="text-align: left">Pofigisme<em> n&rsquo;a pas de traduction en français. Ce mot russe désigne une attitude face à l&rsquo;absurdité du monde et l&rsquo;imprévisibilité des événements. Le pofigisme est une résignation joyeuse, désespérée face à ce qu&rsquo;il advient. Les adeptes du pofigisme, écrasés par l&rsquo;inéluctabilité des choses, ne comprennent pas qu&rsquo;on s&rsquo;agite dans l&rsquo;existence. Pour eux, lutter à la manière des moucherons piégés dans une toile d&rsquo;argiope est une erreur, pire, le signe de la vulgarité. Ils accueillent les oscillations du destin sans chercher à en entraver l&rsquo;élan. Ils s&rsquo;abandonnent à vivre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les Russes sont tous atteints à des degrés divers par cette torpeur métaphysique. Les Européens de l&rsquo;Ouest, eux, ont oublié ce qu&rsquo;ils doivent au stoïcisme, à Marc Aurèle, à Epictète. Ils méprisent ce penchant à l&rsquo;inertie. Ils lui donnent le nom de fatalisme, font la moue devant la passivité slave et repartent vaquer à leurs occupations, les manches retroussées et les sourcils froncés. L&rsquo;Europe de Schengen est peuplée de hamsters affairés qui, dans leur cage de plastique tournant sur elle-même, ont oublié les vertus de l&rsquo;acceptation du sort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un réjouissant recueil de nouvelles ! Je ne connaissais pas Sylvain Tesson. Je découvre une très jolie plume, je voyage sans lâcher mon livre et découvre qu&rsquo;il ne sert à rien de lutter contre le sort. Une jolie découverte en somme. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo; (nouvelles), Sylvain Tesson, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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