<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; survie</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/survie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Se soigner en réparant les autres ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 09:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
		<category><![CDATA[blessures intimes]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[juriste]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Malartre]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5151</guid>
		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; j&#8217;ai déjà l&#8217;oeil qui frise ! &#171;&#160;Rendez-vous à Colombo&#160;&#187; est arrivé jusqu&#8217;à moi et c&#8217;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. Sarah Malartre, l&#8217;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié. Après des études de philosophie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" rel="lightbox[5151]"><img class="alignleft size-full wp-image-5153 colorbox-5151" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" alt="COLOMBO OK" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; j&rsquo;ai déjà l&rsquo;oeil qui frise ! <strong><b>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;</b></strong> est arrivé jusqu&rsquo;à moi et c&rsquo;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. <strong><b>Sarah Malartre,</b></strong> l&rsquo;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié.</p>
<p>Après des études de philosophie du droit et de droit international public, <strong>Sarah Malartre</strong> a occupé plusieurs postes dans des tribunaux internationaux afin de rejoindre des associations.</p>
<p>Dans ce premier roman, l&rsquo;histoire de son héroïne <strong><b>Nina</b></strong>, la narratrice, se mêle à celles des hommes et des femmes qu&rsquo;elle accompagne, qu&rsquo;elle aide, qu&rsquo;elle soutient. Au point parfois de ne plus marquer de limites.</p>
<p>Alors que son compagnon lui annonce qu&rsquo;il la quitte, alors qu&rsquo;elle apprend que son père est gravement malade, elle sombre. Et se raccroche aux vies de <strong><b>Sohrab</b></strong>, <strong><b>Germude</b></strong>, <strong><b>Nour</b></strong>, <strong><b>Fatou</b></strong>,<strong> </strong><strong><b>Issa</b></strong> et les autres dont les malheurs sont autrement plus graves.  Quoique.</p>
<p>Une rencontre improbable avec un autre homme peut-elle la sauver ? De quoi remettre nos attentes et nos épreuves à leur place.</p>
<p><span id="more-5151"></span></p>
<p>Un premier roman plutôt agréable à lire. Mais au style ( un peu trop) simple.</p>
<p><i>&laquo;&nbsp;J’écris ce que tous racontent à la première personne. À force d’écrire je, ces histoires deviennent les miennes. Je suis eux, tour à tour, puis tous en même temps. J’ai vécu des centaines de vies, toutes plus tragiques les unes que les autres, j’ai vécu dans des dizaines de pays. J’ai tout vu, tout</i> <i>entendu, tout ressenti. Je sais tout des hommes et de l’horreur qu’ils cachent en eux&nbsp;&raquo;, </i>indique l&rsquo;auteure sur sa quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 50 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je vais fumer une cigarette, Nour dans la tête. Je devrais la prendre pour exemple, essayer de reproduire ses gestes. Si elle a retrouvé de la force après tout ce qu&rsquo;elle a traversé, je devrais bien y arriver moi aussi ? Ils ne se rendent pas compte, elle et les autres, à quel point ils m&rsquo;aident chaque jour. Ils pensent sûrement qu&rsquo;il n&rsquo;y a que moi qui les soutiens, les oriente, les écoute et les conseille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;éteins la lumière, il est tard, je dois dormir, comment arrêter cet enfer ? Avant c&rsquo;était plus facile, dès que ça commençait Jérémie me prenait dans ses bras, posait une main sur mon ventre, je me concentrais sur sa main, sur la chaleur qui se diffusait doucement, sur l&rsquo;amour qui s&rsquo;en dégageait et ça m&rsquo;apaisait, je m&rsquo;endormais en pensant que j&rsquo;avais tellement de chance, il m&rsquo;aimait malgré cette noirceur en moi. Le lendemain je m&rsquo;interrogeais, d&rsquo;où ça venait tout ça ? Pourquoi c&rsquo;est si difficile de vivre pour certaines personnes ? Dans la plupart des cas, il y a des raisons objectives, traumatismes, enfances pourries, parents défaillants, histoires terribles. Mais moi rien. Une vie on ne peut plus facile, banale. Alors pourquoi ces démons ? &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 132 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Je lui explique qu&rsquo;il va falloir essayer de se souvenir de tout, elle va devoir me donner beaucoup de détails car dans la décision de rejet il est mentionné qu&rsquo;elle n&rsquo;a relaté que très peu de choses lors de son entretien, son récit n&rsquo;était pas du tout personnel, ils ont cru qu&rsquo;elle avait tout inventé, qu&rsquo;elle répétait ce qu&rsquo;on lui avait conseillé de raconter. Elle soupire, je la comprends, je ne supporte déjà pas que mes amis me demandent comment je vais, qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé avec Jérémie, vous aviez l&rsquo;air tellement heureux, on était sûrs que vous passeriez votre vie ensemble, et ton père, c&rsquo;est fou, il a l&rsquo;air si robuste pourtant, est-ce que ça te fait peur, et les traitements ça se passe comment ? [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;, Sarah Malartre, Mercure de France, 18,80€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/" data-text="Se soigner en réparant les autres ? - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le choix de vivre hors jeu</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Apr 2017 13:16:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[autonomie]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Minard]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[expérience]]></category>
		<category><![CDATA[haute montagne]]></category>
		<category><![CDATA[isolement]]></category>
		<category><![CDATA[refuge]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3837</guid>
		<description><![CDATA[Céline Minard, vous connaissez ?  Après un fracassant &#171;&#160;Faillir être flingué&#160;&#187;, roman-western particulièrement inspiré ( dont vous trouverez la critique ici ), l&#8217;auteure nous emmène en haute montagne, loin, très loin du reste de ses contemporains. Dans un refuge high-tech situé sur un éperon granitique, une jeune femme s&#8217;installe pour une expérience. Longue. Une tentative. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MINARD.jpg" rel="lightbox[3837]"><img class="alignleft wp-image-3839 size-medium colorbox-3837" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MINARD-300x210.jpg" alt="MINARD" width="300" height="210" /></a><strong>Céline Minard, vous connaissez ?</strong>  Après un fracassant <strong>&laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;</strong>, roman-western particulièrement inspiré ( dont vous trouverez la critique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/16/a-louest-toujours-du-nouveau/">ici</a> </strong>), l&rsquo;auteure nous emmène en haute montagne, loin, très loin du reste de ses contemporains.</p>
<p>Dans un refuge high-tech situé sur un éperon granitique, une jeune femme s&rsquo;installe pour une expérience. Longue. Une tentative. Une épreuve qu&rsquo;elle a préparée très minutieusement. Enfin, le croit-elle. Car elle n&rsquo;est pas seule&#8230;</p>
<p>Un roman qui, dans sa première partie, ressemble à un manuel de survie. Tout y est. A l&rsquo;exception de la raison qui la pousse à s&rsquo;être installée si loin de la société et de ses semblables.</p>
<p>Un isolement volontaire, radical. Dans un décor qui ne lui pardonnera rien. Là, au fil des jours, elle lit, joue de la musique, cultive son jardin. Sans jamais oublier de marcher, d&rsquo;escalader. Il s&rsquo;agit d&rsquo;apprendre à vivre&#8230; sans les autres et loin d&rsquo;eux. Mais peut-on vivre réellement hors jeu ? La jeune femme se pose de nombreuses questions philosophiques.</p>
<p>Et quand l&rsquo;autre apparaît, le schéma de la narratrice s&rsquo;effondre&#8230; et le roman perd malheureusement de sa force. Dommage. Reste l&rsquo;écriture de <strong>Céline Minard</strong>, vive, dynamique, enlevée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 26-27 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La forme de mon habitat résulte d&rsquo;une réflexion sur l&rsquo;adaptation optimale à l&rsquo;environnement dans lequel il devait s&rsquo;inscrire. Un environnement contraignant en lui-même, à quoi s&rsquo;ajoutait la contrainte de l&rsquo;autonomie énergétique : aucune bouteille de gaz et aucune ligne électrique, aucun apport extérieur ne devaient servir pour l&rsquo;éclairer et le chauffer [&#8230;] S&rsquo;il y a une esthétique dans ce volume, c&rsquo;est celle de la survie. S&rsquo;il y a une décision, c&rsquo;est la mienne, celle de vouloir m&rsquo;installer dans des conditions difficiles. En grande autonomie. A l&rsquo;abri. Dans un lieu couvert, chauffé par le soleil, où entre la lumière, qui protège. L&rsquo;environnement dans lequel j&rsquo;ai situé mon abri est celui qui me convient. Que me procure, par l&rsquo;extérieur, en frottant et raclant l&rsquo;enveloppe de mon corps qui résiste et s&rsquo;adapte, la forme nécessaire de ma vie. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 103 :</strong><em>&laquo;&nbsp;En passant sous les pins, j&rsquo;ai noté que ma réserve de bois avait été très entamée par mon bain de lune. Il reste une dizaine de troncs morts à proximité, je vais m&rsquo;en occuper. Cela suffira jusqu&rsquo;à l&rsquo;hiver, je pense. Un bain par semaine, c&rsquo;est un bon rythme. Les habitudes aussi, il faut les construire. Effectuer les gestes de l&rsquo;autarcie, les gestes simples, quotidiens, voilà ce que je m&rsquo;étais proposé de construire pour habitude. J&rsquo;ai investi cet environnement et ces conditions qui me permettent de n&rsquo;être pas dans l&rsquo;obligation de croiser tous les matins un ingrat, un envieux, un imbécile. Qui me laissent le loisir de penser à tout autre chose, dans une action utile et mécanique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 116- 117 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas, personne ne le peut, ne pas prêter attention à la présence d&rsquo;un humain. D&rsquo;un coccinelle, d&rsquo;un geai, d&rsquo;un isard, d&rsquo;une souris, oui, mais pas d&rsquo;un humain. C&rsquo;est un fait. Dès que je vois un humain, j&rsquo;ai l&rsquo;idée d&rsquo;une relation entre lui et moi. Je m&rsquo;en rends compte. Je ne peux pas faire comme s&rsquo;il n&rsquo;existait pas. Encore moins dans la position isolée dans laquelle je me trouve. Que j&rsquo;ai choisie. Dans laquelle je m&rsquo;exerce et cherche à savoir si on peut vivre hors jeu, en ayant supposé qu&rsquo;on le peut et que c&rsquo;est une des conditions requises pour obtenir la paix de l&rsquo;âme. C&rsquo;est une hypothèse que j&rsquo;ai faite et que je m&rsquo;efforce de vérifier. Et tout à coup il y a un moine, enfin, une nonne, disons. Qui ne ressent pas la menace.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le grand jeu&nbsp;&raquo;, Céline Minard, Rivages, 18€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/" data-text="Le choix de vivre hors jeu - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Françoise Frenkel ou la mémoire sauvegardée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2016 07:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[arrangements]]></category>
		<category><![CDATA[Berlin Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Deuxième Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Juifs]]></category>
		<category><![CDATA[libraire]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<category><![CDATA[Occupation]]></category>
		<category><![CDATA[pérégrinations]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[solidarité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3639</guid>
		<description><![CDATA[Une claque. Et une découverte marquante. C&#8217;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&#8217;ai entendu parler de ce récit, &#171;&#160;Rien où poser sa tête&#160;&#187;, réédité à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier. Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" rel="lightbox[3639]"><img class="alignleft size-full wp-image-3644 colorbox-3639" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FRENKEL.jpg" alt="FRENKEL" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Une claque. Et une découverte marquante. C&rsquo;est en écoutant la radio, France Inter pour ne pas la nommer,  que j&rsquo;ai entendu parler de ce récit, <strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;</strong>, réédité à l&rsquo;occasion de la rentrée littéraire de janvier dernier.</p>
<p>Une histoire forte. Terrible. Un témoignage qui nous plonge dans la France de la Deuxième Guerre mondiale, dans le quotidien de la France occupée, celle qui ne veut pas des Juifs&#8230;</p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, née <strong>Frymeta Idesa Frenkel,</strong> voit le jour en Pologne, en 1889, dans la région de Lodz.</p>
<p>Elle bénéficiera d&rsquo;une éducation bourgeoise, poursuivra des études en Pologne puis en France et en Allemagne. En 1921, avec son mari <strong>Simon Raichenstein</strong> (dont il n&rsquo;est fait aucune mention dans ce récit. Il a quitté l&rsquo;Allemagne dès 1933. Arrêté lors d&rsquo;une rafle en 1942, il mourra un mois plus tard à Auschwitz), elle créé une librairie française au coeur de Berlin.  Un endroit couru par les auteurs, des intellectuels. De Colette à Gide, de Maurois à Barbusse.  Un lieu, unique alors, qui vaudra à <strong>Françoise Frenkel</strong> une lettre de Daladier, alors président du Conseil pour &laquo;&nbsp;services réels &nbsp;&raquo; rendus &nbsp;&raquo; pour la diffusion du livre français à l&rsquo;étranger&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-3639"></span></p>
<p><strong>Françoise Frenkel</strong>, elle, ne quittera le Reich qu&rsquo;en 1939, car il ne lui est absolument plus possible d&rsquo;y vivre compte tenu des conditions de vie imposées aux Juifs. De plus, la France vient de déclarer la guerre à l&rsquo;Allemagne. Elle transite alors par Paris, puis passera des mois et des années à fuir à travers le sud-est de la France ( Vichy, Avignon, Nice, puis Annecy&#8230; ) notamment avant de pouvoir, en juin 1943, enfin, passer en Suisse. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle commencera à écrire ses souvenirs.</p>
<p>Au fil des pages, sans jamais verser de larme ni tomber dans l&rsquo;atermoiement, sans céder à la haine ni à la colère, <strong>Françoise Frenkel</strong> raconte. Explique. Met en avant la formidable solidarité dont elle a bénéficié (le soutien indéfectible du couple Marius par exemple), sans omettre les petites lâchetés et autres trahisons dont cette intellectuelle a été victime dans une France divisée. Un livre rempli de gratitude.</p>
<p>Ce récit, publié en 1945, à Genève. Il y a cinq ans, il resurgit dans un pile de livres à Emmaüs, à Nice, où <strong>Françoise Frenkel</strong> a vécu jusqu&rsquo;à sa mort, en 1975. Le livre est alors réédité, agrémenté aujourd&rsquo;hui d&rsquo;une préface de <strong>Patrick Modiano</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;étais toujours là. Je sentais que, s&rsquo;il l&rsquo;eût fallu, j&rsquo;aurais défendu chaque volume de toutes mes forces, de ma vie même, non seulement par attachement à ma librairie, mais surtout par un immense dégoût de l&rsquo;existence et de l&rsquo;humanité, par une nostalgie infinie de la mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Assise sur les marches de mon magasin, j&rsquo;attendais&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les incendies grésillaient et les pompiers travaillaient toujours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les trottoirs et la chaussée étaient recouverts d&rsquo;objets les plus disparates. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je profitai du répit que l&rsquo;occupation italienne offrait à tous pour mettre mes affaires en ordre. J&rsquo;allai, comme tout le monde, faire renouveler mon permis de séjour ainsi que mes cartes d&rsquo;identité et de ravitaillement. Au commissariat de police et à la préfecture, j&rsquo;eus la prudence de ne pas donner ma véritable adresse : j&rsquo;indiquai celle de l&rsquo;hôtel qui m&rsquo;avait hébergée précédemment. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pouvant de nouveau circuler, je faisais en hâte mes préparatifs de départ. Rien ne m&rsquo;obligeait plus à vivre chez les deux tricoteuses de Cimiez. Aussi allai-je m&rsquo;installer dans une villa, tout au fond d&rsquo;un jardin abandonné, chez une Parisienne septuagénaire que je connaissais déjà depuis deux ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En prévision des persécutions futures, que je considérais comme inévitables, j&rsquo;entourais de mille précautions mes allées et venues, cherchant à ne pas être vue, à n&rsquo;éveiller aucune attention. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 200 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je restai un moment près de l&rsquo;entrée, adossée au mur. Ma tête était lourde et vide à la fois. J&rsquo;examinai la salle. Deux fenêtres grillées éclairaient des murs blancs. Des bancs et trois grandes tables meublaient la pièce. En face de la porte, une autre, moins grande, portait l&rsquo;inscription faite au crayon : Cabinets. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dès que la geôlière eut disparu, les prisonnières se levèrent de partout, nous entourèrent et nous assaillirent de questions. Quelles étaient les nouvelles de la guerre ? Les persécutions avaient-elles augmenté ou diminué d&rsquo;intensité ? D&rsquo;où venions-nous ? Comment s&rsquo;était opérée notre arrestations ? Dans quelle localité avait-elle eu lieu ? Et ainsi de suite&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rien où poser sa tête&nbsp;&raquo;, Françoise Frenkel, L&rsquo;arbalète Gallimard, 16,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/" data-text="Françoise Frenkel ou la mémoire sauvegardée - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/07/19/francoise-frenkel-ou-la-memoire-sauvegardee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Quand le diable sortit de la salle de bain"]]></category>
		<category><![CDATA[aide]]></category>
		<category><![CDATA[baptême]]></category>
		<category><![CDATA[boulot]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[combines]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[dispositif littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[factures]]></category>
		<category><![CDATA[faim]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[frères]]></category>
		<category><![CDATA[galère]]></category>
		<category><![CDATA[Hector]]></category>
		<category><![CDATA[honte]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[incompréhension]]></category>
		<category><![CDATA[Lorchus]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[péripéties]]></category>
		<category><![CDATA[petits boulots]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[restauration]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Divry]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3392</guid>
		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/" data-text="Jours de dèche&#8230; et d&rsquo;espoir - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Après ça, Eddy s&#8217;est évadé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2014 14:35:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[bêtise]]></category>
		<category><![CDATA[dégoût]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Louis]]></category>
		<category><![CDATA[En finir avec Eddy Bellegueule]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[homophobie]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[honte]]></category>
		<category><![CDATA[misère sociale et intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Nord]]></category>
		<category><![CDATA[portraits]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Somme]]></category>
		<category><![CDATA[survie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2342</guid>
		<description><![CDATA[Sélection Prix Roblès 2014 Voilà un roman dont tout le monde parle&#8230; Avec &#171;&#160;En finir avec Eddy Bellegueule&#160;&#187;, celui qui s&#8217;appelle désormais Edouard Louis a braqué les lumières sur lui. Et sur sa vie. Celle d&#8217;avant. Quitte à créer de l&#8217;incompréhension et de la colère parmi ses proches, sa mère et ses frères et soeurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EDDY-OK.jpg" rel="lightbox[2342]"><del><em></em></del><img class="alignleft  wp-image-2361 colorbox-2342" style="margin: 10px" alt="EDDY OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EDDY-OK.jpg" width="205" height="300" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #008000">Sélection Prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Voilà un roman dont tout le monde parle&#8230; Avec <strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;</strong>, celui qui s&rsquo;appelle désormais <strong>Edouard Louis</strong> a braqué les lumières sur lui. Et sur sa vie. Celle d&rsquo;avant. Quitte à créer de l&rsquo;incompréhension et de la colère parmi ses proches, sa mère et ses frères et soeurs qui vivent à Hallencourt, dans la Somme (lire ici à ce sujet l&rsquo;article du <strong><a href="http://www.courrier-picard.fr/region/les-deux-visages-d-eddy-bellegueule-ia0b0n306422">Courrier Picard</a></strong>). Son père, lui, ne lui adresse plus la parole depuis plusieurs années déjà.</p>
<p><strong>Edouard Louis</strong>, autrefois <strong>Eddy Bellegueule</strong> a, dans ce premier roman, raconté sa vie. Celle d&rsquo;un gamin trop efféminé pour être accepté dans un village picard où<em> &laquo;&nbsp;faut être un dur&nbsp;&raquo;</em>. Tout le temps. Celle d&rsquo;un enfant et d&rsquo;un adolescent qui se sait différent ( sans mettre encore un nom sur son homosexualité), contraint d&rsquo;évoluer dans une famille pauvre, au bord du quart-monde. Sans beaucoup d&rsquo;éducation ni d&rsquo;avenir autre que celui des femmes et des hommes du village avant lui. Les mères au supermarché, les pères à l&rsquo;usine, dans le meilleur des cas.</p>
<div id="attachment_2355" style="width: 373px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/edouard-louis-bellegueule_4717665.jpg" rel="lightbox[2342]"><img class=" wp-image-2355  colorbox-2342" style="margin: 10px" alt="Photo Seuil" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/edouard-louis-bellegueule_4717665.jpg" width="363" height="162" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Seuil</p></div>
<p><strong>Edouard Louis</strong> a 21 ans. Ce jeune Normalien à l&rsquo;allure raffinée, signe là son premier roman, pas son premier livre. L&rsquo;an dernier, il publiait en effet <em>&laquo;&nbsp;Pierre Bourdieu : l&rsquo;insoumission en héritage&nbsp;&raquo;</em>. Déjà l&rsquo;occasion de mieux comprendre la filiation que s&rsquo;est inventée le jeune homme qui a dédicacé son roman à<strong> Didier Eribon</strong>. Un autre signe. <strong>Didier Eribon</strong>, sociologue et philosophe, est notamment l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Retour à Reims&nbsp;&raquo;</strong>, un récit fort. L&rsquo;auteur, qui a fui à 20 ans, sa mère femme de ménage et son père manoeuvre revient sur son passé, et dans sa ville. Et révèle qu&rsquo;il est né pauvre.  Une honte sociale qu&rsquo;il occultera longtemps, il doit déjà assumer son homosexualité. Un schéma qui résonne particulièrement aux oreilles d&rsquo;E<strong>douard Louis.</strong></p>
<p><span id="more-2342"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Eddy</strong>. Une enfant au milieu de quatre autres et de ses parents. Celle de la pauvreté au quotidien dans une maison trop humide, de la bêtise aussi, des a-priori et des schémas qu&rsquo;on reproduit. Celle d&rsquo;un combat aussi. Celui d&rsquo;Eddy à vouloir faire comme les autres, pour faire oublier sa différence.  Pendant des années, il va s&rsquo;évertuer à faire comme son milieu le lui demande, le lui commande. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;ensuite qu&rsquo;il prendra la fuite. Après trop de coups, d&rsquo;abus sexuels aussi.</p>
<p><strong>Edouard Louis</strong> utilise deux langages pour montrer son cheminement. Le sien, celui d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;un jeune homme qui vit à Paris et étudie au milieu des livres et des penseurs. Et puis l&rsquo;autre, celui de sa mère, de son père, de sa fratrie et de son entourage. Celui de la pauvreté et d&rsquo;absence d&rsquo;ouverture sur le monde qu&rsquo;il écrit &laquo;&nbsp;en italique&nbsp;&raquo;. Le jeune auteur alimente de  toute cette violence ressentie et vécue un espace littéraire. <em><strong>&laquo;&nbsp;C&rsquo;était moi avant que je le tue&nbsp;&raquo;, explique l&rsquo;auteur.</strong> </em></p>
<p><strong> Découvrez Edouard Louis sur France 5 dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; :<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/tWxMe7jvUOU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y a ma mère. Elle ne voyait pas ce qui m&rsquo;arrivait au collège. Elle me posait parfois des questions d&rsquo;un air détaché et distant pour savoir comment s&rsquo;était passée ma journée. Elle  ne le faisait pas souvent, ça ne lui ressemblait pas. C&rsquo;était une mère presque malgré elle, ces mères qui ont été mères trop tôt. Elle avait dis-sept ans, elle est tombée enceinte. Ses parents lui ont dit que ce n&rsquo;était pas prudent ni très adulte comme comportement </em>T&rsquo;aurais pu faire plus gaffe. Elle a dû interrompre son CAP cuisine et sortir du système scolaire sans diplôme<em> </em>J&rsquo;ai dû arrêter mes études, pourtant j&rsquo;avais des capacités, j&rsquo;étais très intelligence, et j&rsquo;aurais pu faire des grandes études, continuer mon CAP et des des autres trucs après.</p>
<p style="text-align: left"><em>Tout se passe comme si, dans le village, les femmes faisaient des enfants pour devenir des femmes, sinon elles n&rsquo;en sont pas vraiment. Elles sont considérées comme des lesbiennes, des frigides.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 107 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Chez mes parents nous ne dînions pas, nous mangions. La plupart du temps, même, nous utilisions le verbe </em>bouffer<em>. L&rsquo;appel quotidien de mon père </em>C&rsquo;est l&rsquo;heure de bouffer<em>. Quand des années plus tard je dirai dîner devant mes parents, ils se moqueront de moi</em> Comment il parle l&rsquo;autre, pour qui il se prend. Ca y est il va à la grande école il se la joue au monsieur, il nous sort sa philosophie<em>.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parler philosophie, c&rsquo;était parler comme la classe ennemie, </em>ceux qui ont les moyens, les riches<em>. Parler comme ceux-là qui ont la chance de faire des études secondaires et supérieures et, donc, d&rsquo;étudier la philosophie. Les autres enfants, ceux qui </em>dînent<em>, c&rsquo;est vrai, boivent des bières parfois, regardent la télévision et jouent au football. Mais ceux qui jouent au football, boivent des bières et regardent la télévision ne vont pas au théâtre. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La fuite était la seule possibilité qui s&rsquo;offrait à moi, la seule à laquelle j&rsquo;étais réduit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai voulu montrer ici comment ma fuite n&rsquo;avait pas été le résultat d&rsquo;un projet depuis toujours présent en moi, comme si j&rsquo;avais été un animal épris de liberté, comme si j&rsquo;avais toujours voulu m&rsquo;évader, mais au contraire comment la fuite a été la dernière solution envisageable après une série de défaites sur moi-même. Comment la fuite a d&rsquo;abord été vécue comme un échec, une résignation. A cet âge, réussir aurait voulu dire être comme les autres. J&rsquo;avais tout essayé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ce livre, annoncé comme un roman, est dérangeant. Je l&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite. Avec un côté un peu voyeur sûrement. Avec l&rsquo;envie aussi de savoir jusqu&rsquo;où Eddy-Edouard était prêt à raconter ce qu&rsquo;il a vécu. Ce livre est un témoignage percutant mais qui ne laisse aucune chance à sa famille. Ni par les mots, ni par les gestes. Certains crient à la caricature, Edouard Louis a joué sa vie. Moi, j&rsquo;ai refermé ce roman avec un sentiment ambivalent. A vous de vous faire votre avis.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;En finir avec Eddy Bellegueule&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Edouard Louis, Seuil, 17€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/" data-text="Après ça, Eddy s&rsquo;est évadé&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/02/10/apres-ca-eddy-sest-evade/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
