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	<title>Quatrième de couv &#187; sororité</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Destins croisés ou la découverte de la sororité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/10/20/destins-croises-ou-la-decouverte-de-la-sororite/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 07:59:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Deux femmes. deux histoires. Et pourtant un lien. Finalement. Jusqu&#8217;au bout. Clarisse et Eve ont eu le même père. La première a beaucoup voyagé. S&#8217;est brûlée les ailes souvent et s&#8217;est abîmée dans des histoires d&#8217;amour sans issue. Jusqu&#8217;à la dernière qui lui coûtera la vie. Clarisse vit à Paris, entourée de ses trois fils, si proches et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072950377_195x320.jpg" rel="lightbox[5794]"><img class="alignleft size-full wp-image-5796 colorbox-5794" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072950377_195x320.jpg" alt="product_9782072950377_195x320" width="195" height="285" /></a>Deux femmes. deux histoires. Et pourtant un lien. Finalement. Jusqu&rsquo;au bout. <strong>Clarisse</strong> et <strong>Eve</strong> ont eu le même père. La première a beaucoup voyagé. S&rsquo;est brûlée les ailes souvent et s&rsquo;est abîmée dans des histoires d&rsquo;amour sans issue. Jusqu&rsquo;à la dernière qui lui coûtera la vie.</p>
<p><strong>Clarisse</strong> vit à Paris, entourée de ses trois fils, si proches et si distants à la fois. <strong>Eve</strong>, elle, a quitté la France depuis bien longtemps.</p>
<p>A New-York, elle a fait carrière, créé son entreprise et construit une famille solide.  Deux personnalités, deux idéaux. Deux manières d&rsquo;envisager la vie. Et une même quête de bonheur.</p>
<p>Chapitre après chapitre, leurs deux vies se mélangent. Des années 80 jusqu&rsquo;au janvier 2021, au moment de l&rsquo;enterrement.</p>
<p>Au final, la fresque d’une époque, des années quatre-vingt à nos jours qui interroge le rapport des femmes au corps et au désir, à l’amour, à la maternité, au vieillissement et au bonheur.</p>
<p>On y retrouve des thèmes chers à <strong>Catherine Cusset</strong> dont j&rsquo;avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/13/oraison-sincere/">ici</a></strong> pour <strong>L&rsquo;autre qu&rsquo;on adorait. </strong></p>
<p>La quinquagénaire signe ici son quinzième roman. Agrégée de lettres classiques, Catherine Cusset enseigna de 1990 à 2002 aux Etats-Unis avant de de se consacrer entièrement à l’écriture. J’avais découvert son univers avec <strong>« La haine de la famille »</strong>, paru en 2001 puis avec <strong>« Un brillant avenir »</strong>, en 2008.</p>
<p>Un roman dans lequel on se laisse finalement entraîner. Tant pis pour les quelques aspects caricaturaux qui ponctuent les chapitres.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 161 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Le dimanche où Eve aurait dû décoller pour Paris, la semaine qu&rsquo;elle aurait dû passer là-bas s&rsquo;étaient écoulés sans qu&rsquo;elle y pense. Elle avait appelé Sébastien le dimanche matin avant de retourner à l&rsquo;hôpital, pendant que Paul prenait sa douche. Elle avait laissé un message disant que sa fille était très malade. Elle n&rsquo;était pas du genre à disparaître sans un mot. Mais la peur qui avait envahi son corps quand son mari avait appelé de Saint-Vincent la nuit du vendredi avait mis fin à l&rsquo;envoûtement comme un électrochoc. Sébastien n&rsquo;était rien. Seuls comptaient Paul et ses filles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 253 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle avait faim. Une faim incroyable. De sucré. Elle finit par trouver un antique paquet entamé de biscuits mous qu&rsquo;elle dévora, debout contre le comptoir. Au fond d&rsquo;un tiroir elle dénicha une moitié de tablette de chocolat praliné. Et dans le placard, la fin d&rsquo;un pot de miel de châtaigne. Elle mangea tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Vers une heure elle reçut un texto de Lucas : il était chez Simon, ils avaient regardé un film. En se lavant les dents elle remarqua les joints craquelés de la douche et un carreau décollé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le message de Lucas n&rsquo;avait pas desserré l&rsquo;étau. Elle se retournait dans son lit sans glisser dans le sommeil. De ses trois fils, deux avaient mis un océan entre eux et elle. Le troisième n&rsquo;arrivait pas plus à vivre que sa mère. Elle n&rsquo;avait jamais réussi à garder un homme ni un boulot. Elle avait voulu écrire et jamais pu finir. Son unique création, l&rsquo;appartement, s&rsquo;effondrait sur elle comme un tombeau. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 296-297 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  A la fin de la semaine, elle était tellement fatiguée que j&rsquo;étais soulagée qu&rsquo;elle parte : j&rsquo;avais peur qu&rsquo;elle n&rsquo;ait une autre accident de vélo ou ne laisse tomber le bébé. Elle s&rsquo;est endormie si profondément sur le canapé juste avant de prendre le métro pour l&rsquo;aéroport que j&rsquo;ai eu du mal à la réveiller. Pour la première fois depuis que je la connaissais, personne ne l&rsquo;attendait à Paris.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour la première fois aussi, il y avait du non-dit entre nous. J&rsquo;étais lasse de lui remonter le moral. Quand on aime on a vingt ans, mais pas ceux qui nous entourent. J&rsquo;avais passé des mois à réconforter Hannah après sa première grande rupture, et n&rsquo;avais pas envie de remettre ça avec ma soeur de cinquante-six ans. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> La définition du bonheur, Catherine Cusset, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quadra sur le marché de l&#8217;amour et des désillusions&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/02/quadra-sur-le-marche-de-lamour-et-des-desillusions/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2020 09:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adelaïde]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Chloé Delaume est de retour ! Et à la lecture de son roman pop &#171;&#160;Le coeur synthétique&#160;&#187;, je me dis que c&#8217;est une très bonne nouvelle. Depuis plus de vingt ans, la quadragénaire écrit sous différentes formes et supports. Romans, poèmes, théâtre, fictions sonores construisent son œuvre qualifiée d’expérimentale. Elle se définit comme écrivaine, éditrice, performeuse et [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COEUR.jpg" rel="lightbox[5442]"><img class="alignleft size-full wp-image-5444 colorbox-5442" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COEUR.jpg" alt="COEUR" width="409" height="600" /></a></p>
<p><strong>Chloé Delaume</strong> est de retour ! Et à la lecture de son roman pop <strong>&laquo;&nbsp;Le coeur synthétique&nbsp;&raquo;,</strong> je me dis que c&rsquo;est une très bonne nouvelle.</p>
<p>Depuis plus de vingt ans, la quadragénaire écrit sous différentes formes et supports. Romans, poèmes, théâtre, fictions sonores construisent son œuvre qualifiée d’expérimentale. Elle se définit comme écrivaine, éditrice, performeuse et musicienne.</p>
<p>Durant l&rsquo;été 2017, je l&rsquo;avais rencontrée dans le jardin de son compagnon d&rsquo;alors, <strong>Daniel Schneidermann</strong>, à Tours, pour évoquer son travail d&rsquo;écriture.</p>
<p>Vous pouvez retrouver l&rsquo;article <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/a-l-abri-des-vieilles-pierres-elle-fait-grandir-une-voix-bienveillante">ici</a>. </strong></p>
<p>En 2019, elle avait publié <strong>&laquo;&nbsp;Mes bien chères soeurs&nbsp;&raquo;</strong> aux éditions du Seuil, un manifeste où elle décrit le féminisme comme une chose ordinaire.</p>
<p>Cette autrice au parcours de vie tragique ( elle a 9 ans et demi quand son père tue sa mère avant de se suicider), s&rsquo;est inventée une identité grâce à «L&rsquo;Écume des jours», de Boris Vian, pour un nouveau prénom, un livre d&rsquo;Antonin Artaud, pour son nouveau patronyme. Et s&rsquo;est construit un univers.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ?</p>
<p>C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Adélaïde</strong>, 46 ans. Elle vient de rompre. Elle travaille dans l&rsquo;édition. Et essaye de réinventer sa vie. Pas si simple. A cause de son âge, de ses attentes.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;</b>Alors qu’elle s’élance sur le marché de l’amour, elle découvre avec effroi qu’avoir quarante-six ans est un puissant facteur de décote à la bourse des sentiments. Obnubilée par l’idée de rencontrer un homme et de l’épouser au plus vite, elle culpabilise de ne pas gérer sa solitude comme une vraie féministe le devrait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5442"></span></p>
<p>Entourée de ses amies elles-mêmes empêtrées dans leur crise existentielle, elle tente d’apprivoiser le célibat, tout en effectuant au mieux son travail dans une grande maison d’édition. En seconde partie de vie, une femme seule fait ce qu’elle peut. Les statistiques tournent dans sa tête et ne parlent pas en sa faveur : « Il y a plus de femmes que d’hommes, et ils meurent en premier. »&nbsp;&raquo;, nous dit la quatrième de couv.</p>
<p>Au final,  un roman drôle, acide, caustique, poignant&#8230; et très bien écrit. Voici une comédie ( <strong>Chloé Delaume</strong> évoque même une parodie de &laquo;&nbsp;chick lit&nbsp;&raquo; ) sur le célibat et la solitude. Un roman qui parle des femmes, de la sororité aussi. Une thématique qui accompagne désormais l&rsquo;autrice. Le tout avec le milieu de l&rsquo;édition pour décor. Truculent. Et impitoyable.</p>
<p>Chaque chapitre est titré par une chanson française. L&rsquo;autrice voulait que &laquo;&nbsp;de la musicalité &nbsp;&raquo; dans son texte. &laquo;&nbsp;Je voulais que le lecteur ait de la musique dans la tête en le lisant&nbsp;&raquo;, expliquait-elle à <strong>Laure Adler</strong>, dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;heure bleue&nbsp;&raquo;, le 27 août, sur France Inter.</p>
<p>Pour accompagner la sortie du livre, il y aura d&rsquo;ailleurs un disque dont la sortie était prévue le 11 octobre prochain.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Adélaïde se plonge, se noie dans ses souvenirs. Adélaïde neuf fois a été amoureuse. Elle a cohabité avec six des élus, est restée très longtemps avec nombre d&rsquo;entre eux. Adélaïde calcule le temps passé en couple, de son premier petit ami à son dernier et unique mari. Elle obtient pour réel vingt-sept ans de sa vie. Et aussitôt ce chiffre ouvre sous ses pieds un abîme qui esquinte le plancher. Adélaïde répète neuf fois en pensant aux neuf vies du chat, capital soleil épuisé. Sur sa peau, plus jamais d&rsquo;amour, juste la caresse d&rsquo;une mélanome.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Adélaïde adore Noël, mais hélas elle est orpheline. Elle n&rsquo;a plus de couple, plus de famille, personne avec qui partager la dinde et ensuite ouvrir les cadeaux. Elle marche dans la rue et se dit : Mon coeur est un sac à sapin. Adélaïde adore Noël, elle en a connu des somptueux, grâce à ses ex et leur famille. Sauf avec Elias, il n&rsquo;avait plus que sa fille et avait toute fête en horreur. Adélaïde aurait aimé se rattraper cette année, un banquet surchargé et devant la cheminée des chaussettes débordantes. Pour la première fois de sa vie, elle n&rsquo;a nulle part où se greffer. Ses amies le vivent comme une corvée, mais sont toutes au chaud en famille. C&rsquo;est le 23 décembre, Adélaïde est seule et elle marche dans Paris pour faire semblant de vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est le coeur d&rsquo;Adélaïde, le héros de cette histoire. C&rsquo;est lui qui cogne et saigne, exige et se déploie. C&rsquo;est lui qui fait le deuil, englouti par le vide. C&rsquo;est lui qui seul s&rsquo;entête à battre toujours plus fort. Parfois il s&rsquo;imagine qu&rsquo;il n&rsquo;est plus fait de chair, mais de matériaux composites, de fibres synthétiques, l&rsquo;aorte ignifugée. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;automne dévore les crépuscule, Adélaïde enfin accepte son célibat. Elle se dit que c&rsquo;est une phase et qu&rsquo;elle doit l&rsquo;accueillir, qu&rsquo;à trop vouloir lutter son ego et son coeur finiront abîmés. Adélaïde est raisonnable, elle s&rsquo;incline, elle n&rsquo;a pas le choix. C&rsquo;est écrit dans les chiffres, bien plus de femmes que d&rsquo;hommes, elle ne peut se soustraire à la réalité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le coeur synthétique&nbsp;&raquo;, Chloé Delaume, Seuil, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand la sororité se joue du crabe&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/06/quand-la-sororite-se-joue-du-crabe/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Oct 2019 09:32:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Assia]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte]]></category>
		<category><![CDATA[cambriolage]]></category>
		<category><![CDATA[cancer]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanne]]></category>
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		<category><![CDATA[séparation]]></category>
		<category><![CDATA[Sorj Chalandon]]></category>
		<category><![CDATA[sororité]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un sujet grave, douloureux, évoqué d&#8217;une manière peu banale. Dans son nouveau roman, Sorj Chalandon nous parle du cancer. Et de ce qu&#8217;il peut provoquer comme conséquences, parfois définitives, chez celles et ceux qu&#8217;il frappe. La preuve avec Jeanne. Jeanne ? C&#8217;est une femme formidable. Tout le monde l’aime, Jeanne. Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ffcc00"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-JOIE-FEROCE.jpeg" rel="lightbox[4868]"><img class="alignleft size-full wp-image-4871 colorbox-4868" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-JOIE-FEROCE.jpeg" alt="UNE JOIE FEROCE" width="280" height="412" /></a>Un sujet grave, douloureux, évoqué d&rsquo;une manière peu banale. Dans son nouveau roman, <strong>Sorj Chalandon</strong> nous parle du cancer. Et de ce qu&rsquo;il peut provoquer comme conséquences, parfois définitives, chez celles et ceux qu&rsquo;il frappe. La preuve avec <strong>Jeanne</strong>. <strong>Jeanne</strong> ? C&rsquo;est une femme formidable. Tout le monde l’aime, <strong>Jeanne</strong>.</p>
<p>Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d’eux. A l’image de <strong>Matt</strong>, son mari, dont elle connaît chaque regard sans qu’il ne se soit jamais préoccupé du sien.<br />
<strong>Jeanne</strong> bien élevée, polie par l’épreuve ( son fils est mort à sept ans, malade), qui demande pardon à tous et salue jusqu’aux réverbères. <strong>Jeanne</strong>, qui a passé ses jours à s’excuser est brusquement frappée par le mal. <em>«  Il y a quelque chose  »</em>, lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d’elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d’avant.</p>
<p><span id="more-4868"></span></p>
<p>En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. <strong>Jeanne</strong> ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s’éprend de liberté. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas.<br />
Avec<strong> Brigitte</strong> la flamboyante, <strong>Assia</strong> l’écorchée et l’étrange <strong>Mélody </strong>( qui leur raconte que sa fille Eva a été enlevée par son ex-compagnon) trois amies d’affliction, <strong>Jeanne</strong> la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.</p>
<p><strong>Sorj Chalandon</strong> explore ici ce qu&rsquo;est la sororité, la fraternité au féminin. Celle qui unit les femmes, jusqu&rsquo;au bout. Trop loin ? J&rsquo;ai eu un peu de mal à suivre l&rsquo;auteur – que je respecte énormément et dont plusieurs des romans ont été chroniqués sur ce blog – jusqu&rsquo;à la fin de son histoire. Au fil des pages, malgré la description des affres de la maladie, on assiste à une fuite en avant que je trouve assez peu crédible. Dommage.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 80 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;avais compris. J&rsquo;avais peur. Je n&rsquo;avais pas demandé son avis à mon mari. Il existait peut-être un moyen d&rsquo;empêcher cela ? Brigitte m&rsquo;a parlé d&rsquo;elle. De son premier cancer. Ses cheveux qui l&rsquo;avaient quittée l&rsquo;un après l&rsquo;autre, et puis par poignées, enfin par plaques. Elle m&rsquo;a raconté le regard des autres. La contagieuse, la galeuse, la lépreuse, tous ces mots qu&rsquo;elle entendait dire. Alors, avant de ressembler à une damnée, Brigitte avait tout coupé. C&rsquo;est elle qui avait décidé, pas le venin. Son corps n&rsquo;appartenait ni au cancer ni à ceux qui voulaient l&rsquo;en guérir. Et voilà qu&rsquo;elle me proposait de faire de même. Maintenant. Prendre mes cheveux par surprise. Elle serait là. Et Assia, et la jeune Mélody. Elles m&rsquo;accompagneraient. Ni devoir ni obligation, amitié. Un peu comme si j&rsquo;allais essayer une robe. Les copines attendraient derrière le rideau d&rsquo;essayage. Rien de plus. Je ne savais pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entrions dans l&rsquo;appartement. Elle avait les clefs à la main. Je parlais, je parlais. Plus la gêne m&rsquo;étrangle et plus les mots se pressent. Non, tout n&rsquo;était pas chic. Un mélange brouillon de trois vies. Celle de Brigitte, faite de meubles montés sur un coin de parquet, de tabourets hauts, d&rsquo;objets chinés, de souvenirs marins et cette fausse commode, empruntée à un ancien amant, accessoiriste de plateau. Celle d&rsquo;Assia, entourée de voiles colorés, de cuivres, d&rsquo;arabesques et de tapis d&rsquo;Orient. Celle aussi de Mélody, qui tenait dans quelques valises au-dessus de la penderie. Pas un écrin, une bulle. Un repaire de femmes qui n&rsquo;attendent plus rien du dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais sorti la photo d&rsquo;Eva de mon sac. La plus belle petite fille du monde me souriait. Elle était ma force et nous serions la sienne. J&rsquo;ai regardé les vêtements sombres qui m&rsquo;accusaient. La tondue, l&rsquo;infanticide, la larguée par son mec, la trahie par son corps. J&rsquo;ai rêvé pour moi de couleurs. Après l&rsquo;hiver, je devais me changer en été.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une joie féroce&nbsp;&raquo;, Sorj Chalandon, Grasset. </strong></em></p>
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