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	<title>Quatrième de couv &#187; Sélection prix Roblès 2015</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>En face, une autre vie ?</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jun 2015 20:40:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Changer de vie, ça vous dit ? Le héros ( enfin, c&#8217;est vite dit!) de Pierre Demarty a décidé, un jour, de franchir la porte de son appartement, de traverser la rue et de s&#8217;installer dans un appartement situé en face de celui qu&#8217;il occupait jusque-là avec femme et enfants. Telle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-FACE.jpg" rel="lightbox[3109]"><img class="alignleft size-full wp-image-3111 colorbox-3109" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EN-FACE.jpg" alt="EN FACE" width="128" height="200" /></a> Changer de vie, ça vous dit ? Le héros ( enfin, c&rsquo;est vite dit!) de <strong>Pierre Demarty</strong> a décidé, un jour, de franchir la porte de son appartement, de traverser la rue et de s&rsquo;installer dans un appartement situé en face de celui qu&rsquo;il occupait jusque-là avec femme et enfants. Telle est l&rsquo;histoire de ce premier roman, également sélectionné pour le prix Roblès 2015 dont le lauréat sera connu<strong> ce vendredi 12 juin</strong>. J&rsquo;ai donc achevé la lecture des six romans sélectionnés de cette édition par <strong>&laquo;&nbsp;En face&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle que je vous ai racontée à la première ligne. Et c&rsquo;est tout ? A peu-près. Au fil des pages,<strong> Pierre Demarty</strong>, via le narrateur, copain de bistrot  rencontré aux Indociles heureux nous plonge dans la vie de <strong>Jean Nochez</strong> ( certains y ont reconnu l&rsquo;anagramme de l&rsquo;auteur Jean Echenoz). L&rsquo;homme tient une boutique de philatélie. Il vit avec <strong>Solange</strong>, son épouse insignifiante, et leurs deux enfants. Et un jour, Jean décide de changer de vie, de décor, d&rsquo;horizon. Mais à quelques mètres seulement de son autre vie.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Pierre Demarty,</strong> malheureusement très (trop) bavard nous emmène dans ce voyage immobile aux côtés de son anti-héros. On y parle de Paimpol, de l&rsquo;Islande, de timbres et de piliers de bistrot. Mais aussi d&rsquo;un amant, d&rsquo;un drakkar et de disputes conjugales.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 36-37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Pendant longtemps, Nochez ne sait pas quoi, ni quoi penser. </em>Ergo, non cogitat.<em> C&rsquo;est juste un homme seul et debout dans un appartement vide, et il faut se représenter cette chose considérable. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand il rentre chez lui toutefois, le début du perplexité qui l&rsquo;a à son insu assailli, et dont il aurait senti, à condition de prêter tant soit peu d&rsquo;attention à cette impression fugitive, la poigne moite le saisir par l&rsquo;échine pour le pousser au bord du vertige, a tôt fait de se dissiper, annihilé d&rsquo;un coup, comme d&rsquo;un coup de semelle déchaussée on expédie une blatte</em> ad patres<em> ou d&rsquo;un coup de fil un importun, par la reprise brutale du cours de la vie de Jean Nochez, avec son terrible cortège d&rsquo;encombrements joyeux, les enfants qui piaulent, la télé qui gueule, ou le contraire, et Solange qui prépare : un gratin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ainsi commença pour Jean un long et dernier printemps – après quoi, il entrerait pour toujours dans l&rsquo;hiver. Armés de la boussole et du compas troubles de nos beuveries, de loin en loin nous en observâmes le doux cataclysme, mesurant l&rsquo;avancée de la fonte des masques. De même que la mer à chaque ressac charrie des coquillages toujours un peu plus ébréchés, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il n&rsquo;en reste plus à la fin des temps que du sable pâle, ainsi chacune des visites de Nochez nous mettait en présence d&rsquo;un homme un peu plus décomposé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em><strong> &laquo;&nbsp;</strong>Le problème, ce n&rsquo;est pas tant d&rsquo;avoir dû prématurément renoncer à son grand voyage en solitude, contraint à l&rsquo;abandon par la force des choses plutôt que par celle de sa volonté propre. Non, ça renoncer, il a l&rsquo;habitude ; c&rsquo;est, chez lui, comme on dit, une seconde nature (quoique encore faudrait-il déterminer en quoi consiste la première) ; c&rsquo;est l&rsquo;oeuvre de toute une vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce n&rsquo;est pas non plus d&rsquo;avoir découvert une face de Solange jusqu&rsquo;ici demeurée cachée mieux que celle de la lune. Ca, au fond, c&rsquo;est presque une bonne surprise. On est content pour elle. C&rsquo;est un peu dégoûtant, bien sûr, et un peu contrariant, eu égard à l&rsquo;amour-propre, mais enfin, pour ce qu&rsquo;il en reste, de ça, on s&rsquo;en remettra. Et puis on la comprend, Solange, elle a toutes les circonstances atténuantes du monde : à sa place, moi aussi je m&rsquo;aurais été infidèle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">L&rsquo;idée du roman était peut-être originale&#8230; elle est malheureusement noyée par les mots et les digressions du narrateur, donc de l&rsquo;auteur qui donne l&rsquo;impression de s&rsquo;écouter écrire. Dommage. Ce n&rsquo;est pas à ce roman que je donnerai ma voix ! Rendez-vous vendredi pour connaître le lauréat 2015 !</span></p>
<p style="text-align: left"><strong> &laquo;&nbsp;</strong><strong><em><em>En face&nbsp;&raquo;, Pierre Demarty,</em></em></strong><em> <strong>Flammarion, 17€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Proust, par le petit bout de la lorgnette</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/05/proust-par-le-petit-bout-de-la-lorgnette/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/05/proust-par-le-petit-bout-de-la-lorgnette/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 05:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Le prix Emmanuel-Roblès est un prix littéraire décerné chaque année à l&#8217;auteur d&#8217;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" rel="lightbox[3091]"><img class="alignleft size-full wp-image-3094 colorbox-3091" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" alt="PROUST TER" width="200" height="293" /></a>Le <strong>prix Emmanuel-Roblès</strong> est un prix littéraire décerné chaque année à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog.</p>
<p>Poursuivons avec le cinquième, <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Pierre-Yves Leprince</strong>. L&nbsp;&raquo;auteur, peintre et scénographe, a découvert <strong>Marcel Proust</strong> en 1960. Il n&rsquo;aura eu de cesse, dès lors, de vouloir faire partager sa passion des mots de ce dernier. Il produira ainsi plusieurs émissions de radio consacrées à l&rsquo;auteur, pour le centenaire de sa naissance, en 1971.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;</strong>, son premier roman, paru en 2014, il signe un roman policier, mais aussi un essai sur la création littéraire. Un véritable roman d&rsquo;admiration, en tout cas.</p>
<p>Pierre-Yves Leprince a reçu le prix <strong>Jacques de Fouchier de L&rsquo;Académie française</strong> pour ce livre.</p>
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<p class="font_8"> L&nbsp;&raquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;une rencontre. Nous sommes en 1986, <strong>Noël</strong> le narrateur presque centenaire, écrit un livre de souvenirs sur sa rencontre avec <strong>Marcel Proust, en 1906</strong>. L&rsquo;écrivain de <strong>La Recherche du temps perdu</strong>, encore en gestation, se console de la mort de sa mère dans un hôtel à Versailles.  Il a trente-cinq ans.</p>
<p class="font_8"><strong>Noël,</strong> lui, a dix-sept ans. Issu d&rsquo;un milieu plus que modeste, il est coursier et travaille aussi pour une agence de détectives. L&rsquo;écrivain ayant perdu son précieux carnet de notes, le jeune homme va le retrouver. S&rsquo;ensuit une relation de sincère amitié entre les deux hommes, malgré leurs différences.</p>
<p class="font_8">Par la suite, les deux hommes vont être confrontés, ensemble, à deux autres affaires, dont un crime. Au sein de l&rsquo;hôtel des Réservoirs, les rumeurs vont bon train&#8230;</p>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tandis que j&rsquo;observe mon professeur de maintien prendre une tranche de boeuf, apparue, cloche enlevée, dans le plat que lui tend le premier garçon, je me dis que, finalement, il est plus généreux que je ne pensais, m&rsquo;invitant publiquement à sa table en m&rsquo;enseignant les choses mine de rien avec bonté. J&rsquo;entendrai, plus tard, dire beaucoup de mal de lui, du fameux snobisme qui aurait obsédé sa vie, de son égoïsme, de sa méchanceté. Je sais bien qu&rsquo;une légende a toujours plus de force que la vérité mais, si la scène que je suis en train de décrire et d&rsquo;autres que je vais raconter pouvaient contribuer à contredire cette légende, j&rsquo;aurai eu raison de rédiger ces souvenirs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ces doutes inimaginables, une minute plus tôt, envers un homme que j&rsquo;admirais, que j&rsquo;aimais déjà comme un père spirituel (expression que je ne connaissais pas encore mais qui exprime exactement le sentiment que je ressentais), me firent mal. Il m&rsquo;était insupportable de le comparer aux messieurs dont il m&rsquo;avait conseillé de me méfier, ces messieurs que le Signor Minimo avait traités, la nuit dernière, tandis que je me réveillais dans le petit salon, de </em>travestiti,<em> voulant dire, sans doute, “invertis” plus que “travestis”. Devais-je soupçonner de ce vice, hautement reprouvé en public dnas son monde, d&rsquo;autant mieux pratiqué en secret, je le savais, celui dont j&rsquo;aurais tant voulu devenir l&rsquo;ami ? Devais-je me soupçonner moi-même d&rsquo;éprouver une affection suspecte ? Monsieur Proust me paraissait au-dessus des petitesses de la vie, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;habitude de m&rsquo;interroger sur moi, j&rsquo;étais jeune, j&rsquo;avais faim, mes pensées changèrent de direction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong> &laquo;&nbsp;<em> “Vérités illuminantes” était une expression trop au-dessus de mon âge et de mon niveau pour que je pusse la comprendre, elle me frappa pourtant, je la retins, déjà retenu moi-même à cet homme par des liens que je ne pouvais ni définir, ni rompre. Je n&rsquo;étais pas son domestique, je ne serais sans doute jamais son ami tout à fait, je sentais que je lui serais fidèle quand même à jamais, quoi qu&rsquo;il fît. En cet après-midi de 1906, si mon Monsieur Proust est bien Marcel Proust, je suis devenu, comme tant d&rsquo;autres personne avant moi et après moi, esclave de sa parole illiminante, de ses yeux tristes et lumineux, de son sourire, de son esprit, de sa personne tout entière (je le suis toujours à la fin des années 80!).&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Une rencontre improbable entre un auteur précieux et colérique et un jeune homme qui a tout à découvrir, des enquêtes curieuses&#8230; Tous les élements d&rsquo;un bon roman, me direz-vous. En ce qui me concerne, ce n&rsquo;est pas le cas. Je n&rsquo;ai pas aimé ce livre que j&rsquo;ai trouvé bavard, redondant&#8230; et trop long. Peut-être que je n&rsquo;ai pas l&rsquo;heur d&rsquo;apprécier à sa juste valeur la magie proustienne des mots. Tant pis pour moi ! L&rsquo;auteur, c&rsquo;est sûr, lui livre là un fabuleux hommage. Trop ?</span></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;, Pierre-Yves Leprince, Gallimard.</strong> </em></p>
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		<title>Aÿmati, ou l&#8217;étrange pouvoir de la transmission</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/29/aymati-ou-letrange-pouvoir-de-la-transmission/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2015 10:26:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Nouvelle découverte parmi les six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2015 ( organisé par les bibliothèques et alimenté par les avis émis au sein des nombreux comités de lecture), qui sera décerné en juin, dans le Loir-et-Cher. Cette fois, c&#8217;est à un véritable voyage dans le temps que nous [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></strong></h4>
<p>Nouvelle découverte parmi les six premiers romans sélectionnés pour le <strong>prix Roblès 2015</strong> ( organisé par les bibliothèques et alimenté par les avis émis au sein des nombreux comités de lecture), qui sera décerné en juin, dans le Loir-et-Cher. Cette fois, c&rsquo;est à un véritable voyage dans le temps que nous convie l&rsquo;auteure, <strong>Béatrice Castaner</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Aÿmati&nbsp;&raquo;</strong>, un roman atypique dans sa construction et sa langue. Tout en sensibilité. Mais étrange.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ayamati_couv.jpg" rel="lightbox[3039]"><img class="alignleft wp-image-3041 size-medium colorbox-3039" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ayamati_couv-199x300.jpg" alt="ayamati_couv" width="199" height="300" /></a>  <strong>Béatrice Castaner</strong>, agée de 54 ans, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Aÿmati&nbsp;&raquo;</strong> un roman pour le moins original. Secrétaire générale  du festival des Francophonies en Limousin, elle vit et travaille à Limoges, après avoir fait des fouilles archéologiques et du théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est triple. Trois périodes se mélangent, se répondent. Trois femmes racontent leur histoire à travers celle de leurs congénères.</p>
<p><strong>Aÿmati</strong>, une jeune femme de 30.000 ans, vit sur le continent européen. <strong>Mära</strong>, elle, va naître en Amérique du Nord. L&rsquo;une et l&rsquo;autre sont les deux dernières représentantes de leur espèce, néandertalienne pour la première, sapiens pour la seconde. Le seul lien entre elles ? Une statuette en ivoire.</p>
<p>Dans les années 2000, il y a aussi <strong>Gabrielle</strong>, archéologue française qui sera l&rsquo;articulation entre les deux espèces. Elle travaille avec <strong>Myn</strong>, qui en 2030, a fondé un parc africain en primatologie. Vingt ans plus tard, tout sera détruit, même les espèces&#8230;</p>
<p>Au fil des pages et des chapitres, les trois personnages et leurs récits se croisent, se répondent. Les questions se posent : celle de la transmission, celle de l&rsquo;héritage aussi. A travers l&rsquo;art notamment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 41 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Durant quatre jours, Aÿmati a parlé massé chanté caressé embrassé transmis à Jy le récit de leur clan, pour que Jy le reçoive de l&rsquo;autre côté de la vie. Elle a dessiné sur son corps à l&rsquo;ocre rouge les animaux qui l&rsquo;ont nourrie pour que Jy les retrouve là-bas. Durant quatre nuits Aÿmati  a tenu à distance les hyènes qui sont venues se nourrir de l&rsquo;odeur de la mort. Qui exigeaient leur dû, ce corps qui pourrit, pour le démembrer le décharner, casser ses os, engloutir la moelle et s&rsquo;en repaître quelque temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 47 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle sculpte, avec ses pointes de silex, les morceaux d&rsquo;ivoire posés tour à tour sur ses genoux protégés par une pièce de cuir. Sur chaque figurine, aucune bouche ne s&rsquo;ouvre pour laisser passer les mots. Les parles sont entre les lèvres d&rsquo;Aÿmati, sont dans le murmure qu&rsquo;elle transmet à chaque statuette, dans les histoires qu&rsquo;elle mène avec chacune, pour rester en vie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 108-109 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tu sais ce que sont les racines, Mära ? Les racines, celles qui t&rsquo;ancrent dans la terre où tu es née. pas les racines gorgées de sang qui te sont données à ta naissance; non plus celles qui te rattachent à un lieu géographique, à une langue ou à une culture. Non, celles-ci sont éphémères ou tronquées parfois pour en faire des armes de guerre. Oserais-je dire les “vraies” racines ? Mais il n&rsquo;y a pas de vérité qui ne s&rsquo;envole lorsque nous croyons l&rsquo;atteindre. Alors comment te dire ? Les racines, celles données par le vivant. Celles qui ont repris attache en moi lorsque j&rsquo;ai eu Poss dans les bras, il y a huit ans.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Voilà un livre étonnant ! Tant par son sujet que dans sa forme.  Une très jolie découverte ! Le lauréat 2015 ? Allez savoir. Des quatre premiers romans sur les six sélectionnés que j&rsquo;ai lus, c&rsquo;est, de loin, le plus original. Mais, patience, le lauréat sera connu d&rsquo;ici quelques semaines. En attendant, bonne lecture !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Aÿmati&nbsp;&raquo;, Béatrice Castaner, Serge Safran éditeur, 14,50€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les pas de l&#8217;étonnant Octavio&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2015 07:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 &#160; Aux antipodes de l&#8217;univers de &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187;, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&#8217;Octavio. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2015 dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin. Avec &#171;&#160;Le voyage d&#8217;Octavio&#160;&#187;, Miguel Bonnefoy livre une fresque picaresque et une fable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" rel="lightbox[3031]"><img class="alignleft size-full wp-image-3032 colorbox-3031" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" alt="VOYAGE OCTAVIO" width="230" height="342" /></a> Aux antipodes de l&rsquo;univers de<strong> &laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&rsquo;<strong>Octavio</strong>. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le <strong>prix Roblès 2015</strong> dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> livre une fresque picaresque et une fable baroque.</p>
<p>Dans ce premier roman – <strong>Miguel Bonnefoy</strong> est cependant déjà l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Icare et autres nouvelles&nbsp;&raquo;</strong>, salué en 2013 par le prix du Jeune écrivain de langue française – l&rsquo;auteur franco-vénézuelien plonge ses lecteurs dans l&rsquo;univers d&rsquo;un jeune paysan analphabète qui, d&rsquo;aventures en rencontres, découvrira l&rsquo;amour et l&rsquo;écriture.</p>
<p>Tous les codes du roman picaresque sont là. L&rsquo;histoire d&rsquo;un héros miséreux qui vit des aventures extravagantes et pittoresques alors, en toile de fond un pays aux accents magiques et aux allégories joyeuses.</p>
<p>Si le livre s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;épidémie de peste qui s&rsquo;abat sur le village de <strong>Saint-Paul-de-Limon</strong>, il nous fait suivre, des décennies plus tard, le jeune <strong>Octavio</strong>. Il prête ses bras et sa force à tous ceux qui le lui demandent. Même les voleurs, commandés par le cultivé mais terrible<strong> Guerra</strong>.  Il rencontrera la belle <strong>Venezuela</strong> qui lui apprendra les mots et l&rsquo;écriture avant de fuir, une fois encore.</p>
<p>On le suit de page en page, arpentant son pays, entre légendes, poids de la religion et celui, plus cruel encore, de la société. On découvre ainsi le Venezuela, pays de l&rsquo;auteur qui a d&rsquo;ailleurs écrit <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong> directement en français. Né d&rsquo;une mère vénézuelienne et d&rsquo;un père chilien, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> a grandi entre la France, Caracas et le Portugal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ici, on parlait du banditisme avec respect, comme d&rsquo;un art, ou bien d&rsquo;un métier délicat. Guerra était entouré d&rsquo;une confrérie de vieux cambrioleurs qui ressemblaient à des alchimistes, tous décidés à revenir à une époque où la crasse et la rusticité n&rsquo;étaient pas encore entrées dans les moeurs. L&rsquo;argent du butin se rassemblait dans une cagnotte commune et se distribuait à parts égales. La majortié suivait l&rsquo;Evangile, d&rsquo;autres priaient confusément la Vierge, les saints et tous les morts du cimétière. Ces hommes n&rsquo;étaient ni des Lacenaire, ni des Villon, ni des Caravage. C&rsquo;étaient seulement des êtres de nulle part, exerçant un métier cruel avec rigueur et passion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong>&laquo;&nbsp;La faim les traîna jusqu&rsquo;aux cimétières. Ils fourragèrent au fond des tombes, pillant dans l&rsquo;obscurité des caveaux, trouvant de petites croix en bronze épinglées à des haillons, des rosaires en nacre, des ceintures brodées en perle de verre. Ils découvrirent une fois une petite statue yanomami transformée en lutrin où les pages d&rsquo;une bible avaient été dévorées par la vermine. Ils devinrent si miséreux que, du côté du péché, la moral penchait pour eux.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 85 :</strong><em> &laquo;&nbsp;A partir de ce jour, le voyage d&rsquo;Octavio ne fut plus celui du mendiant. Son errance prit une purelé telle qu&rsquo;elle semblait inviter tout homme à la suivre aveuglément. La disparition de l&rsquo;hôte lui laissa un émoi brutal qu&rsquo;il transforma aussitôt en élan de curiosité. Il ne sortir pas de la forêt de San Esteban. Il préféra parcourir les hameux en bordure de l&rsquo;autoroute vers Moron. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il s&rsquo;engagea dans les lisières, entre Las Trincheras et El Cambur, où il trouva des villages si isolés qu&rsquo;on n&rsquo;y recevait pas de courrier. Là où il passait, il apportait toujours la richesse des moissons, la bonne récolte, les nouvelles d&rsquo;un hameau voisin. Il marchait dans les rues entre les chats et les chèvres, la boue jusqu&rsquo;aux chevilles, vêtu d&rsquo;une étoffe légère, ceinte d&rsquo;une courroie, où il avait accroché un sac rempli d&rsquo;akènes et de fruits secs. Il portait en bandoulière les pattes d&rsquo;un coq dont il avait mangé la moitié et salé le reste pour une autre bouche que la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un hymne au Venezuela ! Et un premier roman tout en poésie et en allégories. Quelques moments savoureux dans ce roman, mais je n&rsquo;ai pas été sensible à l&rsquo;atmosphère qui s&rsquo;en dégage.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavia&nbsp;&raquo;, de Miguel Bonnefoy, Rivages.</strong> </em></p>
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		<item>
		<title>Aux confins de l&#8217;empire, &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/04/27/aux-confins-de-lempire-karpathia/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/04/27/aux-confins-de-lempire-karpathia/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2015 07:47:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Sélection prix Roblès 2015 On poursuit la découverte de la sélection 2015 du prix Roblès avec &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187; de Mathias Menegoz. Comme Adrien Bosc ( qui a cumulé les récompenses pour son &#171;&#160;Constellation&#160;&#187;, Mathias Menegoz a obtenu un prix prestigieux en raflant le prix Interallié. L&#8217;auteur signe là une fresque historique assez incroyable qui, au [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"> <strong><span style="color: #008000"> Sélection prix Roblès 2015</span></strong></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-KARPATHIA.jpeg" rel="lightbox[3014]"><img class="alignleft size-full wp-image-3016 colorbox-3014" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COUV-KARPATHIA.jpeg" alt="COUV KARPATHIA" width="176" height="256" /></a>On poursuit la découverte de la sélection 2015 du prix Roblès avec <strong>&laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathias Menegoz</strong>. Comme <strong>Adrien Bosc</strong> ( qui a cumulé les récompenses pour son <strong>&laquo;&nbsp;Constellation&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Mathias Menegoz</strong> a obtenu un prix prestigieux en raflant le prix <strong>Interallié</strong>.</p>
<p>L&rsquo;auteur signe là une fresque historique assez incroyable qui, au fil de presque 700 pages, nous fait découvrir la Transylvanie, en 1833.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MENEGOZ.jpg" rel="lightbox[3014]"><img class="alignleft size-full wp-image-3017 colorbox-3014" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MENEGOZ.jpg" alt="MENEGOZ" width="534" height="267" /></a>Mathias Menegoz</strong> a 46 ans. Scientifique de formation, il s&rsquo;est penché sur l&rsquo;une des branches de sa famille et a ainsi découvert les<strong> différentes communautés de la Mitteleuropa</strong>. Après des mois de recherches à la bibliothèque nationale autrichienne, il a imaginé ce roman-fleuve. Passionnant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle du comte <strong>Alexander Korvanyi.</strong> Ce capitaine hongrois, héritier d&rsquo;une grande famille de seigneurs féodaux, décide de quitter Vienne et l&rsquo;armée pour s&rsquo;installer sur ses terres, en<strong> Transylvanie, une terre complexe où se mêlent Magyars, Saxons et autres Valaques. Une terre où tentent de coexister plusieurs religions, différentes juridictions&#8230; et un régime féodal qui était un peu tombé en désuétude.<br />
</strong></p>
<p>Avec  sa jeune épousée autrichienne <strong>Cara von Amprecht</strong>, il va tenter de remettre son monde au pas. Non sans mal. Il lui faut gagner la confiance de son intendant, se faire obéir de ses serfs et faire fructifier ses terres et ses droits. De quoi perturber, et c&rsquo;est peu de le dire, les habitudes prises depuis la forteresse familiale n&rsquo;était plus tenue par la famille Korvanyi.</p>
<p>Une chasse qui se transforme en guérilla, d&rsquo;horribles légendes qui reprennent vie après un viol, une étrange et sécrète confrérie des forestiers qui souhaite émanciper les hommes qui vivent là tout en multipliant les pillages&#8230; Cara et son mari se battent, mais comment faire quand l&rsquo;ennemi est aussi à l&rsquo;intérieur ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 178 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le compte passa en revue les chefs des principales familles que lui présentait Lànffy. Il fit un bref discours en hongrois pour annoncer qu&rsquo;il vivrait désormais presque tout le temps au château, qui l&rsquo;époque de l&rsquo;abandon et du laisser-aller était finie et qu&rsquo;il consacrerait tous ses efforts à restaurer l&rsquo;ordre, la justice et la prospérité dans ses domaines. L&rsquo;assemblée sur la prairie fit apparaître clairement l&rsquo;infériorité numérique des Saxons et des Magyars par rapport aux Valaques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 370 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le comte était haï par les serfs valaques plus que par les autres communautés : il avait banni Ion Varescu, il avait pris parti en faveur des Tziganes et maintenant il les chargeait de faire seuls la corvée des moissons, pour les exclure de toute participation à la Jagdfest&#8230; Cependant, puisqu&rsquo;ils étaient habituellement les plus maltraités de tous les serfs, ils étaient aussi les plus endurcis. Pour résister à l&rsquo;oppression, les Valaques de la Korvanya avaient un avantage secret par rapport aux autres serfs : même si la plupart d&rsquo;entre eux ignoraient presque tout des forestiers et de Vlad leur maître, ils baignaient dans les légendes tissées autour de lui. Ils avaient foi en une Puissance mystérieuse qui veillait sur eux. Ainsi les prières qui s&rsquo;élevaient de l&rsquo;église orthodoxe prenaient une force particulière. Ces prières les réconfortaient d&rsquo;autant mieux qu&rsquo;ils croyaient confusément sentir la proximité du Sauveur auxquelles elles s&rsquo;adressaient. En ces temps de crise, le pope s&rsquo;efforçait d&rsquo;étouffer ses propres scrupules théologiques et tolérait cette confusion sans la combattre ni l&rsquo;entretenir ouvertement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 520 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parmi les forestiers qui attaquaient le château des Korvanyi, seul Vlad en connaissait l&rsquo;intérieur. Ses souvenirs anciens n&rsquo;avaient perdu ni en férocité ni en précision. Les autres forestiers furent un peu désorientés après avoir atteint leur premier objectif, la capture du portail. Mais leurs ordres étaient simples : tout tuer et tout détruire, le plus vite possible. Ils se dispersèrent donc par groupes de deux ou trois pour traquer leur gibier et fouiller les différents bâtiments avant d&rsquo;y mettre le feu. Malgré les recommandations de leurs chefs, nombre d&rsquo;entre eux étaient aussi prêts à s&rsquo;attarder et à s&rsquo;encombrer en pillant les richesses du seigneur Korvanyi, tant le succès facile de leur premier assaut les mettait en confiance.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman qui ne m&rsquo;inspirait pas vraiment au départ et que j&rsquo;ai pourtant dévoré ! Si l&rsquo;histoire ne s&rsquo;étale pas sur une longue période, elle est cependant très dense, très riche&#8230; et pleine de rebondissements. Loin des clichés sur la Transylvanie, nous voilà au plus près d&rsquo;un contexte social, racial et religieux plutôt compliqué. Le comte Korvanyi, lui, ne changera pas de ligne de conduite, au milieu des montagnes et des grandes forêts que ses aieux lui ont transmis. Un premier roman remarquable.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;, Mathias Menegoz, P.O.L., 23,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;Constellation&#160;&#187; ou le vol maudit</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/04/04/constellation-ou-le-drame-des-destins/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2015 16:12:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ginette Neveu]]></category>
		<category><![CDATA[Grand prix du roman de l'Académie française]]></category>
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		<category><![CDATA[Prix littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[projets]]></category>
		<category><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015]]></category>
		<category><![CDATA[victimes]]></category>
		<category><![CDATA[vol Paris/New-York]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Le prix Roblès, c&#8217;est reparti ! Depuis 1990, ce prix, créé par les bibliothèques du Loir-et-Cher, est décerné courant juin, par les lecteurs réunis au sein de comités. En course, six premiers romans, sortis récemment, déjà primés ou pas. Quid de la sélection 2015 ? Elle compte six univers : - [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000"><strong>Sélection prix Roblès 2015</strong></span></h4>
<p>Le <strong>prix Roblès</strong>, c&rsquo;est reparti ! Depuis 1990, ce prix, créé par les bibliothèques du Loir-et-Cher, est décerné courant juin, par les lecteurs réunis au sein de comités. En course, six premiers romans, sortis récemment, déjà primés ou pas.</p>
<p>Quid de la sélection 2015 ? Elle compte six univers :</p>
<p><b>- &laquo;&nbsp;Le voyage d’Octavio&nbsp;&raquo; </b>de Miguel Bonnefoy (Rivages).</p>
<p><b>- &laquo;&nbsp;Constellation&nbsp;&raquo;</b> d’Adrien Bosc (Stock).</p>
<p><b>- &laquo;&nbsp;Àÿmati&nbsp;&raquo;</b> de Béatrice Castaner (Flammarion).</p>
<p><b>- &laquo;&nbsp;En face&nbsp;&raquo; </b>de Pierre Demarty (Flammarion).</p>
<p><b>- &laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo; </b> de Pierre-Yves Leprince (Gallimard).</p>
<p><b>-  &laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo; </b>de Mathias Menegoz (P.O.L.).</p>
<p>Qui succédera à <strong>Nicolas Clément</strong>, auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo;</strong> qui avait remporté l&rsquo;édition 2014 et dont j&rsquo;avais beaucoup le texte ( redécouvrez le post<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/29/sauf-les-fleurs-roman-dune-vengeance/"> ici</a> </strong>).</p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Bosc_Adrien.jpg" rel="lightbox[2989]"><img class="alignleft size-full wp-image-2994 colorbox-2989" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Bosc_Adrien.jpg" alt="Bosc_Adrien" width="159" height="159" /></a>Première étape littéraire avec<strong> &laquo;&nbsp;Constellation&nbsp;&raquo;,</strong> d&rsquo;<strong>Adrien Bosc</strong>. Ce dernier, âgé de 29 ans, est écrivain et éditeur. Il a fondé les Editions du Sous-sol.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? La quatrième de couverture est, on ne peut plus claire.</p>
<p><strong> Le 27 octobre 1949</strong>, le nouvel avion d’Air France, le <strong>Constellation</strong>, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers.</p>
<p>Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose <strong>Adrien Bosc</strong> dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend &laquo;&nbsp;nécessaire&nbsp;&raquo; ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ?</p>
<p>Si l’on connaît <strong>Marcel Cerdan</strong>, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut <strong>Ginette Neveu</strong>, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. <strong>&laquo;&nbsp;Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><span id="more-2989"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CONSTELLATION.jpg" rel="lightbox[2989]"><img class="alignleft size-full wp-image-2996 colorbox-2989" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CONSTELLATION.jpg" alt="CONSTELLATION" width="101" height="160" /></a> Une histoire vraie, un terrible fait-divers donc, au coeur de ce premier roman qui se lit d&rsquo;une traite et qui, depuis sa sortie, a déjà accumulé plusieurs prix. Parmi eux, le prix de la Vocation, le prix Gironde Nouvelles écritures et j&rsquo;allais dire surtout, le <strong>Grand prix du roman de l&rsquo;Académie française</strong> qui, exceptionnellement, a couronné un premier roman. <strong>&laquo;&nbsp;Constellation&nbsp;&raquo;</strong> a aussi trouvé sa place dans plusieurs &laquo;&nbsp;short-lists&nbsp;&raquo; de prix comme celle du prix Renaudot, du prix de Flore, du prix Jean-Giono et du Grand prix des lectrices de Elle.</p>
<p>Un roman de 193 pages qui mêle les destins, les vies des protagonistes de cet accident aérien qui, en son temps, défraya la chronique. Un livre qui cherche aussi des signes, des corrélations entre les faits, comme pour mieux les accepter.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 47 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les cinq jeunes bergers émigrent pour revenir, partent pour s&rsquo;installer plus tard dans la vallée, un détour immense, seule solution qui leur est offerte. L&rsquo;espoir de retrouver aux Etats-Unis les cousins, frères, amis déjà partis, ces bergers illustres qui avaient troqué les sentiers des Pyrénées pour des montagnes inconnues, un contrat de </em>ranchman<em> de dix, quinze ans au terme duquel ils retournaient au pays, prospères et fiers, devenaient pour les villageois “les Américains”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Prends l&rsquo;avion, le bateau c&rsquo;est trop long !&nbsp;&raquo; suppliait Edith la veille au téléphone, le Constellation traverserait l&rsquo;Atlantique dans la nuit de jeudi à vendredi, il serait à New York au matin, il irait la réveiller. Ils passeraient la journée ensemble, le soir il l&rsquo;écouterait chanter au Versailles. La prophétie est oubliée. Marinette au téléphone quelques minutes avant l&rsquo;embarquement fait part d&rsquo;un mauvais pressentiment, elle est angoissée, il ne lui connait pas de telles alarmes. Il la rassure. Pendant ce temps, Jo Langman arrache aux hôtesses d&rsquo;Air France trois places sur un vol pourtant complet. Le champion du monde vaut bien un droit de priorité dont font les frais Mme Erdmann, directrice d&rsquo;une maison de parfum, et un jeune couple d&rsquo;Américains en voyage de noces à Paris. Au bar de l&rsquo;aéroport, flanqué de ses deux acolytes, Marcel trinque à la reconquête. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>LaMotta me paiera cher sa dérobade ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 104 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A Paris, les quotidiens brodent jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement du filon le feuilleton des Açores. Aux théories échafaudées, aux experts interrogés, aux récits romancés de l&rsquo;expédition succède l&rsquo;attente des grandes pompes funèbres. Le dénouement s&rsquo;étire tandis que, meublant les colonnes, pisse-copies de service livrent leurs statistiques : 585.851 personnes ont traversé l&rsquo;Atlantique depuis 1945, 20.205 trajets dans les deux sens. L&rsquo;éphéméride d&rsquo;une semaine de Toussaint, une liste de noms oubliés, de ministères renversés, de faits divers, d&rsquo;anniversaires et de festivités. De unes en entrefilets, d&rsquo;informations sous le trait en titrailles tapageuses, de publicités en vignettes, cahiers, éditions spéciales, un ensemble de papiers collés d&rsquo;où s&rsquo;extrait, aux cris des vendeurs de rue et des rotatives, le cadavre exquis de l&rsquo;invariable marche du monde. Et défilent à toute vitesse, miniaturisées et enroulées en bande de microfilms, les actualités.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Adrien Bosc avait là un sujet en or, avec un drame, des &laquo;&nbsp;pipoles&nbsp;&raquo;, des personnages secondaires pittoresques&#8230; Assurément de quoi concocter un roman à succès. On le lit très rapidement, on passe sur les redites et le style un peu simple. Un livre qui ne me laissera cependant pas de souvenirs impérissables. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Assez d&rsquo;arguments pour décrocher le prix Roblès 2014 ? Ce serait aller un peu vite en besogne. Il en reste encore cinq à lire !<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Constellation&nbsp;&raquo;, Adrien Bosc, Stock, 18€.</em> </strong></p>
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