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	<title>Quatrième de couv &#187; sélection prix Roblès 2013</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Prix Roblès 2013  : &#171;&#160;La plume de l&#8217;ours&#160;&#187; de Carole Allamand</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 19:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Duval]]></category>
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		<category><![CDATA[polar biographique]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus que quelques jours à patienter pour connaître le lauréat du prix Roblès 2013 ! C&#8217;est en effet, ce vendredi 7 juin, que les comités de lecture de cette nouvelle édition devront rendre public leur choix parmi les six auteurs de premiers romans sélectionnés. Le prix sera décerné en présence de membres de l&#8217;Académie Goncourt. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Plus que quelques jours à patienter pour connaître le lauréat du<strong> prix Roblès 2013</strong> !</p>
<p>C&rsquo;est en effet,<strong> ce vendredi 7 juin</strong>, que les comités de lecture de cette nouvelle édition devront rendre public leur choix parmi les six auteurs de premiers romans sélectionnés.<strong> <a title="L'article de la NR relatant le Roblès 2013" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/05/25/Six-romans-pour-voyager-1479344">Le prix</a></strong> sera décerné en présence de membres de l&rsquo;<strong>Académie Goncourt</strong>.</p>
<p>Pas question de vous dévoiler ici le choix fait par le comité de lecture auquel j&rsquo;appartiens. Motus !</p>
<p>Il me reste cependant à présenter le dernier des six romans lus à cette occasion.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLUME-OURS.jpg" rel="lightbox[1747]"><img class="alignleft  wp-image-1752 colorbox-1747" style="margin: 10px" alt="PLUME OURS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLUME-OURS.jpg" width="56" height="90" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;ai donc achevé cette nouvelle expérience du <strong>prix Roblès</strong> en ouvrant <strong>&laquo;&nbsp;La plume de l&rsquo;ours&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Carole Allamand</strong>. Un livre dont j&rsquo;ai peiné à comprendre le cheminement, je dois bien l&rsquo;avouer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1747"></span></p>
<p>Née à Genève en 1967,<strong> Carole Allamand</strong> réside depuis 1993 aux États-Unis. Ardente avocate des ours, auteur d’un livre sur <strong>Marguerite Yourcenar</strong> et de nombreux articles sur des écrivains français et américains, elle enseigne la littérature contemporaine dans une grande université de la côte est.</p>
<p>Des éléments biographiques qui font écho au personnage principal du roman, <strong>Carole Courvoisie</strong>r. Etudiante suisse, celle-ci est récipiendaire d&rsquo;une bourse pour, aux Etats-Unis, trouver des éléments permettant de comprendre la <strong>&laquo;&nbsp;rupture duvalienne&nbsp;&raquo;, du nom de cet auteur suisse romand, Camille Duval,</strong> qui après un roman sulfureux s&rsquo;est enfui avec sa fille aux Etats-Unis. Il se fait oublier puis revient dans l&rsquo;actualité littéraire dix ans plus tard&#8230; avant de mourir mystérieusement au milieu des années 70, en Alaska.</p>
<p>Depuis, les biographes et autres chercheurs se disputent les raisons de cette révolution duvalienne. Comment devient-on un génie ? Voilà la question à laquelle<strong> Carole Courvoisier</strong> va s&rsquo;atteler au début des années 2000.</p>
<p><strong>Et c&rsquo;est elle, au fil d&rsquo;un road-movie qui conduit le lecteur de Manhattan à l&rsquo;Alaska en passant par le Vermont, l&rsquo;Utah et le Kentucky, qui va découvrir la vérité sur Camille Duval, personnage également imaginé par l&rsquo;auteure.</strong></p>
<p>Rencontres, échanges de courrier, Carole mène une enquête auprès de la fille de l&rsquo;écrivain, <strong>Sylvie</strong>, auprès de son infirmière également,<strong> Lily.</strong></p>
<p>Aux côtés de Carole, <strong>Jasper</strong>, un jeune vétéran d&rsquo;Irak qui disparaît cependant après les événements du 11 septembre 2001. Sa mère <strong>Marie-Claude</strong>, son père, son frère sont également des personnages prégnants dans ce roman tous comme les collègues de celle qui deviendra professeure (comme l&rsquo;auteure d&rsquo;ailleurs). Impossible de ne pas citer<strong> l&rsquo;ourse, Camille</strong>, qui joue un rôle essentiel (si,si) dans ce roman que certains ont qualifié de <strong>polar biographique.</strong></p>
<p><strong>Lors du salon du Livre 2013, l&rsquo;auteure Carole Allamand raconte son premier roman dans une vidéo</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/m50t62WaSpc?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[ &#8230;] Au fond, Sylvie Duval était flattée qu&rsquo;on s&rsquo;intéresse pour une fois aux versants moins glorieux d&rsquo;un génie qui s&rsquo;était révélé être un père de second ordre. Il n&rsquo;était pas suffisant au panégyrique de repousser dans l&rsquo;ombre l&rsquo;entourage des grands hommes, il fallait encore lui donner tort, prêter à M.Kafka père ou à Mme Simenon le coeur de pierre contre lequel l&rsquo;auteur aurait aiguisé sa plume. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 322</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Lily avait-elle été, après tout et même si le mot faisait sourire, la muse du vieil Helvète ? Etait-elle à l&rsquo;origine de cette nouvelle voix, qui avait incité le romancier à sortir de sa réserve métaphorique, à déployer ses phrases comme les pygargues leurs ailes au-dessus de la baie de Jamestown ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 329 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se garda en revanche d&rsquo;évoquer une expérience commencée il y a une quinzaine de jours. Sentant que Camille aimait qu&rsquo;on lui parle, mais ayant épuisé le stock de phrases bébêtes réservées aux animaux de compagnie, elle s&rsquo;était décidée à lui faire la lecture. Vers 16 heures, lorsqu&rsquo;elle calait sur la rédaction de sa biographie, elle remplissait un sac à dos de pommes et de livres choisis dans la bibliothèque de Lily, et enfourchait lé vélo pour se rendre au refuge. Doug Fern laissait la clé sur le cadenas qui fermait l&rsquo;enclos, les grosses pattes de Camille ne possédant pas la dextérité nécessaire pour l&rsquo;ouvrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ma dernière rencontre avec l&rsquo;un des six premiers romans de la sélection Roblès n&rsquo;aura pas été la plus enthousiasmante, pas la plus intéressante non plus. Je pense avoir lu trop de polars pour apprécier la trame de l&rsquo;histoire. Non, je n&rsquo;ai pas trouvé cela truculent, ludique et palpitant.  On avance dans la lecture sans savoir où l&rsquo;auteure veut nous emmener. D&rsquo;habitude, c&rsquo;est plutôt bon signe. Pas cette fois. Dommage. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La plume de l&rsquo;ours&nbsp;&raquo;, Carole Allamand, Stock (La forêt), 21,50€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187; de Raphaël Jerusalmy</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/29/prix-robles-2013-sauver-mozart-de-raphael-jerusalmy/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 19:39:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Autriche]]></category>
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		<category><![CDATA[Deuxième Guerre mondiale]]></category>
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		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
		<category><![CDATA[Otto J.Steiner]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaël Jerusalmy]]></category>
		<category><![CDATA[sanatorium]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le Roblès 2013 ? Je viens de finir &#171;&#160;Sauver Mozart&#160;&#187;, de Raphaël Jerusalmy. Encore une bonne surprise. &#160; Raphaël Jerusalmy, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Où en êtes-vous dans la lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Découvrez ici la sélection 2013" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/#more-1486">Roblès 2013</a> </strong>? Je viens de finir <strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Raphaël Jerusalmy</strong>. Encore une bonne surprise.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1665 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="MOZART" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOZART.jpg" width="72" height="137" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" rel="lightbox[1661]"><img class="alignleft  wp-image-1664 colorbox-1661" style="margin: 10px" alt="AVT_Raphael-Jerusalmy_3045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Raphael-Jerusalmy_3045.jpeg" width="120" height="160" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Raphaël Jerusalmy</strong>, a déjà écrit deux ouvrages mais pas de roman. Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de la Sorbonne, ce dernier a fait une carrière au sein des services de renseignements militaires israéliens. Aujourd&rsquo;hui, il est marchand de livres anciens en Israël.</p>
<p>Pour<strong> &laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Raphaël Jerusalmy</strong> a obtenu le Prix littéraire de l&rsquo;Ecole normale supérieure de Cachan 2013.</p>
<p><span id="more-1661"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce court romande 149 pages publié chez <strong>Actes Sud</strong> ? <strong>C&rsquo;est celle de Otto. J.Steiner. Critique musical installé à Salzbourg, en Autriche, Otto est vieux et malade. Il vit dans un sanatorium. Nous sommes au lendemain de l&rsquo;Anschluss, à l&rsquo;été 1939.</strong></p>
<p><strong>Otto</strong> est juif, seul, tuberculeux. Il tient un journal qu&rsquo;il espère pouvoir remettre à son fils, parti. Il n&rsquo;aime que la musique et tente de s&rsquo;y réfugier alors que la guerre, les privations et la culture hitlérienne s&rsquo;installent.</p>
<p>De juillet 1939 à août 1940, d&rsquo;un festival de musique dédié à Mozart à un autre, nous suivons la vie d&rsquo;Otto qui, bien que malade, veut rester debout. Digne. Patiemment, ce dernier va d&rsquo;ailleurs orchestrer la vengeance de la musique contre l&rsquo;Histoire. Avec plus ou moins de succès tandis que son quotidien se dégrade. Faim, froid, trahisons et autres petites lâchetés.</p>
<p>Pour aller plus loin, voici l&rsquo;article consacré à un documentaire diffusé sur France 5. On y parle de résistance à l&rsquo;opéra Garnier. Le lien est <a href="http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-15-2013/articles/p-17892-Un-air-de-resistance-a-l-Opera.htm">ici</a>.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 46-47 :</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Lundi 29 janvier 1940</p>
<p><em>Cloué au lit depuis hier. Le gardien de nuit m&rsquo;a ramassé dans la cour. Tout gelé. Samedi a été très dur. Dès le réveil, j&rsquo;ai senti que ça n&rsquo;allait pas. Gorge sèche, grelottements, maux de poitrine, de dos, crampes, nausée. Je n&rsquo;ai rien voulu dire. De dessous les draps, j&rsquo;ai vu les autres comme dans un brouillard. On aurait dit des ombres chinoises. Je n&rsquo;arrivais plus à respirer, comme quelqu&rsquo;un qui se noie. Günter m&rsquo;a apporté de l&rsquo;eau. De l&rsquo;eau, à un noyé ?  </em></p>
<p><em>La nuit, encore pire. Poussée de fièvre, diarrhée. Honte. Colère. Lorsque les autres se sont enfin endormis, je me suis traîné jusqu&rsquo;à la cour et je me suis étendu dans la neige. J&rsquo;ai regardé les branches des arbres, le ciel d&rsquo;où tombait un rayon de lune. </em></p>
<p><em>Ce suicide, ça m&rsquo;a fait du bien&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 53 </strong><em><strong>:</strong> &laquo;&nbsp;Je comprends le désarroi de Hans. Cette ingérence des nazis dans le programme du </em>Festspiele<em> est inadmissible. Révoltante. Faire du festival un vulgaire outil de propagande, un amusement troupier, c&rsquo;est un comble. Prendre Mozart en otage. L&rsquo;avilir ainsi. N&rsquo;y a-t-il donc personne pour empêcher un tel outrage ? </em></p>
<p><em>Cette fois-ci, ils dépassent les bornes ! On ne peut tout de même pas les laisser faire une chose pareille. Sans s&rsquo;insurger, sans réagir. Il faut mettre fin à cette mascarade. A tout prix. Il faut sauver Mozart ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong> Pages 102-103 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce matin, Stephan nous a annoncé que l&rsquo;enquête était terminée et que nous pouvions descendre à la cantine. Tout le monde cherchait à savoir ce qui s&rsquo;était passé. L&rsquo;intendant est entré, suivi du personnel. Il nous a informés que le docteur Müller avait été arrêté sur dénonciation du précédent concierge. Pour trafic de drogue. Müller revendait nos médicaments à une bande de malfrats. Au marché noir. Nous étions traités à l&rsquo;aspirine, en cachet ou en poudre, et au paracétamol dilué dans de l&rsquo;eau, pour les piqûres. D&rsquo;où la statistique. </em></p>
<p><em>Dans l&rsquo;armoire de pharmacie, il n&rsquo;y avait rien que des concoctions improvisées. Du sucre, des farines, des sirops de fruits, des colorants de teinturerie. Et même de la térébenthine. Rien qui puisse nous guérir. Ni tuer Hitler. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un texte ironique et cruel. Un régal que ce premier roman qui nous entraîne dans la vie de ce critique tuberculeux qui se lance dans un attentat musical. Le texte, sous forme de journal, se lit d&rsquo;une traite. Pas question pour lui que les marches militaires remplacent l&rsquo;oeuvre de Mozar ! Otto se bat contre plus fort que lui avec sa seule passion comme arme. L&rsquo;humour est grinçant, la gravité, elle, se fait malicieuse. A découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Sauver Mozart&nbsp;&raquo;, de Raphaël Jerusalmy, Actes Sud, 17,10€.</strong> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Un homme effacé&#160;&#187; d&#8217;Alexandre Postel</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/25/prix-robles-2013-un-homme-efface-dalexandre-postel/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 10:29:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Postel]]></category>
		<category><![CDATA[Axel North]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[conventions sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Damien North]]></category>
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		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Un homme effacé]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Poursuivons notre lecture des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2013. Après &#171;&#160;Viviane Elisabeth Fauville&#160;&#187; et &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; dont vous pouvez lire mes posts ici et là, j&#8217;ai opté pour &#171;&#160;Un homme effacé&#160;&#187; d&#8217;Alexandre Postel. Bonne pioche ! Et véritable bonne surprise de la sélection. &#160; Le premier roman de cet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Poursuivons notre lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Retrouvez dans la NR l'article évoquant les modalités du prix Roblès" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696">prix Roblès 2013</a></strong>.</p>
<p>Après<strong> &laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;</strong> et<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez lire mes posts<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/">là</a></strong>, j&rsquo;ai opté pour<strong> &laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;</strong> d&rsquo;<strong>Alexandre Postel</strong>. Bonne pioche ! Et véritable bonne surprise de la sélection.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMME-EFFACE.jpg" rel="lightbox[1641]"><img class="alignleft  wp-image-1648 colorbox-1641" style="margin: 10px" alt="HOMME EFFACE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMME-EFFACE.jpg" width="120" height="177" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier roman de cet enseignant en littérature parisien, né en 1982, est plus que prometteur. Il a remporté le prix <strong>Landerneau Découvertes</strong> et, il y a quelques semaines le <strong>Goncourt du premier roman</strong>, et ce, avec une large majorité.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple et tragique. C&rsquo;est celle de <strong>Damien North</strong>, professeur de philosophie à l&rsquo;université. Veuf depuis 12 ans – son épouse, artiste peintre s&rsquo;est suicidée – <strong>North, petit-fils d&rsquo;une figure politique historique </strong>mène une vie simple, triste et sans fantaisie.</p>
<p>Un jour, des policiers frappent à sa porte. <strong>Ils trouvent  sur son ordinateur des images pédopornographiques. Damien North sait qu&rsquo;il est innocent mais la machine s&rsquo;emballe.</strong> Un  véritable engrenage. Jusqu&rsquo;au procès au cours duquel son avocat lui demande de plaider coupable, la prison où il fréquente un véritable pédophile.<strong> Damien North ne s&rsquo;est pas défendu. Forcément coupable, donc.</strong></p>
<p>Une lettre l&rsquo;innocente mais comment un soi-disant monstre peut-il se transformer en victime ? Et s&rsquo;il était vraiment coupable ? <strong>Autour de lui, ses collègues, son frère, ses voisins et plus largement la société se laissent prendre au piège.</strong> Dans un sens, puis dans l&rsquo;autre. Au fil des images désormais retouchées à jamais de la vie d&rsquo;un homme. <strong>Damien North</strong> s&rsquo;éloigne, se coupe de toute vie sociale. Assez de signes pour prouver sa culpabilité, non ?</p>
<p><span id="more-1641"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A travers ce roman brillant, composé en deux parties ( &laquo;&nbsp;les jours atroces&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les jours féroces&nbsp;&raquo;)</strong>, le jeune auteur démontre toute l&rsquo;importance des images dans notre société. Des conventions sociales aussi. Il se penche aussi sur le regard qu&rsquo;on porte sur un homme (a priori) blanchi. Mais à quel prix ? Avec quelles traces indélébiles ?</p>
<p><strong>Dans la vidéo ici, Alexandre Postel explique sa démarche</strong></p>
<a href="http://vimeo.com/60635177">http://vimeo.com/60635177</a>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 47 </strong> :<em> &laquo;&nbsp;Depuis la mort de Sylvia, il était entré, comme on le dit des arbres, en dormance. La caresse, l&rsquo;étreinte d&rsquo;un autre corps, dont le besoin s&rsquo;était parfois fait sentir au commencement de ce long sommeil, se présentaient maintenant à sa mémoire dans le silence enlisé des images qui surnagent d&rsquo;un rêve. A peine se définissait-il encore, lorsqu&rsquo;il songeait à ces choses-là, comme un être sexué. Il se flattait d&rsquo;être parvenu, à force de tristesse, d&rsquo;ascèse et d&rsquo;oubli, à une sorte de neutralité impalpable et supérieure.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;-&#8230; une grande solitude émotionnelle et sociale&#8230; un homme peu expansif, difficile à approcher, qui consacre le plus clair de son temps à son travail&#8230; une certaine rigidité inscrite dans sa structure mentale&#8230; </em></p>
<p><em>Et voilà que le gouffre s&rsquo;approfondissait, s&rsquo;élargissait, sous les coups de pioche du docteur. Pourquoi le dépeindre sous un jour si sombre ? Leurs entretiens ne s&rsquo;étaient pas mal déroulés pourtant. Lafaye ne lui avait pas paru particulièrement hostile. Au contraire : d&rsquo;une neutralité presque déroutante. Alors quoi ? Fallait-il en conclure que le psychiatre disait la vérité ? Etait-ce cela, Damien North ? Un homme peu expansif, difficile à approcher, une structure mentale rigide ? Rien que cela ? Il en avait le coeur serré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 198-199 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sur internet, les réseaux sociaux pullulaient de groupes à sa gloire ; plusieurs sites à vocation citoyenne voyaient dans sa mésaventure le parfait exemple des excès où conduit une politique sensationnaliste et répressive. Parfois aussi, à la manière de ses vanités – crâne, compas, sablier, citron – dont les maîtres d&rsquo;antan ornaient quelque recoin de leurs toiles, le hasard des algorithmes plaçait parmi les résultats un des articles parus au moment du procès, lorsqu&rsquo;on le traînait dans la boue. Biasini l&rsquo;avait prévenu : internet n&rsquo;oubliait rien. </em></p>
<p><em>Ces gratifications dérisoires, ces attentions minuscules heurtaient North plus qu&rsquo;elles ne le touchaient, car il ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;attendre de la part des autres une réparation qu&rsquo;ils étaient incapables de lui donner. Et plus le temps passait, plus sa frustation s&rsquo;intensifiait. La colère qui s&rsquo;était déclarée dans la voiture de Biasini s&rsquo;étendait, faute de pouvoir s&rsquo;exprimer, à la terre entière. North s&rsquo;endormait dessus chaque soir. Elle lui dévorait le coeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Le premier roman d&rsquo;Alexandre Postel remportera-t-il le prix Roblès 2013 ? A ce stade de mes lectures, j&rsquo;avoue que <strong>&laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;</strong> se présente plutôt bien dans mon classement. A cela, plusieurs raisons. Le sujet d&rsquo;abord. Evoquer l&rsquo;internet par le biais d&rsquo;un fait-divers en dit long sur notre société, notre environnement. Son personnage ensuite. Damien North agace avant de créer une empathie à son encontre. Il parle de nous. De nos contradictions, de nos silences coupables, de nos renoncements. Son style enfin. Ce premier roman est plein de suspense et dispose de plusieurs niveaux de lecture. Un régal ! </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Alexandre Postel, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; de Véronique Merlier</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 09:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aveu]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[délitement]]></category>
		<category><![CDATA[François]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[L'angle mort]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Merlier]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 Deuxième des six premiers romans à lire pour le prix Roblès 2013. Après la (très) bonne surprise découverte à travers le roman de Julia Deck que vous pouvez retrouver ici, j&#8217;ai plongé dans &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; de Véronique Merlier. Enseignante en lettres classiques à l&#8217;université de Paris Ouest Nanterre, Véronique Merlier a 39 ans. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/angle-mort/" rel="attachment wp-att-1582"><img class="alignleft  wp-image-1582 colorbox-1579" style="margin: 10px" alt="ANGLE MORT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGLE-MORT.jpg" width="240" height="351" /></a></p>
<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Deuxième des six premiers romans à lire pour<a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"><strong> le prix Roblès 2013</strong></a>. Après la (très) bonne surprise découverte à travers le roman de <strong>Julia Deck </strong>que vous pouvez retrouver<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"><strong> ici</strong></a>, j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Véronique Merlier.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/veronique-merlier/" rel="attachment wp-att-1583"><img class="alignleft  wp-image-1583 colorbox-1579" style="margin: 10px" alt="Véronique Merlier" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Véronique-Merlier.jpg" width="122" height="173" /></a></p>
<p>Enseignante en lettres classiques à l&rsquo;université de Paris Ouest Nanterre,<strong> Véronique Merlier</strong> a 39 ans.<strong> L&rsquo;histoire de son premier roman ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un couple qui se délite.</strong> Il y a <strong>Cécile</strong>, une institutrice maman d&rsquo;un petit Pierre, et qui vient de faire une fausse couche. Et puis <strong>François</strong>. Son mari. Un homme dans la retenue, toujours en retrait et qui protège ses secrets.</p>
<p>Et des secrets il y en a.  L&rsquo;été de la mort de son grand-mère, <strong>François, homosexuel refoulé,</strong> a une relation sexuelle avec un homme tandis que sa femme et son fils vident la maison de la défunte.</p>
<p>L&rsquo;aveu de François met évidemment le couple en danger. Cécile veut comprendre. Savoir que cache cet angle mort, cet endroit qu&rsquo;on ne voit pas. A quel prix ? <strong>Tandis que François tente de trouver enfin son équilibre, sa jeune épouse sombre quand elle doit se résoudre à accepter la vérité.</strong> Et la fin de son couple. Au fil de ce court roman, les chapitres alternent leurs positions et sentiments de François et Cécile.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 22-23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ce ne sont que des mots. Rien de mortel. Ils sont plus forts que cela, tout de même. Toutes ces années passées, la vie ensemble, leur fils, cette joie des jours s&rsquo;écoulant, tout ce qu&rsquo;ils partagent. Ils s&rsquo;en sortiront.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un bref instant, elle trouve même insensé le tremblement sourd qui continue de l&rsquo;agiter. Ce ne sont que des mots. Maintenant qu&rsquo;ils sont dits. Que la lumière s&rsquo;est faite sur ce qui était tu. Il suffisait d&rsquo;une fois, peut-être, et que les mots soient dits. Il suffisait d&rsquo;une fois pour que cela s&rsquo;éteigne. C&rsquo;est arrivé, c&rsquo;est arrivé, voilà. Ce sera difficile à oublier, sans doute. Mais elle ne se sent pas trahie. Elle n&rsquo;est pas une femme trompée, ce n&rsquo;est pas pareil. Cela n&rsquo;a rien à voir. Il y a désir qui était tu, qui s&rsquo;est exprimé, voilà. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 44</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;a pas vu, elle n&rsquo;a rien vu. De ce qui se tramait dans l&rsquo;angle mort, à la lisière de sa vie, elle n&rsquo;a rien vu. Elle n&rsquo;en avait même jamais eu l&rsquo;idée. Elle avait probablement choisi François pour cette ombre légère, pour ce flou qui émanait de lui. Il ne ressemblait pas aux autres garçons, si sûrs d&rsquo;eux-mêmes, si conscients de leur force. Dans un groupe, en famille, quoi qu&rsquo;il fasse, François semblait toujours en retrait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 124-125</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Il avait cru, chaque fois, atteindre un point d&rsquo;équilibre. Il avait avoué son homosexualité. Il la vivait. Rien n&rsquo;était détruit. Et pourtant, cela ne suffisait pas. Cela ne suffirait jamais. Le soulagement et la satisfaction l&rsquo;avaient enivré, entraîné sur un chemin dont il percevait à présent les limites. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La libération était trompeuse ; elle ne se contentait pas de ce qu&rsquo;il lui avait jeté en pâture jusque-là. La première rencontre sous le pont, l&rsquo;aveu à Cécile, les autres hommes dans le hammam qu&rsquo;il s&rsquo;était mis à fréquenter, tout cela n&rsquo;était pas suffisant. Elle voulait plus. Elle le voulait tout entier. Sans attaches, sans femme, sans enfant. Un vagabond nocturne dont elle pourrait disposer à sa guise. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Son tourment était sans fin. Toutes les solutions lui faisaient horreur. Il avait cru à l&rsquo;harmonie entre la nuit et le jour, à l&rsquo;emboitement parfait des deux parties. Mais plus rien ne se complétait désormais, trop de pièces manquaient ; l&rsquo;image était laide et incompréhensible.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne vais pas vous mentir, je n&rsquo;ai pas du tout aimé &laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;. Pas à cause de son sujet, plutôt intéressant, mais à cause de la forme de ce roman, court mais sans style. La fin est évidente. Sans surprise.  Je trouve que l&rsquo;auteure ne va pas au bout de ses personnages.On reste sur sa faim. Dommage. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;, de Véronique Merlier, Arléa, 17€.</strong></em></p>
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		<title>Prix Roblès 2013 : Viviane Elisabeth Fauville ou une certaine idée de la folie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 12:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Deck]]></category>
		<category><![CDATA[mari]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyste]]></category>
		<category><![CDATA[repères]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Elisabeth Fauville]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 C&#8217;est reparti ! Le prix Roblès 2013 a démarré il y a quelques jours. L&#8217;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&#8217;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>C&rsquo;est reparti !<strong> Le prix Roblès 2013</strong> a démarré il y a quelques jours.</p>
<p>L&rsquo;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&rsquo;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais aussi et surtout des amoureux de la littérature, des rencontres.</p>
<p>Rappelons que le <strong>prix</strong> <strong>Emmanuel Roblès</strong> organisé par les bibliothèques de Blois-Agglopolys existe depuis 1990.<strong> Il est décerné chaque année en juin à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman écrit en langue française.</strong> La sélection soumise au choix de ces comités de lecteurs est étroitement liée à celle établie par les jurés du Prix Goncourt du premier roman.</p>
<p>Pour ceux qui se demandent qui était Emmanuel Roblès (1914-1995), voici quelques infos.  Il publie ses deux premiers romans avant la Seconde Guerre mondiale,<strong> &laquo;&nbsp;L’action&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Travail d’homme&nbsp;&raquo;</strong>. En 1948, il obtient le <strong>prix Fémina</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Les hauteurs de la ville&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Roblès, éditeur au Seuil est aussi l&rsquo;auteur d’une pièce de théâtre, il collabore à l’écriture de scénarii et d’adaptations de roman pour Luis Buñuel et Luchino Visconti au cinéma et à la télévision. Elu à l’Académie Goncourt en 1973,  il se rendait régulièrement à Blois pour la remise du Prix Goncourt du Premier Roman.</p>
<p>Découvrez l&rsquo;article paru dans la Nouvelle République <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"> ici. </a></p>
<p><strong>Et la sélection 2013 ?</strong></p>
<ul>
<li> <strong><em>« La Plume de l&rsquo;ours »</em></strong>, Carole Allamand, Stock.</li>
<li> <strong><em>« Le Coursier de Valenciennes »</em></strong>, Clélia Anfray, Gallimard.</li>
<li> <strong><em>« Viviane Elisabeth Fauville »</em></strong>, Julia Deck, éditions de Minuit.</li>
<li><strong><em>« Sauver Mozart »</em></strong>, Raphaël Jerusalmy, Actes Sud.</li>
<li> <strong><em>« L&rsquo;Angle mort »</em></strong>, Véronique Merlier, Arléa.</li>
<li><strong><em> « Un homme effacé »</em></strong>, Alexandre Postel, Gallimard.</li>
</ul>
<p><span id="more-1486"></span></p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;un des romans sélectionnés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/19/beckett-la-vie-et-les-abeilles/viviane-couv/" rel="attachment wp-att-1480"><img class="alignleft  wp-image-1480 colorbox-1486" style="margin: 10px" alt="VIVIANE COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVIANE-COUV.jpg" width="108" height="148" /></a>Un livre bizarre. Et une façon d&rsquo;aborder la folie plutôt originale. Voilà ce qui ressort du premier roman de <strong>Julia Deck</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;.  Julia Deck</strong> livre là un premier roman réussi et prometteur. L&rsquo;ancienne chargée de communication (elle a quitté son métier en 2005 pour pouvoir écrire) devenue secrétaire de rédaction a intégré la maison Minuit&#8230; au bout d&rsquo;un seule tentative. Une jolie prouesse !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous raconte ? Il suffit de jeter un coup d&rsquo;oeil à la quatrième de couverture : <strong> &laquo;&nbsp;Vous êtes Viviane Elisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><strong> Julia Deck</strong> nous plonge dans une histoire pas banale, à travers Paris et surtout à travers les personnalités de son héroïne qui avec sa fille, son mari, son psy ou le policier ne se comporte jamais de la même façon. Et la jeune femme de se lancer dans une curieuse enquête : elle suit et rencontre tous ceux qui auraient eu une bonne raison de mettre fin à la vie dudit pyschanalyste, fait divers excessivement rare, par ailleurs ( j&rsquo;ai vérifié!).</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Viviane Elisabeth Fauville</strong> est chargée de communication chez les bétons Biron. Bonne place, bon salaire. Mais ces certitudes de bourgeoise s&rsquo;éffritent les unes après les autres. Son mariage, les règles de l&rsquo;ordre social. Mais la psychanalyse n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était. Alors l&rsquo;héroine sombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 155 pages, vous vous laissez prendre au jeu du personnage principal, sérieusement frappé quand même, incarné par plusieurs pronoms personnels. <strong>Tandis qu&rsquo;elle décroche et bascule lentement, elle s&rsquo;accroche cependant à ses repères spatio-temporels dans Paris.</strong> Et arrive à faire détourner les soupçons de meurtre sur d&rsquo;autres&#8230; tout en administrant des médicaments non-appropriés à sa petite fille&#8230;</p>
<p><strong>Une vidéo ici pour découvir l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/0pzSCqNbb2Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;à deux heures de l&rsquo;après-midi, vous accomplissez les formalités administratives liées au démanégement, au divorce, à l&rsquo;allocation de parent isolé. Vous achetez aussi quelques vêtements, passez chez le coiffeur, acceptez les services de la manucure. Autrefois, vos amies déjà mères se plaisaient à répéter que vous, qui ne le seriez sans doute jamais, aviez bien de la chance de pouvoir vous occuper de vous. La chance tournerait-elle, vous avez résolu d&rsquo;épargner à votre descendance la responsabilité de votre beauté racornie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 76-77</strong> : <em>&laquo;&nbsp;En somme, la veuve est libre, et je prends aussitôt mon poste rue du Roi-de-Sicile. Je n&rsquo;ai eu aucun mal à me procurer l&rsquo;adresse. Propulsés sur le devant de la scène, les héros de faits divers n&rsquo;ont pas eu le temps de se mettre sur liste rouge : ils figurent tous dans l&rsquo;annuaire. Sur Internet, il est aussi très facile de visualiser l&rsquo;emplacement de leur pâté de maisons, de le survoler, et même de se faire une idée de la façade. Enfin, j&rsquo;ai localisé un porche à proximité où monter la garde. Cette fois, je n&rsquo;ai pas fait de manières pour endormir la petite, qui s&rsquo;est insurgée lorsque j&rsquo;ai voulu vaquer à mes occupations. Je lui ai adminitré ces produits qu&rsquo;on dit nuisibles en dessous de six ans, mais je les connais, ces tisanes, elles n&rsquo;endorment que les morts : tout juste induiront-elles une vague somnolence. Puis j&rsquo;ai quitté l&rsquo;appartement en poussant à fond les radiateurs, j&rsquo;aime que ma fille ait bien chaud.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 110</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Vous conservez un souvenir assez précis de votre mariage. A cette époque, chaque instant était une fête, et la grimace du docteur semblait dire ma pauvre, vous avez vingt ans de retard. Oui, vous en aviez près de quarante et l&rsquo;impression de marcher sur l&rsquo;eau. Vous étiez insupportable. Le moindre événement était prétexte à raconter comme on vous aimait, comme vous aimiez. Le docteur rongeait son frein mais vous n&rsquo;en aviez cure. Il était payé pour entendre, aucun détail ne lui serait épargné. Il attendait son heure.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"> <strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Assassiner son psychanalyste avec un couteau de cuisine offert par sa propre mère, avouez que ce n&rsquo;est pas banal&#8230; Ce roman, délicieusement foutraque, est un petit plaisir de lecture. Un premier roman prometteur. Et une approche de la folie douce puis meurtrière plutôt originale. Un bon cru, aussi pour le prix Roblès. Mais ça n&rsquo;engage que moi. A suivre !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Les éditions de Minuit, 13,50€.</strong></em></p>
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