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	<title>Quatrième de couv &#187; secret</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Face au sida, la solitude honteuse d&#8217;une famille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 11:48:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&#8217;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, Anthony Passeron a choisi de raconter l&#8217;histoire de son oncle, Désiré. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__chapeau"> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51.jpg" rel="lightbox[6195]"><img class="alignleft wp-image-6209 size-medium colorbox-6195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51-199x300.jpg" alt="Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51" width="199" height="300" /></a>Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&rsquo;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, <strong>Anthony Passeron</strong> a choisi de raconter l&rsquo;histoire de son oncle, <strong>Désiré</strong>. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, Emilie.</p>
<p class="article__chapeau">Lui, le fils préféré, qui n&rsquo;a jamais émis le souhait de reprendre la boucherie familiale, a découvert l&rsquo;héroïne, est devenu accro. Toxicomane, il est tombé malade à cause de l&rsquo;échange de seringues. Il fait alors partie de ces &laquo;&nbsp;<strong><em>enfants endormis</em></strong>&nbsp;&raquo; que l&rsquo;on retrouvait dans les rues de Nice avec la seringue toujours piquée dans le bras&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Dans sa famille, c&rsquo;est impossible à surmonter, à assumer. Entre le déni de la mère de <strong>Désiré</strong> et le silence, pesant, de son père. Tandis que son frère (le père de l&rsquo;auteur) essaye d&rsquo;être présent&#8230; Sans tout comprendre. Parce que trop d&rsquo;informations manquent encore, parce qu&rsquo;on parle du &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie mortelle engluée dans la honte encore&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Alors, après chaque chapitre consacré à la vie de cette famille au début des années 80, un autre s&rsquo;ouvre en alternance, expliquant très précisément ce qui se passe chez les chercheurs. Ceux qui essaient de comprendre, de trouver l&rsquo;origine de ce VIH sida et la course contre la montre dans laquelle ils se sont lancés des deux côtés de l&rsquo;Atlantique.</p>
<p class="article__chapeau"><span id="more-6195"></span></p>
<p class="article__chapeau">Dans les deux histoires, un même sentiment de solitude. Désiré est malade et finira ses jours à l&rsquo;hôpital à une époque où cette maladie encore peu connue fait si peur&#8230; C&rsquo;est un paria. Et pas question que tout cela n&rsquo;affecte l&rsquo;aura de la famille au village.</p>
<p class="article__chapeau">Un roman de filiation, sensible et puissant qui nous rappelle que cette réalité n&rsquo;est pas si lointaine dans le temps. C&rsquo;était il y a 40 ans seulement.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Anthony Passeron</strong> est professeur de français et d’histoire-géographie. Il a 39 ans.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Il raconte ici l&rsquo;histoire de son livre :</strong></p>
<section class="edito edito--link">
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><a href="https://youtu.be/XY8dVoLlR3g">https://youtu.be/XY8dVoLlR3g</a></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Extraits</strong></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 49 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Au cours de l&rsquo;année 1982, le nombre de malades diagnostiqués en France progresse. Willy Rozenbaum a trouvé un poste à l&rsquo;hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il peut de nouveau recevoir ses patients. Aucun d&rsquo;entre eux ne voit son état s&rsquo;améliorer. Les décès s&rsquo;accumulent. </em></section>
</blockquote>
</section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>L&rsquo;infectiologue est habitué à côtoyer la mort, mais dans le cas de cette maladie, le condamnation des patients est double : une mort physique et aussi sociale. Les articles de presse, les reportages de télévision sur la maladie ont propagé la peur dans la population. Les proches sont rares au chevet des malades, qui sont réduits à leur homosexualité, leur toxicomanie, la plupart d&rsquo;entre eux n&rsquo;ayant plus que de rares médecins comme interlocuteurs.&nbsp;&raquo;</em></section>
</blockquote>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La souffrance avait pris le pas sur le plaisir depuis un bon moment déjà. Après plusieurs semaines de défonce, peu après leur rencontre, le couple s&rsquo;était calmé quelques jours. Et puis ils s&rsquo;étaient réveillés un matin, fatigués, fiévreux et courbaturés. Ils n&rsquo;étaient pas malades à proprement parler. L&rsquo;héroïne les appelait. C&rsquo;était la première fois qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient sentis à sa merci. Cette sensation ne les avait plus jamais lâchés. ils avaient entamé une chute sans fin. Incapables aujourd&rsquo;hui d&rsquo;aller travailler, ils se retrouvaient privés de salaires. Il n&rsquo;était plus question de plaisir, de transe, ni de cette sorte d&rsquo;expérience transcendantale que Désiré avait découverte, un soir de fête, à Amsterdam [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 265 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Un dimanche, quelques mois après l&rsquo;enterrement de notre cousine, alors que mon père bricolait des étagères dans le garage, mon frère et moi l&rsquo;avons soudain entendu hurler des injures et briser une à une, à coups de pied et de poing, les planches de bois. Il n&rsquo;a jamais soldé sa colère. Un jour, il a tout quitté, sa famille, la boucherie et le village. </em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>Ma mère, encore aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est pas plus bavarde. Après le départ de mon père, elle a refait sa vie. Il ne reste chez elle, de cette époque, qu&rsquo;un cadre posé à côté du téléphone que personne n&rsquo;a le droit de toucher. Un cadre ornant la photographie d&rsquo;une petite fille [&#8230;].&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em><strong>Les enfants endormis, Anthony Passeron, Globe. </strong></em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container">
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		</item>
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		<title>Quand le secret brûle tout&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/04/18/quand-le-secret-brule-tout/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2022 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Lu d&#8217;une traite ! Le nouveau roman de Frédérique Clémençon est terrible, prenant. Tragique. Professeure dans un lycée de la Vienne, Frédérique Clémençon signe avec Dans la forêt glacée son septième roman. Quatrième de couv avait parlé ici de son roman L&#8217;hiver dans la bouche. Le temps d&#8217;un week-end prolongé, le roman s&#8217;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" rel="lightbox[5991]"><img class="alignleft size-full wp-image-5995 colorbox-5991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" alt="FORET GLACEE" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Lu d&rsquo;une traite ! Le nouveau roman de <strong>Frédérique Clémençon</strong> est terrible, prenant. Tragique.</p>
<p>Professeure dans un lycée de la Vienne, <strong>Frédérique Clémençon</strong> signe avec <strong><em>Dans la forêt glacée</em></strong> son septième roman. Quatrième de couv avait parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/">ici</a></strong> de son roman <em><strong>L&rsquo;hiver dans la bouche</strong></em>.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un week-end prolongé, le roman s&rsquo;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour fêter les noces d&rsquo;or des grands-parents. <strong>Chloé,</strong> la narratrice, est là, avec ses parents, ses frères et soeur <strong>Gabriel</strong>, <strong>Paul</strong> et <strong>Julia</strong> que tous surnomment <strong>Poucette</strong>). Une situation normale. En apparence seulement. Car <strong>Chloé</strong>, 16 ans, met tout en oeuvre pour cacher son secret. Il fait beau, chaud. Elle ne quitte pas ses vêtements aux manches longues.  Cache ses poignets qu&rsquo;elle scarifie régulièrement. Sa grand-mère <strong>Anita</strong> sent qu&rsquo;il se passe quelque chose. Comme un malaise. Etouffant. Elle observe de près <strong>Gabriel</strong>, le frère aîné de <strong>Chloé</strong>. Agé de 20 ans, il est étudiant en médecine. Il a quitté la maison familiale. Mais n&rsquo;est jamais assez loin de <strong>Chloé</strong>.</p>
<p>D&rsquo;emblée, on apprend la mort tragique de <strong>Gabriel.</strong> <strong>Frédérique Clémençon</strong> remonte ensuite la piste. Plonge les lecteurs dans la vie d&rsquo;une famille, dans celle d&rsquo;une adolescente qui se cherche entre les mots tus et ceux qui tuent.  Jusqu&rsquo;à faire craquer une histoire sans paroles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5991"></span></p>
<p>La forêt glacée ? Une évocation de celle de Sibérie qui, contre toute attente, a été le cadre d&rsquo;incendies spectaculaires dès mai 2021, et ce, pendant plusieurs mois. Des incendies sans précédent, boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique. <strong>Chloé</strong> se sent également brûlante, transie&#8230;mais incapable de raconter l&rsquo;indicible. Son frère qui la viole depuis des années&#8230;</p>
<p>Il y a la violence qu&rsquo;elle retourne contre elle, les photos qu&rsquo;elle prend tout le temps&#8230; mais pas (assez) de mots. Jusqu&rsquo;à ce que le secret éclate. Avant de se transformer à nouveau en secret.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jamais je n&rsquo;ai aussi bien compris le sens de cette expression – déshabiller quelqu&rsquo;un du regard – que lorsque ses yeux s&rsquo;attardaient sur moi. Bien sûr, je pourrais parler du regard de Gabriel et du rouge qui lui vient quelquefois aux joues quand ses yeux fouillent mon corps, me touchent au point de me faire tressaillir, réveillent la douleur au creux de mon ventre, mais son regard est d&rsquo;une autre nature. Il est carnivore.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je suis née, Gabriel avait quatre ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Paul est né, j&rsquo;avais quatre ans et Gabriel huit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Poucette est née, j&rsquo;en avais huit, Paul quatre et Gabriel douze. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Gabriel est venu dans ma chambre la première fois, j&rsquo;avais treize ans quatre mois et vingt et un jours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Gabriel est mon horloge intérieure, mon mémorial, mon agenda secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 225 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Aline et Samuel marchent l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre devant nous, leurs mains se frôlent, s&rsquo;agrippent, se lâchent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le corps des autres est aussi le mien. Ce qu&rsquo;ils ressentent me touche, entre en moi. Je suis Aline et Samuel, Lola et Joseph, Paul et Poucette. J&rsquo;ai mille corps et autant de mains, de langues, de ventres, de bouches. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais ce qu&rsquo;est être un gibier, ce qu&rsquo;éprouvent le cerf, le sanglier traqués, dont la peau sécrète une sueur aigre, la peur a une odeur. Les mots sont merveilleux, oui, monsieur Delage. </em>Sécréter<em> contient à la fois le mystère et le poison, n&rsquo;est-ce pas merveilleux ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Dans la forêt glacée, Frédérique Clémençon, Flammarion, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sylvain, au-delà des sens&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/09/12/sylvain-au-dela-des-sens/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/09/12/sylvain-au-dela-des-sens/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 12 Sep 2021 06:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Encore un ! Oui, un premier roman de cette nouvelle rentrée littéraire ! Avec une histoire particulièrement originale : Le parfum des cendres de Marie Mangez. Je vous raconte ? Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PARFUM-CENDRES.jpg" rel="lightbox[5784]"><img class="alignleft size-full wp-image-5787 colorbox-5784" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PARFUM-CENDRES.jpg" alt="PARFUM CENDRES" width="210" height="305" /></a></p>
<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<p>Encore un ! Oui, un premier roman de cette nouvelle rentrée littéraire ! Avec une histoire particulièrement originale : <strong><em>Le parfum des cendres</em></strong> de <strong>Marie Mangez.</strong> Je vous raconte ?</p>
<p>Les parfums sont toute la vie de <strong>Sylvain Bragonard.</strong> Il a le don de cerner n’importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu’elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s’occupe tous les jours dans son métier ­d’embaumeur ou thanatopracteur.<br />
Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie <strong>Alice</strong>, une jeune thésarde qui s’intéresse à son étrange profession.</p>
<p>Pour elle, <strong>Sylvain</strong> lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l’aise avec les morts qu’avec les vivants. Elle sent qu’il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère.<br />
Doucement, elle va l’apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu’il cache depuis quinze ans.</p>
<p>Ce premier roman, était avant même sa sortie, dans la sélection du prix Envoyé par la Poste et dans celle de Première Plume. Quid de son auteure ? On apprend via son éditeur Finitude que <strong>Marie Mangez</strong> vit à Paris où elle s’efforce de plancher sur sa thèse en anthropologie qui la mène régulièrement sur les rives du Bosphore.</p>
<p>Voilà pour les ingrédients de ce premier roman sensoriel plutôt bien senti et écrit dont on devine cependant la fin.</p>
<p><strong>Marie Mangez évoque la génèse de son premier roman ici </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/v86_aBfv868">https://youtu.be/v86_aBfv868</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il but son vinaigre à petites gorgées, savourant le crépitement de son palais sous les décharges acides du liquide. Lequel remontait illico vers la cavité nasale, la saisissait tout entière d&rsquo;une main brûlante avant de redescendre doucement, pour aller gratifier le fond de ses intestins de sa caresse abrasive Sylvain jeta un coup d&rsquo;oeil au verre. C&rsquo;était du vinaigre de vin, il avait la couleur d&rsquo;un jus de groseille – et la puissance de l&rsquo;éthanol.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Comment leur dire qu&rsquo;il vivait désormais dans un bocal, autrement dit qu&rsquo;il ne vivait plus, qu&rsquo;entre lui et le monde s&rsquo;élevait cette paroi épaisse et transparente qui l&rsquo;entourait tout entier, pas d&rsquo;échappatoire, une prison de verre sans oxygène où l&rsquo;on ne pouvait respirer ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il ne pouvait pas. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Impossible. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il aurait suffi d&rsquo;un mot, pourtant, un mot pour leur expliquer ce qu&rsquo;il vivait depuis toutes ces années ; mais ce mot-là, comme les autres, restait enfermé à l&rsquo;intérieur du bocal. Il ne pouvait que regarder à travers la baie vitrée, regarder les autre vivre alors que lui était mort, asphyxié, mort dans rémission.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 118-119 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] De Catherine émanait un délicat parfum floral, à dominante d&rsquo;iris. Son maintien élégant, soigné empreint de bon goût bourgeois, son corps resté séduisant en dépit de l&rsquo;âge et de la maladie, son brushing gris à peine défait et sa sobre manucure transparente, tout respirait la fragrance poudrée et le raffinement aristocratique de cette noble plante, avec sa texture veloutée et ses subtiles notes de violette. Il ôta avec précaution la fine chemise de nuit en dentelle de coton blanc, ses mains parcourent la peau sèche constellée de taches brunes, sillonnée de méandres et de veines apparentes. Avant de s&rsquo;occuper du visage : suture des lèvres, fermeture des yeux, deux yeux marron encadrés de pattes d&rsquo;oie, des yeux qu&rsquo;on devinait chaleureux malgré la cornée ternie et figée par la mort. Sous l&rsquo;iris pointait la carotte, plus simple et prosaïque, venant renforcer harmonieusement le potentiel de fraîcheur contenu dans la précieuse fleur.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le parfum des cendres, Marie Mangez, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
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		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 07:28:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&#8217;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&#8217;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230; L&#8217;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" rel="lightbox[4398]"><img class="alignleft size-full wp-image-4400 colorbox-4398" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" alt="made in trenton" width="195" height="282" /></a></p>
<p>Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&rsquo;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&rsquo;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, on travaille l&rsquo;acier. Un outil d&rsquo;émancipation pour les classes laborieuses  après les horreurs de la guerre. <strong>Abe Kunstler</strong> est de ces ouvriers pauvres qui travaillent dur pour assurer le quotidien.</p>
<p>Il est travailleur, obstiné, bon camarade, buveur invétéré ( pour donner le change et brouiller les pistes)&#8230; et différent. Et pour cause. Il se présente comme &laquo;&nbsp;mutilé&nbsp;&raquo; pendant la guerre et laisse souvent une drôle d&rsquo;impression ici et là. Personne n&rsquo;imagine cependant qui y est en réalité.</p>
<p>Si je vous le dis d&rsquo;emblée, la lecture de ce roman va sérieusement perdre de sa saveur, non ? Disons que le héros de ce premier roman n&rsquo;a pas dit la vérité sur son identité. Il s&rsquo;est inventé un nom, une vie. Un passé.</p>
<p>Des décennies qu&rsquo;il la cache au regard de tous. Lui, le moins baraqué de ses collègues, est aussi celui qui prend le plus soin des autres&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4398"></span></p>
<p><strong>Abe Kunstler</strong>, le visage fin et l&rsquo;esprit aiguisé, a l&rsquo;idée de construire une famille. Pour cela, il lui faut une femme, ce sera <strong>Inez</strong>. Une jeune femme perdue, fragile&#8230; et pas regardante. Au quotidien, son mari cache, dissimule, ferme les portes&#8230;</p>
<p>Pour faire un enfant, il faudra imaginer un stratagème, un plan sordide et délirant&#8230; qui aboutira. Mais à quel prix ?</p>
<p>D&rsquo;année en année, <strong>Abe</strong> s&rsquo;enfonce dans son mensonge, dans l&rsquo;alcoolisme et la violence aussi. Sans solution de retour.</p>
<p>Devenu adulte, son fils <strong>Art</strong>, né handicapé, découvre quelque chose qui le choque et complique encore la relation qu&rsquo;il entretient avec son père. Abe a peur pour son secret. Jusqu&rsquo;où est-il prêt à aller pour cela ? &#8230; Art, lui, ne veut pas aller faire la guerre au Vietnam.</p>
<p>Deux mondes s&rsquo;opposent. Et le rêve américain a pris un sérieux coup dans l&rsquo;aile&#8230;</p>
<p>Un premier roman à la langue âpre et parfois au style alambiqué dans lequel on finit par ne plus y croire du tout.</p>
<p>L&rsquo;auteur<strong> Tadzio Koelb</strong> est journaliste et traducteur. Il enseigne par ailleurs à l&rsquo;Université de Rutgers dans le New Jersey et vit à New York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 26 :</strong> <em>[&#8230;] La cohérence et les détails : voilà ce qui le maintenant en sécurité. Un homme qui vient de se raser laisse toujours les mêmes indices – un blaireau plein de mousse, un rasoir humide ; il laisse une serviette mouillée sur la patère, aussi sûr qu&rsquo;une voiture laisse des traces dans la neige en roulant. Kunstler laissa la porte claquer derrière lui et descendit les marches quatre à quatre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;La danse, mais aussi l&rsquo;alcool, et pour que son plan fonctionne il les entraîna tous deux plus loin encore dans ce monde brumeux et oublieux, endroit déroutant où il ressentait un curieux mélange de sérénité et d&rsquo;angoisse. C&rsquo;était d&rsquo;ailleurs cette sérénité même qui déclenchait sa peur : il paniquait à l&rsquo;idée de se retrouver en public, avec aux manettes de son self-control sa seule main mal assurée d&rsquo;ivrogne, et parfois il était furieux de voir le nombre d&rsquo;occasions où il se surprenait à baisser la garde. Même avec les autres gars de l&rsquo;usine, qui le connaissaient et acceptaient donc son attitude circonspecte ou qui, tout du moins, s&rsquo;y étaient habitués, il savait que le risque que tout s&rsquo;effondre était toujours présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Mais mentir à la mère voulait dire empêcher le garçon de s&rsquo;approcher d&rsquo;elle, et cela ramenait Kunstler à son point de départ, au point où il en était déjà : chercher le garçon, errer dans la ville avec Jimmy accroché à ses basques, devoir chercher Dieu sait où. et après, quoi ? Lui donner de l&rsquo;argent pour partir, le chasser. Kunstler se demanda avec désespoir depuis combien de temps le garçon avait prévu de balancer ses sales petites accusations. Depuis des heures, ou des années ? Bien sûr, cela importait peu tant qu&rsquo;il les avait gardées pour lui. </em>Evidemment qu&rsquo;il les a gardées pour lui,<em> pensa Kunstler. Tout le monde saurait que c&rsquo;étaient des mensonges, après tout. C&rsquo;était invraisemblable de raconter une histoire pareille sur quelqu&rsquo;un qui était un père, un ouvrier d&rsquo;usine, un homme marié, un soldat mutilé de guerre. Personne n&rsquo;y croirait.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Made in Trenton&nbsp;&raquo;, Tadzio Koelb ( traduction de Marguerite Capelle), Buchet-Chastel, 19 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<item>
		<title>Petits arrangements avec l&#8217;amour et la vérité&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/13/petits-arrangements-avec-lamour-et-la-verite/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Mar 2017 08:10:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Ce roman, le troisième de Lauren Groff, fut le livre préféré de Barack Obama en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement ! Mais il y a tout le reste. L&#8217;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" rel="lightbox[3875]"><img class="alignleft size-full wp-image-3877 colorbox-3875" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FURIES.jpg" alt="FURIES" width="400" height="607" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce roman, le troisième de <strong>Lauren Groff</strong>, fut le livre préféré de <strong>Barack Obama</strong> en 2015. Oui, je sais, ça ne suffit pas à en faire un bon roman. Heureusement !</p>
<p>Mais il y a tout le reste. L&rsquo;histoire, la construction de celle-ci au fil des pages et des fantaisies du narrateur.</p>
<p>Nous voilà en Californie. <strong>Lancelot,</strong> que tous surnomment <strong>Lotto</strong> est un garçon bien loti. Sa mère, <strong>Antoinette</strong>, ancienne sirène star d&rsquo;un spectacle ( toujours appelée &laquo;&nbsp;manman&nbsp;&raquo;, et son père, <strong>Gawain</strong>, qui a fait fortune dans l&rsquo;eau minérale, chérissent leur fils. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>La mort brutale du père. <strong>Lotto</strong> devient un adolescent fuyant, compliqué&#8230; alors que sa mère qui attend une fille, <strong>Rachel</strong>, sombre dans la bigoterie et la mauvaise nourriture. <strong>Sallie</strong>, la soeur de<strong> Gawain</strong>, va tout prendre en main.</p>
<p>La nuit qu&rsquo;il passe avec une fille ( qui tombera enceinte) signe la fin de l&rsquo;insouciance. Sa mère l&rsquo;envoie en pension. Une mise à l&rsquo;écart sine die.</p>
<p><strong>Lotto</strong> apprend seul à grandir. Devient un étudiant avide de sexe, d&rsquo;alcool et de drogue. Jusqu&rsquo;à sa rencontre avec <strong>Mathilde</strong>. Il a 22 ans. Quinze jours plus tard, ils se marient. <strong>Lotto</strong> est déshérité. Et pour cause.</p>
<p>Elle, la mystérieuse orpheline,  est froide, quand <strong>Lotto</strong> est solaire. Certains de leurs amis parient sur la durée de leur histoire. Sans savoir quels arrangements les soudent&#8230;</p>
<p><span id="more-3875"></span></p>
<p>Tout en suivant au plus près le délitement de ce couple qui semblait pourtant si parfait, une deuxième histoire se laisse découvrir.  Il y a eu mensonge. Chacun va y aller de sa petite vérité. Et la mort de <strong>Lancelot</strong> va lancer les hostilités.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Mathilde</strong> ( née Aurélie dans la région de Nantes avant d&rsquo;être envoyée malgré elle chez un oncle qui vit aux Etats-Unis) qui tire les ficelles. Qui gagne l&rsquo;argent du ménage quand <strong>Lotto</strong>, comédien, va d&rsquo;échec en échec. C&rsquo;est encore elle qui poussera son mari à poursuivre dans l&rsquo;écriture. Devenu dramaturge après qu&rsquo;elle y a mis sa patte, il devient très célèbre. C&rsquo;est encore elle qui, à intervalles réguliers, tient <strong>Antoinette</strong> à distance de son fils.</p>
<p>Les rebondissements se multiplient sous l&rsquo;oeil goguenard de Shakespeare dont<strong> Lotto</strong> est un inconditionnel. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 91 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il devenait de plus en plus ordinaire, songea-t-elle. Banal.  S&rsquo;il n&rsquo;y  prenait garde, une gentille fille lui mettrait le grappin dessus, Sallie le sentait, et Lotto se laisserait glisser vers le mariage, vers un travail sans intérêt mais bien payé, une famille, des cartes de voeux, une maisons sur la plage, l&rsquo;embonpoint lié à l&rsquo;âge, les petits-enfants, trop d&rsquo;argent, l&rsquo;ennui, la mort. Dans sa vieillesse il serait fidèle et conservateur, aveugle devant ses privilèges. Quand Sallie cessa de pleurer, elle s&rsquo;aperçut qu&rsquo;elle était seule, un courant d&rsquo;air froid filtrait par la fenêtre jusque dans son cou, deux rangées de portes de part et d&rsquo;autres qui allaient, diminuant, jusqu&rsquo;au néant à l&rsquo;autre bout</em>. [&#8230; what fun it is to ride and sing a sleighing song tonight, oh !]<em> Mais dieu soit loué ! Mathilde était apparue ; et même si au début, elle avait semblé le portrait craché de la gentille fille redouté par Sallie, en réalité, elle ne l&rsquo;était pas. Salleie percevait sa dureté de granit. Mathilde saurait sauver Lotto de sa propre paresse, avait-elle pensé ; hélas, des années plus tard, Lotto demeurait un homme ordinaire. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 258-259 :</strong></p>
<p style="text-align: left">–<em> Oui, ma chère. C&rsquo;est très raisonnable de votre part d&rsquo;accepter cet arrangement. C&rsquo;est un bon paquet d&rsquo;argent, assurément.</em></p>
<p style="text-align: left">–<em> Non. Je voulais dire, ça va être merveilleux d&rsquo;imaginer tout ce que je pourrai mettre en oeuvre pour que votre fils demeure loin de vous. Ce sera notre petit jeu. Vous verrez. A toutes les vacances, tous les anniversaires, toutes les fois où vous serez malade, une nécessité urgente contraindra votre fils à rester auprès de moi. Oui, il sera auprès de moi, et pas de vous. C&rsquo;est moi qu&rsquo;il choisira, pas vous! Manman – Lotto vous appelle manman, alors je ferai de même –, tant que vous ne m&rsquo;aurez pas présenté d&rsquo;excuses, que nous n&rsquo;aurez pas décidé d&rsquo;être gentille, vous ne le reverrez pas.” Elle raccrocha avec douceur, puis débrancha le téléphone et retourna prendra un bain car son tee-shirt était transparent de sueur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A un moment, malgré son intelligence et son art d&rsquo;administrer les choses, elle était devenue une épouse, et les épouses, nous le savons tous, sont invisibles. Les elfes de minuit du mariage. La maison à la campagne, l&rsquo;appartement en ville, les impôts, la chienne, tout cela relevait de sa responsabilité : il n&rsquo;avait aucune idée de la manière dont elle organisait son temps. A tout ça auraient pu s&rsquo;ajouter des enfants ; dans ce cas, elle était heureuse de ne pas en avoir eu. Et il y avait ceci encore : pour nombre de ses pièces, au moins la moitié, elle s&rsquo;était faufilée en silence la nuit dans son bureau pour retravailler ce qu&rsquo;il avait écrit. [ Elle ne réécrivait pas;  elle coupait, affinait, mettait en valeur. ] Elle s&rsquo;occupait en outre de toute la gestion, de tous les aspects non créatifs de son travail ; elle imaginait avec horreur tout l&rsquo;argent qu&rsquo;il aurait laissé s&rsquo;évaporer par négligence ou gentillesse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Les Furies&nbsp;&raquo;, Lauren Groff, traduit de l&rsquo;anglais par Carine Chicherreau, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;Purity&#160;&#187; ou la dictature de la transparence</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/08/12/purity-ou-la-dictature-de-la-transparence/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2016 07:22:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[De quoi tenir toutes les vacances ! Quand l&#8217;été arrive, deux options pour les lecteurs  : choisir plusieurs romans courts, histoire de diversifier les plaisirs et les univers ou, au contraire, miser sur un gros pavé qui le suit sur la plage, dans le train, dans le hamac et même au lit ! &#171;&#160;Purity&#160;&#187; s&#8217;adresse [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/purity.jpg" rel="lightbox[3674]"><img class="alignleft size-full wp-image-3675 colorbox-3674" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/purity.jpg" alt="purity" width="195" height="296" /></a>De quoi tenir toutes les vacances ! Quand l&rsquo;été arrive, deux options pour les lecteurs  : choisir plusieurs romans courts, histoire de diversifier les plaisirs et les univers ou, au contraire, miser sur un gros pavé qui le suit sur la plage, dans le train, dans le hamac et même au lit !</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;</strong> s&rsquo;adresse aux partisans de la seconde option. Et devraient les enthousiasmer. Voilà un roman plutôt captivant tant dans son contenu que sa construction.</p>
<p>L&rsquo;histoire écrite par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Franzen"><strong>Jonathan Franzen</strong></a>, – auteur de plusieurs romans dont<strong> &laquo;&nbsp;Corrections&nbsp;&raquo;</strong> qui lui a valu le National Book Award 2002, mais aussi de <strong>&laquo;&nbsp;La zone d&rsquo;inconfort&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Freedom&nbsp;&raquo;</strong> – a, avec <strong>&laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;</strong>, imaginé une histoire aux rebondissements tentaculaires, qui nous fait voyager dans le temps et l&rsquo;espace, entre Etats-Unis, Amérique latine et vieille Europe.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est d&rsquo;abord celle de <strong>Purity</strong>, qui préfère se faire appeler <strong>Pip</strong>. Une jeune femme, cynique et drôle, entrée dans la vie active avec une lourde dette étudiante. Une jeune femme qui doit s&rsquo;occuper de sa mère dépressive et si secrète sur l&rsquo;histoire de sa propre conception. Et pour cause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3674"></span></p>
<p>Sa mère, de son vrai nom<strong> Anabel</strong> et non <strong>Penelope Tyler</strong> comme elle est connue depuis des décennies, est l&rsquo;héritière d&rsquo;une très riche famille industrielle américaine. Elle a rompu tout lien après un mariage raté avec un journaliste, <strong>Tom Aberant</strong>. Pour trouver son géniteur et lui faire rembourser son prêt étudiant, ,<strong>Pip</strong> va, par l&rsquo;entremise d&rsquo;<strong>Annagret</strong>, une Allemande de l&rsquo;ex-RDA qui va la faire se rapprocher du charismatique et énigmatique <strong>Andreas Wolf</strong>, qui à travers son Sunlight Project installé dans le désert bolivien, veut rendre le monde transparent ( en faisant éclater notamment les secrets d&rsquo;Etats et autres manipulations d&rsquo;entreprises) en s&rsquo;appuyant sur les réseaux sociaux. L&rsquo;homme est, lui, aussi, issu de l&rsquo;ex-RDA où il a vécu auprès de parents à la solde du régime. Jeune adulte, il entre en dissidence et tuera un homme pour l&rsquo;amour d&rsquo;<strong>Annagret</strong>. Un personnage qui nous fait penser à Julian Assange. Au sein de cette organisation, le nom du père de <strong>Pip</strong> pourrait alors apparaître&#8230; Il se trouve d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;<strong>Andreas Wolf</strong> le connait. Et doit régler un vieux différend avec lui.</p>
<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Bientôt une série </span></h4>
<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">avec Daniel Craig</span></h4>
<p>Les histoires se mélangent. Les allers et retours entre l&rsquo;ex-RDA sous la coupe de la Stasi, la Californie et la Bolivie se succèdent tandis que les personnages se dévoilent les uns après les autres. Tous, ou presque, ont quelque chose à cacher alors que le règne de la transparence est enclenché.</p>
<p>Un roman long, certes (743 pages quand même !) mais exaltant. Au fil des chapitres, le puzzle se reconstitue. Terrible.  Et l&rsquo;histoire de <strong>Pip</strong> apparait. Et si la transparence à tout prix était une autre forme de dictature ? Entre secrets et pureté morale, deux visions de notre société contemporaine entrent en collision. Avec des dommages collatéraux. Cette fois encore, <strong>Jonathan Franzen</strong> mêle l&rsquo;intime et le collectif.</p>
<p>Un roman dont on tourne actuellement une série en vingt épisodes avec, excusez du peu, <strong>Daniel Craig</strong> dans le rôle d&rsquo;<strong>Andreas Wolf.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 53-54 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A onze ans, Pip était extrêmement crédule. Sa mère avait une longue et fine cicatrice sur le front qui ressortait quand elle rougissait, et elle avait les dents de devant écartées et d&rsquo;une couleur différente des autres. Pip était si certaine qu&rsquo;elle s&rsquo;était fait casser la figure par son père, et si triste pour elle, qu&rsquo;elle ne lui avait même pas demandé de le confirmer. Pendant un certain temps, elle avait eu trop peur de lui pour dormir seule la nuit. L&rsquo;accueillant dans son lit et l&rsquo;étouffant de câlins, sa mère lui assurait qu&rsquo;elle ne risquait rien tant qu&rsquo;elle n&rsquo;en parlait à personne, et la crédulité de Pip était si absolue, sa peur si réelle, qu&rsquo;elle s&rsquo;était tue jusque tard dans ses années d&rsquo;adolescence rebelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 398 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Tout bien considéré, elle était fière de n&rsquo;avoir bu que quatre margaritas avec les stagiaires ce soir-là. Entre ses mensonges et les tensions dans la maison, cela semblait n&rsquo;être qu&rsquo;une question de temps avant qu&rsquo;elle ne se retrouve de nouveau sans travail et à la rue, après avoir raté sa rencontre avec le destin. Elle savait ce qu&rsquo;elle devait faire. Elle devait trahir Andreas et tout avouer à Tom et Leïla. En même temps, elle ne pouvait supporter l&rsquo;idée de les décevoir.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En ne disant rien, elle protégeait un assassin, un fou, un homme en qui elle n&rsquo;avait pas confiance. Néanmoins, elle rechignait à rompre tout lien avec lui. Il l&rsquo;avait torturée psychologiquement et elle prenait un plaisir malsain à lui rendre la pareille – à être celle qui, à Denver, connaissait ses secrets et nourrissait son inquiétude. Sans sa présence quotidienne pour rappeler  à Pip la méfiance qu&rsquo;il lui inspirait, son pouvoir, sa gloire et son intérêt particulier pour elle n&rsquo;en étaient que plus propices au fantasme sexuel. Il avait un score nul dans certains compartiments importants du domaine amoureux, mais il battait tous les records dans d&rsquo;autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 598 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y avait que ce point de vue-là qu&rsquo;il se considérait comme un apparatchik. Pour le reste, dans ses interviews, il dédaignait la rhétorique révolutionnaire et grimaçait intérieurement lorsque ses employés parlaient de contribuer à un monde meilleur. De l&rsquo;exemple d&rsquo;Assange, il avait appris quelle folie c&rsquo;était d&rsquo;attribuer des prétentions messianiques à sa mission, et s&rsquo;il trouvait une satisfaction ironique à être réputé pour sa pureté, il ne se faisait aucune illusion sur sa véritable capacité à la préserver. La vie aux côtés d&rsquo;Annagret l&rsquo;en avait guéri.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Purity&nbsp;&raquo;, Jonathan Franzen, Editions de l&rsquo;Olivier, 24,50€</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>La confrérie des moines volants</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/14/la-confrerie-des-moines-volants/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/14/la-confrerie-des-moines-volants/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2013 11:51:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Une histoire dépaysante à plus d&#8217;un titre. Voilà ce que je vous propose en vous faisant découvrir &#171;&#160;La confrérie des moines volants&#160;&#187;, dernier roman en date de Metin Arditi, paru pour cette rentrée littéraire, à la fin de l&#8217;été. Ce dernier nous propose un voyage dans le temps et dans la Russie d&#8217;antan. Autre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire dépaysante à plus d&rsquo;un titre. Voilà ce que je vous propose en vous faisant découvrir <strong>&laquo;&nbsp;La confrérie des moines volants&nbsp;&raquo;</strong>, dernier roman en date de <strong>Metin Arditi, </strong>paru pour cette rentrée littéraire, à la fin de l&rsquo;été.</p>
<p><strong> </strong>Ce dernier nous propose un voyage dans le temps et dans la Russie d&rsquo;antan.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOINES.jpg" rel="lightbox[2101]"><img class="alignleft  wp-image-2109 colorbox-2101" style="margin: 10px" alt="MOINES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOINES.jpg" width="150" height="234" /></a>Autre univers et autre contrée que le dernier roman de cet auteur né à Ankara dont j&rsquo;avais parlé<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/02/05/loin-de-tout-dans-la-presque-grande-ecole-suisse/"> ici</a>.  <strong>Metin Arditi</strong> vit à Genève. Ingénieur en génie atomique, il a enseigné à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Edité pendant des années chez Actes Sud, il signe chez Grasset un roman érudit qui se déroule sur plusieurs générations.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Nikodime</strong>, un ermite. Avec une poignée de vagabonds, ce dernier va tenter de sauver les plus beaux trésors de l&rsquo;art sacré orthodoxe alors pillé par le régime soviétique. Nous sommes en 1937 et la<strong> Confrérie des moines volants</strong> vient de naître. Tous ont des choses à cacher, doivent se faire oublier. <strong>Nikodime</strong> le premier. Et la jeune <strong>Irina</strong> le plonge à nouveau dans la souffrance. Il s&rsquo;inflige des supplices quotidiens tout en dirigeant sa troupe hétéroclite d&rsquo;une main ferme. Pour la cause de Dieu.</p>
<p>Plusieurs décennies plus tard, l&rsquo;histoire que l&rsquo;on croyait oubliée rebondit dans la vie de <strong>Mathias</strong>, photographe talentueux qui va (re)découvrir l&rsquo;histoire de son propre père qui peignait des icônes et celle de son grand-mère, <strong>Irina</strong>. Enceinte,celle-ci avait  fui le régime soviétique, traversé l&rsquo;Europe pour venir se réfugier en France. Avec elle, le fruit d&rsquo;un amour impossible&#8230; et un lourd secret.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2101"></span></p>
<p>Ecrit sous la forme d&rsquo;un journal de bord, le roman de <strong>Metin Arditi</strong> plonge le lecteur dans deux périodes, à plusieurs décennies d&rsquo;intervalle. Un écart dans le temps qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une faiblesse dans le style, ou du moins dans le rythme.</p>
<p><strong>Découvrez ici une émission de radio consacrée à l&rsquo;auteur et à son ouvrage</strong></p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=1133675" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lundi 17 octobre 1937</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il pleuvait depuis quatre jours, et le Calvaire était boueux autant qu&rsquo;il pouvait l&rsquo;être. Mais Nikodime ne s&rsquo;en plaignait pas. Chaque deux pas, il se retournait content que la boue et les glissades lui donnent l&rsquo;occasion de regarder vers l&rsquo;arrière, là où six jours plus tôt il avait aperçu le couple de paysans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le souvenir d&rsquo;Irina ne le lâchait pas. De jour, qu&rsquo;il gravisse le Calvaire ou qu&rsquo;il serve l&rsquo;autel, il pensait à elle cesse, plongé dans un immense mépris de soi. La nuit, elle hantait ses rêves, tantôt aguicheuse, la poitrine en avant, tantôt défiante, les yeux dans les siens. Et il se retrouvait chaque fois englué dans un mélange de désir et de honte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123</strong> : <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;entraînement des frères se déroulait à merveille. Serghey l&rsquo;avait aidé à couper d&rsquo;un mélèze une bille de quarante livres. Iossif la faisait soulever, d&rsquo;abord par séries de trois, puis de cinq, puis de dix. Il enseignait aussi les arts de la corde, l&rsquo;ascension et les descentes en rappel.</em></p>
<p style="text-align: left"><em> Plus que la force, c&rsquo;était leur capacité de traction que les frères devaient développer. Iossif avait choisi une branche de sapin très solide située à deux mètres du sol, et ils devaient s&rsquo;y hisser à la force des bras, d&rsquo;abord une fois, puis trois, cinq, jusqu&rsquo;à quinze. Ils s&rsquo;y essayaient à tour de rôle durant toute la journée, autant que la liturgie et les obligations sacrées pouvaient leur en laisser le loisir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 211 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lorsque les choses sont douloureuses, on les enfouit&#8230; Votre histoire me met face à ma propre réalité. Passons&#8230; Un jour de mai 1938, mon père nous raconte l&rsquo;arrivée rue Daru d&rsquo;une petite Russe lumineuse, combative, un bijou de fille. Je me souviens du mot utilisé par père. Zviozdotchka. Une étoile. La fille annonce qu&rsquo;elle possède un document dont elle dit à Eulage et à mon père qu&rsquo;elle souhaite le leur confier. Eulage ne voulut pas même savoir ce que contenait ce document. Les envoyés de la NKVD étaient partout où se trouvaient nos émigrés. Donc la jeune femme repart avec son cahier&#8230; Pour tout vous dire, je pensais que ce cahier avait disparu. Qu&rsquo;elle l&rsquo;avait détruit, pour se protéger. Je l&rsquo;aurais comprise. Car le document que vous m&rsquo;avez apporté est pour l&rsquo;histoire de notre Russie d&rsquo;une portée inestimable [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman intéressant même s&rsquo;il est malaisé dans un premier temps de sauter d&rsquo;une époque à l&rsquo;autre. A première vue, en effet, la deuxième partie, celle des années 2000, est plus brouillonne que la première. Ce détail dépassé, voilà un roman dépaysant et bien écrit. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La confrérie des moines volants&nbsp;&raquo;, Metin Arditi, Grasset, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Trois couronnes pour le secret d&#8217;une vie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/11/trois-couronnes-pour-le-secret-dune-vie/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Aug 2013 09:35:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
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		<category><![CDATA[François Garde]]></category>
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		<description><![CDATA[Un roman d&#8217;aventure, ça vous dit ? Voilà ce que nous propose François Garde qui signe avec &#171;&#160;Pour trois couronnes&#160;&#187;, un roman enlevé. Peut-être même meilleur que son premier roman &#171;&#160;Ce qu&#8217;il advint du sauvage blanc&#160;&#187; qui rafla nombre de prix dont celui du Roblès l&#8217;an dernier. Mais, ce n&#8217;est que mon avis. En tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un roman d&rsquo;aventure, ça vous dit ? Voilà ce que nous propose <strong>François Garde</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo;</strong>, un roman enlevé. Peut-être même meilleur que son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il advint du sauvage blanc&nbsp;&raquo;</strong> qui rafla nombre de prix dont celui du<strong> Roblès</strong> l&rsquo;an dernier. Mais, ce n&rsquo;est que mon avis. En tout cas, vous pouvez lire ce que j&rsquo;en pensais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/prix-robles-2011/">ici.</a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_314142.jpg" rel="lightbox[1950]"><img class="alignleft  wp-image-1955 colorbox-1950" style="margin: 10px" alt="poster_314142" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_314142.jpg" width="120" height="177" /></a></p>
<p>Loin de l&rsquo;aventure incroyable mais vraie de son héros <strong>Narcisse Pelletier</strong>, ce jeune pousse vendéen abandonné sur une côte australienne et recueilli par des Aborigènes avant de réapprendre à vivre auprès d&rsquo;un scientifique, <strong>François Garde</strong> signe là un roman plus contemporain qui nous mène en divers endroits de la planète.</p>
<p>Normal peut-être pour l&rsquo;auteur qui avant d&rsquo;être vice-président du tribunal administratif de Grenoble, occupa plusieurs postes de conseiller de cabinets ministériels et fut aussi administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises et aussi secrétaire général du gouvernement de Nouvelle-Calédonie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1950"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un curateur aux documents privés. Oui, vous avez bien lu. Voila le métier que <strong>Philippe Zafar</strong> s&rsquo;est inventé. Préposé au classement d&rsquo;archives personnelles de défunts, <strong>Philippe Zafar,</strong> installé aux Etats-Unis, est sollicité par des familles pour mettre des affaires définitivement en ordre.</p>
<p>Alors qu&rsquo;il est chargé d&rsquo;éplucher les archives de <strong>Thomas Colbert</strong>, magnat du commerce maritime récemment décédé, il trouve un texte court, manuscrit. Et plutôt compromettant pour son auteur. Une longue enquête peut alors commencer. Jusqu&rsquo;à <strong>Bourg-Tapage,</strong> île exotique et ancienne colonie française, imaginée par l&rsquo;auteur, et l&rsquo;histoire pas banale de <strong>Benjamin Tobias. </strong></p>
<p><strong>Thomas Colbert</strong> a-t-il, contre trois couronnes, à l&rsquo;autre bout de la Terre, couché avec une femme aux yeux cachés qui neuf mois plus tard mettait au monde un fils, trésor sans nom dans cette île si particulière ?</p>
<p>Au fil des pages, et un siècle passé, le lecteur est embarqué sur trois continents dans les pas de <strong>Philippe Zafar</strong>. Mais faut-il absolument savoir et faire connaître la vérité ? Parallèlement au travail de fourmi mené par le narrateur, le lecteur découvre aussi le portrait de <strong>Philippe Zafar</strong>, issu d&rsquo;une famille libanaise dont le père est décédé dans de curieuses circonstances.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chaque facture, chaque lettre, le moindre ticket conservé sans raison apparente pouvait déclencher des larmes, des regrets, des rancunes, des aigreurs. Un étranger, en y mettant de l&rsquo;ordre, y mettait la paix. De même que des professionnels rigoureux et sans visage assuraient la toilette mortuaire et rendaient à la famille un défunt présentable, de même un autre professionnel anonyme avait sur ranger les papiers épars, et ne laisser à la famille que les choix essentiels. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;avais rien à perdre. Ni la prospection de clients dans l&rsquo;immobilier, ni la traduction, ni la spéculation en Bourse, ni la fabrication d&rsquo;accessoires de mode ne m&rsquo;avaient retenu. Je décidai d&rsquo;exercer ce métier que je venais d&rsquo;inventer. Plusieurs appellations étaient possibles : archiviste ultime ; documentaliste funéraire ; classificateur post mortem. J&rsquo;optai pour une expression plus neutre et vaguement solennelle : curateur aux documents privés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Dans sa confession tardive, Thomas Colbert avait fait masse des deux épisodes. Dûment rétribué, il avait réévalué le prix à sa façon. Les trois couronnes, qui dans son texte semblaient le prix convenu, résumaient et représentaient la collection de monnais, l&rsquo;argent et les bijoux dérobés. Toujours se méfier des contrats conclus à Bourg-Tapage&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 238 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tel un chien d&rsquo;arrêt qui cesse de courir partout et, une patte levée, marque la proximité du gibier, je restai enfin immobile. Je gardai le silence. Tout était en place. Tout était résolu. Je ne pouvais rien faire d&rsquo;autre. Comment lui dire que ce Benjamin Tobias qu&rsquo;elle regrattait de n&rsquo;avoir pas noyé enfant ne serait jamais venu au monde si son père n&rsquo;avait pas proposé cette solution trouvée dans ce recueil de nouvelles à la stérilité de son meilleur ami?&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman d&rsquo;aventure vous disais-je. Voilà un livre qui vous fait voyager sans quitter votre fauteuil. On sait grâce à son précédent roman que François Garde aime nous mener par le bout du nez. Cette fois encore, ça fonctionne. Le style, riche mais pas prétentieux sert aussi au voyage. L&rsquo;histoire qui rebondit quand on ne s&rsquo;y attend pas, se laisse découvrir jusqu&rsquo;au bout avec cette vérité qui n&rsquo;est pas à mettre dans toutes les oreilles&#8230; De quoi égayer vos premiers ou derniers jours de vacances en attendant la moisson de la rentrée littéraire. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pour trois couronnes&nbsp;&raquo; de François Garde, Gallimard, 20€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ces histoires que l&#8217;on cache&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/24/ces-histoires-que-lon-cache/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Jul 2013 06:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec &#171;&#160;Nos gloires secrètes&#160;&#187;, Tonino Benacquista nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&#8217;on cache, celles que l&#8217;on n&#8217;a pas dites. Les personnages de ces six histoires ont [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft size-full wp-image-1907 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="gloires" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/gloires.jpg" width="462" height="280" /></a>A l&rsquo;ombre ou au soleil, voilà un recueil de nouvelles qui devrait vous plaire ! Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> Tonino Benacquista</strong> nous revient en forme. Au fil de ses six nouvelles, le lecteur plonge dans des histoires secrètes. Celles que l&rsquo;on cache, celles que l&rsquo;on n&rsquo;a pas dites.</p>
<p>Les personnages de ces six histoires ont un point commun : leur vie intérieure est bien plus exaltante que leur vie quotidienne. Et leur part d&rsquo;ombre n&rsquo;est rien en comparaison de leur part lumineuse, nous dit la quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1902"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" rel="lightbox[1902]"><img class="alignleft  wp-image-1909 colorbox-1902" style="margin: 10px" alt="BENACQUISTA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BENACQUISTA.jpg" width="117" height="158" /></a>L&rsquo;auteur, <strong>Tonino Benacquista</strong>, est un touche-à-tout talentueux. Né en 1961, issu d&rsquo;une famille d&rsquo;émigrés italiens; <strong>Tonino Benacquista</strong> entame des études de littérature et de cinéma avant de les interrompre pour enchaîner plusieurs petits boulots dont il se sert comme source d&rsquo;inspiration pour ses premiers romans, résolument noirs : il sera accompagnateur de nuit aux Wagons-lits (<strong>&laquo;&nbsp;La Maldonne des sleepings&nbsp;&raquo;</strong> en 1989), accrocheur de toiles dans une galerie d&rsquo;art contemporain (<strong>&laquo;&nbsp;Trois carrés rouges sur fond noir&nbsp;&raquo;</strong>, 1990) ou parasite mondain (<strong>&laquo;&nbsp;Les Morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong>, 1992).</p>
<p>En 1991, sa carrière d&rsquo;auteur décolle : <strong>&laquo;&nbsp;La Commedia des ratés&nbsp;&raquo;</strong> rafle trois prix littéraires. Dès lors l&rsquo;auteur mutiplie les projets, en bande dessinée, à la télé, au théâtre. Parallèlement, <strong>Benacquista</strong> fait son entrée dans le monde du cinéma. En 2001, <strong>&laquo;&nbsp;Les morsures de l&rsquo;aube&nbsp;&raquo;</strong> réalisé par Antoine de Caunes, est adapté sur grand écran. La même année, il coécrit avec <strong>Jacques Audiard</strong> le scénario de<strong> &laquo;&nbsp;Sur mes lèvres&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Auteur d&rsquo;une vingtaine de romans, pièces et autres BD,<strong> Tonino Benacquista</strong> a su trouvé sa place auprès du grand public des lecteurs.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;</strong>, il revient aux nouvelles, exercice littéraire difficile s&rsquo;il en est, trop souvent boudé des lecteurs français d&rsquo;ailleurs. Dommage.</p>
<p><strong>L&rsquo;histoire ? Ou plutôt les histoires, ce sont celles d&rsquo;un meurtrier anonyme, d&rsquo;un poète vengeur, d&rsquo;un parfumeur amoureux, d&rsquo;un antiquaire combattant, d&rsquo;un enfant silencieux et enfin d&rsquo;un milliardaire misanthrope.</strong></p>
<p>La première des nouvelles, <strong>&laquo;&nbsp;Meurtre dans la rue des Cascades&nbsp;&raquo;</strong>, est à mon avis, la meilleure des six. La plus longue aussi. Celle d&rsquo;un<em> &laquo;&nbsp;homme de la rue&nbsp;&raquo;</em> qui, une nuit, au hasard d&rsquo;une énième beuverie, tue un homme. Il vit des jours, des mois et des années avec le poids de son acte. Sans rien oublier pourtant tandis que l&rsquo;histoire rebondit avant de sombrer presque dans l&rsquo;oubli. Mais comment faire pour ne pas être dépossédé même du pire de ses actes quand le secret s&rsquo;impose ? Entre culpabilité et fierté, le personnage, représentant en matériel de bricolage, navigue à vue.</p>
<p>Dans<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;origine des fonds&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;histoire d&rsquo;un petit garçon qui, devenu adulte, parolier à succès et très riche, retrouve celui qui, il y a longtemps, avec d&rsquo;autres camarades, l&rsquo;a humilié à jamais.</p>
<p>Suit <strong>&laquo;&nbsp;Le parfum des femmes&nbsp;&raquo;, </strong>ou l&rsquo;histoire d&rsquo;un vieil homme très solitaire, un célèbre nez, qui dans son appartement trop grand voudrait sentir sa jeune voisine Louise&#8230;</p>
<p>Autre univers avec <strong>&laquo;&nbsp;Le rouge, le rose et le fuschia&nbsp;&raquo;</strong>. Chez un antiquaire, un couple s&rsquo;interroge sur une photo&#8230; Puis, avec <strong>&laquo;&nbsp;Patience d&rsquo;ange&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur s&rsquo;interroge sur les maux d&rsquo;un enfant qui a choisi de ne pas correspondre à ce qu&rsquo;attendent de lui ses parents si parfaits.</p>
<p>Enfin, la dernière nouvelle, ma préférée avec la première, nous parle d&rsquo;un misanthrope qui, le soir de ces cinquante ans;, fait appel à un <strong>&laquo;&nbsp;Aboyeur&nbsp;&raquo;</strong> pour annoncer les invités à sa fête. Qui ne viendront finalement pas&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 (</strong>dans<strong> Meurtre dans la rue des Cascades</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti. Je ne suis pas l&rsquo;homme de la rue. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pendant près de cinquante ans, j&rsquo;ai tout fait pour en devenir un et cacher à ma famille une terrible vérité. Pour eux j&rsquo;étais cet être ordinaire, époux aimant, père honnête, incapable de mentir ou de garder un secret. Quelle duplicité : Comment ai-je pu les berner si longtemps ? Dans le sens littéral du terme, je suis un mythe. </em>Un personnage ayant une réalité historique mais transformé par la légende.<em> On a écrit tant de pages sur moi, naguère. J&rsquo;ai été au centre de toutes les conversations. On m&rsquo;a cherché à tous les coins de rue. J&rsquo;en aurais signé, des autographes, si le monde avait su qui j&rsquo;étais vraiment.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 155</strong> (dans <strong>Patience d&rsquo;ange</strong>) : <em>&laquo;&nbsp;Depuis la maladie de leur enfant, ses parents veillaient au bon usage du mot malheur et de ses synonymes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour avoir été de ceux qui crient à la catastrophe à la moindre contrariété, ils ne toléraient plus, après avoir pleuré pour de bon, que l&rsquo;on confonde mauvaise passe et adversité. L&rsquo;homme prompt à invoquer la disgrâce est rarement à la hauteur des afflictions qu&rsquo;il prétend subir. Angoisse, dites-vous ? Contentez-vous d&rsquo;une bonne inquiétude, l&rsquo;angoisse n&rsquo;est pas dans vos moyens, priez pour en être épargné. Dévasté pour une peine de coeur ? Prétentieux que vous êtes, s&rsquo;il en était des douleurs morales comme des physiques on vous traiterait de douillet, de poltron. Et faut-il être lâche pour oser mettre en avant la fatalité afin de se dédouaner de ses échecs ! Méfiez-vous, la malédiction ne se fait connaître que si on la convoque. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 182 </strong>( dans<strong> L&rsquo;aboyeur</strong>) :<em> &laquo;&nbsp;– Gaspard Froment, mon ami de toujours, mon vieux Gaspard ! Comment pourrait-il ne pas venir ? Au lycée déjà nous étions inséparables ! C&rsquo;est le fidèle parmi les fidèles. Mon canal historique à lui tout seul. Quand il m&rsquo;arrive d&rsquo;oublier une anecdote sur ma propre enfance, c&rsquo;est lui que l&rsquo;appelle. Si quelqu&rsquo;un devait un jour raconter l&rsquo;histoire de ma vie, ce serait lui, comme je saurais raconter la sienne. Pas le moindre contentieux entre nous, pas de cadre dans le placard, pas de vieille rancune. Après tout ce temps, il nous arrive de nous en étonner. Parfois, sous couvert de notre amitié de quarante ans, il s&rsquo;autorise à aller un peu loin&#8230; Vous savez, le fameux devoir d&rsquo;ingérence des amis de toujours. Il a le droit, selon lui, de me dire la vérité. Et il s&rsquo;en targue auprès de ceux qui n&rsquo;ont pas cette légitimité.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Tout recueil de nouvelles a ses faiblesses. Celui-ci n&rsquo;y fait pas exception. Les nouvelles de Tonino Benacquista sont inégales. Et alors ? L&rsquo;ensemble se lit très bien. On plonge d&rsquo;un univers à un autre. D&rsquo;un cerveau à un autre. Entre culpabilité, remords et regrets, ses personnages oscillent entre part d&rsquo;ombre et part de lumière. Pas simple à vivre&#8230; Ces personnages croient connaître la nature humaine. Ils se trompent sur eux-mêmes et sur les autres. Un bon moment de lecture en perspective. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nos gloires secrètes&nbsp;&raquo;, nouvelles de Tonino Benacquista, Gallimard, 17,90€.</strong></em></p>
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		<title>La singulière tristesse du gâteau au citron</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jul 2013 07:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Aimee Bender]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[désespoir]]></category>
		<category><![CDATA[dons]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[gâteau au citron]]></category>
		<category><![CDATA[George]]></category>
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		<category><![CDATA[littérature américaine]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Rose Edelstein]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Une histoire pas banale. Voilà ce que propose Aimee Bender avec &#171;&#160;La singulière tristesse du gâteau au citron&#160;&#187;. Auteure américaine, Aimee Bender est aujourd&#8217;hui un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire outre-Atlantique. Son roman présenté ici a d&#8217;ailleurs connu un grand succès aux Etats-Unis. Aimée Bender enseigne le creative writing à l&#8217; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_La-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron_7939.jpeg" rel="lightbox[1765]"><img class="alignleft  wp-image-1772 colorbox-1765" style="margin: 10px" alt="C_La-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron_7939" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_La-singuliere-tristesse-du-gateau-au-citron_7939.jpeg" width="120" height="182" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire pas banale. Voilà ce que propose <strong>Aimee Bender</strong> avec <strong>&laquo;&nbsp;La singulière tristesse du gâteau au citron&nbsp;&raquo;</strong>. Auteure américaine, <strong>Aimee Bender</strong> est aujourd&rsquo;hui un des auteurs les plus originaux du paysage littéraire outre-Atlantique. Son roman présenté ici a d&rsquo;ailleurs connu un grand succès aux Etats-Unis.</p>
<p><strong>Aimée Bender</strong> enseigne le creative writing à l&rsquo; University of Southern California. Elle s&rsquo;occupe également d&rsquo;un atelier de théâtre pour malades mentaux. Elle est l&rsquo;auteure de deux recueils de nouvelles, disponibles également aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong> <strong>(&laquo;&nbsp;La fille en jupe inflammable&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Des créatures obstinées&nbsp;&raquo;</strong>) ainsi que d&rsquo;un roman intitulé <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ombre de moi-même&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><span id="more-1765"></span></p>
<div id="attachment_1777" style="width: 312px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Aimee-Bender_5651.jpeg" rel="lightbox[1765]"><img class=" wp-image-1777  colorbox-1765" style="margin: 10px" alt="L'auteure, Aimee Bender. (Photo Babelio.com)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVT_Aimee-Bender_5651.jpeg" width="302" height="410" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;auteure, Aimee Bender.<br />(Photo Babelio.com)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celle de <strong>Rose Edelstei</strong>n, 9 ans. Une petite fille qui découvre, alors qu&rsquo;elle mord dans un morceau de son gâteau d&rsquo;anniversaire, qu&rsquo;elle ressent alors l&rsquo;émotion éprouvée par sa mère au moment où elle assemblait les ingrédients. Une révélation qui va plonger l&rsquo;enfant dans de drôles de réflexions. Et lui donnera le pouvoir de savoir, rien qu&rsquo;en les goûtant, d&rsquo;où viennent les ingrédients ingérés et quelles émotions traversent ceux qui les cuisinent.</p>
<p>Sa famille, qu&rsquo;elle croyait unie, lui apparaît sous un nouveau jour grâce à ce pouvoir. Entre une mère dépressive et trompant son mari, un père débordé et pas très attentif et un frère tellement absent qu&rsquo;il en a développé également un don assez déstabilisant – il finira d&rsquo;ailleurs par disparaître totalement – sans oublier une grand-mère qui expédie à la famille des colis d&rsquo;objets cassés.</p>
<p>Un sixième sens qui, au quotidien, pose souci à la fillette qui trouve du réconfort auprès de <strong>George</strong>, le meilleur ami de son frère.</p>
<p>Au fil des pages, on suit donc le parcours de Rose, de l&rsquo;âge d&rsquo;enfant à celui de jeune adulte. Entre fable et science-fiction, dans la banlieue de Los Angeles.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La qualité des ingrédients – le bon chocolat, les citrons bien frais – semblait cacher quelque chose de plus important et de plus sombre, et cet arrière-goût commençait à remonter à la surface. Je sentais sans difficulté le chocolat, mais par glissements legers; comme un effet secondaire qui se déroulait, se déployait, j&rsquo;avais le sentiment que ma bouche se remplissait aussi d&rsquo;un goût de petitesse, d&rsquo;une sensation de rapetissement, de contrariété, d&rsquo;une distance dont je devinais qu&rsquo;ils étaient liés à ma mère, le goût de sa pensée fourmillante, une spirale, quasiment comme si j&rsquo;étais capable de sentir le grincement de sa mâchoire ayant provoqué cette migraine qui l&rsquo;avait poussée à prendre autant d&rsquo;aspirine que nécessaire, alignées en points blancs sur la table de nuit, une sorte d&rsquo;ellipse à son commentaire : je vais juste m&rsquo;allonger un petit moment&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Au bout d&rsquo;une semaine, j&rsquo;étais capable de démêler un peu plus vite les impressions qui m&rsquo;assaillaient. Les pépites étaient industrielles, donc elles avaient ce goût légèrement métallique et absent, le beurre avait été fait à partir d&rsquo;un lait peu riche parce que les vaches venaient d&rsquo;une exploitation où elles vivaient entassées. Les oeufs dégageaient un soupçon de grande distance et de plastique. Tous ces élements vrombissaient en arrière-fond, et plus près, il y avait le pâtissier qui avait mélangé les ingrédients et préparé la pâte et qui était en colère. Une colère rentrée dans le cookie lui-même.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne sais comment le décrire si ce n&rsquo;est en disant que mon père était un homme plutôt déterminé, intelligent et foncièrement simple qui s&rsquo;était retrouvé à vivre avec trois personnes terriblement compliquées : une femme que la solitude blessait à vif, un fils dont le regard était si déstabilisant que les gens mettaient des boîtes de céréales entre lui et eux pour avoir un semblant de répit, et une fille qui ne pouvait avaler son déjeuner sans marcher ensuite un quart d&rsquo;heure pour s&rsquo;en remettre. Qui étaient ces gens ? J&rsquo;avais de la peine pour papa, surtout quand nous regardions ensemble des séries à la télé et que je voyais à quel point il aspirait à l&rsquo;existence simple des gens dans les spots publicitaires, lui qui l&rsquo;avait un jour connue, contrairement à nous autres.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Chaque bouchée de ce livre donne envie de prendre une autre, puis une autre&#8230; jusqu&rsquo;à la dernière phrase. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce roman vous rend gourmand d&rsquo;en savoir plus. Dommage peut-être qu&rsquo;il s&rsquo;étire sur tant d&rsquo;années pour s&rsquo;achever sur une fin, à mon goût, un peu bancale. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;La singulière tristesse du gâteau au citron&nbsp;&raquo;, Aimee Bender, Editions de l&rsquo;Olivier, 22,50€. Traduit par Céline Leroy.<br />
</strong></em></p>
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