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	<title>Quatrième de couv &#187; secret de famille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;âge de comprendre&#8230; et de détruire</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2023 Un rendez-vous. Après la rentrée littéraire de la rentrée, qui fournit de la matière aux prix si convoités, voici la rentrée littéraire d&#8217;hiver, souvent plus âpre et plus inventive. Cette année, dans un contexte d&#8217;augmentation du prix des livres, 517 romans et récits commencent à trouver leur place sur les tables des librairies, soit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2023</span></strong></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6252 colorbox-6244" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AGE-DE-DETRUIRE-OK.jpg" alt="AGE DE DETRUIRE OK" width="195" height="267" /></p>
<p>Un rendez-vous. Après la rentrée littéraire de la rentrée, qui fournit de la matière aux prix si convoités, voici la rentrée littéraire d&rsquo;hiver, souvent plus âpre et plus inventive. Cette année, dans un contexte d&rsquo;augmentation du prix des livres, <strong>517 romans et récits</strong> commencent à trouver leur place sur les tables des librairies, soit 27 livres de plus qu&rsquo;en 2022.</p>
<p>Face au contexte inflationniste, les professionnels du secteur vont miser sur des valeurs sûres, des auteurs aguerris. Quid des premiers romans ? Ils peuvent compter sur moi pour leur donner un peu de visibilité. Parmi eux <strong><em>L&rsquo;âge de détruire</em></strong>, petite pépite écrite par <strong>Pauline Peyrade</strong>.</p>
<p><strong>Pauline Peyrade</strong>, trentenaire, est déjà l&rsquo;auteure de sept pièces de théâtre et son travail a été primé à plusieurs reprises. Elle signe avec L&rsquo;âge de détruire un premier roman singulier.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Elsa</strong>. Dans la première des deux parties du roman, elle a 7 ans. Narratrice, elle raconte l&rsquo;arrivée dans l&rsquo;appartement que a mère, qui l&rsquo;élève seule, vient d&rsquo;acheter. Un appartement que la mère a du mal à investir. Un appartement dans lequel la fillette va être frappée et violentée sexuellement. Un huis clos terrible et silencieux.</p>
<p><span id="more-6244"></span></p>
<p>Dans la deuxième partie, la mère d&rsquo;<strong>Elsa</strong> décide de vendre son appartement, désormais remboursé. <strong>Elsa</strong> vit à proximité de cette mère toxique. A l&rsquo;heure de faire les cartons, les souvenirs remontent, les questions aussi. Sur une vingtaine d&rsquo;années, une relation mère-fille auscultée. Détricotée. Entre secret de famille, abus et loi de silence.</p>
<p>En exergue de son roman, <strong>Pauline Peyrade</strong> a mis une phrase de Virginia Woolf  : <em>&nbsp;&raquo; L&rsquo;âge de comprendre  : l&rsquo;âge de détruire&#8230; Et ainsi de suite.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Une phrase énigmatique qu&rsquo;elle essaie de comprendre.<em> &laquo;&nbsp;Comprendre, c&rsquo;est détruire. Détruire, c&rsquo;est comprendre. Et on n&rsquo;en a jamais fini.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>L&rsquo;auteure, qui a beaucoup écrit pour le théâtre évoque à ce sujet d&rsquo;une écriture à l&rsquo;oreille. A la différence de son premier roman qu&rsquo;elle dit avoir écrit <em>&laquo;&nbsp;d&rsquo;abord avec les yeux&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><strong>Dans cette vidéo, l&rsquo;auteure explique la génèse de son premier roman :</strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/626F9jscYNY">https://youtu.be/626F9jscYNY</a></p>
<p style="text-align: center"> <strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tu m&rsquo;aimes, Elsa ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je dors. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elsa. Dis-le-moi. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;aime. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dis-le encore. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais oui. Je t&rsquo;aime.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tu m&rsquo;aimes comment ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Beaucoup.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est tout ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>S&rsquo;il te plaît. Je suis fatiguée. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Je ne proteste pas. J&rsquo;accepte l&rsquo;inquiétude, sans la reconnaître. J&rsquo;assiste, impuissante, à sa lente métamorphose. Ses traits s&rsquo;affaissent. Son visage perd ses couleurs. Elle ne dort guère plus de deux heures par nuit, qu&rsquo;elle passe dans le lit en dessus du mien. Quand elle s&rsquo;allonge, elle fait bouger ma couchette sans craindre de me déranger. Je descends la rejoindre avant qu&rsquo;elle ait le temps de m&rsquo;appeler, le son de sa voix me glace le sang. Elle passe ses bras autour de moi, elle plonge son nez dans mes cheveux. Régulièrement, son corps est secoué de sanglots. Elle me serre alors très fort, au point que j&rsquo;en ai du mal à respirer. [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 138 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Tu as ta vie, j&rsquo;ai le droit d&rsquo;avoir la mienne. J&rsquo;ai fait ma part. Je t&rsquo;ai donné tout ce que j&rsquo;ai pu. Tu ne rends pas compte. Les enfants trouvent normal de prendre ce qu&rsquo;on leur donne et de réclamer plus, toujours. Les enfants, ils vous pompent et vous laissent sur le bord de la route. Je ne te demande rien. C&rsquo;est ce que fait une mère, c&rsquo;est normal. Si tu pouvais juste arrêter de m&rsquo;en vouloir. Et quand même, un &laquo;&nbsp;merci maman&nbsp;&raquo;, de temps en temps, ne serait pas dégueulasse.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>L&rsquo;âge de détruire, Pauline Peyrade, les Editions de minuit, 16€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand le secret brûle tout&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/04/18/quand-le-secret-brule-tout/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2022 14:13:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Lu d&#8217;une traite ! Le nouveau roman de Frédérique Clémençon est terrible, prenant. Tragique. Professeure dans un lycée de la Vienne, Frédérique Clémençon signe avec Dans la forêt glacée son septième roman. Quatrième de couv avait parlé ici de son roman L&#8217;hiver dans la bouche. Le temps d&#8217;un week-end prolongé, le roman s&#8217;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" rel="lightbox[5991]"><img class="alignleft size-full wp-image-5995 colorbox-5991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FORET-GLACEE.jpg" alt="FORET GLACEE" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Lu d&rsquo;une traite ! Le nouveau roman de <strong>Frédérique Clémençon</strong> est terrible, prenant. Tragique.</p>
<p>Professeure dans un lycée de la Vienne, <strong>Frédérique Clémençon</strong> signe avec <strong><em>Dans la forêt glacée</em></strong> son septième roman. Quatrième de couv avait parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/">ici</a></strong> de son roman <em><strong>L&rsquo;hiver dans la bouche</strong></em>.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un week-end prolongé, le roman s&rsquo;installe. Au bord de la mer, une famille se réunit pour fêter les noces d&rsquo;or des grands-parents. <strong>Chloé,</strong> la narratrice, est là, avec ses parents, ses frères et soeur <strong>Gabriel</strong>, <strong>Paul</strong> et <strong>Julia</strong> que tous surnomment <strong>Poucette</strong>). Une situation normale. En apparence seulement. Car <strong>Chloé</strong>, 16 ans, met tout en oeuvre pour cacher son secret. Il fait beau, chaud. Elle ne quitte pas ses vêtements aux manches longues.  Cache ses poignets qu&rsquo;elle scarifie régulièrement. Sa grand-mère <strong>Anita</strong> sent qu&rsquo;il se passe quelque chose. Comme un malaise. Etouffant. Elle observe de près <strong>Gabriel</strong>, le frère aîné de <strong>Chloé</strong>. Agé de 20 ans, il est étudiant en médecine. Il a quitté la maison familiale. Mais n&rsquo;est jamais assez loin de <strong>Chloé</strong>.</p>
<p>D&rsquo;emblée, on apprend la mort tragique de <strong>Gabriel.</strong> <strong>Frédérique Clémençon</strong> remonte ensuite la piste. Plonge les lecteurs dans la vie d&rsquo;une famille, dans celle d&rsquo;une adolescente qui se cherche entre les mots tus et ceux qui tuent.  Jusqu&rsquo;à faire craquer une histoire sans paroles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5991"></span></p>
<p>La forêt glacée ? Une évocation de celle de Sibérie qui, contre toute attente, a été le cadre d&rsquo;incendies spectaculaires dès mai 2021, et ce, pendant plusieurs mois. Des incendies sans précédent, boostés par la sécheresse et les vagues de chaleur record liées au changement climatique. <strong>Chloé</strong> se sent également brûlante, transie&#8230;mais incapable de raconter l&rsquo;indicible. Son frère qui la viole depuis des années&#8230;</p>
<p>Il y a la violence qu&rsquo;elle retourne contre elle, les photos qu&rsquo;elle prend tout le temps&#8230; mais pas (assez) de mots. Jusqu&rsquo;à ce que le secret éclate. Avant de se transformer à nouveau en secret.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jamais je n&rsquo;ai aussi bien compris le sens de cette expression – déshabiller quelqu&rsquo;un du regard – que lorsque ses yeux s&rsquo;attardaient sur moi. Bien sûr, je pourrais parler du regard de Gabriel et du rouge qui lui vient quelquefois aux joues quand ses yeux fouillent mon corps, me touchent au point de me faire tressaillir, réveillent la douleur au creux de mon ventre, mais son regard est d&rsquo;une autre nature. Il est carnivore.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je suis née, Gabriel avait quatre ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Paul est né, j&rsquo;avais quatre ans et Gabriel huit.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Poucette est née, j&rsquo;en avais huit, Paul quatre et Gabriel douze. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand Gabriel est venu dans ma chambre la première fois, j&rsquo;avais treize ans quatre mois et vingt et un jours. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Gabriel est mon horloge intérieure, mon mémorial, mon agenda secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 225 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Aline et Samuel marchent l&rsquo;un à côté de l&rsquo;autre devant nous, leurs mains se frôlent, s&rsquo;agrippent, se lâchent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent j&rsquo;ai l&rsquo;impression que le corps des autres est aussi le mien. Ce qu&rsquo;ils ressentent me touche, entre en moi. Je suis Aline et Samuel, Lola et Joseph, Paul et Poucette. J&rsquo;ai mille corps et autant de mains, de langues, de ventres, de bouches. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je sais ce qu&rsquo;est être un gibier, ce qu&rsquo;éprouvent le cerf, le sanglier traqués, dont la peau sécrète une sueur aigre, la peur a une odeur. Les mots sont merveilleux, oui, monsieur Delage. </em>Sécréter<em> contient à la fois le mystère et le poison, n&rsquo;est-ce pas merveilleux ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Dans la forêt glacée, Frédérique Clémençon, Flammarion, 14€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>“Adèle et moi” ou le destin de vies qui s&#8217;entremêlent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:08:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Abolir les frontières entre le passé et aujourd&#8217;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&#8217;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&#8217;est en tout le chemin qu&#8217;a suivi Julie Wolkenstein qui signe avec &#171;&#160;Adèle et moi&#160;&#187;, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Abolir les frontières entre le passé et aujourd&rsquo;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&rsquo;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&rsquo;est en tout le chemin qu&rsquo;a suivi <strong>Julie Wolkenstein</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;</strong>, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts ans de la vie d&rsquo;une femme, Adèle, arrière-grand-mère de la narratrice, dont celle-ci découvre la vie et l&rsquo;existence à la mort de son père, en triant des papiers.</p>
<p><strong>Julie Wolkenstein</strong>,  née en 1968, enseigne la littérature comparée à l’Université de Caen, elle est la fille de l&rsquo;Académicien <strong>Bertrand Poirot-Delpech</strong>, décédé en 2006.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class="alignleft  wp-image-1629 colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="ADELE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" width="180" height="180" /></a>Elle a découvert la vie de cette aïeule à la mort de son père. A partir de documents, du mémorandum conservé par l&rsquo;une de ses tantes, elle a tenté de reconstituer le parcours de cette femme pas banale dont la vie aura été marquée par un secret de famille, le décès de trois de ses quatre enfants, la découverte de la cote normande et plus particulièrement de Saint-Pair.</p>
<p><span id="more-1621"></span></p>
<p>L&rsquo;auteure explique le cheminement qu&rsquo;elle a suivi. L&rsquo;enquête qu&rsquo;elle n&rsquo;a finalement pas menée et l&rsquo;option choisie pour raconter l&rsquo;histoire du roman <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ElMU2mBnH4M?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<div id="attachment_1628" style="width: 394px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class=" wp-image-1628  colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="Saint-Pair ( photo Annick Leduc)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" width="384" height="256" /></a><p class="wp-caption-text">Saint-Pair ( photo Annick Leduc)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">C&rsquo;est cette commune, cette cote et cette mer qui, aujourd&rsquo;hui encore, servent de trait d&rsquo;union entre l&rsquo;auteure et son ancêtre, entre la narratrice et cette arrière-grand-mère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Adèle</strong> qui, fille d&rsquo;un homme volage et déjà orpheline de mère, découvre la mer à l&rsquo;âge de 10 ans parce qu&rsquo;elle et sa demi-soeur Pauline,  rejoignent la Normandie pour se mettre à l&rsquo;abri.<strong> Nous sommes en 1870 et c&rsquo;est la guerre. La première des trois qu&rsquo;Adèle vivra dans sa chair.</strong></p>
<p>Parallèlement à ce parcours de vie, celui de la narratrice, auteure, divorcée, mère de famille et amoureuse qui se plonge dans le passé d&rsquo;une arrière-grand-mère qu&rsquo;elle découvre.</p>
<p>Adèle, nous la suivons au fil de son adolescence, sa découverte de la chasse, de l&rsquo;amour<strong>. </strong>Au fil de ses maisons aussi, qu&rsquo;elle occupe en fonction du calendrier, à Paris, à Sèvres et à Saint-Pair. <strong>La mort de son père, la rencontre avec Charles, les enfants qui naissent, le milieu de la haute bourgeoisie qu&rsquo;elle fréquente mais y avoir totalement sa place, la construction de sa maison à Saint-Pair </strong>( la première du village), son caractère colérique, sa sensualité, ses drames intérieurs, la vérité sur sa mère qu&rsquo;elle découvre à plus de cinquante ans&#8230; sont autant d&rsquo;aspects de la vie d&rsquo;Adèle que découvre le lecteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peu à peu, Adèle a cessé de se cacher pour se mettre en colère. Elle est chez elle après tout, rue Barbet-de-Jouy, elle est majeure, elle est riche et lorsqu&rsquo;un grain de sable s&rsquo;introduit où que ce soit dans le déroulement de ses activités quotidiennes, elle fait de moins en moins d&rsquo;efforts pour contenir son irritation. Elle n&rsquo;a plus besoin de jeter des objets : la plupart du temps, elle se contente d&rsquo;émettre des vibrations puissantes qui suffisent à la défouler. Son objectif devient plus raffiné : il s&rsquo;agit de manifester sa mauvaise humeur avec assez de subtilité pour terrasser en silence celui ou celle qui l&rsquo;a provoquée, idéalement, </em>qu&rsquo;on se sente gravement en tort sans qu&rsquo;elle ait besoin de l&rsquo;expliquer.<em> Et l&rsquo;assassinat stupide de Jacques la conforte encore dans la légitimité de ses accès.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 251</strong> :<em>&laquo;&nbsp;Les souvenirs se superposent, étés après étés : les premiers pas des “bébés Armand-Duval” sur la plage, leurs derniers pas aussi, bien plus tard, puisque trois de ses enfants mourront avant elle ; l&rsquo;engloutissement de leur jeunesse, de ce nouveau “temps de l&rsquo;insouciance” qu&rsquo;Adèle connaîtra ici, aussi inexorable que celui de la forêt de Scissy au début du VIIIe siècle ; les palissades élevées puis démontées devant les chantiers toujours plus nombreux [&#8230;] Adèle vieillira et le temps lui semblera le plus souvent s&rsquo;écouler dans cette seule direction, enlaidissant ses souvenirs, abîmant le paysage, tuant ceux qu&rsquo;elle aime, réduisant le périmètre de ses promenades et de ses centres d&rsquo;intérêt. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais heureusement, ici, ici surtout, le temps lui offrira quelquefois la grâce de refluer en sens inverse et de voir ressusciter, même pour un quart de seconde, subreptice, imprévisible, les époques plus heureuses qu&rsquo;il avait paru couler définitivement vers le fond et qui remontent, refont surface à l&rsquo;improviste, accélérant le pouls d&rsquo;Adèle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 370 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mais si comme je l&rsquo;imagine Saint-Pair est la clé d&rsquo;Adèle comme elle est la mienne, si nous y avons vu toutes les deux, à un siècle d&rsquo;écart, le lieu où nous pouvions idéalement coïncider avec nous-m^mes, il  a des chances pour que nous partagions d&rsquo;autres choses. Et je reconnais dans sa situation sociale, toujours pressentie, à moitié sue mais tue et qui lui revient en boomerang au printemps 1914, une après-midi pluvieuse, avec cette vérité maladroitement formulée par Marie-Hélène sous le portrait ovale qu&rsquo;elle, Adèle, restera toujours marginale dans le milieu qu&rsquo;elle fréquente, je reconnais dans cette situation quelque chose qui m&rsquo;est familier, que j&rsquo;ai vécu moi aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Vous dire que j&rsquo;ai aimé ce roman est un euphémisme. Je l&rsquo;ai dévoré !</span> <span style="color: #0000ff">L&rsquo;histoire, la forme, le décor&#8230; tout me parle. Au lieu d&rsquo;avoir mené une véritable enquête, l&rsquo;auteure a déplacé le curseur plus loin dans la fiction, dans l&rsquo;invention. Cela donne le portrait d&rsquo;une femme libre, sure de ses choix, autonome et fière. Une précurseure assurément dans cette France de la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Un beau portrait de femme. En résonance, celui de la narratrice, un peu perdue, un peu triste de tout ce qui n&rsquo;est plus. Entre flux et reflux, voilà un roman qui offre une (très) belle éclaircie ! A lire.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;, de Julie Wolkenstein, chez P.O.L., 22 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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