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	<title>Quatrième de couv &#187; Sarajevo</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;amour par temps de guerre selon Jean Hatzfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 07:15:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&#8217;histoires et de surprises. La preuve avec Jean Hatzfeld. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour. Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de Ayanleh Makeda, légende des hauts plateaux dans son précédent roman &#171;&#160;Où en est la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&rsquo;histoires et de surprises. La preuve avec <strong>Jean Hatzfeld</strong>. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour.</p>
<p>Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de <strong>Ayanleh Makeda</strong>, légende des hauts plateaux dans son précédent roman<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/"><strong> &laquo;&nbsp;Où en est la nuit&nbsp;&raquo;</strong></a> il nous fait vivre cette fois la guerre en ex-Yougoslavie avec <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>. Drôle de titre, non ? Robert Mitchum est ici le nom porté par le chien&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld,</strong> je l&rsquo;ai découvert par ses écrits à propos du génocide au <strong>Rwanda</strong>. Des livres forts, poignants. Avant d&rsquo;être grand reporter, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a été journaliste sportif. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>, il peut évoquer deux pans de sa vie professionnelle.</p>
<div id="attachment_2086" style="width: 127px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class=" wp-image-2086  colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="Photo site internet Gallimard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" width="117" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vingt ans après la guerre en ex-Yougoslavie, <strong>Jean Hatzfeld</strong> est retourné sur les lieux. L&rsquo;histoire de son roman ? C&rsquo;est celle de<strong> Marija</strong> et<strong> Vahidin</strong>. Ils sont jeunes, s&rsquo;aiment et s&rsquo;entraînent pour les Jeux Olympiques qui, en 1992, sont programmés à Barcelone. Tous les deux sont champions de tir à la carabine.  Tous les deux sont bosniaques, mais elle est serbe, son amant, lui, est musulman.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class="alignleft  wp-image-2088 colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="MITCHUM COUVERTURE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" width="180" height="270" /></a></p>
<p>Ils vivent chez leurs parents dans la banlieue de <strong>Sarajevo</strong>, à<strong> Ilidza</strong>. Mais au moment du siège de la capitale, tout change. <strong>Marija</strong> ne peut pas rentrer chez elle. Les deux amants sont séparés par la guerre. Ils ne se retrouveront que des bien des années plus tard, aux JO de Sydney.</p>
<p>Bien vite, leurs qualités de tireurs vont être exploitées, marchandées. Chacun dans son camp. Sans pouvoir dire non. Pour garder un appartement, un chien, un semblant de vie d&rsquo;avant&#8230;</p>
<p>Dans une ville qu&rsquo;ils connaissent par coeur, ils deviendront snipers. Et si <strong>Marija</strong> poursuit son entraînement en vue des JO, <strong>Vahidin</strong> a tourné la page.</p>
<p>Un attentat contre une diva américaine venue prôner la paix va pourtant tout faire basculer à nouveau dans leurs destins respectifs. <strong>Marija</strong> est accusée d&rsquo;avoir tiré. Elle n&rsquo;a pourtant rien fait&#8230;</p>
<p><span id="more-2080"></span></p>
<p>Au fil des pages, nous plongeons dans le quotidien de cette guerre civile, dans sa complexité qui abîme tout le monde. Les deux personnages tombent dans un engrenage, sans pouvoir tirer les fils&#8230; Une véritable tragédie qui se déroule en présence des médias et notamment de trois journalistes français.</p>
<p><strong>Ecoutez ici Jean Hatzfeld parler de son roman</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marija retourna chez elle. A cette heure, elle aurait dû retrouver Vahidin à leur café près du Klub avant de se rendre à l&rsquo;entraînement, pour en parler et du stage. Ils se montraient intarissables dès qu&rsquo;ils parlaient des Jeux qui les attendaient fin juillet, leurs premiers Jeux, à Barcelone. Ils se savaient de vraies chances, ils espéraient tant l&rsquo;un pour l&rsquo;autre qu&rsquo;ils s&rsquo;impliquaient dans leur préparation avec un enthousiasme amoureux. Marija se dit que Vahidin devait songer à la même chose en ce moment, à Sarajevo, sauf s&rsquo;il était trop préoccupé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Soudain, elle eut peur pour lui. Elle le savait cacou, jamais chiche d&rsquo;une provocation. Ca le dopait en compétition, surtout lors des dernières séries d&rsquo;une finale, quand la fébrilité gagnait ses adversaires. Mais hier, à la tombée de la nuit, qu&rsquo;avait-il pu se passer face à des miliciens ? Elle se mit à l&rsquo;imaginer en danger.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 134-135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le capitaine Miro l&rsquo;attendait. Il se montra irascible, s&rsquo;affala sur une chaise et vida trois verres à la suite. Marija se demanda s&rsquo;il oserait poser ses bottes sur la table. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quelle nouvelle ? demanda-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– On contrôle. Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à en finir avec Sarajevo avant que les Américains ou les Iraniens ne les arment en lourd. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Vous voulez prendre la ville ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Ne t&rsquo;en mêle pas. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Je voudrais vous demander. Ces rumeurs. A la BBC, ils parlent de centaines de femmes violées pendant des jours et des jours à Foca, à Visegrad, même Grbavica est évoqué. Des autocars entiers de femmes arrivent de là-bas? Vous avez écouté ? Qu&rsquo;es-ce que vous savez là-dessus ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Marija, la politique est sale, ce n&rsquo;est pas nouveau. Les Musulmans sont sales, quoi que tu en penses. Les journalistes sont crasseux. Tu voudrais que nous les Serbes fassions une guerre nickel chrome ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Soudain, elle entendit le cri d&rsquo;un moteur. D&rsquo;un geste sec, elle cala la crosse contre son épaule, amena la détente au contact, aspira une bouffée d&rsquo;air. Elle capta dans sa lunette la forme noire d&rsquo;une carrosserie. Le phare rouge d&rsquo;un imprudent coup de frein l&rsquo;aida à visser sa mire sur le pare-brise. Elle tira, une seule balle. La voiture disparut trop vite derrière les immeubles pour qu&rsquo;elle puisse discerner une modification de sa trajectoire. Mais elle sut avec certitude qu&rsquo;elle avait atteint la vitre au niveau de la tête d&rsquo;un éventuel passager à côté du conducteur. Elle posa le fusil et attrapa un paquet de bonbons. Les flocons blanchissaient la nuit et les trottoirs. Elle eut la flemme de reprendre, la neige l&rsquo;attira dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un très bon roman, ancré dans la réalité de la guerre. On tourne les pages d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour compromise, on voit s&rsquo;effilocher les rêves de médaille et de vie meilleure. On y découvre aussi la réalité d&rsquo;une ville prise d&rsquo;assaut par des snipers. Encore bravo Monsieur Hatzfeld ! </span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum en revient pas&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfeld, Gallimard, 17,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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