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	<title>Quatrième de couv &#187; road movie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Jusque dans les étoiles, suivre Gio</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Nov 2023 15:03:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Je découvre encore les romans sortis lors de la rentrée littéraire d&#8217;août et septembre. Un régal de plonger dans toutes ces nouvelles histoires, déclinées dans différents villes et pays, à différentes époques&#8230; L&#8217;occasion aussi de retrouver quelques-uns de mes auteur(e)s chéri(e)s dans de nouvelles aventures. Alors imaginez ma joie quand j&#8217;ai reçu les épreuves non-corrigées du Chien des étoiles, second [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="page">
<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/le-chien-des-etoilesOK.jpg" rel="lightbox[6406]"><img class="alignleft wp-image-6409 size-medium colorbox-6406" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/le-chien-des-etoilesOK-225x300.jpg" alt="le-chien-des-etoilesOK" width="225" height="300" /></a></em></p>
<div id="page">
<p>&nbsp;</p>
<div id="page">
<p>Je découvre encore les romans sortis lors de la rentrée littéraire d&rsquo;août et septembre. Un régal de plonger dans toutes ces nouvelles histoires, déclinées dans différents villes et pays, à différentes époques&#8230; L&rsquo;occasion aussi de retrouver quelques-uns de mes auteur(e)s chéri(e)s dans de nouvelles aventures.</p>
<div id="page">
<p>Alors imaginez ma joie quand j&rsquo;ai reçu les épreuves non-corrigées du <strong><em>Chien des étoiles, </em></strong>second roman de <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur"><strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong></a> !</p>
<p>Agé de 46 ans, ce dernier était jusqu&rsquo;à l&rsquo;été dernier, journaliste au <em>Télégramme</em>, à Saint-Brieuc, où il était en charge des faits divers et de la justice. Il travaille désormais à Rennes.</p>
<p>En 2021, je l&rsquo;ai interviewé, puis rencontré lors de la remise du prix Roblès, à Blois, qu&rsquo;il venait de remporter (entre autres prix, pas moins de 13 au total !) pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/14/au-pied-de-la-colline-lenfance-nue/">Le Démon de la colline aux loups</a></strong>. <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> est également l&rsquo;auteur de <em>Ritournelle</em> et de <em>Fariboles,</em> toujours au<em> Tripode. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce nouveau roman ? <strong>Gio</strong> a vingt ans, peut-être un peu plus. Sa vie n’est plus la même depuis qu’un lâche lui a planté un tournevis dans le crâne. Désormais, <strong>Gio</strong> voit ce que peu de gens devinent. La beauté de la nuit. L’appel des chouettes. La grandeur de ses amis <strong>Papillon,</strong> muet mais qui s&rsquo;est inventé un langage et la belle <strong>Dolores</strong>, 16 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6406"></span></p>
<p>Voilà un étonnant road movie gitan, cruel, beau et doux à la fois. Une épopée singulière. Et divinement bien écrite. <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> confirme ici son talent à raconter autrement les histoires. Avec beaucoup d&rsquo;humanité. Que ce soit dans un train de marchandises, sous une tente ou dans une maison à l&rsquo;écart d&rsquo;un village.</p>
<p><strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> explique avoir écrit ce texte en deux mois. Une histoire qui l&rsquo;a laissé sans défense aucune, <em>&laquo;&nbsp;bouleversé par une émotion aigüe, et que je parvenais pas à mettre à distance&nbsp;&raquo;. </em>Il poursuit en disant que ce nouveau roman est un livre sur le lien et la séparation, sur l&rsquo;atrocité de la perte et comment on récrée malgré tout un monde après ça.</p>
<p>C&rsquo;est cruel et lumineux. Un régal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 35 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] &#8211; Voilà venu le temps qu&rsquo;on parlemente et qu&rsquo;on fixe la dette. Vous avez ici le crédit d&rsquo;une vie. Et si vous étiez pas des cousins, peut-être, mais je dis bien peut-être, qu&rsquo;on vous aurait déjà brûlé vifs dans les grottes qui servent de maisons à vos manières préhistoriques. Regardez bien mon fils qui est revenu vivant de la mort où vous l&rsquo;avez jeté. Regardez. La pluie qui nous tombe sur la gueule, c&rsquo;est sa tristesse à lui, c&rsquo;est la malédiction que vous lui avez glissée dans le crâne. Regarde Michal comme elle est grasse la pluie. Et toi, Tino, sniffe, nom de Dieu, sniffe si ça sent pas les enfers.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pour les autres Gio est devenu le Fou Hurlant, une légende des transcontinentaux. On dit que des trimards cherchent son train juste pour le rencontrer et dire qu&rsquo;ils ont voyagé avec le fantôme des rails. Et comme les surveillants le laissent tranquille, et les douanes aussi, et la police, ceux qui ont le courage de venir s&rsquo;approcher de son tombeau ferroviaire sont finalement un peu plus tranquilles qu&rsquo;ailleurs. D&rsquo;autres ont préféré sauter au milieu de nulle part pour échapper à l&rsquo;atmosphère atroce qu&rsquo;il distille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 193 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Camarade a cette façon d&rsquo;apaiser la tension du dessin. La fresque avait raconté la guerre du clan Belco, le train, elle avait montré ensuite la capitale et le quartier Est, les chevaux de Micek, la bagarre des deux géants et les putes de Grand-Mère. Papillon n&rsquo;avait rien oublié de tout ça, et, à sa mort, il avait presque achevé son travail. Il lui restait juste à dessiner Dolores, Gio et lui-même tout en haut, au milieu. Au-dessus il avait fait des nuages et il avait dit à Gio que c&rsquo;était le ciel du paradis qu&rsquo;il devrait faire là.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
</div>
<p><em><strong> Le chien des étoiles, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 19 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Chasse à l&#8217;homme chez les penseurs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/24/le-pouvoir-et-la-force-des-mots/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/24/le-pouvoir-et-la-force-des-mots/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2015 13:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["La septième fonction du langage"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Parmi les romans qui ont déjà fait parler d&#8217;eux bien avant leur sortie, voici le nouvel opus de Laurent Binet, &#171;&#160;La septième fonction du langage&#160;&#187;, ou comment partir d&#8217;un simple faits divers pour imaginer un drôle de thriller assez foutraque impliquant des personnages ayant existé et/ou toujours vivants&#8230; L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LANGAGE-OK.jpg" rel="lightbox[3237]"><img class="alignleft size-full wp-image-3238 colorbox-3237" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LANGAGE-OK.jpg" alt="LANGAGE OK" width="235" height="344" /></a></p>
<p style="text-align: left">Parmi les romans qui ont déjà fait parler d&rsquo;eux bien avant leur sortie, voici le nouvel opus de <strong>Laurent Binet,</strong> <strong>&laquo;&nbsp;La septième fonction du langage&nbsp;&raquo;</strong>, ou comment partir d&rsquo;un simple faits divers pour imaginer un drôle de thriller assez foutraque impliquant des personnages ayant existé et/ou toujours vivants&#8230;</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong><a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Roland_Barthes/107706">Roland Barthes</a></strong> et du mystère qui entoure sa mort. <strong>Laurent Binet</strong> part en effet du postulat que <strong>Roland Barthes</strong> n&rsquo;est pas mort après avoir été renversé par une camionnette devant le Collège de France.</p>
<p style="text-align: left">Non, le 25 février 1980, le célèbre sémiologue et écrivain, a bien été percuté&#8230; mais volontairement. Un assassinat donc. Et pour cause.</p>
<p><span id="more-3237"></span></p>
<p>Ce jour-là, <strong>Roland Barthes</strong> transportait, en effet, un manuscrit inédit de <strong>Jackobson</strong> un document sur la septième fonction du langage, une fonction qui permet de convaincre n&rsquo;importe qui de n&rsquo;importe quoi.</p>
<p style="text-align: left">Qui pouvait en avoir besoin ? A quel prix la septième fonction du langage pouvait-elle intéresser quelqu&rsquo;un ? <strong>Laurent Binet</strong> s&rsquo;empare de l&rsquo;Histoire, la tord et en fait un roman dense. Et détonant.</p>
<div id="attachment_3248" style="width: 730px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Roland-Barthes.jpg" rel="lightbox[3237]"><img class="size-full wp-image-3248 colorbox-3237" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Roland-Barthes.jpg" alt="Roland Barthes" width="720" height="565" /></a><p class="wp-caption-text">Roland Barthes</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">Autant de questions auxquels le commissaire <strong>Jacques Bayard</strong> et le jeune sémiologue <strong>Simon Herzog</strong> vont tenter de répondre en enquêtant parmi le milieu intellectuel français, à Paris, aux Etats-Unis et en Italie.  Sur leurs chemins, de drôles d&rsquo;histoires, des querelles sémantiques, des meurtres et les règles cruelles du Logos club, une société secrète dans laquelle la joute oratoire peut être très douloureuse.</p>
<p style="text-align: left">Du bureau de François Mitterrand à une gare qui explose, d&rsquo;un campus américain à une chambre d&rsquo;hôpital, voilà un surprenant road-movie auquel nous convie <strong>Laurent Binet</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Mais le parcours n&rsquo;est pas si simple : les références littéraires, les figures rencontrées au fil des pages (<strong>Sollers</strong>, <strong>Derrida</strong>, <strong>Foucault</strong>, <strong>Giscard d&rsquo;Estaing</strong>, <strong>Umberto Eco</strong>, <strong>Deleuze</strong>, <strong>BHL</strong>&#8230;)  oblige à une véritable gymnastique intellectuelle. Et offre une galerie de portraits assez fine. L&rsquo;auteur a d&rsquo;ailleurs beaucoup travaillé les (véritables) citations de ces derniers pour les mettre dans la bouche de ses personnages.</p>
<p style="text-align: left">En 2010, <strong>Laurent Binet</strong> a publié <strong>&laquo;&nbsp;<i>HHhH&nbsp;&raquo;</i></strong>, qui a obtenu le <strong>Prix Goncourt du Premier roman</strong> et a été traduit dans près de quarante pays. <strong>&laquo;&nbsp;La Septième fonction du langage&nbsp;&raquo;</strong> est son deuxième roman, fruit de cinq ans de travail.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Ici, Laurent Binet raconte la génèse de son nouveau roman</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/-GQnZxlUCVo?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Difficile d&rsquo;imaginer ce que pense Kristeva de Sollers en 1980. Que son dandysme histrionique, son libertinage so French, sa vantardise pathologique, son style de pamphlétaire ado et sa culture épate-bourgeois aient pu séduire la petite Bulgare fraîchement débarquée d&rsquo;Europe orientale, dans les années 60, admettons. Quinze ans plus tard, on pourrait supposer qu&rsquo;elle est moins sous le charme, mais qui sait ? Ce qui semble évident, c&rsquo;est que leur association est solide, qu&rsquo;elle a parfaitement fonctionné dès le début et qu&rsquo;elle fonctionne encore : une équipe soudée où les rôles sont bien répartis. A lui l&rsquo;esbroufe, les mondanités et le n&rsquo;importe quoi clownesque. A elle le charme slave vénéneux, glacial, structuraliste, les arcanes du monde universitaire, la gestion des mandarins, les aspects techniques, institutionnels et, comme il se doit, bureaucratiques de leur ascension. (Lui ne sait pas “remplir un CCP”, dit la légende.) A eux deux, déjà, une machine de guerre politique en marche vers ce qui sera, au siècle suivant, l&rsquo;apothéose d&rsquo;une carrière exemplaire : lorsque Kristeva acceptera de recevoir la Légion d&rsquo;honneur des mains de Nicolas Sarkozy, Sollers, présent à la cérémonie, n&rsquo;oubliera pas de se moquer du Président qui prononce “Barthès” au lieu de “Barthes”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 305 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il entend Bayard s&rsquo;interroger à haute voix, ou peut-être est-ce à lui qu&rsquo;il adresse la parole : “Admettons que la septième fonction du langage soit bien cette fonction performative. Elle permet à celui qui la maîtrise de convaincre n&rsquo;importe qui en n&rsquo;importe quelle circonstance, d&rsquo;accord. Apparemment, le document tient sur une feuille, mettons recto verso, écrit petit. Comment le mode d&rsquo;emploi d&rsquo;un truc aussi puissant pourrait-il tenir en si peu de place ? N&rsquo;importe quel manuel technique, pour un lave-vaisselle ou une télé ou pour ma 504 fait plusieurs pages”. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Simon grince des dents. Oui, c&rsquo;est difficile à concevoir. Non, il n&rsquo; a pas d&rsquo;explication. S&rsquo;il avait ne serait-ce que la plus minime intuition de ce qui est contenu dans ce document, il se serait déjà fait élire président et il aurait couché avec toutes les femmes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 346-347 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dehors, sur la pelouse du campus, il retrouve les jeunes amis de Kristeva qui n&rsquo;ont pas bougé depuis trois jours, semble-t-il, à en juger par les cadavres de bouteilles et de paquets de chips qui jonchent l&rsquo;herbe autour d&rsquo;eux. A leur invitation, il s&rsquo;assoit avec eux, se fait offrir une bière et accepte avec reconnaissance le joint qu&rsquo;on lui tend. Simon sait qu&rsquo;il est hors de danger (si jamais danger il y a eu – est-il bien certain d&rsquo;avoir vu le coupe-papier ?) mais il ne sent pas le niveau d&rsquo;angoisse baisser dans sa poitrine. Il y a autre chose. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l&rsquo;Elysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l&rsquo;issue de laquelle il a été victime d&rsquo;une tentative d&rsquo;assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l&rsquo;Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d&rsquo;événements extraordinaires qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d&rsquo;Umberto Eco. Il tire sur le joint.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>Plusieurs niveaux de lecture, donc, pour ce roman étonnant et foutraque. De quoi en apprendre de belles sur les moeurs des années 80 et sur le pouvoir des mots.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La septième fonction du langage&nbsp;&raquo;, Laurent Binet, Grasset, 22€</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Le miel&#160;&#187; : viatique sucré en temps de guerre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/05/26/le-miel-viatique-sucre-en-temps-de-guerre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/05/26/le-miel-viatique-sucre-en-temps-de-guerre/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 May 2014 08:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le prix Roblès. Après &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; de Nicolas Clément, voici &#171;&#160;Le miel&#160;&#187; de Slobodan Despot, paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90. Slobodan Despot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le<strong> prix Roblès.</strong> Après &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo; de Nicolas Clément, voici <strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo; de Slobodan Despot,</strong> paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" rel="lightbox[2491]"><img class="alignleft size-full wp-image-2493 colorbox-2491" alt="MIEL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" width="195" height="288" /></a></p>
<p><a title="Découvrez ici sa page sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slobodan_Despot"><strong>Slobodan Despot</strong></a> traite là d&rsquo;un sujet qu&rsquo;il connait particulièrement bien. Né en 1967  à Sremska Mitrovica en <strong>Voïvodine</strong> (actuelle Serbie), il vit aujourd&rsquo;hui en Suisse. Un pays que ses parents ont rejoint en 1973.</p>
<p>Sa famille paternelle est originaire de la <strong>Krajina</strong>, la Croatie actuelle&#8230; et l&rsquo;un des personnages de ce roman.</p>
<p>Editeur, polémiste et pamphlétaire, il a également été le conseiller du ministre Oskar Freysinger, artisan notamment de la politique d&rsquo;interdiction de construction de nouveaux minarets en Suisse. <strong>Slobadan Despot</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs essais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2491"></span></p>
<div id="attachment_2498" style="width: 469px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" rel="lightbox[2491]" title="Source : site lesyeuxdumonde.fr"><img class=" wp-image-2498  colorbox-2491" style="margin: 10px" alt="ex_yougoslavie" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" width="459" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Source : site lesyeuxdumonde.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une rencontre, puis de destins qui se croisent autour de bidons de miel. Si le procédé de narration est un peu (trop?) alambiqué, il reste (assez) intéressant.</p>
<p>Tout commence sur le bord d&rsquo;une route.<strong> Vera, herboriste un peu magicienne,</strong> sauve la vie d&rsquo;un vieil homme, <strong>Nikola</strong>, menacé par son fils <strong>Vesko</strong> auquel on a associé l&rsquo;adjectif Le Teigneux. Vera raconte cette rencontre à l&rsquo;un de ses patients, également le narrateur de ce roman.</p>
<p>L&rsquo;occasion de plonger dans la vie d&rsquo;une famille que la guerre a obligé à l&rsquo;exil, à la fuite.  <strong>Vesko</strong>, qui vit à Belgrade, a accueilli son frère soldat, <strong>Dusan</strong>.</p>
<p><strong>L&rsquo;opération Tempête</strong> contraint alors 200.000 Serbes de Krajina à fuir. Dans la précipitation, ce dernier n&rsquo;a pas pensé à rapatrier son père, le, vieux <strong>Nikola</strong> <strong>K</strong>, qui, instituteur désormais retraité, élève des abeilles dans la montagne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;inquiétude passée, il faut aller le récupérer en <strong>Krajina, sur une terre désormais ennemie.</strong> <strong>Vesko</strong> s&rsquo;en charge. Et s&rsquo;oblige alors alors à une introspection. S&rsquo;en suit alors un road-movie par temps de guerre. Entre petits arrangements et pots de miel. Du miel, dont<strong> Vera</strong> a besoin. Elle n&rsquo;est visiblement pas la seule&#8230; Au fil des pages, le miel se fait liant. Et rappelle que la guerre ne fait que des perdants.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le cadet, comme cela arrive souvent dans ces provinces rudes, était l&rsquo;intellectuel de la maison. Vesko avait laborieusement décroché un titre d&rsquo;économiste – faute de mieux – et décidé de ne plus quitter Belgrade après la fin de ses études. Dusan, l&rsquo;aîné, s&rsquo;était enrôlé dans la police de Knin dès l&rsquo;âge de vingt ans. Tous deux étaient des forces de la nature et des êtres tourmentés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Lorsque la Croatie a proclamé son indépendance, en 1991, et que la guerre civile a éclaté, Dusan a rejoint l&rsquo;armée de la République de Krajina serbe, créée avec des reliquats de l&rsquo;armée fédérale. Il se distingua suffisamment par sa bravoure pour figurer sur la liste des criminels de guerre dressée par le camp d&rsquo;en face. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En août 1995, lors de l&rsquo;opération “Tempête” qui éradiqua leur éphémère république, l&rsquo;unité d&rsquo;élite que commandait Dusan se disloqua sans tirer un coup de feu, abandonnant ses positions avant même qu&rsquo;elles soient menacées. Selon certains, les ordres de retraite avaient été donnés, pistolet sur la tempe, par des agents des services secrets de Belgrade, dépêchés pour mater et liquider au besoin les officiers portés à l&rsquo;héroïsme. Le gouvernement de Serbie, pris à la gorge, avait décidé de sacrifier l&rsquo;enclave et savait que l&rsquo;amputation devait être instantanée. Une résistance de quelques jours seulement face à un ennemi dix fois plus nombreux risquait de réveiller les vieux mythes et d&rsquo;emporter son régime&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 44-45<em> :</em></strong><em> &laquo;&nbsp;En tant qu&rsquo;instituteur et fonctionnaire, Nikola fut confronté à un choix abrupt : enseigner la haine de ce qu&rsquo;il était ou disparaître. Il avait une jeune épouse qu&rsquo;il aimait et un essaim à soigner. Il opta pour la survie. Heureusement pour lui, les patrons du nouveau régime se souciaient davantage d&rsquo;idéologie que d&rsquo;administration. Leur incurie et le délitement graduel de l&rsquo;Etat permirent à Nikola de passer entre les gouttes. Il se réfugia aussi souvent qu&rsquo;il le put dans sa montage et envoya sa femme, qui avait de la parenté croate, chez sa tante à Rijeka, sous occupations italienne. Les fascistes de Mussolini n&rsquo;avaient cure des querelles confessionnelles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;“Pour la plupart des hommes, la guerre est une fête, une noce, un banquet. Ils veulent tous voir danser la déesse Kali, résuma Vera après m&rsquo;avoir écouté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Mais jamais ils ne se l&rsquo;avouent, ajoutai-je.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- On tue à la guerre comme on opère une saignée. Pour dégager l&rsquo;excédent d&rsquo;humeurs. Comme, dans les mariages, on se sent obligé de casser du verre ou de tirer en l&rsquo;air. Du reste, la guerre suspend le code pénal et même le Décalogue : c&rsquo;est un fait des plus curieux, et qu&rsquo;on ne remarque même pas. Nikola n&rsquo;était pas de ces hommes-là. Il était l&rsquo;un des rares à cultiver la vie pour elle-même, et non comme de la chair à sacrifices. Il ne tenait pas à connaître ce qui ne lui était pas destiné. Il était un sage, or il n&rsquo;y a rien de plus insupportable, pour les fous, que de côtoyer un sage.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman de 127 pages qui ne laisse pas indifférent ! Le narrateur à travers lequel on semble reconnaître l&rsquo;auteur et son parcours, nous emmène revisiter une page de notre histoire européenne commune. Pas l&rsquo;une des plus reluisantes. Slobodan Despot fait du &laquo;&nbsp;Miel&nbsp;&raquo; une sorte de fable sur la guerre, sans perdre cependant de vue ses attaches serbes. <em>&laquo;&nbsp;Chacun de nos gestes compte</em><em>&laquo;&nbsp;</em>, lance Vera l&rsquo;herboriste à la fin du roman. A méditer&#8230; en temps de guerre comme en temps de paix.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;, de Slobodan Despot, Gallimard, 13,90€.</strong></em></p>
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		<title>Chez les vieilles filles du professeur Fabrikant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/07/chez-les-vieilles-filles-du-professeur-fabrikant/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jan 2014 15:47:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[cabaret]]></category>
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		<description><![CDATA[Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&#8217;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230; Alors voilà, j&#8217;ai découvert le premier roman de Yirmi Pinkus, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec &#171;&#160;Le Grand [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" rel="lightbox[2269]"><img class="alignleft  wp-image-2271 colorbox-2269" style="margin: 10px" alt="FABRIKANT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABRIKANT.jpg" width="200" height="300" /></a>Nouvelle année, nouvelles envies de lectures. Pour le coup, je partage avec vous la dernière lecture de l&rsquo;année 2013&#8230; Je ne suis pas à une contradiction près&#8230;</p>
<p>Alors voilà, j&rsquo;ai découvert le premier roman de <strong>Yirmi Pinkus</strong>, un Israélien qui, auteur de comics , est aussi un caricaturiste et un illustrateur réputé. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe un premier roman qui plonge l&rsquo;auteur dans la vie d&rsquo;une troupe pas banale, créée à la fin du XIXe siècle, en Roumanie.</p>
<p>Quand le roman, commence, nous sommes à la fin des années 30, en Europe centrale. <strong>Markus Fabrikant</strong>, à qui l&rsquo;on donne le titre ronflant de professeur, vient de mourir. Il est considéré comme l&rsquo;un des pères fondateurs du théâtre roumain.</p>
<p><strong>Quel avenir pour la troupe du Grand Cabaret constituée des décennies plus tôt dans le but d&rsquo;éduquer les masses juives misérables à l&rsquo;aide de &laquo;&nbsp;tableaux vivants&nbsp;&raquo; pour les initier à la grande histoire des hommes ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2269"></span></p>
<p>Le <strong>professeur Fabrikant</strong> a, des années durant, pris sous son aile de jeunes orphelines, ou de jeunes filles promises à un bien médiocre avenir pour les faire jouer, chanter, danser&#8230; Une aventure qui a permis au Grand Cabaret de sillonner la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie&#8230; des années durant.</p>
<p>A la mort de <strong>Markus</strong>, l&rsquo;un de ses neveux, <strong>Herman</strong>, prend la suite. De nombreuses péripéties attendent les désormais vieilles dames du Grand Cabaret tandis qu&rsquo;ici et là, l&rsquo;antisémitisme grandit tous les jours. Le théâtre populaire yiddish vit ses dernières heures de gloire&#8230;</p>
<p>On suit avec plaisir les histoires des différents membres de la troupe tandis que <strong>Zofia</strong>, la belle-soeur du professeur Fabrikant ourdit des plans machiavéliques pour récupérer, entre autres, les diamants acquis par le fondateur de la troupe.</p>
<p><strong>Mimi Landau veille sur les comptes, mais aussi sur les filles, devenues vieilles, mais dont la réputation a traversé tous les pays de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Il y a Perla, la petite Gina, la grande Gina, Esther, Yetti, la bonne Becky, Lydia, Kreindl&#8230; </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mimi tira une chaise et s&rsquo;assit à côté de lui: “Je n&rsquo;avais que huit ans quand votre oncle a décidé de me prendre dans son cabaret ambulant, et je lui en serai reconnaissante jusqu&rsquo;à mon dernier jour, commença-t-elle en lui posant une main sur l&rsquo;épaule. Que serais-je devenue sans lui ? A l&rsquo;époque, les orphelins mouraient comme des mouches, soit de maladies, soit parce que personne ne s&rsquo;occupait d&rsquo;eux, et ceux qui avaient la chance de survivre ne pouvaient espérer qu&rsquo;une vie raccourcie par un dur labeur. Je ne suis pas la seule à tout lui devoir, on est sept, sept orphelines – en fait huit, si on compte aussi Becky. Il nous a rassemblées il y a cela presque soixante ans. Nous ne sommes plus de prime jeunesse, monsieur Herman, et le Grand Cabaret est la seule chose que nous ayons. Pour votre oncle et pour nous, il faut vous lever et prendre la route avec nous. Vous pouvez compter sur toute l&rsquo;équipe, Yingele, jeune homme, nous vous aiderons. Les filles connaissent leurs rôles par coeur, et moi, je gère les comptes quasiment les yeux fermés.” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle n&rsquo;avait jamais aimé les animaux domestiques, alors a fortiori celui qui appartenait à sa rivale honnie. En effet, dès son arrivée, Lydia Liphschitz s&rsquo;était employée à ébranler le statut de la Duchesse par tous les moyens possibles et elle ne ratait jamais une occasion de lui chercher noise ou de l&rsquo;énerver : les deux femmes ayant la langue aussi bien pendue l&rsquo;une que l&rsquo;autre, les dîners communs étaient devenus un véritable champ de bataille. En général, ces chicaneries se terminaient au détriment d&rsquo;Esther qui, depuis la mort de sa chère Perla, ne s&rsquo;amusait plus comme autrefois à faire de l&rsquo;esprit et avait perdu beaucoup de son sens de la repartie ; d&rsquo;ailleurs, si parfois elle arrivait à remettre Lydia à sa place, elle n&rsquo;y prenait aucun plaisir, au contraire, elle s&rsquo;en voulait de se laisser ainsi manipuler par son ennemie&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 342 :</strong> &laquo;&nbsp;Bucarest, le 19 décembre 1938</p>
<p style="text-align: left"><em>Chère Giza,</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je t&rsquo;écris ces lignes de la gare centrale de Bucarest. Le départ du train qui me conduira à Zurich est imminent et ceci marquera la fin de mon ancienne vie. Oui, Giza, chérie, figure-toi que j&rsquo;ai quitté le Grand Cabaret du professeur Fabrikant. Dans trois heures prendra fin une période de soixante et un ans.De belles années ? Comment savoir, puisque je n&rsquo;ai rien connu d&rsquo;autre. Et puis, bons moments ou pas, c&rsquo;était devenu un chariot que je ne pouvais plus tirer. J&rsquo;espère que je vais réussir à t&rsquo;expliquer comment tout cela est arrivé, et alors peut-être, tu comprendras que je n&rsquo;avais pas le choix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">En voilà un roman plein d&rsquo;entrain et de rebondissements ! Suivre la vie d&rsquo;un cabaret ambulant n&rsquo;est décidément pas une sinécure ! On se plonge avec délectation dans le quotidien de cette troupe assez improbable et le fait que l&rsquo;auteur soit également dessinateur n&rsquo;y est pas pour rien. On retrouve d&rsquo;ailleurs des illustrations au fil des pages. Un roman dont on voit les images pour finir et/ou commencer l&rsquo;année ? Bonne pioche !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le Grand Cabaret du professeur Fabrikant&nbsp;&raquo;, de Yirmi Pinkus, Grasset, 22€.</strong></em></p>
</blockquote>
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