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	<title>Quatrième de couv &#187; richesse</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;art de réinventer sa vie&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2023 La rentrée littéraire 2023 est la moins prolifique du siècle, avec “seulement” 466 romans, contre 490 l’an passé, et 521 en 2021. Ce qui nous laisse quand même des tas de possibilités de découvertes et de rencontres avec des auteurs aguerris ou débutants. Parmi les petites pépites de cette nouvelle édition, Trust, second roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><span style="color: #800080">Rentrée littéraire été 2023</span></h4>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-6451 colorbox-6448" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRUST.jpg" alt="TRUST" width="195" height="295" /></p>
<p>La rentrée littéraire 2023 est la moins prolifique du siècle, avec “seulement” 466 romans, contre 490 l’an passé, et 521 en 2021. Ce qui nous laisse quand même des tas de possibilités de découvertes et de rencontres avec des auteurs aguerris ou débutants.</p>
<p>Parmi les petites pépites de cette nouvelle édition, <em><strong>Trust</strong></em>, second roman de <strong>Hernan Diaz</strong> et lauréat 2023 du prix Pulitzer. L&rsquo;an dernier, lors de sa sortie dans les librairies américaines, l&rsquo;ancien président Barack Obama l&rsquo;avait mis sur sa liste des romans préférés.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est quadruple. Ce qui peut décontenancer au départ de la lecture. Quatre parties composent le roman  de cet écrivain argento-américain, aujourd&rsquo;hui directeur adjoint de l&rsquo;Institut hispanique de l&rsquo;Université Columbia. <strong><em>Au loin</em></strong> en 2017, son premier roman, a été finaliste du prix Pulitzer et du Pen/Faulkner Award et lauréat du prix Page/America. Il vit depuis vingt ans à New York.</p>
<p>On découvre d&rsquo;abord la vie de <strong>Benjamin Rask</strong> et de sa femme, <strong>Helen</strong>. Une vie romancée par l&rsquo;auteur <strong>Harold Vanner</strong>. Nous sommes dans les années 30, à New York.  La Grande Dépression frappe l&rsquo;Amérique de plein fouet., Wall Street est encore sous le choc du krach boursier de 1929.</p>
<p>Un homme, néanmoins, a su faire fortune là où tous se sont effondrés. Héritier d&rsquo;une famille d&rsquo;industriels devenu magnat de la finance, il est l&rsquo;époux aimant d&rsquo;une fille d&rsquo;aristocrates.</p>
<p><span id="more-6448"></span></p>
<h4 style="text-align: center">Le pouvoir de la fiction</h4>
<p>Mais l&rsquo;image que donne ce couple cultivé et richissime décrite par <strong>Harold Vanner </strong>ne serait pas flatteuse dans <em><strong>Obligations</strong></em>, estime<strong> </strong><strong>Andrew Bevel, </strong>dont l&rsquo;auteur a fouillé la vie et celle de sa femme <strong>Mildred</strong>. Parce qu&rsquo;il veut rétablir &laquo;&nbsp;sa&nbsp;&raquo; vérité <strong>Andrew Bevel</strong> recrute <strong>Ida Patenza</strong> pour écrire sa biographie (<strong><em>Ma vie</em></strong>) et s&rsquo;y donner le bon rôle.</p>
<p><strong>Ida</strong>, justement, fille d&rsquo;un imprimeur qui a lu Marx, raconte à son toue ce qu&rsquo;elle vit au fil de ces mois d&rsquo;écriture. Et puis il y a les carnets et les archives de <strong>Mildred</strong> que la jeune femme parcourt à titre posthume. Une nouvelle vérité se dessine. Derrière le vernis, c&rsquo;est une vie qui s&rsquo;écaille et une histoire de l&rsquo;argent et de la puissance qui se dessine au fil des pages.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un roman à la gloire de la littérature, qui peut tout réinventer&nbsp;&raquo;</em>, indiquait, en juin, <strong>Hernan Diaz</strong> lors d&rsquo;une émission sur France Culture. C&rsquo;est passionnant et très bien écrit. Une très chouette découverte et un exemple, s&rsquo;il en fallait encore un, du pouvoir d&rsquo;un roman !</p>
<div class="ExpressionSummary">
<p><strong>Ecoutez-le sur France Culture : </strong></p>
<div class="Expression-guests svelte-ovxtmj">
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj"><a href="https://youtu.be/JUDLVTe6J30">https://youtu.be/JUDLVTe6J30</a></p>
<div class="ExpressionSummary"></div>
<div class="ExpressionSummary" style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></div>
<div class="ExpressionSummary" style="text-align: left"></div>
</div>
<blockquote>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong> Page 24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Si on lui avait posé la question, Benjamin aurait sans doute eu du mal à expliquer ce qui l&rsquo;attirait dans le monde de la finance. Sa complexité, oui, mais aussi le fait qu&rsquo;il voyait le capital comme un être antiseptiquement vivant. Il bouge, mange, croît, se reproduit, tombe malade et peut mourir. Mais il est propre. Avec le temps, cette idée s&rsquo;imposa à lui avec davantage de clarté. Plus l&rsquo;opération était de grande envergure, plus il se tenait à distance de ses détails concrets.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong>Pages 235-236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mes amis et mes relations me disent qu&rsquo;ils sont navrés pour ce livre. Comprenez-vous à quel point c&rsquo;est irritant ? Parce que, à travers leurs témoignages de sympathie, ils reconnaissent avoir lu ce tissu de foutaises. On dirait que tout le monde a lu cette saleté. Et tout le monde comprend bien que nous en sommes le sujet. Vous verrez par vous-même. Ce ne pourrait être personne d&rsquo;autre. Les gens considèrent que c&rsquo;est une source digne de foi peut-être parce que quelques détails sont vaguement corrects. Il y a même des journalistes qui se fient aux indices et aux pistes qu&rsquo;on y trouve, essayant de corroborer certaines scènes et certains passages. Rendez-vous compte. Les événements imaginaires de cette fiction ont une présence plus forte dans la réalité que les faits avérés de ma vie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><strong>Page 304 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Retranscrire et retravailler les mots de Bevel. Inventer une vie pour Mildred. Composer une fiction pour l&rsquo;homme sans cravate. Je me suis persuadée que c&rsquo;était le travail qui me forçait à m&rsquo;enfermer chez moi les jours suivants. Mais c&rsquo;était la peur. J&rsquo;ai déplacé le bureau dans un coin loin de la fenêtre, et là, recroquevillée sur ma machine à écrire, j&rsquo;ai bûché sur ces histoires. </em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><em>Vers la fin de cette semaine de réclusion, je me suis rendue compte qu&rsquo;écrire une version complètement inventée pour l&rsquo;extorqueur servait de source d&rsquo;inspiration majeure à l&rsquo;autre histoire que je développais pour Bevel. Ces récits se nourrissaient et se façonnaient l&rsquo;un l&rsquo;autre. Ce qui était une impasse ici apparaissait comme une piste fructueuse là.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
</blockquote>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"><em><strong>Trust, Hernan Diaz, Editions de l&rsquo;Olivier, 23,50 euros. Traduction par Nicolas Richard. </strong></em></div>
<div class="Expression-guestsTitle qg-tt5 svelte-ovxtmj" style="text-align: left"></div>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>A l&#8217;heure des faux-semblants 2.0&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/25/a-lheure-des-faux-semblants-2-0/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/01/25/a-lheure-des-faux-semblants-2-0/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 07:34:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Julia Deck fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&#8217;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers. Une auteure que Quatrième de couv a parlé ici, mais aussi là et encore ici.  Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&#8217;est encore le cas avec Monument [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire hiver 2022</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" rel="lightbox[5893]"><img class="alignleft size-full wp-image-5895 colorbox-5893" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" alt="MONUMENT NATI" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong> fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&rsquo;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers.</p>
<p>Une auteure que Quatrième de couv a parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">ici</a>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/">mais aussi là</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/">encore ici</a>. </strong></p>
<p>Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Monument national</em></strong>, qui met un peu de soleil et de sourires dans cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>La quadragénaire, secrétaire de rédaction pour de nombreux journaux et magazines, enseigne également les techniques rédactionnelles en école de journalisme. <strong><em>Monument national</em></strong> est son cinquième roman.</p>
<p><span id="more-5893"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une famille pas tout à fait comme les autres. Il y a le père, <strong>Serge Langlois</strong>. A l&rsquo;aube de ses 70 ans, c&rsquo;est lui le &laquo;&nbsp;monument national &laquo;&nbsp;. Comédien, acteur, il est le combo parfait entre Belmondo, Delon et Johnny Hallyday. Une star dont la vie est scrutée, étalée sur papier glacé. Pour l&rsquo;y aider, <strong>Ambre</strong>, sa femme de 35 ans sa cadette qui raconte la vie de la tribu sur Instagram. Histoire de donner envie. <strong>Ambre</strong>, donc. Qui a changé son prénom, qui était copine de lycée avec <strong>Virginia</strong>, la première fille de Serge Langlois. Virginia, comédienne devenue chanteuse vit désormais aux Etats-Unis, mais suit de près ce qui agite la vie de son père.</p>
<p>Ambre, qui ne pouvait pas avoir d&rsquo;enfant, a adopté une enfant en Asie centrale. Elle vit dans un château à Rambouillet cherche des idées pour fêter dignement le 70e anniversaire de son mari. A l&rsquo;Elysée ? A l&rsquo;Elysée. A moins que des ennuis, conséquents, bouleversent tous les plans. Et mettent la famille au bord de la ruine&#8230;</p>
<p>Les ennuis s&rsquo;incarnent, entre autres, en la personne de <strong>Cendrine Barou</strong>. Elle, c&rsquo;était une caissière du 93 qui deviendra la nounou de <strong>Joséphine</strong>, la narratrice de ce roman du haut de ses 7 ans. <strong>Cendrine</strong> s&rsquo;installe au château avec son fils hyperactif et mal-élevé, <strong>Marvin</strong>. <strong>Cendrine</strong> et son passé, <strong>Cendrine</strong> et sa nouvelle identité&#8230;</p>
<p>Chez les <strong>Langlois</strong>, le personnel de maison est pléthorique : il y a <strong>Raph</strong>, le chauffeur ; <strong>Madame Eva,</strong> l&rsquo;intendante ; <strong>Hélène</strong> la cuisinière et son mari, <strong>Julien</strong>, le jardinier, mais aussi <strong>Abdul</strong>, le coach sportif.</p>
<p>Et quand le &laquo;&nbsp;monument national&nbsp;&raquo; meurt brutalement, tout s&rsquo;emballe. La satire vire au roman policier.</p>
<p>Au fil des pages, une galerie de portraits, des situations cocasses qui en disent long sur le lutte des classes aujourd&rsquo;hui, entre Gilets jaunes, et storytelling présidentiel&#8230;</p>
<p>Un bon moment de lecture autour de la fin rocambolesque et pathétique d&rsquo;un clan.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 39-40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ambre s’était résolue à adopter de petits Éthiopiens. À l’école primaire, elle avait braillé à tue-tête une chanson exprimant combien ils souffraient dans leur contrée abstraite, loin du coeur et loin des yeux. Pour manifester son bon vouloir, elle se promena dans les orphelinats du monde, auxquels elle fit des dons substantiels. Mais elle alla de déconvenue en déconvenue quand,  promue ambassadrice de l’Unicef grâce à ses bonnes oeuvres, elle découvrit que ce titre ne suffisait pas toujours pour se procurer les enfants qu’on voulait. Il fallait composer avec les réglementations locales, des différends plus ou moins nébuleux entre les pays. Puis, quand on avait contourné ces obstacles, on pouvait enfin parler du prix. Car ces transactions n’allaient pas sans occasionner de </em><em>multiples frais. Il fallait sans cesse rassurer les autorités sur sa capacité à pourvoir aux besoins, supposés exorbitants, des petits qu’on vous cédait. Ces manoeuvres usèrent sa patience. Elle finit par se rabattre sur mon frère et moi, nés en plein coeur de l’Asie centrale. D’une pierre trois coups, elle devint mère, affirma sa position d’épouse entièrement dévouée à sa famille et à la paix dans le monde, et s’assura la matière d’un compte Instagram bien nourri.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 58-59 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Les familles avoisinantes habitaient leurs terres depuis des siècles. Leurs ancêtres avaient bâti les manoirs qui abritaient aujourd’hui leur progéniture, formidablement nombreuse et pointilleusement éduquée. Et si le confort de notre château n’avait rien à envier à leurs noires murailles, une chose impossible à nommer nous faisait défaut.</em><br />
<em>Sans le moins du monde relever nos manquements, les familles alentour nous tournaient le dos. Nous savions pourtant ce qu’on pensait de nous. Nos voisins jugeaient que notre fortune était bien trop jeune, et que la gloire de Serge ne compensait en</em><br />
<em>rien notre déficit au regard de certaines lois immémoriales.</em><br />
<em>Seul le déclin de tout ce qui fondait leur droit avait pu imposer notre présence sur leur territoire. Et il suffisait de nous avoir croisés  une fois pour comprendre que jamais nous n’acquerrions la légitimité inscrite, par l’accumulation des siècles, dans l’humus de leurs terres et le sang de leurs veines.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme les avoirs de Cendrine étaient gelés pendant la bataille juridique, elle se terrait dans sa chambre en attendant de toucher son magot. Ambre n’était pas le genre de personne à fomenter un meurtre. Mais un coup de nerf, un instrument contondant sont si vite arrivés. Cendrine s’enfermait donc à double tour et se faisait porter sa nourriture par notre chauffeur. Ralph n’avait jamais manifesté beaucoup d’intérêt à son égard. On s’interrogea sur cette attitude secourable. Puis Madame Éva conjectura que Cendrine avait sans doute sur lui « un dossier ». C’était l’explication la plus plausible, et personne ne s’étonna plus de le voir monter des plateaux de chips et d’Oreo – car, fidèle à ses passions sinon à tout le reste, Cendrine avait puissamment résisté aux raffinements de nos moeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Monument national, de Julia Deck, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ecrire pour ne pas être engloutie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 11:58:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Chiche]]></category>
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		<description><![CDATA[Le quatrième roman de Sarah Chiche a fait couler beaucoup d&#8217;encre. Elle a profité d&#8217;une presse conséquente. Trop pour que je m&#8217;y intéresse au moment de sa sortie, fin 2020. Alors j&#8217;ai attendu ce printemps 2021 pour sortir Saturne de ma pile à lire. Quel bonheur ! Quel plaisir de lire ce roman&#8230; autobiographique. Tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SATURNE.jpg" rel="lightbox[5711]"><img class="alignleft wp-image-5717 size-medium colorbox-5711" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SATURNE-204x300.jpg" alt="SATURNE" width="204" height="300" /></a></p>
<p>Le quatrième roman de <strong>Sarah Chiche</strong> a fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Elle a profité d&rsquo;une presse conséquente. Trop pour que je m&rsquo;y intéresse au moment de sa sortie, fin 2020. Alors j&rsquo;ai attendu ce printemps 2021 pour sortir Saturne de ma pile à lire. Quel bonheur ! Quel plaisir de lire ce roman&#8230; autobiographique.</p>
<p>Tout comme à l&rsquo;automne 1977. <strong>Harry</strong>, alors âgé de seulement 34 ans, meurt d&rsquo;une leucémie, laissant derrière lui sa jeune femme et leur fille âgée de quinze mois seulement.</p>
<p>Avril 2019, à Genève, cette enfant devenue adulte rencontre une femme qui a connu son père en Algérie. Cet homme issu d&rsquo;une grande lignée de médecins à laquelle il tentera d&rsquo;échapper. Pas si simple. Il est rêveur, joueur et aime les femmes.</p>
<p>Exilée en France, la famille ( les parents <strong>Louise</strong> et <strong>Joseph</strong> et leurs deux fils <strong>Harry</strong> et <strong>Armand</strong>)  va reconstruire son empire médical. <strong>Harry</strong>, lui, a rencontré une femme, <strong>Eve</strong>, qui ne correspond en rien au modèle familial, issu de la haute bourgeoisie. Sa belle-famille la déteste. C&rsquo;est réciproque. Eve finira par s&rsquo;éloigner, se remarier et aura d&rsquo;ailleurs une seconde fille.</p>
<p>La passion d&rsquo;<strong>Eve</strong> et<strong> Harry</strong> fera voler en éclats les reliques d’un royaume où l’argent coule à flots.</p>
<p>À l’autre bout de cette légende noire, l&rsquo;auteure raconte avec férocité et drôlerie une enfance hantée par le deuil, et dévoile comment, à l’image de son père, elle faillit être engloutie à son tour quand, au mitan de la vingtaine, elle déclenche une dépression mélancolique, grave, alors qu&rsquo;elle apprend la mort de sa grand-mère, qu&rsquo;elle ne voyait plus.<br />
Ce qui la sauvera ? Des images en Super 8 exhumées qui lui montrent son père et elle. L&rsquo;écriture aussi.</p>
<p>Sarah Chiche est écrivain. Elle est notamment l’auteure du roman <strong><i>Les Enténébrés</i></strong>. Elle est également psychologue clinicienne et psychanalyste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, <strong>Saturne</strong> – la planète de l&rsquo;automne et de la mélancolie, dit-elle – est un texte bouleversant, un récit intime qui vous cloue. Très jolie découverte !</p>
<p><strong>Sarah Chiche</strong> parle de son roman ici :</p>
<p><a href="https://youtu.be/u17bXxvYqNU">https://youtu.be/u17bXxvYqNU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 20 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais personne ne me dit que mon père était mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je fus envoyée en Normandie. Le lendemain, on l&rsquo;enterra. Sa mère n&rsquo;eut pas la force de se rendre au cimetière. Elle s&rsquo;alita de longs mois. Quand on ouvrir le caveau pour y descendre le cercueil de mon père, ma mère voulut s&rsquo;y précipiter. Ils étaient brisés. Leur douleur à tous de l&rsquo;avoir perdu fut tout ce qu&rsquo;il restait de lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais pour moi, rien n&rsquo;avait changé. Il était toujours là, il avait disparu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 71 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Naturellement, on ne parle jamais d&rsquo;argent. En parler, c&rsquo;est vulgaire, et, plus encore, commencer à le compter. S&rsquo;il venait à manquer, il faudrait dire non à quelque chose, se priver, agiter à nouveau le spectre de l&rsquo;exil. Ainsi flottent-ils dans l&rsquo;illusion que si tout est si brillant, si magnifique, si grandiose et remarquable, dans la reconstitution méticuleuse de ce qu&rsquo;ils ont connu à Alger, et plus encore, alors, rien ne mourra jamais.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 137-138 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais je ne me souviens pas de cela. Je ne me souviens de rien. Je me souviens juste qu&rsquo;enfant , déjà, je ne me souvenais de rien – ni de la chaleur de ses bras, ni du contact de ses doigts, ni de son rire, ni de sa façon de marcher, de fredonner, de me prendre dans les bras pour me montrer les étoiles, de fumer, de se fâcher, d&rsquo;embrasser ma mère, de me parler. Je ne le rencontrerais jamais de mon vivant. Je lui en voulais, atrocement. Colère froide, mutique,  butée – à la hauteur de ce qu&rsquo;aurait été un amour dont j&rsquo;aurais tout oublié.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce que je voulais, c&rsquo;est rester seule. Rien ne me plaisait davantage. Je voulais que les adultes se taisent. Je voulais grandir, le plu vite possible, m&rsquo;enfuir au plus loin, vivre un grand amour, écrire. Ou mourir, d&rsquo;un coup d&rsquo;un seul, sans souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Saturne, Sarah Chiche, Seuil, 18 €</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le flacon et l&#8217;ivresse en attendant le typhon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/15/le-flacon-et-livresse-en-attendant-le-typhon/</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Mar 2019 08:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Bacchantes"]]></category>
		<category><![CDATA[braquage]]></category>
		<category><![CDATA[braqueuses]]></category>
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		<category><![CDATA[typhon]]></category>
		<category><![CDATA[vins]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Céline Minard est une auteure assez inclassable qui a su, de livre en livre, se construire une place. A part. Ses romans nous emmènent, en tout cas pour les derniers parus, dans un décor de western ( &#171;&#160;Faillir être flingué&#160;&#187;), nous entraînent en haute montagne à l&#8217;abri des gens (&#171;&#160;Le grand jeu&#160;&#187;)&#8230; ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couverturebacchantesminard.jpg" rel="lightbox[4549]"><img class="alignleft wp-image-4551 size-medium colorbox-4549" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couverturebacchantesminard-300x300.jpg" alt="couverturebacchantesminard" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>Céline Minard</strong> est une auteure assez inclassable qui a su, de livre en livre, se construire une place. A part.</p>
<p>Ses romans nous emmènent, en tout cas pour les derniers parus, dans un décor de western (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/16/a-louest-toujours-du-nouveau/"> &laquo;&nbsp;Faillir être flingué&nbsp;&raquo;</a></strong>), nous entraînent en haute montagne à l&rsquo;abri des gens (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/04/17/le-choix-de-vivre-hors-jeu/">&laquo;&nbsp;Le grand jeu&nbsp;&raquo;</a></strong>)&#8230; ou dans un bunker ultra sécurisé dans la baie de Hong Kong.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bacchantes&nbsp;&raquo;</strong>, elle revisite avec brio les codes du film de braquage autour de la thématique du vin pour distiller un cocktail explosif où l’ivresse se mêle à la subversion.</p>
<p>Au fil des pages, on ne se pose pas la question du pourquoi, ni du comment dans ce braquage peu ordinaire. Reste le spectacle d&rsquo;une société qui marche définitivement sur la tête, d&rsquo;un désastre capitaliste. Et un roman qui donne la part belle aux femmes : elles ont pris le pouvoir à l&rsquo;intérieur du bunker tandis que d&rsquo;autres, une surtout, <strong>Jackie Thran,</strong> cherchent des solutions pour les en faire sortir. Des femmes puissantes, cinglées, féminines, efficaces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4549"></span></p>
<p>Voilà cinquante-neuf heures, en effet, que la brigade de <strong>Jackie Thran</strong> encercle la cave à vin la plus sécurisée de Hong Kong, installée dans d’anciens bunkers de l’armée anglaise. Un groupe de malfaiteurs &#8211; en réalité trois héroïnes dionysiaques (trois femmes, <strong>Bizzie la clown</strong> hyperactive ; <strong>Jelena Drogan, spécialiste des explosifs surnommée la Bombe</strong> et <strong>Livia Scilla, dite La Brune</strong>. S&rsquo;y ajoute un rat, Illiad) est parvenu à s’y introduire et garde en otage l’impressionnant stock qui y est entreposé. Le rêve d&rsquo;<strong>Ethan</strong> <strong>Coetzer</strong>, qui réunit les amateurs de vins les plus fortunés du monde alors que le typhon Shanshan approche (classé 10 sur l&rsquo;échelle de Beaufort), est en train de s&rsquo;écrouler.</p>
<p>Un roman loufoque par son sujet mais rondement bien mené, malgré la fin, un peu bancale à mon goût. Mais l&rsquo;esprit<strong> Minard</strong> est là, intact. Et c&rsquo;est chouette !</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dès qu&rsquo;il a su que Hong Kong était sur la route du typhon, Ethan Coetzer a dressé un plan de table idéal, passé des commandes et envoyé des invitations. Certains de ses hôtes auraient tout juste le temps d&rsquo;atterrir avant la tempête qui s&rsquo;annonce formidable. Il leur fallait un certain goût du risque, tempéré par la certitude de vivre un moment de totale sécurité chez lui, dans l&rsquo;oeil du cyclone, dans sa pupille. Il les avait choisis pour ça. Ce n&rsquo;était pas une opération marketing, c&rsquo;était un manifeste. Et quelque chose comme un grain de sable est en train d&rsquo;anéantir non seulement sa soirée mais aussi sa carrière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 32 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &#8211; Bande de débiles ! J&rsquo;ai une brigade prête à intervenir sur-le-champ, je n&rsquo;ai qu&rsquo;à faire un signe. Vous risquez votre vie, vous saisissez ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;écran se fige quelques secondes. Quand l&rsquo;image repart, les trois braqueuses sont alignées face à la caméra, au garde-à-vous. La Clown se tourne lentement vers la droite, la Brune, lentement vers la gauche, la Bombe, au milieu, croise les bras, arrondit la bouche et dit  :</em></p>
<p style="text-align: left"><em>-Ô. </em><br />
<em>Au bout d&rsquo;un moment, elle tend devant elle son boitier, montre de l&rsquo;index un bouton rouge à côté du joystick et répète d&rsquo;une voix neutre le message du tweet envoyé soixante-cinq heures auparavant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Vous ne pouvez plus entrer. Nous avons tout ouvert. Nous avons tout relié.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 56 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] les paroles de la Brune l&rsquo;ont suffoqué. Il a vu aussi clairement qu&rsquo;elle ses cent mille bouteilles, alignées, privées de lumière, couchées dans leurs cellules individuelles, aussi impuissantes que d&rsquo;authentiques otages. Chacune est un condensé, une métonymie organique, la rencontre d&rsquo;un savoir-faire avec un sol et une année hasardeuse et unique. Elles sont toutes chargées de mémoire, pleines d&rsquo;avenir, dans chacune une vie fermente. Ses caves d&rsquo;élevage, de maturation, de garde auxquelles il a si soigneusement veillé se sont transformées en une dure prison noire d&rsquo;où elles ne ressortiront peut-être pas, pas vivantes. Il en est révolté. Malade. Ce qui le trouble le plus, c&rsquo;est que ces femmes montrent tous les signes d&rsquo;une vraie connaissance du vin, et qui le connaît, l&rsquo;aime. Elles ne peuvent pas tout boire, une vie n&rsquo;y suffirait pas, ni trois.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bacchantes&nbsp;&raquo;, Céline Minard, Rivages, 13,50€.</strong></em></p>
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