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	<title>Quatrième de couv &#187; Révolution</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Le Printemps arabe à travers la chair&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:15:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Rachid Benzine, je l&#8217;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&#8217;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&#8217;avais alors dévoré &#171;&#160;Ainsi parlait ma mère&#160;&#187;, dont je vous ai parlé ici.  Rachid Benzine est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5426]"><img class="alignleft wp-image-5428 size-medium colorbox-5426" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="143327_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, je l&rsquo;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&rsquo;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&rsquo;avais alors dévoré <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong> est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce <strong>« Lettres à Nour »</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Dans ce nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;</strong>, il nous entraîne dans le sillage de <strong>Nour</strong>, une prostituée quadragénaire, arabe, musulmane. Dont la vie va basculer pendant les &laquo;&nbsp;Printemps arabes&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la voix de <strong>Nour</strong> qui nous guide. Une intermédiaire improbable car elle incarne, par la vie qu&rsquo;elle mène, tous les mensonges. Mais elle parle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5426"></span></p>
<p>Là, alors que la rue gronde, jour et nuit désormais, elle raconte les passes avec ses clients, parfois violents, souvent hypocrites avec le pouvoir et la religion. <strong>Nour</strong> parle aussi à son Dieu. Elle parle de sa mère, de sa fille qu&rsquo;elle veut protéger. Elle parle de <strong>Slimane</strong>, aussi. Son jeune ami homosexuel est poète et va devenir fer de lance du mouvement. Jusqu&rsquo;au drame. Elle évoque ses espoirs, sans trop se méprendre cependant sur l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle juge incertain.</p>
<p>Le texte a été adapté au théâtre.</p>
<p>Un texte fort. Poignant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Nour. Chez moi, on est prostituée de mère en fille. Enfin, depuis deux générations. Pas de quoi se vanter d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Mais ça laisse des marques. Sur le corps. Sur la peau. En dedans, quelque part. Quelque chose que certains nomment l&rsquo; &laquo;&nbsp;âme&nbsp;&raquo;. Peut-être que c&rsquo;est ça. Je ne sais pas trop. En tout cas, une amertume, quand tu y penses, qui te donne envie de gerber. D&rsquo;en finir. Comme ça, d&rsquo;un claquement de doigts. Disparaître. Un dernier vol plané du haut d&rsquo;un minaret. Sous les roues d&rsquo;un char. N&rsquo;être plus que de la bouillie. Une flaque de chair, de sang, de merde. S&rsquo;imaginer comme ça. Une image toujours plus dégueulasse que celle que renvoient ceux qui vous croisent.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les hommes me seront toujours une énigme. Je suis sûre qu&rsquo;ils valent mieux que ce qu&rsquo;ils me donner à entrevoir. Même comme amants. Ont-ils jamais pensé à offrir du plaisir à une femme ? Gratuitement ? Juste pour faire plaisir ? Je peux être à genoux devant eux, bouche ouverte, j&rsquo;en sais plus sur eux-mêmes qu&rsquo;ils n&rsquo;en sauront jamais. Ils ne se voient pas expirer, suinter, grimacer, grogner&#8230; Pleurer, parfois. Surtout, ils ne s&rsquo;entendent pas parler, éructer. Me traiter de &laquo;&nbsp;sale pute&nbsp;&raquo;, de s&nbsp;&raquo;salope&nbsp;&raquo; ou crier des prénoms qui me sont inconnus mais qui représentent ceux qu&rsquo;ils veulent tant foutre. En me fessant. Quel besoin ont donc les hommes de salir ainsi la femme qui leur offre son corps ? Comme si le plaisir des hommes était une punition. La leur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Parfois, il faut enjamber un cadavre. A demi calciné ou aux membres désarticulés. Celui-ci n&rsquo;a plus de tête, mais il se cramponne encore à une banderole qui a bu son sang. Je prie pour lui et sa famille. Dans la rue, on attaque vite et on se replie tout aussi vite. On se cache dans des commerces, dans des cages d&rsquo;escalier. On se réfugie chez un ami qui a une console de jeux, de l&rsquo;alcool, du shit. L&rsquo;instinct rend alerte, précis, rapide. Les morts et les blessés s&rsquo;accumulent. L&rsquo;agonie à chaque coin de rue.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;, Rachid Benzine, Seuil, 17€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand la révolution se prépare près du toaster&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/06/13/quand-la-revolution-se-prepare-pres-du-toaster/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jun 2018 07:04:46 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FAST-FOOD.jpg" rel="lightbox[4273]"><img class="alignleft size-full wp-image-4285 colorbox-4273" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FAST-FOOD.jpg" alt="FAST FOOD" width="250" height="320" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà une chouette découverte ! Ce roman, je l&rsquo;ai choisi pour son titre, ce que raconte sa quatrième de couv (forcément !) et la collection à laquelle il appartient. Cette fois encore, <strong>la collection Qui vive de Buchet Chastel</strong> est un vivier d&rsquo;histoires modernes, alertes et qui nous parlent. La preuve encore avec ce<strong> &laquo;&nbsp;Fast-food&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Grégoire Damon</strong>.</p>
<p>L&rsquo;auteur, trentenaire, vit à Lyon. Il a publié un premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;La rue de la soif&nbsp;&raquo;</strong> en 2007 et plusieurs recueils de poésie.  Il a un <strong><a href="http://gregoiredamon.hautetfort.com/archives/category/livre/index-1.html">blog </a> </strong>Et est à l&rsquo;origine d&rsquo;une revue de poésie.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un fast-food et de ceux qui y travaillent. Des hommes et des femmes venus d&rsquo;horizons divers, arrivés là pour payer leurs factures, un boulot étudiant, parce qu&rsquo;il y avait de la lumière&#8230;</p>
<p>Derrière les comptoirs du Meecoy, les équipiers ont construit une micro-société. Il y a des départs, des arrivées, des disparitions et une révolution en marche&#8230; ou pas. Et cette hiérarchie pesante, omniprésente, débilitante qui arrive un beau matin avec un nouveau management à décliner fissa. Face au grand capital, les équipiers de Meecoy vont se mobiliser.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4273"></span></p>
<p>Les rapports de force se déclinent autour du toaster ou de la machine à frites.  Et parmi les équipiers, la solidarité s&rsquo;organise quand les ennuis arrivent par escadrille.</p>
<p><strong>Greg</strong> est là depuis plus de trois ans. L&rsquo;étudiant brillant n&rsquo;est finalement pas allé plus loin que le menu grandes frites. Là, il fomente, observe, alerte et ne perd pas une miette de cette micro-société contemporaine. <strong>Greg</strong> manie les mots, se pique de poésie pour impressionner les filles et notamment <strong>Tig</strong>, qu&rsquo;il voit chaque jeudi pour tenter de refaire le monde.</p>
<p>La direction a de l&rsquo;ambition pour lui. Elle est bien la seule&#8230; Jusqu&rsquo;à l&rsquo;idée du Grand soir !</p>
<p>Autour de <strong>Greg</strong>, il y a <strong>Christ</strong> le bad boy, <strong>Jack</strong> le parano, <strong>Ed</strong> la grande gueule, <strong>Croquette</strong> le clown et <strong>Graf</strong>, le petit con tatoué. Mais aussi <strong>Suma</strong>,<strong> Semen</strong>, <strong>Jérémie</strong>, <strong>Ange</strong>, <strong>Francky,</strong> <strong>Peggy</strong>, <strong>Jipé</strong>,<strong> Nounours</strong>, etc.</p>
<p>C&rsquo;est drôle, cynique, cruel. A consommer sans modération !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 25 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;ici, tout avait été simple. Il y avait quelques dizaines de règles écrites et non écrites à garder à l&rsquo;esprit, moyennant quoi on pouvait suer sept heures par jour, implorer la pointeuse, et espérer s&rsquo;en sortir vivant. Il y avait deux sortes de gestes : les gestes autorisés ( ceux qui rapportaient du pognon à l&rsquo;entreprise) et les gestes interdits ( tous les autres). </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Chaque geste autorisé était explicité sur des fiches cartonnées fixées un peu partout : l&rsquo;utilisation et l&rsquo;entretien des machines. Les temps et les températures de cuisson des trois toasters et des trois grils. Les procédures de nettoyage. Le nombre de gestes à faire pour garnir tel sandwich. Et dans quel ordre. Le nombre d&rsquo;équipiers à mettre sur chaque machine, selon l&rsquo;affluence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Soudain, ce n&rsquo;était plus un rêve, c&rsquo;était un plan. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il faudrait débarquer un soir de match. Ou à la fin des soldes, à la troisième démarque. Arriver à quinze ou vingt, juste après le rush, au moment où les nerfs se relâchent. En tenue réglementaire, le visage caché sous des masques de cochons hilares. Marcher droit sur les bureaux, le local managers, le local hôtesses, profiter de l&rsquo;effet de surprise, plaquer au sol, tirer à bout portant, en pleine tête. Je savais que je choisirais la sauce tartare, l&rsquo;une de celles qui puent le bus, et surtout celle dont le pistolet a le plus gros débit. J&rsquo;irai directement sur Semen. Et BANG ! à la sauce tartare se belle chevelure noire, et BOUM ! taches irrécupérables, sa chemise désespérément blanc enculé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 230 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Maintenant, ça fait deux jours que je tape. Je n&rsquo;ai rien inventé : c&rsquo;est parti d&rsquo;une boutade d&rsquo;Ed, d&rsquo;une crise d&rsquo;angoisse de Jack et d&rsquo;un bout de poème inachevé, d&rsquo;une jonglerie de plateaux de Croquette et d&rsquo;un paquet de cigarettes jeté un jour sur ma table. Et maintenant j&rsquo;ai mon poème. C&rsquo;est peut-être du plagiat mais c&rsquo;est le plagiat de cent vies, dont la mienne. Merde à l&rsquo;honnêteté intellectuelle. De toute façon, je ne vivrai pas assez longtemps pour rembourser la dette que j&rsquo;ai contractée auprès de ces gars.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Fast-food&nbsp;&raquo;, Grégoire Damon, Buchet Chastel, 16€.</strong></em></p>
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		<title>Le meilleur des jours</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/23/le-meilleur-des-jours/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 16:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore un premier roman ? Et pourquoi pas. Les derniers exemples étaient plutôt intéressants. Continuons ! Cette fois, nous suivons Yassaman Montazami,auteure de &#171;&#160;Le meilleur des jours&#160;&#187;, publié chez Sabine Wespieser éditeur, cette maison d&#8217;édition indépendante qui, depuis, dix ans, s&#8217;est construit un intéressant catalogue. Yassaman Montazami,  qui vit en France depuis 1974, est née [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Encore un premier roman ? Et pourquoi pas. Les derniers exemples étaient plutôt intéressants. Continuons ! Cette fois, nous suivons <strong>Yassaman Montazami</strong>,auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Le meilleur des jours&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez <a title="Découvrez le site de la maison d'édition" href="http://www.swediteur.com/"><strong>Sabine Wespieser éditeur</strong></a>, cette maison d&rsquo;édition indépendante qui, depuis, dix ans, s&rsquo;est construit un intéressant catalogue.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/23/le-meilleur-des-jours/c_le-meilleur-des-jours_1346/" rel="attachment wp-att-1540"><img class="alignleft  wp-image-1540 colorbox-1533" style="margin: 10px" alt="C_Le-Meilleur-des-jours_1346" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Meilleur-des-jours_1346.jpeg" width="120" height="157" /></a>Yassaman Montazami, </strong> qui vit en France depuis 1974, est née à Téhéran en 1971. Docteur en psychologie, elle a travaillé de nombreuses années auprès de réfugiés politiques et a enseigné à l’université Paris VII. Elle exerce actuellement en milieu hospitalier.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Le meilleur des jours&nbsp;&raquo;</strong>, elle raconte la vie d&rsquo;un personnage de fiction fortement inspiré par son propre père, <strong>Behrouz,</strong> ce qui signifie &laquo;&nbsp;le meilleur des jours&nbsp;&raquo;, en persan. D&rsquo;où le titre de ce court roman.</p>
<p><strong>Behrouz</strong>, c&rsquo;est un enfant né prématurément dans une famille d&rsquo;Iran cossue. Behrouz, cet éternel étudiant, adulé par sa mère. Un intellectuel fantasque mais fragile assez éloigné des contingences du quotidien.</p>
<p>La preuve ? Il n&rsquo;a jamais travaillé, entretenu jusqu&rsquo;à la fin par l&rsquo;argent de sa mère. Un point commun qu&rsquo;il partageait avec le personnage de sa thèse jamais achevée, Karl Marx. <strong>&nbsp;&raquo; Les vrais révolutionnaires ne travaillent pas&nbsp;&raquo;, affirmait mon père. Cet état de fait lui paraissait logique : on ne pouvait pas oeuvrer à l&rsquo;abolition du salariat et être salarié – c&rsquo;était incompatible&nbsp;&raquo;,</strong> écrit l&rsquo;auteure.</p>
<p><span id="more-1533"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre caractéristique de ce personnage atypique : il avait déjà quitté son pays avant la révolution de 1979. C&rsquo;est de Paris qu&rsquo;il a vécu le changement de régime et ses dommages collatéraux. Et il en a honte. Pour se racheter, il accueille des réfugiés qu&rsquo;ils soient militants communistes ou épouse de colonel&#8230;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque le personnage inspiré par son père</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17</strong> :<em> &laquo;&nbsp;A compter de ce jour, convaincue que sa survie dépendrait uniquement des soins qu&rsquo;elle et elle seule pourrait lui prodiguer, Rosa exerça sur l&rsquo;enfant une attention de chaque instant, qui ne tarda pas à tourner à la persécution. Elle était littéralement obsédée par les repas du petit, leur confection, leur présentation et, en dernier, lieu, leur ingestion. [&#8230;] Faire manger son fils était devenu son unique préoccupation&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;A force d&rsquo;entendre toutes ces histoires, il m&rsquo;était apparu qu&rsquo;un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m&rsquo;arrivait-il quelquefois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n&rsquo;avions pas pu mettre à l&rsquo;épreuve notre endurance et notre courage – nous connaissions l&rsquo;exil, mais nous n&rsquo;avions pas connu l&rsquo;exode.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le relatif assouplissement politique du régime islamique par suite de l&rsquo;élection du président réformateur Mohammad Khatami en 1997 fut le première raison pour laquelle, quand il se sépara de ma mère, mon père choisit de retourner en Iran, où il n&rsquo;avait plus posé les pieds depuis près de vingt ans, plutôt que de rester à Paris, ville qui était en outre irrémédiablement associée à l&rsquo;échec de son mariage et à celui de sa thèse. Après plusieurs semaines d&rsquo;insouciance en compagnie de Bibi, dont les élans passionnés l&rsquo;enivrèrent commun un jeune homme vivant son premier grand amour, il partit à la recherche de ses vieux amis communistes, dont il n&rsquo;avait cessé, deux décennies durant, de recevoir de tragiques nouvelles : comme il l&rsquo;aurait été s&rsquo;il n&rsquo;avait pas quitté Téhéran six mois avant la Révolution, la plupart avait été arrêtés, emprisonnés et torturés sous l&rsquo;accusation de faits de subversion, de complot contre l&rsquo;Etat ou de collusion avec l&rsquo;étranger.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pour tout vous dire, c&rsquo;est la quatrième de couverture ( on ne se refait pas !) qui m&rsquo;a donné envie de lire ce premier roman. Un court livre de 138 pages qui ne pas cependant pas laissé de souvenir impérissable. On a du mal à s&rsquo;attacher aux personnages. Ils manquent peut-être un peu de profondeur. Dommage ! Avec Persepolis, Marjane Satrapi nous avait plongés dans l&rsquo;Iran en révolution. Là, on l&rsquo;observe de loin. De Paris. Un bel hommage cependant à celui que l&rsquo;auteure a chéri tout au long de sa vie. Malgré des faiblesses et ses contradictions.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Le meilleur des jours&nbsp;&raquo;, de Yassaman Montazami, Sabine Wespieser éditeur, 15€.</span></strong></em></p>
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