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	<title>Quatrième de couv &#187; retour</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Après la tragédie, le retour de l&#8217;ostracisée&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2023 12:41:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Véronique Ovaldé est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé Le sommeil des poissons. Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&#8217;écrivaine se fera remarquer dans l&#8217;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot [&#8230;]]]></description>
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<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" rel="lightbox[6267]"><img class="alignleft size-full wp-image-6269 colorbox-6267" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782080285935.jpg" alt="9782080285935" width="293" height="456" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong> est de retour et autant dire que cela illumine cette rentrée littéraire ! Cette jeune quinquagénaire a publié son premier roman en 2000, intitulé <em><strong>Le sommeil des poissons</strong></em>.</p>
<p>Au fur et à mesure de la parution de ses romans, l&rsquo;écrivaine se fera remarquer dans l&rsquo;univers littéraire. En 2009, elle recevra trois prix :  le prix Renaudot des lycéens, le prix France Télévisions et le grand prix des lectrices de <em>Elle</em> pour <strong><em>Ce que je sais de Vera Candida,</em></strong> son septième roman.</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé</strong>, également éditrice, écrit aussi pour la littérature jeunesse.</p>
<h3 style="text-align: center">Drame un soir de carnaval</h3>
<p>L&rsquo;histoire de ce 29e opus intitulé <strong><em>Fille en colère sur un banc de pierre</em></strong> ? Elle nous mène sur l&rsquo;île d&rsquo;Iazza, au large de Palerme. C&rsquo;est là que vivent les <strong>Salvatore</strong> : un père tyrannique et ombrageux,<strong> Salvatore</strong> ; une mère effacée, <strong>Sylvia</strong> et leurs quatre filles qui, toutes, portent le prénom d&rsquo;une héroïne d&rsquo;opéra, la passion de leur père. Il y a donc <strong>Violetta</strong> la reine, <strong>Gilda</strong> la pragmatique, <strong>Aïda</strong> la préférée et <strong>Mimi</strong> le colibri.</p>
<p>Les deux plus petites, <strong>Aïda</strong> et <strong>Mimi</strong>, sont inséparables. Tandis que le père aime à créer des différences entre ses filles. Un soir de carnaval, <strong>Mimi</strong>, qui n&rsquo;a encore que 6 ans, disparaît. Elle ne sera jamais retrouvée. <strong>Aïda</strong> l&rsquo;accompagnait. Leur père va la considérer comme responsable. Au point qu&rsquo;<strong>Aïda</strong> finira par quitter l&rsquo;île pour vivre à Palerme. Elle n&rsquo;est encore qu&rsquo;une adolescente.  Elle a été ostracisée. Et s&rsquo;est construit une vie. Entre petits boulots, ouvrages de vulgarisation scientifique et rencontres fugaces.</p>
<p>Quinze ans se sont écoulés quand l&rsquo;une de ses soeurs l&rsquo;appelle. Leur père vient de mourir. <strong>Aïda</strong> décide de rejoindre la maison familiale et ses souvenirs. Elle en profitera pour se décharger de la culpabilité qui pesait sur elle depuis si longtemps. A tort. Grâce à Pippo, leur camarade un peu étrange. Aïda, c&rsquo;est elle la jeune fille en colère sur un banc de pierre&#8230;</p>
<p><span id="more-6267"></span></p>
<p>Au final, une tragédie familiale dans laquelle l&rsquo;auteure explore les passions humaines dans un écosystème qui a sa préférence, celui d&rsquo;une île. Un huis clos sous le soleil méditerranéen. Entre jalousie, culpabilité, vengeance, ruse, renoncement, envie&#8230;</p>
<p><strong>Véronique Ovaldé </strong>ausculte au plus près les relations intrafamiliales au fil du temps. Et s&rsquo;autorise, au fil des pages, un pas de côté. Une mise à distance moqueuse pour aussi se dire que tout cela nous parle.</p>
<p>Un régal de lecture. Vraiment.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aïda reste seule, elle est au milieu du désert, celui où soufflent des rafales malodorantes et où ricochent les ossements de ceux qu&rsquo;on a enterrés à la va-vite. Tout ce qui se passe ici lui paraît étrange et familier. Mais plus facile à supporter qu&rsquo;elle ne l&rsquo;imaginait. Elle se souvient qu&rsquo;en frappant, il y a quinze ans, chez la logeuse du 22 via Brunaccini à Palerme, elle avait eu l&rsquo;impression de demander l&rsquo;asile politique. C&rsquo;est quelque chose à ne surtout pas perdre de vue. Elle a tout à coup peur d&rsquo;être prise dans une sorte de sommeil amnésique. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Violetta, à l&rsquo;époque, appelait Leonardo dès qu&rsquo;elle le pouvait (malgré l&rsquo;absence de téléphone dans la maison-du-bas &#8211; Aïda voyait d&rsquo;ici sa soeur aînée, coincée dans la cabine téléphonique devant la mairie : plastique chaud, impatience et sueur aigre), et elle s&rsquo;inquiétait de sentir son amoureux distant, elle disait qu&rsquo;elle allait venir le chercher à Palerme, Retourne auprès de Violetta, disait Aïda après avoir couché avec Leonardo, moi je ne refoutrai plus jamais les pieds dans cette putain de famille, mais toit, tu n&rsquo;as rien à faire ici, nous n&rsquo;aspirons pas aux mêmes choses Leonardo, et il ne pouvait s&rsquo;empêcher de la trouver légèrement condescendante alors qu&rsquo;au fond c&rsquo;était juste qu&rsquo;elle se sentait prise entre l&rsquo;arbre et l&rsquo;écorce. Et c&rsquo;est de nouveau le cas quinze ans après, de retour sur l&rsquo;île.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 236 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Plus que tout peut-être, ce fut la déception de ne plus jamais sentir sa main dans celle du Père qui la désempara. C&rsquo;est un détail, certes, en comparaison de la dureté dont il fit preuve à son égard. Mais Aïda aurait tout donné, vingt ans de sa vie par exemple, ses yeux ou la vie de ses deux autres soeurs, pour revenir quelques jours plus tôt, rembobiner et reprendre les choses où elles auraient pu être reprises sans danger. Mais elle pouvait bien promettre tout ce qu&rsquo;elle voulait, il ne fut remarqué aucun saut temporel à Iazza. Le monde continua son cours indifférent.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Fille en colère sur un banc en pierre, Véronique Ovaldé, Flammarion, 21€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au mitan de sa vie, le poids des choix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2022 06:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Nicolas Mathieu est de retour ! Autant vous dire que Connemara était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé Leurs enfants après eux (dont j&#8217;avais parlé ici ), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&#8217;auteur quadragénaire sait mieux que d&#8217;autres dépeindre les classes moyennes, qu&#8217;elles vivent dans l&#8217;Est de la France ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" rel="lightbox[5967]"><img class="alignleft size-full wp-image-5969 colorbox-5967" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" alt="metadatametadatageneralwebwebtitle_8" width="618" height="1024" /></a></span></strong></p>
<p><strong>Nicolas Mathieu</strong> est de retour ! Autant vous dire que <em><strong>Connemara</strong></em> était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé <strong><em>Leurs enfants après eux </em></strong>(dont j&rsquo;avais parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/14/dans-la-france-de-lentre-deux/">ici</a> </strong>), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&rsquo;auteur quadragénaire sait mieux que d&rsquo;autres dépeindre les classes moyennes, qu&rsquo;elles vivent dans l&rsquo;Est de la France ou ailleurs.</p>
<p>Il nous parle de déterminisme social, de malaise existentiel à travers les portraits croisés d&rsquo;<strong>Hélène</strong> et de <strong>Christophe</strong>. La première, fille unique, a tout fait pour s&rsquo;extraire de la situation sociale de ces parents.</p>
<p>Partie à Paris où elle devient consultante, elle regagne sa région natale avec compagnon et enfants après un burn-out violent. Là, entre maison d&rsquo;architecte, réflexes bourgeois, vie intime en berne et compétition au travail, elle cherche sa place. Croit la trouver dans les bras de <strong>Christophe,</strong> qui lui, n&rsquo;a pas quitté Cournécourt, cette petite ville fictive située à côté d&rsquo;Epinal. Ils se connaissent depuis le lycée. Lui n&rsquo;est pas parti. Et n&rsquo;a pas cherché à le faire. Papa d&rsquo;un petit garçon, il est séparé de la mère de celui-ci. Et se partage entre son travail de commercial, son père de moins en moins autonome, ses copains de toujours, et sa carrière de joueur de hockey sur glace. L&rsquo;ancienne gloire locale a tenté un come-back.<strong> Hélène</strong> et <strong>Christophe</strong> se retrouvent, deviennent amants. L&rsquo;occasion pour l&rsquo;une et l&rsquo;autre de changer de vie ?</p>
<p>L&rsquo;occasion pour <strong>Nicolas Mathieu</strong> d&rsquo;observer, de disséquer comme l&rsquo;enragé des détails qu&rsquo;il est toujours. De l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, les séquences s&rsquo;intercalent, se succèdent. Pour mieux saisir l&rsquo;évolution et/ou les blocages.</p>
<p>Doit-on partir pour réussir ou le faire croire ? Peut-on naître, vivre et mourir au même endroit sans le vivre comme un échec social ? Autant de questions posées par cet épais roman. <strong>Hélène</strong> a choisi d&rsquo;être transfuge de classe, de s&rsquo;imposer. <strong>Christophe</strong> s&rsquo;en est bien gardé. Ont-ils, au final, réussi leur vie ?</p>
<p>Au fil des pages, le lecteur explore l&rsquo;intime et le politique de notre époque contemporaine. Une chronique sociale cinglante sur ceux qui, au mitan de leur vie, pensent savoir, qui sont sûrs d&rsquo;eux et sur ceux qui se débrouillent pour ne pas sombrer. Une manière aussi de &laquo;&nbsp;dénoncer&nbsp;&raquo; la novlangue qui s&rsquo;infiltre partout. Celle des décideurs. De ceux qui savent. Ou croient savoir.</p>
<p><a href="https://youtu.be/1n3PJKmc1SU">https://youtu.be/1n3PJKmc1SU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 126 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hélène débarquait donc en pleine guerre picrocholine et trouvait dans chaque organisme où elle intervenait des équipes irréconciliables et une poignée de cadres au bord de la crise de nerfs. L&rsquo;étendue des dégâts ne la surprenait guère. Cent fois déjà, elle avait pu constater les effets dévastateurs de ces refontes imposées en vertu de croyances nées la veille dans l&rsquo;esprit d&rsquo;économistes satellitaires ou dans les tréfonds de business schools au prestige indiscuté. ces catéchismes managériaux variaient d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, suivant le gout du moment et la couleur du ciel, mais les effets sur le terrain demeuraient invariables.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En somme, il faut se tenir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais à quoi ça tient ? Certainement pas au vocabulaire. Le père de Charlotte dit merde à tout-va et signale des connards à chaque carrefour. Ni aux vêtements. Nicole bronze topless sur la plage, et toute la garde(robe du père est élimée, pleine de taches, parfois trouée et ça lui est complètement indifférent. Ça ne rélève pas non plus de plus la politesse, ni d&rsquo;une sorte de respect conventionnel que les enfants devraient aux adultes. C&rsquo;est autre chose, de plus subliminal. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Par exemple, une fois, Hélène s&rsquo;est laissée tomber un peu trop lourdement dans le canapé du salon, et elle a senti passer la réprobation pareille à un courant d&rsquo;air. Depuis, elle vit dans l&rsquo;inquiétude et s&rsquo;efforce de faire comme Charlotte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 381-382 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Enfin la voix de Sardou, et ces paroles qui faisaient semblant de parler d&rsquo;ailleurs, mais ici, chacun savait à quoi s&rsquo;en tenir. Parce que la terre, les lacs, les rivières, ça n&rsquo;était que des images, du folklore. Cette chanson n&rsquo;avait rien à voir avec l&rsquo;Irlande. Elle parlait d&rsquo;autre chose, d&rsquo;une épopée moyenne, la leur, et qui ne s&rsquo;était pas produite dans la lande ou ce genre de conneries, mais là, dans les campagnes et les pavillons, à petits pas, dans la peine des jours invariables, à l&rsquo;usine puis au bureau, désormais dans les entrepôts et les chaînes logistiques, les hôpitaux et à torcher le cul des vieux, cette vie avec ses équilibres désespérants, des lundis à n&rsquo;en plus finir et quelque fois la plage, baisser la tête et une augmentation quand ça voulait, quarante ans de boulot et plus, pour finir à biner son minuscule bout de jardin, regarder un cerisier en fleur au printemps, se savoir chez soi, et puis la grande qui passsait le dimanche en Megane, le siège bébé à l&rsquo;arrière, un enfant qui rassure tout le monde : finalement, ça valait le coup. Tout ça, on le savait d&rsquo;instinct, aux premières notes, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait entendue mille fois cette chanson, au transistor dans sa voiture, à la télé, grandiloquente et manifeste, qui vous prenait aux tripes et rendait fier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>Connemara, Nicolas Mathieu, Actes sud, 22€.</em></strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Beni ou la vengeance d&#8217;un ancien idéaliste</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/05/25/beni-ou-la-vengeance-dun-ancien-idealiste/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2021 12:19:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Sélection Roblès 2021 Vingt ans après son exil, Arben dit Beni, revient dans son pays natal, l&#8217;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017. Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"> </a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" rel="lightbox[5664]"><img class="alignleft size-full wp-image-5665 colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AIGLES-ENDORMIS.jpg" alt="AIGLES ENDORMIS" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Vingt ans après son exil, <strong>Arben</strong> dit <strong>Beni</strong>, revient dans son pays natal, l&rsquo;Albanie, avec pour projet de venger Rina, sa femme assassinée. Nous sommes en 2017.</p>
<p>Voilà pour donner tout de suite le décor de ce roman noir paru en janvier 2020 et qui fait partie des six premiers romans retenus pour la sélection du <strong>prix Roblès 2021</strong>.</p>
<p>Auteur et nouvelliste, <strong>Danü Danquigny</strong> est plutôt porté sur le roman noir et l&rsquo;anticipation. Originaire de Rennes, il est né à Montréal. Après des études de droit et de psychocriminologie, il a intégré la Police des frontières. Avant de devenir détective privé dans le Nord de la France puis de travailler dans le tourisme, à Paris. Il est, depuis la rentrée dernière, enseignant dans un collège rennais. <strong><em>&laquo;&nbsp;Les Aigles endormis&nbsp;&raquo;</em></strong> est son premier roman.</p>
<p>Armé de ses souvenirs et d&rsquo;un vieux Tokarev, <strong>Arben</strong> plonge dans ses souvenirs alors qu&rsquo;il vient de remettre les pieds en Albanie, vingt ans après avoir quitté ce pays, ancien régime communiste, qui s&rsquo;est métamorphosé en démocratie libérale à tendance oligarchique.<br />
Au fil des pages et des flash-backs, il retrouve un à un ses anciens amis : <strong>Mitri</strong>, <strong>Loni</strong>, <strong>Nesti</strong> et <strong>Alban</strong>.  Est-ce à cause d&rsquo;eux qu&rsquo;il a sombré ? Est-ce eux qui sont responsables de la mort de sa femme <strong>Rina, </strong>infirmière, qui rêvait de quitter le pays pour élever ses deux enfants en toute sécurité ? Il en est persuadé. Mais est-ce vraiment la vérité ?</p>
<p>Comment un jeune homme idéaliste et cultivé se transforme-t-il en malfrat ? Est-ce à cause de la chute du régime ou de lui-même ?</p>
<p>Au final, le destin de notre héros est aussi tragique que celui de son pays. Qui a sombré dans un libéralisme sans vergogne, dans la corruption la plus veule. Jusqu&rsquo;au trafic d&rsquo;êtres humains&#8230; <strong>Beni</strong> s&rsquo;enferme dans les pièges tendus. Pour préserver les siens. Et va jusqu&rsquo;à voler ses &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; pour faciliter son projet de départ. Jusqu&rsquo;au drame intime.</p>
<p>C&rsquo;est efficace. même si la fin me laisse perplexe. Et ça donne envie de se pencher un peu plus sur l&rsquo;histoire contemporaine de ce pays. La RTBF en a fait quelque chose de plutôt bien vu. <strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">Je le</a></strong></p>
<p><strong><a href="https://www.rtbf.be/lapremiere/article/detail_l-albanie-petit-pays-mais-grande-histoire?id=10376425">partage ici. </a></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-5670 size-medium colorbox-5664" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CARTE-ALBANIE-210x300.jpg" alt="CARTE ALBANIE" width="210" height="300" /></p>
<h3 style="text-align: center">Extraits</h3>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En l&rsquo;espace de quelques semaines, j&rsquo;avais vu mes parents disparaître et mes projets d&rsquo;avenir s&rsquo;effondrer. Je m&rsquo;étais imaginé intellectuel, peut-être voyageur, je me retrouvais ouvrier et orphelin. Et maintenant, ma famille bien intentionnée allait me marier à une inconnue. Parce que ça se faisait, que c&rsquo;était dans l&rsquo;ordre des choses, que ça avait toujours fonctionné de cette manière. Je contins l&rsquo;envie de briser ma chope de bière sur le viage rond de mon oncle, en hurlant, de lui bourrer le corps de coups de poing, d&rsquo;écraser du talon son conformisme comme on le fait d&rsquo;un vulgaire mégot de clope.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je crève de chaud dans mon smoking froissé et maculé de poussière. J&rsquo;aurais pu me préparer mieux. Prévoir des vêtements plus pratiques, peut-être un sac à dos, de meilleures chaussures. Mais j&rsquo;ai quitté le pays sans rien d&rsquo;autre que mes enfants et un paquet de pognon, et je reviens les mains vides, avec juste ce que je porte sur moi. Tout le reste, tout ce qui compte, se trouve ici. J&rsquo;ai couru après des chimères toute ma jeunesse et passé ma vie d&rsquo;homme à corriger le tir. Rina avait raison. Bien sûr. Si le destin ne m&rsquo;avait pas forcé la main, je ne serais jamais parti. Mes gosses auraient grandi dans ce foutoir. Fille et fils de criminel, on peut rêver d&rsquo;une meilleure entrée dans la vie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y eut d&rsquo;autres voyages, d&rsquo;autres Flora, des tas d&rsquo;autres gamines envoyées se flétrir les rêves sur le macadam de L&rsquo;Ouest. Les filles s&rsquo;avéraient être le produit idéal. Les hommes, dès qu&rsquo;ils le pouvaient, tentaient de gagner leur croûte de l&rsquo;autre côté des frontières. Le pays commençait à manquer d&rsquo;époux, et les jeunes femmes couraient le risque de devenir vieilles filles, surtout dans les campagnes. C&rsquo;est là qu&rsquo;on recrutait le plus. La fin d&rsquo;une époque, l&rsquo;ouverture aux modes extérieures, les vieux flippaient à l&rsquo;idée que les moeurs de leurs filles suivent celles des Occidentaux décadents. Pour éviter la honte de les voir devenir des traînées, il fallait absolument les marier. Alors apparurent des courtisans professionnels. Ils séduisaient filles et parents en quelques semaines et, au prétexte de vacances, d&rsquo;un voyage de noces ou d&rsquo;une visite de leur futur foyer, elles partaient. Une fois là-bas, elles rapportaient chaque jour, frais déduits, plus d&rsquo;une mois de salaire moyen d&rsquo;ici à des types du genre d&rsquo;Alban. Ou du mien. Je ne savais pas exactement combien il tirait du trafic, mais vu les enveloppes que je récupérais, ça chiffrait Pas de doute, on commençait à le comprendre, le système capitaliste. On disposait en quantité abondante d&rsquo;un produit qui payait pour se faire exploiter. Le rêve.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les aigles endormis&nbsp;&raquo;, Danü Danquigny, Série noire, Gallimard, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Toujours prisonnier&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/01/toujours-prisonnier/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 07:32:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre virée à travers les romans de cette nouvelle rentrée littéraire ! Au programme, une première halte, pour moi, dans les mots de Jeanne Benameur, auteure de &#171;&#160;Otages intimes&#160;&#187;. Voici un roman, le onzième de Jeanne Benameur, également auteure d&#8217;ouvrages pour la jeunesse, de recueils de poésie et de pièces de théâtre, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><span class="coul1" style="color: #ff9900"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Otages-intimes-159x300.jpg" rel="lightbox[3176]"><img class="alignleft size-full wp-image-3178 colorbox-3176" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Otages-intimes-159x300.jpg" alt="Otages-intimes-159x300" width="159" height="300" /></a>Poursuivons notre virée à travers les romans de cette nouvelle rentrée littéraire ! Au programme, une première halte, pour moi, dans les mots de <strong>Jeanne Benameur</strong>, auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Otages intimes&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Voici un roman, le onzième de<strong> Jeanne Benameur,</strong> également auteure d&rsquo;ouvrages pour la jeunesse, de recueils de poésie et de pièces de théâtre, qui nous plonge dans la vie d&rsquo;<strong>Etienne</strong>, photographe de guerre.</p>
<p>Dans un pays dont nous ne saurons rien, <strong>Etienne</strong> a été pris en otage, des mois durant. L&rsquo;heure de sa libération a enfin sonné. <strong>Etienne</strong> est libre, certes, mais tellement prisonnier encore de ses pensées.</p>
<p>Il rejoint sa mère,<strong> Irène</strong>, dans le village qu&rsquo;elle n&rsquo;a jamais quitté. C&rsquo;est là, entre promenades et musique, qu&rsquo;il fait le point. Qu&rsquo;il cherche des solutions. Qu&rsquo;il retrouve également <strong>Enzo</strong>, son ami ébéniste et <strong>Jofranka</strong>, petite fille venue de très loin, devenue avocate à La Haye, pour défendre la voix des femmes.</p>
<p>Tous les trois ont grandi ensemble.  <strong>Jofranka</strong> et <strong>Enzo</strong> se sont mariés. Avant de se séparer.  <strong>Emma</strong>, elle, compagne d&rsquo;<strong>Etienne</strong> jusqu&rsquo;à son enlèvement, lui a écrit une lettre&#8230;</p>
<p><span id="more-3176"></span></p>
<p>Alors <strong>Etienne</strong> tente de retrouver sa place dans le monde, dans son monde. Sans pouvoir oublier cependant le regard de cette femme capté par son appareil-photo quelques secondes avant d&rsquo;être enlevé.</p>
<p><strong>Dans une interview, Jeanne Benameur revient sur la genèse de ce roman. Née en 1952 d&rsquo;un père algérien et d&rsquo;une mère italienne, elle a été profondément marquée par la guerre d&rsquo;Algérie.<br />
</strong></p>
<p><em><span class="coul1"><strong>&laquo;&nbsp;Pour que j’ouvre un chantier d’écriture</strong>, il faut que je sois traversée par une question qui insiste, s’impose. Je sens à un moment que ce n’est que par l’écriture que “ ça ” va prendre forme. Le roman me permet d’explorer, jusqu’au bout et par des facettes différentes, un questionnement, ce que dans la vie je ne peux pas faire. Le roman est une quête qui m’est nécessaire au moment où je l’écris.</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> Avec Otages intimes, le questionnement était : quelle part de nous est toujours prise en otage ? Tous, nous sentons parfois qu’un territoire en nous reste inexploré, fermé. Ces espaces dont nous ne sommes pas libres appellent parfois. Il faut souvent ce qu’on nomme “ une crise ” pour aller y voir… se risquer à découvrir.</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> Je vis dans un monde où les images de la guerre sont omniprésentes, sur les écrans, dans toutes les actualités. La guerre, je l’ai vécue lorsque j’étais enfant, à cinq ans, quand toute ma famille fut attaquée par ceux que l’on connaîtrait ensuite sous le sigle OAS (&laquo;&nbsp;Ça t’apprendra à vivre&nbsp;&raquo;, Babel).</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> J’ai été “ sidérée ” par la violence des hommes. De cette sidération on ne revient pas indemne. L’intensité vécue au moment du péril, rien ne pourra plus l’égaler. À part, pour moi, l’intensité de l’écriture. C’est sans doute pour cela que le corps a une telle “ vie ” dans mes textes.</span></em></p>
<p><em><span class="coul1"> C’est la première fois que je peux me lancer dans la fiction sur ce terrain-là qui m’habite depuis si longtemps. Les questions d’écriture n’en ont été que plus aiguës. J’espère que corps, imaginaire et pensée trouvent leur forme juste par ce texte.&nbsp;&raquo;</span></em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Chaque nuit depuis son retour, il faut qu&rsquo;il lutte pour ne pas se sentir réduit.  Il lutte contre le sentiment d&rsquo;avoir perdu quelque chose d&rsquo;essentiel, quelque chose qui le faisait vivant parmi les vivants .Il n&rsquo;y a pas de mot pour ça. Alors dormir dans la chambre de l&rsquo;enfance, non. Il a besoin d&rsquo;un lieu que son corps n&rsquo;a jamais occupé, comme si ce corps nouveau qui est le sien ne pouvait plus s&rsquo;arrimer aux anciens repères. La grande, l&rsquo;immense joie du retour qu&rsquo;il n&rsquo;osait même plus rêver, il n&rsquo;arrive pas à la vivre. Il est toujours au bord. Sur une lisière. Il n&rsquo;a pas franchi le seuil de son monde. L&rsquo;exil, c&rsquo;est ça ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Loin, très loin de la chambre de Jofranka, une autre femme ne dort pas. Elle est nue, auprès d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle aime. Est-ce que cela suffit ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;homme s&rsquo;est endormi. Elle le regarde. Elle a toujours aimé le sommeil des hommes auprès d&rsquo;elle. Dans le souffle des corps endormis, elle écouté. Parfois elle dépose un baiser sur l&rsquo;épaule du dormeur ou au creux de ses reins. C&rsquo;est sa façon d&rsquo;aimer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Etienne se réveillait toujours. Un homme sur le qui-vive. Elle n&rsquo;osait plus. Alors elle posait ses lèvres en pensée sur son corps de la nuit, ne le touchait pas. Elle regardait sans fin cette peau qui s&rsquo;était frottée à la peur à la détresse à l&rsquo;horreur. La peau reste lisse. Sous la peau, le sang charrie les images. Il y avait chez elle un effroi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est cet effroi qu&rsquo;elle a fui ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;horreur est contagieuse.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle a écrit Je suis lâche. Etienne ou peut-être forte de la vie à laquelle je tiens tant. Toi, tu est un intermittent de la vie. Moi pas. Il aurait fallu que je puisse, comme toi, mettre tout de côté, à l&rsquo;abri dans un coin de ma tête, de mon coeur, pour pouvoir vivre quand même. En t&rsquo;attendant. Toujours en t&rsquo;attendant. Je n&rsquo;ai pas pu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 151:</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais su prendre soin de qui que ce soit. Je ne sais que prendre des risques. Pour moi. Rapporter ce que j&rsquo;ai pu arracher au chaos du monde. Je ne sais faire que ça. Prendre soin c&rsquo;est pour les pères de famille les époux les engagés du quotidien. Moi je ne signe que mes photos, la durée des jours tranquilles je n&rsquo;ai jamais su la signer, je ne m&rsquo;y suis jamais engagé. Jamais. Je suis en pointillé. Un homme en pointillé. Et on prend ça pour de l&rsquo;héroïsme ! les seuls héros ce sont ceux qui restent. Et qui vivent.&nbsp;&raquo;<br />
</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> </span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff"> <span style="color: #333333">On peut se sentir prisonnier, mais quand on est libre. Et ce, à différents niveaux de lecture. Voilà ce que nous dit Jeanne Benameur à travers l&rsquo;histoire d&rsquo;Etienne, de sa mère et ses deux meilleurs amis. Lui a choisi l&rsquo;action. Comme Jofranka. Irène et Enzo ont trouvé d&rsquo;autres moyens de se sentir libres. Et entiers. A chacun sa quête de liberté. Un roman qui se lit très facilement, malgré, par moments, une ponctuation qui disparaît. Sans raison.</span></span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Otages intimes&nbsp;&raquo;, Jeanne Benameur, Actes sud, 18,80€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;horreur des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 16 May 2015 16:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 70e anniversaire de la libération des camps d&#8217;Auschwitz marque cette année 2015. L&#8217;occasion pour certains d&#8217;entre nous de plonger dans des livres d&#8217;Histoire. Pour d&#8217;autres, dans des témoignages. Celui de Marceline Loridan-Ivens s&#8217;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec &#171;&#160;Et tu n&#8217;es pas revenu&#160;&#187;, coécrit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" rel="lightbox[3063]"><img class="alignleft size-full wp-image-3066 colorbox-3063" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" alt="et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv" width="200" height="317" /></a>Le 70e anniversaire de la libération des camps d&rsquo;Auschwitz marque cette année 2015. L&rsquo;occasion pour certains d&rsquo;entre nous de plonger dans des livres d&rsquo;Histoire. Pour d&rsquo;autres, dans des témoignages.</p>
<p>Celui de <strong>Marceline Loridan-Ivens</strong> s&rsquo;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;</strong>, coécrit avec <strong>Judith Perrignon</strong>, la cinéaste et documentariste revient sur son histoire.</p>
<p>Celle de sa dénonciation. Celle de sa déportation avec son père. Celle de son retour et du silence assourdissant qui l&rsquo;entoure. Celle de sa colère et du regard désabusé qu&rsquo;elle porte aujourd&rsquo;hui sur la vie.</p>
<p>Au fil des 107 pages, un formidable témoignage d&rsquo;amour à son père<strong> Shloïme Rosenberg</strong> ( un juif polonais émigré en France) qui ne reviendra pas de l&rsquo;enfer.</p>
<p>Des mots, des faits, qui rappellent l&rsquo;horreur de la guerre. A 15 ans, la jeune <strong>Marceline</strong> est arrêtée, déportée. Elle fait partie des quelque 200 survivants ( sur les 2.500 a en être revenu. Au total, entre 1940 et 1945, 1,1 million de personnes a péri à Ausshwitz-Birkenau) à pouvoir encore raconter l&rsquo;indicible, ce qu&rsquo;elle a vécu dans sa chair. Là-bas, en Pologne, elle deviendra une esclave au service de la mort, en charge du tri des vêtements de ceux qu&rsquo;on envoie mourir dans les chambres à gaz.</p>
<p>Elle évoque celles qui, au coeur de l&rsquo;horreur, deviendront ses amies, celles qui ne pas revenues. Elle raconte aussi la difficulté à vivre ensuite, après sa libération, le 10 mai 1945. Et porte un regard désabusé sur la mémoire collective, sélective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En janvier, Marceline Loridan-Ivens était l&rsquo;invitée de Patrick Cohen au 7-9, de France-Inter. Ses mots claquent.</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="283" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x2fpqyc" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Maman disait tenir de quelqu&rsquo;un qui t&rsquo;avait vu à Auschwitz, que tu avais quitté le camp avec la marche de la mort au mois de janvier 1945, qu&rsquo;on t&rsquo;avait vu à Dachau ensuite, que tu aurais dû y rester, mais que tu t&rsquo;étais remis en marche pour soutenir un homme que ne pouvait plus avancer sans toi et que les Allemands auraient abattu. D&rsquo;après Maman, tu n&rsquo;avais pas été désigné pour marcher encore, tu t&rsquo;étais sacrifié. Je n&rsquo;y croyais pas à son histoire. Au camp, on ne choisissait rien, pas même sa façon de mourir. Mais Dachau c&rsquo;est possible, j&rsquo;ai lu que bien des détenus de Gross-Rosen ont été transférés là-bas. Qu&rsquo;importe que ce ne soit pas écrit. On ne peut plus faire d&rsquo;inventaire dans le fracas de l&rsquo;après-guerre. L&rsquo;administration française a peut-être délivré ces certificats en vrac, inscrivant en face des noms, des lieux et des dates probables, pas forcément vérifiés. Je ne crois à rien de l&rsquo;histoire officiellement écrite par la France.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 69-70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jacqueline m&rsquo;offre des fleurs le 10 main comme si c&rsquo;était mon anniversaire. Chaque année, ça me touche beaucoup, nous sommes proches, différentes et attentives l&rsquo;une à l&rsquo;autre, il ne reste que nous deux. Le 10 mai, c&rsquo;est la date de ma libération par les Russes à Theresienstadt. Je suis née ce jour-là. Je sais que Jacqueline le fait pour moi mais aussi pour son père. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon retour est synonyme de ton absence. A tel point, que j&rsquo;ai voulu l&rsquo;effacer, disparaître moi aussi. J&rsquo;ai sauté dans la Seine deux ans plus tard, l&rsquo;année où Henri se mariait. C&rsquo;était un peu après le quai Saint-Michel, j&rsquo;avais enjambé le parapet, j&rsquo;allais m&rsquo;élancer quand un homme m&rsquo;a retenue. Puis j&rsquo;ai eu la tuberculose, on m&rsquo;a placée dans un sanataroum chic en Suisse, à Montana. Maman venait me voir parfois. Je ne supportais pas son impatience, cette façon qu&rsquo;elle avait de me réclamer d&rsquo;aller bien et d&rsquo;oublier. J&rsquo;étais si lourde. J&rsquo;ai tenté de mourir une deuxième fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et si je suis restée sèche, menue, c&rsquo;est parce que j&rsquo;ai souvent pensé devant ma glace, dix, vingt ou trente ans plus tard, Faut que je reste mince et svelte pour ne pas passer au gaz la prochaine fois. Je n&rsquo;ai jamais eu d&rsquo;enfants. Je n&rsquo;en ai jamais voulu. Tu me l&rsquo;aurais sans doute reproché. Le corps des femmes, le mien, celui de ma mère, celui de toutes les autres dp,t me ventre gonfle puis se vide, a été pour moi définitivement défiguré par les camps. J&rsquo;ai en horreur la chair et son élasticité. J&rsquo;ai vu là-bas s&rsquo;affaisser les peaux, les seins, les ventres, j&rsquo;ai vu se plier, se friper les femmes, le délabrement des corps en accéléré, jusqu&rsquo;au décharnement, au dégoût et jusqu&rsquo;au crématoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un témoignage bouleversant pour honorer la mémoire de tous ces déportés. A lire absolument histoire, au moins, de faire reculer la bêtise.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;, Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon, Grasset, 12,90€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Voyage à rebours pour Dominique Ané</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/30/voyage-a-rebours-pour-dominique-ane/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Jul 2012 08:11:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;été fait des allers et retours. Que cela ne vous empêche pas de lire !  Cette fois, je vous emmène, et c&#8217;est une première, dans l&#8217;univers d&#8217;un chanteur français, Dominique A. Plus de quinze ans que je suis cet auteur-compositeur et interprète à l&#8217;univers si atypique. Dominique A (photo Audrey Cerdan/Rue89) Au printemps, Dominique A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;été fait des allers et retours. Que cela ne vous empêche pas de lire !  Cette fois, je vous emmène, et c&rsquo;est une première, dans l&rsquo;univers d&rsquo;un chanteur français,<strong><a title="Découvrez le musicien chanteur... et écrivain" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_A"> Dominique A</a></strong>. Plus de quinze ans que je suis cet auteur-compositeur et interprète à l&rsquo;univers si atypique.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1140" class="wp-caption alignleft" style="width: 118px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DOMINIQUE-A.jpg" rel="lightbox[1137]" title="DOMINIQUE A"><img class=" wp-image-1140   colorbox-1137" style="margin: 10px;" title="DOMINIQUE A" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DOMINIQUE-A-300x199.jpg" alt="" width="108" height="71" /></a>Dominique A (photo Audrey Cerdan/Rue89)</dt>
</dl>
</div>
<p>Au printemps, Dominique A a signé chez Stock, un très beau texte, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Y  revenir&nbsp;&raquo;</strong>, qu&rsquo;il signe d&rsquo;ailleurs, et c&rsquo;est une première, de son nom en entier, Dominique Ané.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est la sienne. Celle de ses quinze premières années vécues dans la ville de Provins, en Seine-et-Marne, avec ses parents ( mère au foyer et père professeur). Celle de son enfance et adolescence d&rsquo;enfant unique. Un peu fragile. Un peu à part.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1137"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/y-revenir.jpg" rel="lightbox[1137]" title="y revenir"><img class="alignleft  wp-image-1142 colorbox-1137" style="margin: 10px;" title="y revenir" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/y-revenir.jpg" alt="" width="71" height="113" /></a>Entre attirance et répulsion, l&rsquo;auteur raconte. Se raconte alors qu&rsquo;il revient dans la ville de ses premiers souvenirs. Sans faux-semblant et avec une maîtrise remarquable de la langue.  Une autobiographie au présent pour éviter <strong> &laquo;&nbsp;la belle poussière sur les choses&nbsp;&raquo;</strong> que dépose, selon lui, l&rsquo;emploi de l&rsquo;imparfait. Un retour aux sources, aux premiers amis, aux premières peurs aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dominique A explique sa démarche dans cette vidéo :</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jKlvvdgdELQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 16</strong> : <em>&laquo;&nbsp;S&rsquo;intégrer ne va pas être simple. La ville est petite, imbue de son passé ; il en émane une tristesse à laquelle il est difficile de se soustraire. Tout autour, il n&rsquo;y a rien : un désert, condamnant l&rsquo;oeil à ne saisir aucune des splendeurs que le monde lui propose partout ailleurs, partout, sauf ici. La plaine désole, et isole : mutique, elle ne révèle rien de ce qui a été, comme tenue au secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pages 52-53</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Régulièrement, j&rsquo;éprouverai ce besoin de revisiter “mes bases”, comme pour m&rsquo;assurer de leur existence, de la mienne, et de l&rsquo;inanité de ma nostalgie. Mes retours seront toujours brefs, à peine une journée. Je partirai chaque fois sans regret, comme libéré d&rsquo;une dette pour quelques années.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 74</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Ce que je vois de la ville ne me semble pourtant pas si déprimant. Peut-être ai-je rejeté sur elle la responsabilité d&rsquo;une humeur dont elle n&rsquo;a fait qu&rsquo;accentuer les effets. La tristesse vient peut-être d&rsquo;ailleurs, d&rsquo;un legs familial dont je refuse de connaître l&rsquo;origine, par peur d&rsquo;une remise en cause trop brutale. Je me suis rabattu sur celle qui émane des rues de Provins pour l&rsquo;en rendre coupable. Je ne me suis jusqu&rsquo;alors jamais dit que la mélancolie n&rsquo;était pas d&rsquo;une seule pièce, qu&rsquo;elle pouvait puiser à plusieurs sources et que les plus souterraines n&rsquo;étaient pas les moins abondantes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Dominique A explore depuis des années, au fil de ses albums, les voies de sa sensibilité et de nos chemins intérieurs. Il ne fait pas autrement avec ce récit autobiographique, ce voyage à rebours réussi.</span> <span style="color: #0000ff;">A lire absolument !</span></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Y revenir&nbsp;&raquo;, de Dominiqué Ané, chez Stock (collection La Forêt), 94 pages, 12,50€.</strong></em></p>
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