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	<title>Quatrième de couv &#187; résistance</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Rester vivante !</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&#8217;Adeline Dieudonné, une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs. Bref, &#171;&#160;La vraie vie&#160;&#187; est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&#8217;à la dernière ligne&#8230; Tous les ingrédients du conte y [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre.jpg" rel="lightbox[4483]"><img class="alignleft wp-image-4484 size-medium colorbox-4483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre-200x300.jpg" alt="la-vraie-vie-recadre" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&rsquo;<strong>Adeline Dieudonné,</strong> une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs.</p>
<p>Bref,<strong> &laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;</strong> est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&rsquo;à la dernière ligne&#8230;</p>
<p>Tous les ingrédients du conte y sont, distillés dans un décor de cité pavillonnaire contemporaine sans âme. C&rsquo;est là que la narratrice, que l&rsquo;on suit de l&rsquo;âge de 11 ans à celui de 15 ans, vit entre une mère éteinte, effacée et battue, qu&rsquo;elle compare à une amibe ; un père violent qui bat sa femme, regarde (trop) la télé et boit (trop) de whisky et un petit frère, Gilles de quatre ans son cadet, devenu mutique après avoir assisté à un accident mortel aussi comique que tragique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4483"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors la pré-adolescente va se battre. Remuer ciel et terre pour que son petit frère retrouve le sourire et cesse de martyriser les animaux&#8230; A l&rsquo;ombre de la hyène empaillée, trophée de leur père chasseur, elle va imaginer un plan : remonter le temps. Retrouver le moment d&rsquo;avant le drame. Elle cherche, met un scénario au point ( il ne lui manque qu&rsquo;une nuit d&rsquo;orage), veut être aussi savante que Marie Curie pour y parvenir&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, celle dont son père voudrait faire une proie, va se battre. Physiquement résister à cet environnement toxique. Tout en découvrant la sensualité et des sensations que son corps va emmagasiner pour lutter encore plus fort&#8230; La narratrice est une guerrière. Et veut rester vivante.</p>
<p>Un premier roman étonnant, bouillant, électrisant. <strong>Adeline Dieudonné</strong> – auteure de trois nouvelles et d&rsquo;une pièce de théâtre qu&rsquo;elle a d&rsquo;ailleurs également jouée – l&rsquo;a écrit en écoutant très fort de la musique métal. Un signe <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4483" /></p>
<p>D&rsquo;ailleurs, depuis sa sortie, ce premier roman engrange les distinctions :<strong> prix du Roman Fnac</strong>,<strong> prix Filigranes,</strong> <strong>prix Première Plume</strong>&#8230; et le <strong>Renaudot des lycéens</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; dans laquelle Adeline Dieudonné raconte la genèse de son premier roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cA3niat_A0k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je crois que mon père n&rsquo;aimait pas son travail. Il était comptable au parc d&rsquo;attractions qui avait mis le zoo en faillite. &laquo;&nbsp;Les gros mangent les petits&nbsp;&raquo;, il disait. Ça avait l&rsquo;air de lui faire plaisir. &nbsp;&raquo; Les gros mangent les petits.&nbsp;&raquo; Moi,e je trouvais ça incroyable de travailler dans un parc d&rsquo;attractions. Le matin, quand je partais à l&rsquo;école, je me disais : &nbsp;&raquo; Mon père va passer sa journée au parc d&rsquo;attractions.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère ne travaillait pas. Elle s&rsquo;occupait de ses chèvres, de son jardin, de Coco et de nous. Elle s&rsquo;en fichait d&rsquo;avoir de l&rsquo;argent à elle. Tant que sa carte de crédit passait. Ma mère n&rsquo;a jamais semblé gênée par le vide. Ni par l&rsquo;absence d&rsquo;amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aimais la nature et sa parfaite indifférence. Sa façon d&rsquo;appliquer son plan précis de survie et de reproduction, quoi qu&rsquo;il puisse se passer chez moi. Mon père démolissait ma mère et les oiseaux s&rsquo;en foutaient. Je trouvais ça réconfortant. Ils continuaient de gazouiller les arbres grinçaient, le vent chantait dans les feuilles du châtaignier. Je n&rsquo;étais rien pour eux. Juste une spectatrice. Et cette pièce se jouait en permanence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Moi, je voulais avancer. J&rsquo;avais treize ans et on me parlait encore de la composition de la cellule. Et je n&rsquo;aimais pas non plus mon prof parce qu&rsquo;il était mou. Il avait démissionné de tout. Son odeur était le premier signe de son laisser-aller, mais tout le reste suivait. D&rsquo;ailleurs, tout le monde à l&rsquo;école était mou. Les profs, les élèves. Les uns étaient bêtement vieux et les autres allaient vite le devenir. Un peu d&rsquo;acné, quelques rapports sexuels, les études, les gosses, le boulot et hop ! Ils seront vieux et ils n&rsquo;auront servi à rien. Moi, je voulais être Marie Curie. Je n&rsquo;avais pas de temps à perdre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Adeline Dieudonné, L&rsquo;Iconoclaste, 17€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Jacques Lusseyran, un destin éclairé</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/27/jacques-lusseyran-un-destin-eclaire/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2015 10:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Un homme. Un destin. Et, des années après, un écrivain pour raconter ce que trop de gens n&#8217;ont pas vouloir voir et entendre. L&#8217;homme, c&#8217;est Jacques Lusseyran. Son destin ? Celui d&#8217;un enfant qui, devenu accidentellement aveugle à 8 ans, sera un grand résistant, déporté à Buchenwald puis professeur apprécié aux Etats-Unis, son handicap lui [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYANT.jpg" rel="lightbox[2929]"><img class="alignleft size-full wp-image-2932 colorbox-2929" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYANT.jpg" alt="VOYANT" width="195" height="290" /></a>Un homme. Un destin. Et, des années après, un écrivain pour raconter ce que trop de gens n&rsquo;ont pas vouloir voir et entendre. L&rsquo;homme, c&rsquo;est <strong>Jacques Lusseyran</strong>. Son destin ? Celui d&rsquo;un enfant qui, devenu accidentellement aveugle à 8 ans, sera un grand résistant, déporté à Buchenwald puis professeur apprécié aux Etats-Unis, son handicap lui interdisait d&rsquo;enseigner en France jusqu&rsquo;à la fin des années 50.</p>
<p>L&rsquo;écrivain ? C&rsquo;est<strong> Jérôme Garcin</strong>. Le &laquo;&nbsp;patron&nbsp;&raquo; du <strong>Masque et la Plume</strong> ( chaque dimanche à 20h sur France Inter), journaliste au <strong>Nouvel Obs</strong> est aussi <em>&laquo;&nbsp;un passeur&nbsp;&raquo;</em> comme il me l&rsquo;a expliqué ce jeudi, lors d&rsquo;une interview. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo;</strong>, il signe la biographie d&rsquo;un homme&#8230; extraordinaire.</p>
<p>Un homme que l&rsquo;Histoire a oublié. Trop brillant, trop différent. <strong>Jérôme Garcin</strong> s&rsquo;est employé, après avoir eu accès aux archives personnelles de <strong>Jacques Lusseyran</strong>, a remettre cet homme dans la lumière. Pour longtemps. Déjà des producteurs se disputent les droits pour le cinéma et enfin, une plaque honorifique va être posée à Paris, où l&rsquo;homme a grandi et s&rsquo;est battu avec ses armes à lui, avant d&rsquo;être arrêté par la Gestapo.</p>
<p><span id="more-2929"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_0719.jpg" rel="lightbox[2929]"><img class="alignleft wp-image-2937 size-medium colorbox-2929" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_0719-300x225.jpg" alt="IMG_0719" width="300" height="225" /></a> Jérôme Garcin</strong> nous emmène avec lui dans la vie de <strong>Jacques Lusseyran</strong>, de la naissance à la mort, dans un accident de voiture sur une petite route de France empruntée au hasard d&rsquo;un séjour de vacances. Il a 47 ans et une légende naît. Du moins de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique où l&rsquo;homme a, depuis des années déjà, acquis le statut de héros, <strong>&laquo;&nbsp;the Blind Hero of the French Resistance&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un portrait qui n&rsquo;occulte pas la part d&rsquo;ombre d&rsquo;un homme que la vie de famille n&rsquo;aura pas rendu très heureux. L&rsquo;auteur ne cachera pas, non plus, l&rsquo;admiration de <strong>Lusseyran</strong> pour un gourou, Bonnet dit Georges Saint-Bonnet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas d&rsquo;hagiographie donc mais un portrait tout en nuances pour mieux cerner cet homme habité par une force et une foi en l&rsquo;homme épatantes.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Jacques Lusseyran a su réagir et inverser le cours des tragédies. Un type pareil, je ne pensais pas le rencontrer un jour &laquo;&nbsp;, m&rsquo;expliquait encore Jérôme Garcin. </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Car il rendait grâce au ciel qui, en le privant de l&rsquo;essentiel, lui avait fait approcher une vérité plus essentielle encore. Il l&rsquo;exposait ainsi :  “La découverte fondamentale, je l&rsquo;ai faite dix jours à peine après l&rsquo;accident qui m&rsquo;avait rendu aveugle. Elle me laisse encore ébloui. Je ne peux l&rsquo;exprimer qu&rsquo;en termes très directs et très forts : j&rsquo;avais perdu mes deux yeux, je ne voyais plus la lumière du monde, et la lumière était toujours là. Imaginez ce que cette surprise a pu être pour un petit garçon de moins de huit ans. C&rsquo;est vrai, la lumière, je ne la voyais plus hors de moi, sur les choses, mélangée aux choses et jouant avec elles ; et tout le monde autour de moi était convaincu que je l&rsquo;avais à jamais perdue. Mais je la retrouvais ailleurs. Je la retrouvais au-dedans de moi et, ô merveille !, elle était intacte.”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 84 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il ne voyait plus depuis ses huit ans, mais c&rsquo;est à Fresnes qu&rsquo;il est vraiment devenu aveugle. Même son puissant regard intérieur ne pouvait pas traverser l&rsquo;épaisse muraille d&rsquo;une geôle. Soudain, il n&rsquo;y avait plus de lumière au fond de lui. Et bientôt, dans un camp de concentration, il verrait ce que son regard sans vie lui avait jusqu&rsquo;alors épargné : le repoussant spectacle de la laideur des hommes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“Je ne vais pas vous montrer Buchenwald”, écrit le prisonnier sans yeux, laissant ainsi accroire qu&rsquo;il aurait, s&rsquo;il l&rsquo;avait voulu, la faculté de représenter la géhenne où il fut plongé. Mais, après avoir bien réfléchi, il a fait un choix qui n&rsquo;est pas sans évoquer une version tragique du mot fameux de Bartleby : “I would prefer not to&#8230;”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En somme, il doit à son infirmité un supplément de dignité. Ne pas voir oblige. On n&rsquo;a jamais mieux touché du doigt l&rsquo;horreur concentrationnaire qu&rsquo;à travers le regard mort d&rsquo;un vivant d&rsquo;à peine vingt ans.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;avais déjà beaucoup aimé son précédent livre, le roman &laquo;&nbsp;Bleus Horizons&nbsp;&raquo; dont vous pouvez trouver trace<strong><a style="color: #0000ff" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/"> ici</a></strong>. Je connaissais donc l&rsquo;art de raconter des histoires de Jérôme Garcin, tout en finesse et sensibilité. J&rsquo;ai dévoré &laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo; en un petit après-midi, fascinée par le destin de Jacques Lusseyran, sous le charme du style de Garcin. A découvrir absolument !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyant&nbsp;&raquo;, Jérôme Garcin, Gallimard, 17,50€.</strong></em></p>
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