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	<title>Quatrième de couv &#187; rencontre</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans le pierrier, découvrir son coeur&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 06:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Quelle claque ! Le roman &#171;&#160;La Géante&#160;&#187; m&#8217;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&#8217;ai dévoré. J&#8217;en garde des images, des sensations. Je n&#8217;avais jamais lu un roman de Laurence Vilaine. Avec &#171;&#160;La Géante&#160;&#187;, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&#8217;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" rel="lightbox[5287]"><img class="alignleft size-full wp-image-5296 colorbox-5287" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" alt="GEANTE" width="170" height="256" /></a></p>
<p>Quelle claque ! Le roman <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong> m&rsquo;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&rsquo;ai dévoré. J&rsquo;en garde des images, des sensations. Je n&rsquo;avais jamais lu un roman de <strong>Laurence Vilaine</strong>. Avec <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong>, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&rsquo;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le premier et a réglé la seconde dans un lieu délimité par les montagnes</p>
<p>Noële, la narratrice, a toujours vécu au pied de la Géante, là, <strong>à Fontanalbe, dans les Alpes-Maritimes</strong>. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle a grandi après avoir rejoint La Tante, un jour de drame. Avec son père, son frère. Leur mère vient de mourir&#8230;</p>
<p>Dans la montagne, <strong>Noële</strong> suit le rythme des saisons, a fait siennes les herbes et les plantes médicinales pour les tisanes et les onguents en suivant scrupuleusement au fil des années les consignes de sa tante. Au fil des ans, la vieille femme est devenue un peu sorcière. Chaque samedi, les villageois viennent chercher de quoi les soulager, les soigner.<strong> Noële</strong>, elle, a fini par oublier qui elle était. Ou aurait pu être.</p>
<p>A ses côtés, son frère, surnommé <strong>Rimbaud</strong> qui ne parle pas, mais qui chante avec le petit-duc.</p>
<p><span id="more-5287"></span></p>
<p>Parmi cet univers minéral, elle voit passer les saisons, et n&rsquo;attend plus rien du ciel ni du soleil d&rsquo;ailleurs. Et puis un jour, <strong>Maxim</strong> s&rsquo;installe dans une maison du hameau. Le reporter se met au vert, pour faire face à la maladie.  Il reçoit des lettres de <strong>Carmen</strong>, qui l&rsquo;aime. Qui parcourt le monde pour rapporter des histoires et des reportages. Et qui s&rsquo;inquiète pour cet homme qui distille ses secrets au compte-gouttes.</p>
<p><strong>Noële</strong> lui apporte ses missives. Finira par les garder et les lire. A travers les mots d&rsquo;une autre, elle découvre tout ce que la vie ne lui a pas offert, les sentiments qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas laissé entrer. A distance, via sa correspondance, le couple bouleverse ses répères.</p>
<p>Au cœur de la nature, les sentiments s&rsquo;affrontent. La vérité se cache pour finalement éclater. Violente. Implacable au pied de <strong>La Géante, </strong>véritable personnage à part entière de ce roman à l&rsquo;écriture sensible et poétique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle avançait les yeux droits et le pied solide qui va abattre des kilomètres, et plus on avançait, plus c&rsquo;était le bourbier, dans ma gorge, dans ma poitrine, les dents serrées et les narines fermées, je sais respirer sans bruit, allumer le feu et me brûler sans geindre, la Tante m&rsquo;a appris, quand tu viens au monde, personne ne compte sur toit, aussi compte sur toi-même et ne dérange pas la montagne. </em></p>
<p><em>Je la connais par coeur la Géante, ses bêtes et ses caillasses, ses fougères à moustache et ses fausses gentianes qui donnent la chiasse. </em></p>
<p><em>Comme la poche de ma blouse, je la connais. </em></p>
<p><em>Comme l&rsquo;odeur des cendres froides et des matins sans amour. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai vu quelques lettres empilées sur sa table, des enveloppes encore cachetées et une sur le carrelage de l&rsquo;entrée qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas ramassée. Les mouches s&rsquo;attardaient, de deux jours elles passaient à trois, ce qui faisait de plus en plus lourde sa tête, elle demandait le silence aussi grand qu&rsquo;il lui serait possible de l&rsquo;entendre. La guerre battait son plein, il ne voulait voir personne dans les rangs. Il n&rsquo;y avait pas de rang. Lui seul et le silence, dont il a fait son arme. Il voulait tout éteindre, le volume en même temps que la lumière et le bruit du monde, jusqu&rsquo;aux mots sur le papier qui bruissaient trop fort. Plutôt se taire quand on n&rsquo;a rien à offrir et aucune promesse à faire &#8211; il m&rsquo;a remerciée, a baissé les yeux et refermé sa porte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 112 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans son chagrin, cette femme puisait les mots qui ne cachaient rien, elle se mettait à nu comme elle allait prendre un bain et nageait dans des eaux profondes avec la peur de rien. A côté d&rsquo;elle, je marchais morte, morte de marcher à côté de l&rsquo;essentiel. Je ne savais pas ce que penser à quelqu&rsquo;un voulait dire, le soir avant le sommeil qu&rsquo;elle retardait pour ne pas être séparée de lui dès le réveil. Je ne sais pas les mains qui brûlent et ce qu&rsquo;aimer signifie, ni le sourire ni le désir grâce à des yeux de quelqu&rsquo;un quelque part, fussent-ils à six cents kilomètres. Ni la terreur d&rsquo;un mot de trop qui ferait mal, ni l&rsquo;insoutenable, la seule pensée que l&rsquo;amour s&rsquo;en aille à jamais &#8211; ce soir-là dans la nuit je me suis blottie.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;, Laurence Vilaine, Zulma, 17,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;énigmatique disparition de Tanguy et de sa colère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/07/18/lenigmatique-disparition-de-tanguy-et-de-sa-colere/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 06:38:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#171;&#160;Tanguy Colère a disparu&#160;&#187; Nous voilà prévenus !  Au fil des pages, reste à savoir pourquoi. Et où peut désormais se trouver cet ancien militant antifasciste, leader charismatique. Raphaëlle Riol signe là un quatrième roman à plusieurs voix qui nous dresse le portrait aiguisé d&#8217;un homme plein de failles, de secrets et de contradictions derrière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-COLERE-A-DISPARU.jpg" rel="lightbox[4300]"><img class="alignleft size-full wp-image-4302 colorbox-4300" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-COLERE-A-DISPARU.jpg" alt="TANGUY COLERE A DISPARU" width="370" height="542" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Tanguy Colère a disparu&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Nous voilà prévenus !  Au fil des pages, reste à savoir pourquoi. Et où peut désormais se trouver cet ancien militant antifasciste, leader charismatique.</p>
<p><strong>Raphaëlle Riol</strong> signe là un quatrième roman à plusieurs voix qui nous dresse le portrait aiguisé d&rsquo;un homme plein de failles, de secrets et de contradictions derrière ses discours longtemps jusque-boutistes.</p>
<p><strong>Tanguy</strong> s&rsquo;est vu attribuer le surnom devenu patronyme de <strong>&laquo;&nbsp;Colère&nbsp;&raquo;</strong>. Il est de tous les combats, quitte à user de la violence. Celle qui tuera d&rsquo;ailleurs son frère <strong>Tony.</strong></p>
<p>De quoi donner le ton. Mais, cela, c&rsquo;était avant.</p>
<p>Un soir d&rsquo;août 2016, <strong>Tanguy</strong> disparaît. Juste après l&rsquo;incendie volontaire qui ravage la fameuse <strong>&laquo;&nbsp;Villa Dollar&nbsp;&raquo;</strong> dans l&rsquo;enceinte de laquelle le quadragénaire s&rsquo;est installée depuis plusieurs mois, tombé en amour pour cette propriété baroque au jardin somptueusement sauvage, appartenant à une héritière américaine,<strong> Poppy Philipps</strong>, dite &laquo;&nbsp;Poppy Peau Rouge&nbsp;&raquo;. Là, l&rsquo;ancien militant devenu paysagiste a beaucoup changé. C&rsquo;est en tout cas ce que se dit <strong>Xavier</strong>, devenu enseignant, et vieil ami, perdu de vue plusieurs années.</p>
<p>Deux mois après la disparition de l&rsquo;imprévisible <strong>Tanguy</strong>, <strong>Xavier</strong> raconte. Idem pour <strong>Mia</strong>, jeune femme serveuse au service d&rsquo;un patron véreux, ex-conquête éphémère de <strong>Xavier</strong> et qui se vivra une aventure avec <strong>Tanguy</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4300"></span></p>
<p><strong>Madeleine</strong> débarquera également dans le Sud. La cousine de <strong>Tanguy</strong> veut régler des comptes, comprendre pourquoi <strong>Maurice</strong>, leur oncle inventeur célibataire, a légué à <strong>Tanguy</strong> sa fortune de plusieurs millions d&rsquo;euros. <strong>Djibril,</strong> le SDF qui squatte le jardin en échange d&rsquo;en assurer la surveillance, explique aussi sa relation avec l&rsquo;ancien leader d&rsquo;un groupe autonome<strong>. </strong>Tout comme<strong> Julien</strong>, toujours militant, descendu de Paris, qui a besoin de réponses.</p>
<p>Page après page, les uns après les autres, ils dressent le portrait de l&rsquo;absent. Et racontent aussi notre époque. Mais à quarante ans passés, comment survit-on à ses révoltes ?</p>
<p>Un roman vraiment bien mené.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33  (Xavier)  :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;automne dans ma tête, dans mon corps et jusque dans mes amitiés, ça sent le moisi. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de dégager de vieux relents de pourriture à chacun de mes déplacements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Voilà dix semaines que nous sommes sans nouvelles de lui. Ça lui est déjà arrivé de se volatiliser, parfois même plusieurs fois. Cette fois-ci, je ne sais pas comment dire&#8230; je n&rsquo;ai pas de mauvais pressentiment, je ne suis pas du genre angoissé&#8230; Le chercher ne sert à rien, c&rsquo;est vain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tanguy, c&rsquo;est l&rsquo;histoire célèbre de ce truc indispensable et familier que tu perds et que tu passes des heures à chercher. Tu t&rsquo;agaces pour rien, tu retournes tout, tu t&rsquo;excites et tu jures comme un demeuré. Et c&rsquo;est justement quand tu ne le cherches plus qu&rsquo;il réapparaît. Comme un pied de nez du sort à ton acharnement et à la possessivité maladive. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 ( Mia) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Les murènes de mes nuits me ramènent à Tanguy. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il dormait mal lui aussi. Il m&rsquo;a raconté que les heures où il ne dormait pas, il lisait. Et quand il ne parvenait pas à lire ou que le livre ne faisait pas effet, il sortait marcher. (Paris n&rsquo;avait plus de secrets pour lui tant il avait sillonné ses rues tard dans la nuit ou au petit matin. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il prétendait.) On avait les mêmes symptômes, Tanguy et moi : les jambes brûlantes et les nerfs impatients, l&rsquo;impossibilité de trouver un coin frais sous les draps et puis cette sensation insupportable d&rsquo;engourdissement progressif, les fourmis dans les membres, une armée soudaine de fourmis acides déterminées à te ronger. C&rsquo;est comme si le corps exigeait sa verticalité sans délai. Comme si ton corps te hurlait  : “Lève-toi eu crève ! Maintenant ou jamais !” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 232 (Madeleine) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Comme une grosse bête que la colère aurait enflée, il a fini par éclater. Je suis devenue faible à ses yeux. Je tremblais. Je flanchais. A l&rsquo;image de ses frères, j&rsquo;étais faillible, alors que lui s&rsquo;était endurci. Un roc. Il donnait l&rsquo;impression de ne plus avoir peur de rien. Même pas de lui. Et ma peur et mes réticences, et celles de Xavier, l&rsquo;ont écoeuré. Entre lui et nous, un épais mur de plantes puissantes, de racines, a poussé. Le suc amer a coulé. Haro sur nos présences timorées si décevantes. Trop de pleutrerie, pensait-il. Il a laissé les autres rongés par le questionnement, l&rsquo;acidité perforatrice de la stupeur et de l&rsquo;incompréhension. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, la mort de Tony. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le soir de l&rsquo;anniversaire de Xavier, on aurait dit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus rien, qu&rsquo;il était vide. L&rsquo;apaisement lui seyait mal. Tout cela sentait la lâcheté Rien que ça  : la lâcheté. La lâcheté et l&rsquo;abandon [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Tanguy Colère a disparu&nbsp;&raquo;, Raphaëlle Riol, la brune au rouergue, 20,80€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Quand l&#8217;amitié peut aussi être une addition salée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/04/09/quand-lamitie-peut-aussi-etre-une-addition-salee/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 07:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&#8217;est pas simple. Casse-gueule, même. Olivier Bourdeaut s&#8217;y est risqué. Après le fabuleux succès de &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;, dont je vous avais parlé ici, il revient avec &#171;&#160;Pactum salis&#160;&#187;, toujours édité chez Finitude. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" rel="lightbox[4218]"><img class="alignleft size-full wp-image-4220 colorbox-4218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" alt="Pactum-Salis-223x330" width="223" height="330" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&rsquo;est pas simple. Casse-gueule, même. <strong>Olivier Bourdeaut</strong> s&rsquo;y est risqué. Après le fabuleux succès de <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/">ici</a>,</strong> il revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong>, toujours édité chez <strong>Finitude.</strong></p>
<p>Après les multiples traductions à travers quelque quarante pays et plus de 500.000 exemplaires vendus en France, une adaptation au théâtre ( sur scène en janvier) et un tournage pour le cinéma en cours, l&rsquo;auteur a changé de registre. Radicalement. Ici, pas d&rsquo;histoire autour d&rsquo;un amour fou, mais une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose.</p>
<p>Il y a <strong>Michel</strong>, agent immobilier à son compte. L&rsquo;homme a réussi professionnellement et affiche un train de vie cossu. Mais aussi une solitude qui poisse ses mocassins. <strong> Jean</strong>, lui, a fui Paris et son ami <strong>Henri</strong> pour devenir paludier à Guérande. Une vie monacale, mais un choix assumé. Loin de la société des hommes et d&rsquo;un amour déçu, il travaille durement.</p>
<p>Deux métiers que l&rsquo;auteur, installé désormais en Espagne, a pratiqué. Avec plus ou moins de succès, avoue-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4218"></span></p>
<p>Une nuit de beuverie, <strong>Michel</strong> échoue sur un tas de sel, urine sur le travail de <strong>Jean</strong>. Quand ce dernier le découvre, il manque de le tuer. Ils finiront par apprendre à se connaître, à se découvrir le temps d&rsquo;une semaine.  Entre leurs nuits de débauche, les deux hommes travaillent ensemble. <strong>Jean</strong> embauche <strong>Michel.</strong> Malgré la fascination réciproque qu&rsquo;ils exercent l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, les différences sont très nombreuses, profondes. Et le drame jamais loin.</p>
<p>Michel est-il si détestable ? Jean si adorable ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong> qui donne son titre au roman est un proverbe médiéval qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amitié est un pacte de sel&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est-à-dire durable, éternelle. Allez savoir&#8230;</p>
<p>Un livre corrosif sur les différences sociales et la solitude.  Avec une fin étonnante que j&rsquo;ai dû relire pour comprendre. Pas sûre d&rsquo;y être parvenue <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4218" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;était jamais senti l&rsquo;âme d&rsquo;un leader, d&rsquo;un chef de meute, et encore moins d&rsquo;une assistante sociale et lorsque deux ans de succès chez Century 21 la firme lui proposa, à vingt ans tout juste, de prendre la direction d&rsquo;une nouvelle agence, il déclina poliment. Son travail acharné, autistique disaient certains, avait porté ses fruits au-delà de toute espérance. ll réalisait une vente par semaine, parfois plus, et se trouvait parmi les meilleurs de l&rsquo;hexagone, le plus jeune assurément. Mais après deux ans, le regard qu&rsquo;il portait sur sa société avait négativement évolué, et il ne se voyait pas mener une escouade de requins d&rsquo;eau douce tapissés de jaune pâle. Son ambition ne devait pas se préoccuper de la réussite des autres, encore moins de la faire prospérer, alors il préféra se mettre à son compte. Il payait donc une comptable au forfait, et son téléphone aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il était assez grand désormais pour affronter le silence et la solitude Il n&rsquo;avait plus besoin de boire pour se donner du courage et affronter sa tâche. Mais l&rsquo;ivresse était une compagne à laquelle il pensait souvent. Il lui arrivait de lui rendre visite sur un coup de tête, une contrariété. Il suffisait parfois d&rsquo;un vent tiède, d&rsquo;un coucher de soleil orange, d&rsquo;un air entraînant débordant d&rsquo;une terrasse de café, d&rsquo;une envie de compagnie, de brouhaha. Une envie de parler tout simplement.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133  : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hormis les commerçants, quelques touristes et les pêcheurs rencontrés lors de ses ivresses hivernales, il n&rsquo;avait pas parlé plus d&rsquo;une heure à quelqu&rsquo;un depuis presqu&rsquo;un an. Il y avait bien sa banquière, qu&rsquo;il voyait trente minutes par trimestre, mais le sujet abordé était toujours le même. Il ne pensait pas avoir de réserve suffisante pour alimenter une conversation qui allait s&rsquo;étendre tout au long d&rsquo;un plateau de fruits de mer, peut-être même d&rsquo;un dessert. Il regrettait de ne pas avoir proposé une crêperie comme dédommagement des singeries estivales de ce Michel. Au moins, une galette complète, une crêpe au sucre, une bolée de cidre pouvaient se bâcler en une demi-heure, mais un plateau de fruits de mer avec ses tourteaux à décortiquer, ses bigorneaux à extraire, ça pouvait durer une éternité, au bas mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Derrière les couleurs, l&#8217;introspection à rebours</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/02/19/derriere-les-couleurs-lintrospection-a-rebours/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2018 08:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La mise à nu"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Laudin]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Claret]]></category>
		<category><![CDATA[peinture]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[retrouvailles]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&#8217;accorde, mais c&#8217;est bien tout l&#8217;intérêt ! Jean-Philippe Blondel, je l&#8217;ai lu il y a longtemps, à l&#8217;occasion de la sortie de ses premiers romans comme &#160;&#187; Accès direct à la plage &#171;&#160;. Des années que [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" rel="lightbox[4186]"><img class="alignleft size-full wp-image-4187 colorbox-4186" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISE-A-NU.jpg" alt="MISE A NU" width="195" height="322" /></a>On poursuit notre virée parmi les livres de la rentrée ? Une balade totalement subjective, je vous l&rsquo;accorde, mais c&rsquo;est bien tout l&rsquo;intérêt ! <strong>Jean-Philippe Blondel</strong>, je l&rsquo;ai lu il y a longtemps, à l&rsquo;occasion de la sortie de ses premiers romans comme <strong>&nbsp;&raquo; Accès direct à la plage &laquo;&nbsp;. </strong></p>
<p>Des années que je ne le suivais plus. C&rsquo;est donc avec un vrai plaisir que j&rsquo;ai ouvert<strong> &laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;</strong>, publié chez Buchet Chastel, maison d&rsquo;édition qui arrive systématiquement à m&rsquo;emmener ailleurs. La preuve encore cette fois.</p>
<p>Auteur de romans et de livres jeunesse, <strong>Jean-Philippe Blondel</strong> vit et enseigne à Troyes.</p>
<p>Son quatorzième roman, nous parle de <strong>Louis Claret</strong>, un professeur d&rsquo;anglais âgé de 58 ans qui, séparé et pas si proche de ses deux filles, s&rsquo;est construit une vie simple. Pas folichonne mais qui le rassure. Il se laisse bercer par le quotidien.</p>
<p>Et puis un jour, il reçoit une invitation. Celle d&rsquo;un ancien élève, pour un vernissage. <strong>Alexandre Laudin</strong>, l&rsquo;ancien élève un peu laissé à l&rsquo;écart par la classe, est aujourd&rsquo;hui un peintre en vue. Connu en France comme à l&rsquo;étranger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4186"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De la rencontre, de ces retrouvailles un peu empruntées, naîtra une relation qui va obliger les deux hommes à plonger dans leur passé. Une introspection qui passera aussi par un projet pictural.</p>
<p>Au fil des pages, le bilan de vie d&rsquo;un quinquagénaire et de ses choix. Ou ceux qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas fait. Un roman qui parle de ce qu&rsquo;on laisse finalement derrière soi, au bout du compte. Alexandre, lui, parle de son homosexualité, de sa difficulté à être au monde.</p>
<p>Une écriture sincère et pleine de finesse.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 80-81 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;était très étrange. Je savais que j&rsquo;étais chez Alexandre Laudin. Qu&rsquo;il dessinait mon visage sous tous ses angles à grands coups de fusain. Que j&rsquo;avais cinquante-huit ans. Que j&rsquo;étais divorcé, père de deux filles adultes. Que j&rsquo;enseignais l&rsquo;anglais depuis plus de trente-cinq ans. J&rsquo;étais conscient du mur blanc en face de moi. De l&rsquo;éclat de lumière que renvoyait la porte vitrée. Et pourtant, je n&rsquo;étais plus tout à fait présent. Je voyais Arnaud. J&rsquo;étais sûr que, si je déplaçais ma main de quelques centimètres, je le toucherais. Son bras. Sa peau. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;ai trouvé que du papier et ce stylo-bille bleu pour tenter de le retenir encore. Mais les mots n&rsquo;ont pas la même force et ne donnent vie qu&rsquo;à une sensation fantôme. Je suis hanté. J&rsquo;ai hâte de revenir chez Laudin, pour vérifier si je peux conjuguer les esprits à nouveau, tandis qu&rsquo;il tente de dérober mes traits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 94-95 :</strong><em>&nbsp;&raquo; En élargissant mon horizon, ma vie s&rsquo;est rétrécie. Ce n&rsquo;est pas un paradoxe. C&rsquo;est notre lot à tous. Quand les contraintes s&rsquo;estompent, nous ne savons comment occuper notre liberté nouvelle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Restent les photophores. Des souvenirs qui dessinent un chemin sur Terre. Parfois, l&rsquo;un de ces replis de la mémoire devient plus lumineux que d&rsquo;autres. Presque phosphorescent. Un ver luisant dans un cimetière de souvenirs. Depuis que j&rsquo;ai revu Alexandre Laudin, je m&rsquo;applique à les amadouer. A admirer leurs miroitements. Et à les attraper. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113  :</strong><em> &nbsp;&raquo; L&rsquo;ironie douce dans un sourire. Le clin d&rsquo;oeil complice. Il murmure que la série de portraits commencée avec celui de ses parents arrive à point nommé. Elle l&rsquo;oblige à dresser un premier bilan. Ce qui compte. Ce dont il peut se délester. Il murmure qu&rsquo;il ne sait pas dans quelle mesure je peux le comprendre, mais qu&rsquo;il sent que, moi aussi, je suis disponible en ce moment. Vacant, en tout cas. Il y a un abandon dans l&rsquo;attitude que j&rsquo;adopte pendant que je pose. Une qualité d&rsquo;absence rare. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mise à nu&nbsp;&raquo;, Jean-Philippe Blondel, Buchet Chastel, 15€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Un faux cowboy au coeur trop tendre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/16/un-faux-cowboy-au-coeur-trop-tendre/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/16/un-faux-cowboy-au-coeur-trop-tendre/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Aug 2017 08:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Cowboy light"]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[bagarre]]></category>
		<category><![CDATA[drogues]]></category>
		<category><![CDATA[ennui]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[province]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[trafic]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>

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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec &#171;&#160;Cowboy light&#160;&#187; de Frédéric Arnoux,  le voyage vaut le détour. Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur : &#160;&#187; À droite, des vaches. À gauche, des [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" rel="lightbox[4008]"><img class="alignleft  wp-image-4010 colorbox-4008" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COWBOY-LIGHT.jpg" alt="COWBOY LIGHT" width="251" height="323" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Allez, ça fait longtemps que je ne vous ai pas fait découvrir un auteur tout neuf, plein de verve et mots. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Frédéric Arnoux,</strong>  le voyage vaut le détour.</p>
<p>Le titre accroche, la quatrième de couv annonce la couleur :</p>
<div class="in_box24_text">
<p><em>&nbsp;&raquo; À droite, des vaches. À gauche, des barres HLM. Au-dessus, des lignes à haute tension. Et pile en dessous : un petit quartier pavillonnaire bisontin, tout près de l’usine Lip alors à l’abandon, avec son dealer raté et deux ferrailleurs qui le rackettent à grands coups de poing. Quand le narrateur-dealeur rencontre une bourge deux fois plus âgée que lui lors d’une soirée en Suisse, il s’imagine devenir gigolo – ils baisent, boivent, se défoncent et finissent même par se marier dans une chambre d’hôtel à Séville. Sauf qu’il a un cœur d’artichaut. Sauf que cette femme ne lui a pas tout dit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Résultat ?</p>
<p>Un roman noir au style trash mais léché, qui évoque avec humour l’ennui d’une province dans les années 80, mais aussi comment l’amour peut détruire plus qu’il ne soulage. Un (premier) roman efficace.</p>
<p><strong>Frédéric Arnoux</strong>, quadragénaire et intermittent dans l’audiovisuel, signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;</strong> son premier roman.  Il a également été créatif dans la pub, femme de ménage dans une maison de retraite, emballeur de palettes, vendeur de plaquettes publicitaires en porte-à-porte, guetteur d’alarmes dans une usine de pétrochimie, videur de semi-remorque à main nue, plante verte la nuit dans un hôtel… Il vit aujourd&rsquo;hui à Paris.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 16:</strong> <em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;étais môme, je m&rsquo;imaginais volant sur le dos des cigognes, bien au chaud dans les plumes. Puis un jour, badaboum, je serais tombé pendant la sieste. La Ginou et Tonton m&rsquo;auraient trouvé comme ça, sur le paillasson, le pouce dans la bouche, un petit sourire déposé par mes rêves. J&rsquo;ai fini par y croire dur comme fer. A la fête des Mères, pendant que les autres décoraient les boîtes de camembert ou enfilaient des nouilles pour faire un collier, moi je confectionnais un nid. Un petit. A cet âge, un moineau ou une cigogne, c&rsquo;est du pareil au même. Je découpais des coeurs dans du papier crépon que je collais sur les bords. Au fond du nid, j&rsquo;en collais un plus gros sur lequel j&rsquo;écrivais une petite poésie de gosse, un truc cucul la praline. Certains instits s&rsquo;inquiétaient, d&rsquo;autres trouvaient ça créatif. Un jour, le maître nous a annoncé qu&rsquo;on partait en classe verte. Au programme, il y avait découverte d&rsquo;un nid de cigognes. Je n&rsquo;en dormais plus. J&rsquo;allais enfin voir “ma maman que j&rsquo;aime de tout mon petit coeur” comme je disais à l&rsquo;époque. Le matin du voyage, j&rsquo;avais mis mes plus beaux habits, m&rsquo;étais peigné, et aspergé de Mont-Saint-Michel. J&rsquo;avais aussi piqué l&rsquo;appareil photo et l&rsquo;avais planqué dans mon sac. Un gros, vu que je ne comptais pas rentrer. J&rsquo;y avais entassé la moitié de mon armoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 61 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Impossible de continuer, j&rsquo;ai éclaté en sanglots. Je me suis caché le visage dans les mains, et je suis parti au sprint, je chialais comme un gosse, mes larmes dégoulinaient dans le cou, je poussais des cris les dents serrées, le goût de la morve dans la bouche&#8230; Expulser, il fallait que ça sorte&#8230; j&rsquo;ai couru&#8230; couru jusqu&rsquo;à avoir mal aux poumons, jusqu&rsquo;à frôler l&rsquo;asphysie. Puis je me suis arrêté, plus de souffle, les jambes en coton. Drôle d&rsquo;impression. Je me sentais mieux, soulagé et en même temps honteux, déprimé. Je me souviendrais toujours de son visage. Au début surpris, puis compatissant, rayonnant d&rsquo;amour maternel. Exactement ce dont j&rsquo;avais toujours rêvé&nbsp;&raquo;. <strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 : </strong><em>&laquo;&nbsp;En longue robe blanche. Maquillée. Coiffée comme si c&rsquo;était vrai. Une mèche s&rsquo;était échappée de ta coiffure, retombait en boucle sur ta joue. Tes bras se sont ouverts, tu t&rsquo;es avancée à petits pas. Tes mains sur mes poignets, te bouche m&rsquo;a effleuré, ton souffle glissait sur mon oreille, j&rsquo;ai entendu “Oui”. Puis tes yeux ont fouillé les miens. Ils étaient mouillés. Les miens aussi. Deux enfants perdus, agrippés l&rsquo;un à l&rsquo;autre. Le bonheur nous chatouillait tout l&rsquo;intérieur. On se regardait les yeux fermés, en braille, du bout des doigts. Au bout du monde qu&rsquo;on était. Même de l&rsquo;autre côté, je crois. Ca donnait envie de s&rsquo;étouffer dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre pour y rester. Si ce n&rsquo;était pas le paradis, c&rsquo;en était un putain de pavillon témoin.&nbsp;&raquo; <strong><br />
</strong></em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Cowboy light&nbsp;&raquo;, Frédéric Arnoux, Buchet Chastel, 15€</strong></em></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Gérard, porte-voix de la Vendée d&#8217;en bas&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/07/gerard-porte-voix-de-la-vendee-den-bas/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 11:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["France d'en bas"]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&#160;&#187;histoire vaut aussi le détour&#8230; C&#8217;est celle de Gérard Airaudeau. Le quinquagénaire vit à Saint-Jean-des-Oies, en Vendée. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&#8217;existe que dans l&#8217;imagination de François Beaune, écrivain baroudeur qui, en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" rel="lightbox[3987]"><img class="alignleft size-full wp-image-3990 colorbox-3987" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-DE-GERARD.jpg" alt="VIE DE GERARD" width="195" height="283" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà un roman pas banal ! Le titre est déjà tout un programme. L&nbsp;&raquo;histoire vaut aussi le détour&#8230;</p>
<p>C&rsquo;est celle de <strong>Gérard Airaudeau</strong>. Le quinquagénaire vit à<strong> Saint-Jean-des-Oies</strong>, en <strong>Vendée</strong>. Ne perdez pas votre temps à chercher cette bourgade sur une carte, elle n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imagination de <strong>François Beaune, écrivain baroudeur</strong> qui, en revanche,a collecté nombre de témoignages pour alimenter la chronique vendéenne de son roman.</p>
<p>Gérard, aimable personnage à l&rsquo;attitude bonhomme a organisé un banquet à la demande de la députée du coin, en quête de<strong> &laquo;&nbsp;vrais gens&nbsp;&raquo;.</strong> Gérard a invité des membres de sa famille, des amis à venir lui expliquer leurs vies, leurs problèmes, leurs attentes. En attendant que tous arrivent ( en lisant ce roman, vous comprendrez pourquoi rien ne va se passer comme prévu), <strong>Gérard</strong> raconte, s&rsquo;épanche, se souvient. A ses côtés, <strong>Aman</strong>, un réfugié érythréen qu&rsquo;il héberge depuis plusieurs semaines déjà.  Il lui brosse, comme s&rsquo;il lui servait un interminable menu, sa vie. Par le début. Sa famille, le bar-restaurant familial, les galères pour trouver du travail ( ouvrier,<strong> Gérard</strong> enchaînera trente-deux contrats sa vie durant), sa rencontre avec Annie, les enfants qui arrivent&#8230;, les copains et leurs problèmes, la famille qui se déforme&#8230; et cette Vendée si particulière : La Vendée des marais, protestante et progressive et celle du bocage, catholique et conservatrice.</p>
<p>Loin de Philippe de Villiers, la Vendée des petits.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est un peu la vie du Français moyen qui défile. Une plongée, drôle et pas larmoyante pour deux mogettes, dans ce qui pourrait ressembler à la &laquo;&nbsp;France d&rsquo;en bas&nbsp;&raquo;, à travers le soliloque de <strong>Gérard</strong>,  porte-voix des anonymes et cousin des années 2010 d&rsquo;un <strong>Coluche</strong> inspiré.</p>
<p>Et cette députée qui n&rsquo;arrive pas <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3987" /></p>
<p>François Beaune vit actuellement à Marseille. Il a fondé plusieurs revues. Il est également à l’origine du festival &laquo;&nbsp;Du cinéma à l’envers&nbsp;&raquo; proposant à des réalisateurs de concevoir leur film à partir d’affiches créées par des plasticiens.<br />
<strong>&laquo;&nbsp;Un homme louche&nbsp;&raquo;</strong>, publié en 2009, était son premier roman.<br />
Avec Arte Radio, il a fait de nombreux reportages. A partir de décembre 2011, parti en quête &laquo;&nbsp;d&rsquo;Histoires vraies de Méditerranée&nbsp;&raquo;, en partenariat avec Marseille-Provence 2013, François Beaune a créé avec Fabienne Pavia une bibliothèque d’Histoires Vraies de la méditerranée (textes, sons, vidéos). Ce projet s&rsquo;est soldé en octobre 2013 par la parution de son dernier ouvrage, <strong>&laquo;&nbsp;La Lune dans le puits&nbsp;&raquo;</strong>, ou le portrait des Méditerranéens à travers leurs histoires vraies en miroir de celles de l’auteur.<br />
Ce quatrième roman <strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;</strong>, fait aussi l’objet notamment, au cours de l&rsquo;année, d’une libre adaptation en fiction radio pour France Culture.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Sa femme travaillait comme infirmière, et bizarre, avec leurs deux payes, ils ont jamais acheté de maison. Chez nous ça se fait pas. Bon c&rsquo;est vrai qu&rsquo;à un moment Boris était souvent de bringue au bistrot, après le foot au autre. Maintenant, il s&rsquo;est calmé, il s&rsquo;est fait opérer d&rsquo;une hernie, il parle moins. De toute façon, nous on a pas les mots pour dire ce qu&rsquo;on a à dire. Nous, c&rsquo;est ça qui nous manque. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>N&rsquo;empêche Boris, sur ses deux gars, il y en a un qui est toubib, l&rsquo;autre ingénieur informatique. Et les deux mariés comme il faut, avec deux Parisiennes bon teint. Lui, cinquante-quatre ans, comme moi, quand tu connais son genre de conversation. Je l&rsquo;imagine à table, en haut, dans la belle salle à manger toute briquée, qui a jamais servi, et les belles-filles pimpantes, habituées aux petits-fours entre cadres et toubibs. La première fois, à l&rsquo;heure de la terrine, ça a dû être un choc de civilisations.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui est intéressant quand tu changes de boulot, c&rsquo;est pas le boulot en lui-même, mais les gens qui tu rencontres. Tu fais ça jusqu&rsquo;au jour où tu tombes comme moi sur un vrai bon boulot, dans un établissement scolaire. Là tu dis vite au revoir à tes gorets, ta chaîne, les surgelés Agrigel, ta vendangeuse hydraulique. Tu entres dans le monde de la fonction publique. Tu changes plus quand t&rsquo;as ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Au lycée, je suis entouré de mômes sympas, scotchés à leurs téléphones. Ils parlent à peine. Pas de révolution à venir, de VIe République, Marianne va être déçue, on est tranquilles pour le troisième millénaire. Ils sortent de classe, ils se mettent sur leurs engins. Nos meneurs, même avec des chars et des millions, pourront pas faire grand-chose.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;avenir, moi je vais te dire, je crois pas que ça me concerne. L&rsquo;avenir, j&rsquo;en suis pas encore là. Ma mère disait, ça se trouve, dans trois mois, vous serez morts. Pour elle, l&rsquo;idée de prévoir quelque chose au-delà d&rsquo;une saison, c&rsquo;est le luxe des autres. Bé vous savez où vous serez dans trois mois, vous ?! Bé vous avez ben d&rsquo;la chance ! Toi tu dois comprendre ça Aman, avec ton temps à toi. Ma mère elle était africaine d&rsquo;une certaine façon, sans connaître l&rsquo;Afrique.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une vie de Gérard en Occident&nbsp;&raquo;, de François Beaune, Verticales, 19,50€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Eva, passion dévorante</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/10/06/eva-passion-devorante/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 06:58:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Simon Liberati]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un livre d&#8217;amour et de rédemption. Voilà ce que contient le nouvel ouvrage de Simon Liberati, &#171;&#160;Eva&#160;&#187;. Eva, c&#8217;est Eva Ionesco. Cette enfant, cette jeune fille qui de 4 à 13 ans a servi de modèle à sa photographe de mère, Irina Ionesco. Une femme qui deviendra célèbre en exposant les très nombreux [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/evaM247070.jpg" rel="lightbox[3315]"><img class="alignleft size-full wp-image-3317 colorbox-3315" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/evaM247070.jpg" alt="eva,M247070" width="224" height="340" /></a>Un livre d&rsquo;amour et de rédemption. Voilà ce que contient le nouvel ouvrage de<strong> Simon Liberati</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Eva&nbsp;&raquo;</strong>. <strong>Eva</strong>, c&rsquo;est <strong>Eva Ionesco</strong>. Cette enfant, cette jeune fille qui de 4 à 13 ans a servi de modèle à sa photographe de mère,<strong> Irina Ionesco</strong>. Une femme qui deviendra célèbre en exposant les très nombreux clichés érotiques (voire davantage) sur lesquels évoluaient sa progéniture.</p>
<p>Pour <strong>Simon Liberati</strong>, l&rsquo;enfant-objet d&rsquo;autrefois est devenu une muse. La plus inspirante qui soit. Pourtant rien ne sera simple entre eux, au départ.</p>
<p>Il l&rsquo;a croisée une première fois en 1979. La jeune fille, vêtue d&rsquo;une robe lamée, l&rsquo;insulte. Il se servira de ces souvenirs pour imaginer, des années plus tard, le personnage d&rsquo;un roman. Ils se rencontrent à nouveau en 2013 et, cette fois, ne se quitteront plus. Réunis au départ pour un projet de scénario (<strong>&laquo;&nbsp;Une jeunesse dorée&nbsp;&raquo;</strong>, qui sera tourné en 2016 avec <strong>Valeria Bruni Tedeschi</strong> et <strong>Mathieu Almaric</strong>) – <strong>Eva Ionesco</strong> a déjà raconté sa vie sulfureuse à travers le film<strong> &laquo;&nbsp;My Little Princess&nbsp;&raquo;</strong>, qu&rsquo;elle a réalisé en 2011<strong>, interprété par Isabelle Huppert</strong>  – l&rsquo;écrivain et l&rsquo;ancienne jeune fille sulfureuse vont lier leurs destins.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Eva&nbsp;&raquo;</strong> peut naître.</p>
<p><span id="more-3315"></span></p>
<p>Un roman ( mais est-ce vraiment un roman en définitive ?) qui aurait pu ne jamais être publié. En effet, <strong>Irina Ionesco</strong> a, en juillet, demandé que soient retirés du livre des passages constituant, selon elle, des atteintes à sa vie privée. Le 3 août, le tribunal la déboutait finalement, arguant notamment que <i>« l&rsquo;ampleur de son préjudice peut également être appréciée au regard de son attachement à la vie privée d&rsquo;autrui, en l&rsquo;occurrence sa fille âgée de 4 à 13 ans, dont les photos dénudées ont été commercialisées de nombreuses années »</i>.</p>
<p>Que raconte <strong>&laquo;&nbsp;Eva&nbsp;&raquo;</strong> ? <strong>Simon Liberati</strong> n&rsquo;a pas écrit une biographie. Non, il navigue entre passé et présent. Il y a ce que l&rsquo;ont sait déjà d&rsquo;<strong>Eva</strong>. Et puis tout le reste. L&rsquo;écrivain a plongé dans les souvenirs de sa compagne, dans les écrits de celle-ci, les cartes postales jamais envoyées. Il a également rencontré ceux qui côtoyaient <strong>Eva Ionesco</strong> dans ces années sulfureuses. Et il ne cache rien des manies d&rsquo;<strong>Eva</strong>, de ses obsessions, de ses caprices, de son image qu&rsquo;elle chérit&#8230; et de sa mère qui ne lui a jamais témoigné d&rsquo;affection.</p>
<p>Une boule à facettes. Comme à la grande époque du Palace et des Bains-Douches. Lui, qui avait pourtant juré fidélité à la littérature, se donne tout entier à celle qui partage désormais sa vie.</p>
<p>Ajoutez à cela les mots de <strong>Liberati</strong>, sa langue riche et poétique et vous plongez tout entier dans cette histoire d&rsquo;amour unique. Une très jolie découverte.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 29 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je retrouvai peu à peu, dans sa façon de parler et certaines intonations parigotes, une musique entendue autrefois dans la bande qu&rsquo;elle fréquentait. J&rsquo;avais oublié cette langue, enfouie dans ma mémoire sous des couches et des couches d&rsquo;autres langages, d&rsquo;autres tics, d&rsquo;autres façons de parler. Après plus de trente ans, j&rsquo;avais l&rsquo;impression de reconnaître la voix d&rsquo;une vieille amie revenue de l&rsquo;arrière-monde. Une vieille amie ou une parente&#8230; Il me vint à l&rsquo;esprit que ma soeur imaginaire, la petite Marina, un personnage que j&rsquo;avais créé en pensant en partie à Eva, revenait me hanter. Dans quel but ? Je suis superstitieux, même si je m&rsquo;en cache, la drogue a appuyé ce trait de caractère, et cette présence étrange postée près de moi qui fumait une cigarette sur le balcon en contemplant la nuit me faisait l&rsquo;effet d&rsquo;une féérie dont je ne pouvais présager si elle était bonne ou mauvaise. Plusieurs personnes, trompées par les étrangetés d&rsquo;Eva et préjugeant des séquelles d&rsquo;une enfance agitée, m&rsquo;avaient affirmé qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas toute sa tête. Je dois avouer que j&rsquo;ai passé les premières heures en sa compagnie à guett</em>er des symptômes. Avec des résultats incertains. Peut-être était-ce plutôt moi que j&rsquo;aurais dû sonder.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai su très vite qu&rsquo;Eva allait me rendre heureux, c&rsquo;est-à-dire m&rsquo;affoler, bouleverser ma vie si complètement qu&rsquo;il faudrait tout refaire autrement et dans le désarroi, seul symptôme incontestable de la vérité. Je l&rsquo;ai su en trouvant une ancienne photographie d&rsquo;elle sur Internet, un cliché dont elle m&rsquo;a donné plus tard un tirage. Ce portrait fut pris au Privilège quelques années après que j&rsquo;ai croisé Eva. Elle est plus âgée qu&rsquo;à l&rsquo;époque où elle m&rsquo;a insulté et infiniment plus belle et touchante. Elle a seize ans, un âge où elle vivait seule à l&rsquo;hôtel La Louisiane, dépensant en un an l&rsquo;argent que lui avaient rapporté des rôles d&rsquo;enfant plus ou moins déshabillée au cinéma.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 94-95 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a une part de foi dans l&rsquo;amour qui se prononce de manière délibérée en soi comme un voeu. Il reste secret mais aussitôt énoncé il prend une valeur d&rsquo;absolu. Il ne s&rsquo;agit pas de dire “je t&rsquo;aime ” mais d&rsquo;accepter au fond de soi d&rsquo;aimer l&rsquo;autre, c&rsquo;est-à-dire de ne plus différencier le sort de l&rsquo;autre au sens propre. Passé un certain âge, ce saut devient plus difficile, sauf quand le passé est engagé tout entier, dans toute son épaisseur, couche après couche, lecture après lecture, rencontre après rencontre dans le choix présent, le justifiant sans doute possible. C&rsquo;est le garçon que j&rsquo;avais été avant de devenir celui que j&rsquo;étais devenu qui s&rsquo;engageait de la manière la plus chevaleresque auprès de celle, l&rsquo;éternelle, dont j&rsquo;avais vue le premier avatar là-bas dans l&rsquo;hôtellerie du couvent, ou peut-être avant, dans ma lointaine enfance. J&rsquo;en étais certain, ma foi était pure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cette fois en l&rsquo;amour n&rsquo;était pas morte pendant toutes les années intermédiaires mais elle s&rsquo;était déplacée dans le domaine de l&rsquo;art. Je croyais en la littérature, je lui avais juré fidélité et l&rsquo;élue de ce voeu, cette part communiste de moi qui tendait au sublime en général souffrait de se voir préférer une seule femme, fut-elle aussi poétique et romantique qu&rsquo;Eva. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La seule issue que j&rsquo;ai trouvée à ce dilemme était de prendre l&rsquo;objet de mon amour, Eva, et d&rsquo;en faire un livre, </em>Eva<em>.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Eva&nbsp;&raquo;, Simon Liberati, Stock, 19,50€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
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		<title>Proust, par le petit bout de la lorgnette</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2015 05:36:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 Le prix Emmanuel-Roblès est un prix littéraire décerné chaque année à l&#8217;auteur d&#8217;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" rel="lightbox[3091]"><img class="alignleft size-full wp-image-3094 colorbox-3091" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PROUST-TER.jpeg" alt="PROUST TER" width="200" height="293" /></a>Le <strong>prix Emmanuel-Roblès</strong> est un prix littéraire décerné chaque année à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman francophone qui est récompensé par une bourse. Depuis 1990, il est remis chaque mois de juin, à Blois, dans le Loir-et-Cher. Six premiers romans constituent la sélection 2015, dont quatre ont déjà été présentés sur ce blog.</p>
<p>Poursuivons avec le cinquième, <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;,</strong> écrit par <strong>Pierre-Yves Leprince</strong>. L&nbsp;&raquo;auteur, peintre et scénographe, a découvert <strong>Marcel Proust</strong> en 1960. Il n&rsquo;aura eu de cesse, dès lors, de vouloir faire partager sa passion des mots de ce dernier. Il produira ainsi plusieurs émissions de radio consacrées à l&rsquo;auteur, pour le centenaire de sa naissance, en 1971.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;</strong>, son premier roman, paru en 2014, il signe un roman policier, mais aussi un essai sur la création littéraire. Un véritable roman d&rsquo;admiration, en tout cas.</p>
<p>Pierre-Yves Leprince a reçu le prix <strong>Jacques de Fouchier de L&rsquo;Académie française</strong> pour ce livre.</p>
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<p class="font_8"> L&nbsp;&raquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle d&rsquo;une rencontre. Nous sommes en 1986, <strong>Noël</strong> le narrateur presque centenaire, écrit un livre de souvenirs sur sa rencontre avec <strong>Marcel Proust, en 1906</strong>. L&rsquo;écrivain de <strong>La Recherche du temps perdu</strong>, encore en gestation, se console de la mort de sa mère dans un hôtel à Versailles.  Il a trente-cinq ans.</p>
<p class="font_8"><strong>Noël,</strong> lui, a dix-sept ans. Issu d&rsquo;un milieu plus que modeste, il est coursier et travaille aussi pour une agence de détectives. L&rsquo;écrivain ayant perdu son précieux carnet de notes, le jeune homme va le retrouver. S&rsquo;ensuit une relation de sincère amitié entre les deux hommes, malgré leurs différences.</p>
<p class="font_8">Par la suite, les deux hommes vont être confrontés, ensemble, à deux autres affaires, dont un crime. Au sein de l&rsquo;hôtel des Réservoirs, les rumeurs vont bon train&#8230;</p>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tandis que j&rsquo;observe mon professeur de maintien prendre une tranche de boeuf, apparue, cloche enlevée, dans le plat que lui tend le premier garçon, je me dis que, finalement, il est plus généreux que je ne pensais, m&rsquo;invitant publiquement à sa table en m&rsquo;enseignant les choses mine de rien avec bonté. J&rsquo;entendrai, plus tard, dire beaucoup de mal de lui, du fameux snobisme qui aurait obsédé sa vie, de son égoïsme, de sa méchanceté. Je sais bien qu&rsquo;une légende a toujours plus de force que la vérité mais, si la scène que je suis en train de décrire et d&rsquo;autres que je vais raconter pouvaient contribuer à contredire cette légende, j&rsquo;aurai eu raison de rédiger ces souvenirs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ces doutes inimaginables, une minute plus tôt, envers un homme que j&rsquo;admirais, que j&rsquo;aimais déjà comme un père spirituel (expression que je ne connaissais pas encore mais qui exprime exactement le sentiment que je ressentais), me firent mal. Il m&rsquo;était insupportable de le comparer aux messieurs dont il m&rsquo;avait conseillé de me méfier, ces messieurs que le Signor Minimo avait traités, la nuit dernière, tandis que je me réveillais dans le petit salon, de </em>travestiti,<em> voulant dire, sans doute, “invertis” plus que “travestis”. Devais-je soupçonner de ce vice, hautement reprouvé en public dnas son monde, d&rsquo;autant mieux pratiqué en secret, je le savais, celui dont j&rsquo;aurais tant voulu devenir l&rsquo;ami ? Devais-je me soupçonner moi-même d&rsquo;éprouver une affection suspecte ? Monsieur Proust me paraissait au-dessus des petitesses de la vie, je n&rsquo;avais pas l&rsquo;habitude de m&rsquo;interroger sur moi, j&rsquo;étais jeune, j&rsquo;avais faim, mes pensées changèrent de direction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><strong>Page 197 :</strong> &laquo;&nbsp;<em> “Vérités illuminantes” était une expression trop au-dessus de mon âge et de mon niveau pour que je pusse la comprendre, elle me frappa pourtant, je la retins, déjà retenu moi-même à cet homme par des liens que je ne pouvais ni définir, ni rompre. Je n&rsquo;étais pas son domestique, je ne serais sans doute jamais son ami tout à fait, je sentais que je lui serais fidèle quand même à jamais, quoi qu&rsquo;il fît. En cet après-midi de 1906, si mon Monsieur Proust est bien Marcel Proust, je suis devenu, comme tant d&rsquo;autres personne avant moi et après moi, esclave de sa parole illiminante, de ses yeux tristes et lumineux, de son sourire, de son esprit, de sa personne tout entière (je le suis toujours à la fin des années 80!).&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p class="font_8" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Une rencontre improbable entre un auteur précieux et colérique et un jeune homme qui a tout à découvrir, des enquêtes curieuses&#8230; Tous les élements d&rsquo;un bon roman, me direz-vous. En ce qui me concerne, ce n&rsquo;est pas le cas. Je n&rsquo;ai pas aimé ce livre que j&rsquo;ai trouvé bavard, redondant&#8230; et trop long. Peut-être que je n&rsquo;ai pas l&rsquo;heur d&rsquo;apprécier à sa juste valeur la magie proustienne des mots. Tant pis pour moi ! L&rsquo;auteur, c&rsquo;est sûr, lui livre là un fabuleux hommage. Trop ?</span></p>
<p class="font_8" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les enquêtes de Monsieur Proust&nbsp;&raquo;, Pierre-Yves Leprince, Gallimard.</strong> </em></p>
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		<title>Drame dans le ressac</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/11/drame-dans-le-ressac/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/11/11/drame-dans-le-ressac/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 13:48:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Plus rien que les vagues et le vent"]]></category>
		<category><![CDATA[agression]]></category>
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		<description><![CDATA[Cannon Beach, vous connaissez ? C&#8217;est dans cette cité du littoral ouest des Etats-Unis que Christine Montalbetti a posé le cadre de son nouveau roman &#171;&#160;Plus rien que les vagues et le vent&#160;&#187;, paru à la rentrée littéraire de septembre, chez P.O.L. Après deux derniers romans qui se déroulaient au Japon, l&#8217;auteure revient à ses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-plus-rien-que-les-vagues-et-le-vent.jpg" rel="lightbox[2747]"><img class="size-full wp-image-2750 alignleft colorbox-2747" style="margin: 10px" alt="couv plus rien que les vagues et le vent" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-plus-rien-que-les-vagues-et-le-vent.jpg" width="238" height="350" /></a></p>
<p>Cannon Beach, vous connaissez ? C&rsquo;est dans cette cité du littoral ouest des Etats-Unis que<strong> Christine Montalbetti</strong> a posé le cadre de son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Plus rien que les vagues et le vent&nbsp;&raquo;</strong>, paru à la rentrée littéraire de septembre, chez P.O.L.</p>
<p>Après deux derniers romans qui se déroulaient au Japon, l&rsquo;auteure revient à ses amours américaines.</p>
<p><strong>Christine Montalbetti</strong> est maître de conférence en littérature française à Paris-VIII, elle est l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages tous publiés chez P.O.L.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle du narrateur, un Français dont on ne saura rien. Il débarque à Cannon Beach, s&rsquo;installe dans un motel de cette petite ville et prend ses habitudes chez <strong>Moses</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2747"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Là, au coin du zinc, il rencontre <strong>Colter</strong>, <strong>Shannon</strong> et <strong>Harry Dean</strong>. Trois hommes aux parcours de vie cabossées. L&rsquo;un a découvert, adolescent, que celui qui l&rsquo;avait élevé n&rsquo;était pas son père ; un autre a vu son fils s&rsquo;enfuir. Enfin, la femme et les enfants d&rsquo;un troisième ont fini par quitter la maison dont il ne pouvait plus payer les traites. Le narrateur les écoute. Jusqu&rsquo;au jour où, là, au bord de l&rsquo;océan Pacifique ( l&rsquo;un des personnages de ce roman à l&rsquo;ambiance mystérieuse et pleine de suspense), tout bascule. Pourquoi ?</p>
<p>Au fil des pages, l&rsquo;histoire se construit lentement. Il faut accepter de suivre le narrateur jusqu&rsquo;au bout. Entre houle et ressac, vagues et tempête.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure lit les premières pages de son roman et en explique la génèse<br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe src="http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4879700" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 86-87 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;océan, ce n&rsquo;était pas tellement qu&rsquo;ils y pensaient, c&rsquo;était sa présence constante. C&rsquo;était ce qu&rsquo;il y avait, dans l&rsquo;océan, d&rsquo;indépassable, ce paysage entêtant dans lequel ils vivaient, et auquel ils avaient fini par ressembler. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et c&rsquo;était à force qu&rsquo;ils l&rsquo;entendent s&rsquo;écraser violemment sur le rivage, essoufflé, volontaire ( effritant, érodant, insinuant partout son venin salé), vindicatif, écumant d&rsquo;une rage inexplicable. A force qu&rsquo;il leur impose le spectacle de sa colère sans fondement, une colère immémoriale avec laquelle il frappe la côte  toujours la même furie, le même énervement immotivé et somptueux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 111-112 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans l&rsquo;odeur humide, mais chaleureuse, du bar de Moses (rien à voir, pensait Colter, avec l&rsquo;odeur de moisi dans la maison d&rsquo;enfance, l&rsquo;eau qui infiltrait les murs de ciment, tachés, bientôt cloqués, comment ça travaille, là-dedans, les champignons, tout ça), dans ce mélange qui flottait là d&rsquo;exhalaisons de l&rsquo;océan proche et de vapeurs de bière ( autre chose, se disait encore Colter, que les relents aigres de la maison sans fondations où il avait vécu vaille que vaille les seize premières années de sa vie entre la mère et le faux père) ( et est-ce que quelque chose l&rsquo;avait alerté, à l&rsquo;époque, j&rsquo;en profite pour poser la question, à propos du faux père, sans qu&rsquo;il se le formule exactement, quelque chose de plus, je veux dire, que ce sentiment d&rsquo;étrangeté qu&rsquo;on éprouve toujours, à un moment ou à un autre de l&rsquo;enfance ou de l&rsquo;adolescence, cette fable de l&rsquo;adoption, vous avez bien dû vous la raconter, qui généralement nous traverse, car il y avait sans doute eu un moment où il s&rsquo;était inventé que le père était faux tout en croyant par en dessous que c&rsquo;était bien le vrai), dans cette odeur faite de sel et de houblon, d&rsquo;iode et d&rsquo;orge germée, Colter essayait  de se recomposer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 241-242 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La bagarre, il faut croire que de temps en temps ça vous manque, quand vous habitez face à l&rsquo;océan furieux qui vous rebat les oreilles de sa violence et que pour le reste le temps ici est comme du plomb, immobile, figé, nu et vide. L&rsquo;homme de main de McCain s&rsquo;en donnait à coeur joie, sans hâte, en dégustant l&rsquo;instant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La douleur, c&rsquo;est difficile à décrire, la fulgurance que c&rsquo;est, comment c&rsquo;est aigu et mat à la fois. Mais la douleur physique, ce n&rsquo;était pas seulement ce qui m&rsquo;occupait, pendant que le type cognait, ménageant des pauses pour que tout ça ne finisse pas trop vite. C&rsquo;était leur présence à eux, leur présence muette, comment ils laissaient faire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ca qui était plus blessant que les blessures, l&rsquo;idée glaçante de leurs corps debout, immobiles, dans la nuit océanique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Que gardera l&rsquo;océan de cette histoire ? Allez savoir. Reste que la langue de Christine Montalbetti, pour peu qu&rsquo;on veuille la suivre, sait raconter des histoires et créer un suspense au fil des pages. Le tout dans un décor borné et rempli par l&rsquo;océan, personnage à part entière de ce roman peut-être un peu déroutant au départ. Reste à se laisser porter.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Plus rien que les vagues et le vent&nbsp;&raquo;, Christine Montalbetti, P.O.L., 16,90€.</strong></em></p>
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		<title>Mademoiselle fait des siennes&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2014 15:59:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice Beaurivage]]></category>
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		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore. Autant de titres, d&#8217;auteurs et d&#8217;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&#8217;en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" rel="lightbox[2598]"><img class="alignleft  wp-image-2602 colorbox-2598" style="margin: 10px" alt="TRIANGLE D'OR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIANGLE-DOR.jpg" width="384" height="524" /></a>Depuis quelques jours déjà, des piles de nouveaux romans prennent place sur les tables des librairies. Quelque six cents opus, cette fois encore.</p>
<p>Autant de titres, d&rsquo;auteurs et d&rsquo;univers dans lesquels les lecteurs que nous sommes vont plonger. Ou pas. Ici, je vais continuer à vous donner des pistes. Et mes avis. A vous d&rsquo;en faire ce que vous voulez.</p>
<p>Premier arrêt. Commençons par le deuxième roman de <strong>Julia Deck</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;</strong>.  Un auteur dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> premier roman</a></strong>, sélectionné d&rsquo;ailleurs pour le <strong>prix Roblès 2013. </strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ?  C&rsquo;est celle de Mademoiselle. Elle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité.</p>
<p>Qu&rsquo;à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière <strong>Bérénice Beaurivage</strong>, change de ville et rencontre <strong>l&rsquo;Inspecteur</strong>, dont elle tombe aussitôt amoureuse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est sans compter la journaliste <strong>Blandine Lenoir</strong>, éprise du même homme et résolue à la confondre. Bientôt le soupçon gagne sur tous les côtés du triangle que forment ces trois-là, parfaitement équilatéral.</p>
<p>Du Havre à Marseille en passant par Saint-Nazaire, <strong>Bérénice</strong>, qui n&rsquo;est plus toute jeune, s&rsquo;invente une vie. Et décide d&rsquo;opter pour la carrière de romancière. Quitte à se perdre. Et à s&rsquo;y perdre. Le triangle d&rsquo;hiver, appelé également Triangle des nuits d&rsquo;hiver, est un astérisme à cheval sur l&rsquo;équateur céleste, formé par 3 des étoiles les plus brillantes visibles dans l&rsquo;hémisphère nord surtout pendant l&rsquo;hiver. Un triangle remarquablement équilatéral. Dans le roman cependant, il va prendre une bien curieuse forme&#8230; au fil des mensonges et des questions.</p>
<p>Au fil des pages ( pleines d&rsquo;humour et écrites d&rsquo;un style tonique), on suit donc le personnage qui a décidé de ne pas payer ses dettes, de ne pas travailler. Reste donc à trouver celui qui lui permettra d&rsquo;avoir un toit, de quoi manger&#8230; Indolente, dotée d&rsquo;une force d&rsquo;inertie étonnante, Mademoiselle (ça fait très actrice de cinéma capricieuse!) va ainsi profiter de la situation&#8230; avant d&rsquo;être démasquée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Bérénice Beaurivage.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle farfouille dans son fourbi, exhume un carnet décoré d&rsquo;étoiles en strass. De fines lignes bleutées attendent de guider l&rsquo;écriture à travers les pages, et par prudence elle l&rsquo;ouvre à la troisième, ayant observé qu&rsquo;il est souvent préférable de ne pas commencer par le début. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Après quoi il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à. Mâchouiller le bout de son stylo, lever les yeux au plafond, ébaucher un bout d&rsquo;idée, le transcrire avant de s&rsquo;apercevoir qu&rsquo;il est trop bête. Rayer trois mots, recommencer. Refaire du thé, repasser devant le paquebot qui obstrue toujours son champ visuel, libérer son esprit des pensées parasites, récrire trois mots en se disant Après tout, il s&rsquo;agit d&rsquo;avancer, je corrigerai plus tard. Relire ces trois mots, les barrer avec force, la page se déchire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle est toujours en retard au dîner. S&rsquo;étant extraite du queen-size, elle retourne avenue de la Vera-Cryz, rêvant si bien à la vie qu&rsquo;elle pourrait mener dans l&rsquo;une des ses villas qu&rsquo;il lui semble parfois la posséder vraiment. Puis elle circule dans les zones avoisinantes, s&rsquo;éloignant chaque jour un peu plus du centre, où quelques petits délits perpétrés au début de son séjour lui font craindre d&rsquo;avoir été repérée par les commerçants. Elle explore les faubourgs, les bistrots où elle fait les poches des clients, les magasins de prêt-à-porter périphériques bradant des stocks qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pris la peine d&rsquo;amarrer à des antivols. De temps à autre, elle est bien obligée de visiter la réserve du H&amp;M pour se procurer certains articles, elle se présente après les livraisons et fait le nécessaire pour obtenir ce dont elle a besoin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 154-155 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Par la fenêtre du compartiment, la campagne s&rsquo;est seulement interrompue lors de brefs arrêts en gare de Rouen, Yvetot puis Bréauté-Beuzeville. Le nom de ces localités était inscrit en capitales blanches sur des panneaux bleu nuit, et sous eux les voyageurs se hâtaient vers le dehors, impatients de gagner les quartiers obscurs au-delà des frontières illuminées de la station. Le soupçon lui était alors venu que ces gares étaient des leurres, et tous les passagers sur le quai des figurants prêts à sauter, une fois le train reparti, dans la première rame en sens inverse, qu&rsquo;ils avaient été recrutés pour la maintenir dans l&rsquo;illusion de ces villes, la bercer dans le mirage de leur existence alors que somme toute rien n&rsquo;avait été prouvé, qu&rsquo;aucune rue ne s&rsquo;étendait peut-être au-delà du décor ferroviaire et que ce théâtre n&rsquo;avait été inventé que pour l&rsquo;induire en erreur, dans le cadre d&rsquo;un vaste plan tenu secret.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le premier roman de Julia Deck était déjà une petite révélation ! Une sorte de polar mâtiné de psychanalyse. Cette fois, voilà un triangle amoureux bancal sur fond de crise sociale et d&rsquo;indolence revendiquée. A nouveau, le style de Julia Deck fait mouche. Riche, tonique et plein d&rsquo;humour. A suivre. Définitivement. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le triangle d&rsquo;hiver&nbsp;&raquo;, de Julia Deck, Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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