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	<title>Quatrième de couv &#187; relation mère-fille</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Comme un étrange sentiment intérieur&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 08:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. Florence Seyvos nous revient avec &#171;&#160;Une bête aux aguets&#160;&#187;, paru lors de la rentrée littéraire de l&#8217;automne aux Editions de Minuit. Une autrice dont j&#8217;ai découvert le travail avec l&#8217;un de ses précédents romans &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;. J&#8217;avais poursuivi avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;.  Cette fois encore, l&#8217;héroïne est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__paragraph "><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" rel="lightbox[5480]"><img class="alignleft size-full wp-image-5483 colorbox-5480" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" alt="CVT_Une-bete-aux-aguets_1484" width="250" height="367" /></a></p>
<p class="article__paragraph ">L&rsquo;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. <strong>Florence Seyvos</strong> nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;</strong>, paru lors de la rentrée littéraire de l&rsquo;automne aux Editions de Minuit.</p>
<p class="article__paragraph ">Une autrice dont j&rsquo;ai découvert le travail avec l&rsquo;un de ses précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</a>. </strong>J&rsquo;avais poursuivi avec<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/"> &laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p class="article__paragraph ">Cette fois encore, l&rsquo;héroïne est un enfant : <strong>Anna</strong>, que nous suivons pendant sept ans environ.</p>
<p class="article__paragraph "><strong>Anna</strong> vit seule avec sa mère. <strong>Anna</strong> a failli succomber à une rougeole pas soignée. <strong>Anna</strong> prend désormais des pilules blanches et bleues, chaque jour, chaque semaine. Un remède fourni par un homme qui n&rsquo;est pas médecin&#8230; ça rassure sa mère de voir ainsi sa fille protégée des dangers de l&rsquo;existence. Elle guérit. Mais cela entraine <strong>Anna</strong> aux confins de sa conscience.</p>
<p class="article__paragraph ">Elle entend des voix, elle lit dans les pensées de sa mère, elle ment à sa meilleure amie <strong>Christine</strong> et à son petit ami pour continuer à paraître normale&#8230;</p>
<p class="article__paragraph ">Sa perception de la réalité a changé. Difficile de l&rsquo;accepter. Difficile de le comprendre. Et encore plus de le partager.</p>
<p class="article__paragraph ">Sa mère la surprotège. <strong>Anna</strong> veille sur sa mère. Une relation fusionnelle qui vire au maladif.</p>
<p class="article__paragraph ">&laquo;&nbsp;Nous avons tous une nature sauvage et il s&rsquo;agit de la dompter. <strong>Anna</strong> s&rsquo;y retrouve confrontée &laquo;&nbsp;, explique <strong>Florence Seyvos</strong>. Elle s&rsquo;interroge. Est-elle un monstre ? Est-elle normale ?</p>
<p class="article__paragraph "><span id="more-5480"></span></p>
<p class="article__paragraph ">Un livre qui frôle le fantastique. Ni trop, ni trop peu. Un livre étrange, mais quel plaisir de retrouver l&rsquo;écriture de <strong>Florence Seyvos</strong> ! Cette fois encore, son expérience de scénariste opère : on voit les images.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ma mère n&rsquo;a pas voulu que je reprenne le collège tout de suite. Elle m&rsquo;a fait faire un certificat de convalescence, et pendant plus de huit semaines je suis restée à la maison, à remarquer peu à peu les changements qui s&rsquo;opéraient en moi tout en feignant de les ignorer. D&rsquo;abord il y avait ces bruits, ces sons que j&rsquo;entendais par moments, comme si, tout près de moi, on eût soudain ouvert une porte qui donnait chez des inconnus. Au début, cela ressemblait à des acouphènes ou à cette habitude qu&rsquo;ont parfois les enfants d&rsquo;entendre de la musique partout : un solo de guitare électrique dans les bruits de la tuyauterie, un fortissimo d&rsquo;orchestre à peine dissimulé dans le moteur d&rsquo;une voiture ou sous les roues d&rsquo;un train. Mais les bruits se sont précisés et des voix s&rsquo;y sont mêlées de plus en plus&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Pages 88-89 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230; ] C&rsquo;était l&rsquo;été, les cours étaient finis, et ma mère ne se préoccupait pas de ce que je faisais de mes journées, du moment que j&rsquo;étais là la soir pas trop tard et que je prenais, pu feignais de prendre, me médicaments. Quand j&rsquo;allais chez lui, les voix me laissaient tranquille. Elles ne revenaient que peu à peu, quand j&rsquo;étais seule, et restaient à l&rsquo;arrière-plan, comme si elles respectaient un périmètre de sécurité. Chez moi, je ne faisais rien, je dormais beaucoup et j&rsquo;attendais que le téléphone sonne. Rien ne comptait plus que l&rsquo;habitude que prenait mon corps du sien. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 114 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Au début de deuxième morceau, il s&rsquo;est soudain passé quelque chose. Les sons ont commencé à me parvenir étrangement distordus. Chaque note résonnait de longues secondes, se mélangeant aux suivantes, tandis que quelqu&rsquo;un semblait s&rsquo;amuser à en modifier le timbre, le rendant sourd et trouble, comme si Christine jouait sous l&rsquo;eau, puis aussi nasillard tout à coup qu&rsquo;un jouet à musique. Les notes se mélangeaient tellement les unes aux autres que je ne reconnaissais plus rien. J&rsquo;ai regardé les visages des gens qui m&rsquo;entouraient, mais bien sûr ils n&rsquo;entendaient pas la même chose que moi. Et tandis que je les regardais, leurs voix me sont entrées dans la tête.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Entre obsessions et folie, une quête&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/30/entre-obsessions-et-folie-une-quete/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 09:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" A la demande d'un tiers"]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[Mathilde Forget]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[relation mère-fille]]></category>
		<category><![CDATA[soeurs]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   «  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  » C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-hw-livre-titre-couv field-type-text field-label-hidden"></div>
<div class="field field-name-hw-interventions field-type-field-collection field-label-hidden"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire  </span></strong></div>
<div id="node-hw-livre-full-group-edito-livre-bas" class="float-left group-edito-livre-bas field-group-div group_edito_livre_bas field_group_div">
<div class="field field-name-hw-presentation-editoriale field-type-text-long field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even"><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" rel="lightbox[4890]"><img class="alignleft size-full wp-image-4896 colorbox-4890" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" alt="DEMANDE TIERS" width="280" height="440" /></a>«  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  »</em></div>
<div class="field-item even">C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins qu’elle va régulièrement observer à l’aquarium.<br />
Mais la narratrice et <em>la fille avec qui elle veut vieillir</em> ont rompu. Elle a aussi dû faire interner sa sœur <strong>Suzanne</strong> en hôpital psychiatrique. Définitivement atteinte du syndrome du cœur brisé, elle se décide à en savoir plus sur sa mère, qui s’est suicidée lorsqu’elle et <strong>Suzanne</strong> étaient encore enfants.<br />
Elle retourne sur les lieux, la plus haute tour du château touristique d’où sa mère s’est jetée. Elle interroge la famille, les psychiatres. Aucun d’eux ne porte le même diagnostic. Quant aux causes  : <em>« Ce n’est pas important de les savoir ces choses-là, vous ne pensez pas ? »</em></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even">Déçue, méfiante, elle finit par voler des pages du dossier médical qu’on a refusé de lui délivrer.<br />
Peu à peu, en convoquant tour à tour <em>Blade Runner</em>, la Bible ou l’enfance des tueurs en série, en rassemblant des lettres écrites par sa mère et en prenant le thé avec sa grand-mère, elle réussit à reconquérir quelques souvenirs oubliés.<br />
Mais ce ne sont que des bribes. Les traces d’une enquête où il n’y a que des indices, jamais de preuves.<br />
La voix singulière de <strong>Mathilde Forget</strong> réussit à faire surgir le rire d’un contexte sinistre et émeut par le moyen détourné de situations cocasses. Sur un ton à la fois acide et décalé, elle déboussole, amuse et ébranle le lecteur dans un même élan.</div>
<div class="field-item even">
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mathilde Forget,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> auteure, compositrice et interprète signe là son premier roman plein d&rsquo;humour décalé et grinçant. Un pas de côté pour aborder des questions profondes, graves. Essentielles. </span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Elle nous en parle ici  :</b></span></span></span></strong></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UvTf0VKTbew?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote><p><strong><b>Pages 26-27 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Jacques a dit : &nbsp;&raquo; Ne devient pas fou qui veut.&nbsp;&raquo; Je ne suis pas spécialement lacanienne, mais sans connaître cette phrase j&rsquo;ai pensé il y a quelques temps que la folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Je ne suis pas non plus freudienne. Et d&rsquo;ailleurs je me méfie de Sigmund, je sais que Bambi a été créé par l&rsquo;un de ses proches amis, le romancier Felix Salten.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>La folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Pourtant j&rsquo;ai essayé de toutes mes forces.</em> C&rsquo;était après avoir passé plusieurs heures à répéter, Bambi est un connard, Bambi est un connard, Bambi est un connard&#8230;<em> effondrée sur le carrelage trop propre de ma cuisine. Un jour une amie m&rsquo;a dit : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est tellement vide et propre chez toi, on dirait l&rsquo;appartement d&rsquo;un psychopathe.&nbsp;&raquo; C&rsquo;est vrai, je pourrais être une psychopathe mais je crois que mon goût pour les intérieurs austères et ordonnées me vient surtout de mon éducation protestante. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 35 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Grâce aux médicaments, Suzanne dit oui à toutes mes propositions d&rsquo;activités, ce qui me permet de m&rsquo;améliorer à la belote. Une grande soeur cesse forcément un jour de jouer avec sa petite soeur, à l&rsquo;hôpital psychiatrique je peux me venger. Pour la belote, on s&rsquo;installe dans sa chambre. On est souvent interrompues par un patient qui cherche la télécommande. Il n&rsquo;y en pas qu&rsquo;une seule pour tout l&rsquo;hôpital, alors pour changer de chaîne il faut partir à sa recherche.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 76 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;On a rompu sur un banc. J&rsquo;ai voulu pleurer pour réhabiliter mon coeur. Je l&rsquo;ai prise dans mes bras pour qu&rsquo;elle ne voie pas mon visage. J&rsquo;ai fait en sorte que des larmes viennent et peu importe de quel chagrin. J&rsquo;ai pensé à la mort de Cathy Cesnik, assassinée le 7 novembre 1969 à Baltimore car elle s&rsquo;apprêtait à révéler de nombreux viols et agressions sexuelles commis par des prêtres sur des enfants au sein de l&rsquo;école catholique où elle enseignait le théâtre et l&rsquo;anglais. Penser à soeur Cathy me fait pleurer. Quand j&rsquo;a senti les larmes monter, je lui ai montré mon visage. Dans son regard j&rsquo;ai vu un soulagement. </em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Quatre mois après la rupture, j&rsquo;ai pleuré pendant une semaine sans même avoir besoin de penser à soeur Cathy. Et mon coeur s&rsquo;est littéralement effondré dans ma poitrine pour finir au fond de mon ventre. J&rsquo;ai donc bien un coeur, mais il n&rsquo;est plus au bon endroit.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><b>&laquo;&nbsp;A la demande d&rsquo;un tiers&nbsp;&raquo;, Mathilde Forget, Grasset. </b></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Au bord de la mère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Aug 2018 07:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&#8217;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&#8217;été 2017 était sorti &#171;&#160;Souvenirs de la marée basse&#160;&#187;, de Chantal Thomas. Les critiques lues et entendues à l&#8217;époque donnaient envie. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168.jpg" rel="lightbox[4327]"><img class="alignleft wp-image-4330 size-medium colorbox-4327" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168-204x300.jpg" alt="souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left">Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&rsquo;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&rsquo;été 2017 était sorti<strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Chantal Thomas.</strong> Les critiques lues et entendues à l&rsquo;époque donnaient envie. Ce n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;en ce mois de juillet que j&rsquo;ai pris le temps de plonger dedans. Plonger, justement.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, <strong>Chantal Thomas</strong>, dont je n&rsquo;avais jusque-là jamais rien lu, puise dans son histoire familiale et personnelle pour brosser le portrait d&rsquo;une femme, sa mère, <strong>Jackie</strong>. Une femme particulière. Libre de ses mouvements. Restée enfant. Une nageuse hors-pair, insatiable, mais une femme demeurée fragile.</p>
<p style="text-align: left">Adolescente, <strong>Jackie</strong> s&rsquo;est baignée dans le grand canal du château de Versailles. Acte fondateur d&rsquo;une légende aquatique. C&rsquo;est en installant  à Arcachon avec ses parents <strong>Eugénie</strong> et <strong>Félix</strong> que <strong>Jackie</strong> vivra sa passion au quotidien. Des heures durant.</p>
<p style="text-align: left">Une passion et une gourmandise pour la liberté qu&rsquo;elle ne transmettra pas immédiatement à sa fille, <strong>Chantal</strong>, née d&rsquo;une union avec un dessinateur industriel aussi sportif que silencieux, mort prématurément à l&rsquo;âge de 43 ans.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4327"></span></p>
<p style="text-align: left"><strong>Chantal</strong> ne nage pas de manière académique. Elle le sait. Elle apprendra. A Arcachon, où elle grandit à côté d&rsquo;une mère absente à elle-même, elle fera partie des &laquo;&nbsp;enfants de la plage&nbsp;&raquo;, ceux qui, tout au long de l&rsquo;année, profitent de la mer et des jeux qui y sont associés. Avec<strong> Lucille</strong>, vacancière estivante, Chantal se souvient avoir fait de la ville aux quatre saisons un formidable terrain de jeu marin.</p>
<p style="text-align: left">Et raconte, au fil de petits chapitres vifs et à partir d&rsquo;un orage pendant un bain de mer à Nice, la relation compliquée qu&rsquo;elle a entretenue avec sa mère, <em>&laquo;&nbsp;femme oublieuse&nbsp;&raquo;</em> des histoires et des autres en général.</p>
<p style="text-align: left">De la région parisienne au bassin d&rsquo;Arcachon avant Menton puis Nice, la vie de <strong>Jackie</strong> se décline en longueurs et brasses. Loin des contingences matérielles assumées par ses parents, son mari et sa fille.</p>
<p style="text-align: left">Le roman d&rsquo;une relation mère-fille compliquée, les phases de distance et de fusion en alternance.</p>
<p style="text-align: left">Un roman qui s&rsquo;inscrit <em>&laquo;&nbsp;directement en continuité&nbsp;&raquo;</em> de précédents opus de l&rsquo;auteure, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de <strong>&laquo;&nbsp;La vie réelle des petites filles&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Cafés de la mémoire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible et très finement écrit. Un vrai plaisir de lecture. Sur la plage&#8230; et ailleurs <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4327" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il fait chaud cet été à Charavines, tandis que la France depuis le 8 Mai célèbre la Libération, ou plus exactement panse ses plaies. Sur ce qui pouvait se passer dans le reste de la France, en Europe, dans le monde, elle n&rsquo;a jamais pu me dire un mot. Elle est aussi inarticulée sur le sujet et loin des événements que les poissons du lac. Elle est avec les tanches, les carpes et les truites dans leur avancée instinctive, leur sensation de profondeur et légèreté, leur vision aveugle, une algue frôlée, le clapotis d&rsquo;une barque, la tempête d&rsquo;un coup de rame. Elle nage avec les poissons; comme je nage avec elle. Jour après jour, elle s&rsquo;abandonne à l&rsquo;eau du lac et moi au liquide amniotique. J&rsquo;habite son rythme. Ensemble, nous flottons. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre dans cet épisode : elle est enceinte de moi, elle nage, elle rêve sur la couleur de mes yeux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine un épisode, plutôt une évocation. Et à la différence de ses séjours de vacances à Arcachon où il m&rsquo;est facile de l&rsquo;imaginer qui sort de l&rsquo;eau et court vers la serviette que lui tend sa mère, là, durant cet été où elle m&rsquo;attend, je n&rsquo;imagine personne sur la rive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce matin – est-ce d&rsquo;avoir écrit la veille “jubilation en mode nageur ” et d&rsquo;avoir cherché des mots pour approcher la pleine euphorie de nager, comme on dit “la pleine mer ” ?  – mon bain est d&rsquo;un parfait bonheur. Je le sais dès le premier contact avec l&rsquo;eau, quand après avoir descendu la petite échelle métallique fixée dans les rochers, je marque un arrêt.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ses baisers, condensés d&rsquo;écrits dont elle économise ainsi la lente formulation, me semblent une forme de sténo. Ils me satisfont. Dans le jeu symétrique de nos envois, ils me permettent de rester, comme elle, à un niveau d&rsquo;échange facile, à perpétuer le registre d&rsquo;évitement grâce auquel l&rsquo;histoire bancale entre nous reste non dite, incertaine, susceptible de changements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère est l&rsquo;anti-marquise de Sévigné, et c&rsquo;est tant mieux, me dis-je en extrayant de l&rsquo;étroite boîte à lettres métallique de mon immeuble sa dernière carte postale.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;, de Chantal Thomas, Seuil, 18 euros.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Avec le temps, tout s&#8217;en va&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 12:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les vacances s&#8217;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&#8217;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ? Si ce n&#8217;est pas encore le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" rel="lightbox[3083]"><img class="alignleft size-full wp-image-3084 colorbox-3083" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" alt="BUSQUETS" width="195" height="289" /></a></p>
<p>Les vacances s&rsquo;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&rsquo;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ?</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas encore le cas, voici au moins un roman qui tombé à point nommé. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Milena Busquets</strong>, auteure espagnole, signe un roman  ( le deuxième, traduit et publié dans une trentaine de pays, excusez du peu ! ) sensible et juste sur le deuil et la perte d&rsquo;un être cher. A noter que ce choix marche aussi si vous ne partez pas en vacances cet été !</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Blanca</strong>. Une quadragénaire, mère de deux enfants, totalement anéantie par la mort de sa mère, plusieurs mois auparavant. Au fil des pages, elle lui adresse comme une longue lettre d&rsquo;amour, silencieuse. Mais intense.</p>
<p>Elle quitte <strong>Barcelone</strong> pour rejoindre la maison de famille à <strong>Cadaquès</strong>. Ce sont les vacances. <strong>Blanca</strong> est partie avec ses deux fils, ses deux meilleures amies, ses deux ex-maris, son amant et la baby-sitter. Au fil des jours, des bains de mer et des rendez-vous clandestins, <strong>Blanca, femme libre et libérée, </strong>évoque cette mère brillante, exigeante. Et veut se noyer dans le sexe pour, croit-elle, ne pas sombrer.</p>
<p>Elle n&rsquo;a pas toujours entretenu les meilleures relations avec sa mère désormais, enterrée dans le cimetière de Calcadès. Chapitre après chapitre, <strong>Blanca</strong> essaye de renouer les fils entre eux. Et mène aussi un inventaire. Celui des sentiments ambivalents. Le titre du roman tire d&rsquo;ailleurs son nom d&rsquo;une histoire racontée par la mère de la narratrice. Dans un pays lointain, le dirigeant avait demandé à ses fidèles de lui trouver une phrase pouvant servir en toute circonstance : &laquo;&nbsp;ça aussi, ça passera&nbsp;&raquo; était né.</p>
<p>Au final, une écriture fine et sensible. Drôle également. Qui parle du manque, de la perte. Pour ne pas tomber dans l&rsquo;oubli. Une histoire qui semble inspirée par la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 47 -48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entreprenons le voyage à Cadaquès, qui ressemble toujours à une expédition. Assis à l&rsquo;arrière, il y a les trois enfants, Edgar, Nico et Daniel, le fils de Sofia, à côté d&rsquo;Ursula, la baby-sitter. Je conduis et Sofia joue le copilote. Je continue à trouver bizarre et un peu absurde que ce soit moi qui dirige tout ça, moi qui décide de l&rsquo;heure du départ, tienne le volant, donne les instructions à Ursula, choisisse les affaires que vont emporter les enfants. D&rsquo;un moment à l&rsquo;autre, je vais être démasquée et envoyée avec eux sur la banquette arrière, me dis-je en les observant dans le rétroviseur que rient et se disputent tout à la fois. En tant qu&rsquo;adulte, je suis une imposture, tous mes efforts pour quitter la cour de récréation sont des échecs retentissants, j&rsquo;éprouve exactement ce que j&rsquo;éprouvais à six ans, je remarque les mêmes choses, le petit chien monté sur ressorts dont la tête apparaît et disparaît à la fenêtre d&rsquo;un rez-de-chaussée, le grand-père qui donne la main à son petit-fils, les beaux mecs avec le radar branché, l&rsquo;éclat du rayon de soleil sur mes bracelets cliquetants, les personnes âgées et seules, les couples qui s&rsquo;embrassent avec passion, les mendiants, les vieilles suicidaires et provocatrices qui traversent la rue à la vitesse d&rsquo;une tortue, les arbres. Nous voyons tous des choses différentes, nous voyons tous les mêmes choses, et ce que nous voyons nous définit absolument. Nous aimons instinctivement ceux qui voient comme nous, et nous les reconnaissons tout de suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aime toujours les êtres que j&rsquo;ai aimés un jour, je ne peux éviter de voir, par-delà toutes les désertions et la plupart des déloyautés, les miennes et celles d&rsquo;autrui, la personne originelle et transparente, celle d&rsquo;avant que tout se transforme en cendres. Avec une certaine héroïcité stupide, je ne renie aucune de mes amours, ni aucune de mes blessures. Ce serait comme me renier moi-même. Je sais qu&rsquo;il n&rsquo;en est pas de même pour tout le monde, la chape de la honte est épaisse et résistante, et beaucoup de gens arborent leurs haines et leurs ressentiments comme des décorations, des épées brandies, avec le même orgueil et la même ténacité que leurs inclinaisons. Il y a si longtemps que Guillem et moi nous nous sommes séparés ! Je l&rsquo;aime, mais je l&rsquo;ai libéré de mon amour. On peut se libérer tout seul, bien sûr, mais c&rsquo;est toujours plus facile si l&rsquo;autre a la générosité de vous donner un bon coup de pied, renoncer à l&rsquo;amour de quelqu&rsquo;un est difficile ; le pauvre Oscar, en revanche, traîne toujours mes chaînes – et moi les siennes – comme le fantôme de Canterville, bruyamment, péniblement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes, je crois, la dernière génération  qui a dû se battre de toutes ses forces pour attirer l&rsquo;attention de ses parents, les intéresser. Souvent, nous y sommes parvenus lorsqu&rsquo;il était déjà trop tard. Ils ne considéraient pas que les enfants étaient des petites merveilles, mais plutôt de petits emmerdeurs; des bestioles pénibles à moitié finies. Et nous sommes devenus une génération perdue de séducteurs innés. Nous avons dû inventer des méthodes beaucoup plus sophistiquées que tirer sur la manche ou nous mettre à chialer pour que l&rsquo;on fasse attention à nous. On exigeait que nous soyons au même niveau que les adultes ou, du moins, que nous ne gênions pas et laissions parler les grands.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman léger, du moins en apparence. Car le deuxième roman de Milena Busquets est, au final, une petite merveille de justesse et d&rsquo;intelligence. Le temps de quelques jours de vacances, nous partageons le quotidien et les réflexions de Blanca. Elle, si libre et légère, nous plonge dans les affres de ses questionnements, de ses peurs. Pour moi, une très jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;, Milena Busquets, Gallimard, 17€.</strong></em></p>
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